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Justin Trudeau refuse de condamner le nazisme et
engage davantage les canadiens.nes au sein d'une armée mercenaire

Comme des millions de canadiens et canadiennes j'ai vibré aux paroles de Justin Trudeau durant la campagne électorale d'octobre 2015.   Aurais-je mal compris ou lu le programme? ( 01 )   Après avoir promis d'assigner l'armée au service de l'Organisation des nations unies (ONU) et ses missions de maintien de la paix dans le monde, le voilà qui garde les troupes canadiennes en Ukraine.   Déjà sous Stephen Harper le Canada s'était attaché pieds et mains à l'Ukraine lors d'un débat récurrent à l'ONU qui dénonçait le nazisme et ensuite avec les États-Unis putschistes en Ukraine.  D'autre part le premier ministre Trudeau nous sort du bourbier guerrier de la Syrie sur la pointe des pieds en s'engageant davantage à soutenir l'armée mercenaire des États-Unis en Europe.   Elle se nomme l'OTAN ( 02 ).   Ainsi le premier ministre nous a presque menti et sa rhétorique est presque fausse.   Ci-dessous plus de détails et une lettre bien sentie du chroniqueur John Ryan de Winnipeg au ministre des Affaires extérieures, Stéphane Dion.
                                                                                                                          - JosPublic

Manifestation fasciste et néo-nazie à Kiev en Ukraine (2014)

 
 
 
 

L'Assemblée générale des Nations unies
a adopté  une résolution condamnant la glorification du nazisme

 
 

Depuis une dizaine d'années plusieurs pays reviennent à l'ONU avec une résolution condamnant le nazisme.  La tendance observés de la résurgence de l'idéologie et de ses facsimilés inquiète plus d'un pays dont les populations ont déjà goûté aux pratiques terrain de ces aryens.   Ces pays refont le débat et le referont tant et aussi longtemps que la totalité des pays n'auront pas accepté de bannir cette idéologie et ses semblables.   Les millions de morts qu'elle a entraînés devraient suffire à convaincre.

21 novembre 2014, la 3e Commission de l’Assemblée générale de l’ONU vote la résolution L56, présentée par le Brésil et la Russie, visant à « lutter contre la glorification du nazisme, du néonazisme et toutes autres pratiques qui contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée ».

La résolution est adoptée à la majorité, mais le détail des votes se passe de commentaires :

POUR: 115 (dont tous les pays membres des BRICS);
CONTRE: 3 (USA, Canada, Ukraine);
ABSTENTION: 55 (dont tous les pays membres de l’UE, France et Allemagne comprises).

En novembre 2015
, cette fois ce sont 52 États qui appuyé le dépôt de la résolution de la Russie et du Brésil. Il y avait aussi la Chine, l’Inde et le Kazakhstan.  La résolution condamne aussi toute négation de l’holocauste et toutes les formes de glorification du nazisme, y compris l’exaltation des membres des Waffen SS.

Les auteurs et ceux qui ont signé le document ont fait preuve de leurs préoccupations quant à l'édification de monuments et de mémoriaux vénérant les nazis et aux «récurrentes tentatives de détruire des monuments dédiés à ceux qui ont combattu les nazis lors de la Seconde Guerre mondiale».   Le plus récent vote s’est déroulé en novembre 2015 au sein du troisième comité de l’Assemblée générale de l’ONU sur les questions sociales, humanitaires et culturelles.

À quoi joue Justin Trudeau, le premier ministre canadien accompagné de son fils qui rendent hommage aux soldats inconnus qui sont morts durant la guerre contre les nazis

Le vote de toute l’Assemblée générale est intervenu lors de la sa 70ème session.

Pour: 126 états membres sur 193 ont voté pour la résolution;
Contre:
4 pays, notamment les Etats-Unis, le Canada, les Palaos et l’Ukraine;
Abstention
: 53 autres pays se sont abstenus.

Ces quatre voix et cinquante trois abstentions qui se sont élevées contre cette résolution ont suscité bien des questions. Les motifs de ces pays sont certainement loin d'être pour le bien de l'Humanité.

Le chat sort du sac

Ce résultat est absolument dégoûtant.  Nous avons là deux pays qui tentent de se positionner comme étant les plus pro-israéliens de la planète (les USA et le Canada), auxquels s’ajoutent les pays de l’Union européenne, qui non seulement ont adopté des lois rendant la propagande nazie illégale, mais qui emprisonnent quiconque ose enquêter sur le meurtre de masse des Juifs par les nazis (qu’on appelle l’holocauste).

Cette dernière a aussi refusé de condamner la glorification du nazisme, bien qu’aucun pays ou groupe ethnique n’ait jamais souffert du nazisme autant que les Ukrainiens.

C’est là pour la junte non seulement se moquer des principes et valeurs qu’elle prétend mettre en avant, mais c’est aussi, de la manière la plus obscène, manquer de respect envers les millions d’Ukrainiens tués par les nazis.

Union panukrainienne « Liberté » défile à Kiev en Ukraine

Le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, a rencontré le conseil d'administration du Congrès des canadiens ukrainiens et a réaffirmé son soutien pour le peuple de l’Ukraine et son intégrité territoriale face à l’agression russe (Agression: Ici voir la lettre de Ryan.)  «On aimerait que le Canada fournisse des armes létales aux forces armées et ajoute l'Ukraine à la liste des pays auxquels il peut exporter des armes automatiques dites prohibées. Quand nous discutons avec le gouvernement, c'est l'une des priorités que nous soulevons », dit Orest Zakidalsky, conseiller en politiques pour le Congrès des Ukrainiens-Canadiens. Le Congrès soutient aussi le bombardement des provinces de l'Ukraine qui luttent pour garder le droit de parler leur langue et pour avoir plus de pouvoir au sein de la confédération ukrainienne pour protéger leur culture.  Devrions-nous comprendre que ces bons canadiens voteraient pour que le gouvernement canadien bombarde le Québec si nous y déclarions l'indépendance pour protéger notre langue et notre culture?

 
«

Cessez de dire que la Russie a annexé la Crimée c'est faux Voir la lettre ci-dessous
                                                 
         - JosPublic

»

 
 

Lettre publique de John Ryan à Stéphane Dion ministre des affaires extérieures
à propos de l'Ukraine et de la Russie

 
 

À l’honorable Stéphane Dion
Ministre des Affaires extérieures du Canada
Chambre des communes
Ottawa, ON K1A0G2

Cher monsieur Dion,

Merci de votre lettre du 30 juin en réponse à la mienne du 17 novembre 2015

Lorsque votre gouvernement a été élu à l’automne 2015 vous avez hérité d’une politique extérieure, envers l’Ukraine et la Russie, d'un gouvernement Conservateur celui de Stephen Harper.   Mon objectif, en vous écrivant, était d’attirer l’attention de votre nouveau gouvernement sur le fait qu’il y avait plusieurs évidences que pour une variété de raisons la politique extérieure de Harper et des États-Unis était en porte-à-faux avec la situation réelle sur le terrain.

Grâce à des rapports d’analyse diffusés sur internet et dans plusieurs journaux prestigieux par des universitaires, d’ex-haut gradés de l’armée états-unienne et des journalistes indépendants, j'ai pu constater une situation différente que celle peinte par les médias grands public à propos de l’Ukraine et de la Russie.

À l’automne 2015 j’accompagnais ma lettre d’informations additionnelles provenant de cinq rapports  d’observateurs éclairés.

Je soulignais aussi que les grands médias n’avaient jamais révélé le fait qu’il y avait des gens du gouvernement états-unien qui depuis plusieurs années tentaient de faire adhérer l’Ukraine et la Géorgie à l’OTAN, malgré les avis défavorables de leurs propres diplomates professionnels.

Tel qu’apparaissant dans les documents que j’avais joints à ma missive, c’était la tentative états-unienne d'obtenir l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN (une dépense de plus de 5 milliards de $USA) qui avait abouti au coup d’État en février 2014 et installé un nouveau gouvernement à Kiev formé de fascistes et néo-nazis.
( 03 )  Les médias grand public ont été en total déni face à ce fait irréfutable. Malheureusement, il en va de même pour les gouvernements des États-Unis et du Canada.

Alors que me racontez-vous dans votre lettre ?

Vous ne tenez absolument pas compte de l’information solidement documentée que je vous ai fait parvenir pour bâtir une nouvelle politique extérieure.   Au contraire et à mon grand étonnement, je constate que vous et votre gouvernement avez adopté la totalité de la politique de Stephen Harper envers l’Ukraine et la Russie et que vous continuez à marcher main dans la main avec les États-Unis à cet égard.

Où sont passés les jours où le Canada avait sur plusieurs sujets des positions indépendantes et même qui s’opposaient à celles des États-Unis, par exemple au Vietnam, Cuba, Chili, Iraq…

Lorsque Stephen Harper était dans l’opposition il fustigeait le parti libéral de ne pas appuyer la guerre illégale des États-Unis en Irak et soutenait qu’on devrait se battre côte-à-côte avec George W. Bush dans cette guerre.  Dès qu’il a pris le pouvoir il s’est immédiatement portée volontaire pour impliquer les troupes canadiennes dans le misérable bourbier de l’Afghanistan d’où nous ne devions pas nous retirer avant la victoire…

...ce que nous avons dû faire éventuellement, mais sans victoire aucune.

Aussi, il y eu le Harper en appui indéfectible aux vendettas états-uniennes contre l’Iran et la Syrie...  et finalement dans le coup d’État orchestré par les États-Unis en Ukraine en 2014.

Et maintenant nous avons le gouvernement libéral de Trudeau appliquant les mêmes politiques en Ukraine.   Dans votre lettre vous dites « …le Canada est extrêmement troublé par l’érosion de la démocratie, la primauté du droit et les droits de l’Homme en Ukraine sous le gouvernement de .  Le Canada condamne âprement les actions posées par ce gouvernement».  Ces mots sont exactement ceux de la politique du gouvernement Conservateur de Harper que vous endossez présentement.

Même si Ianoukovytch était corrompu, il ne l’était pas plus que les ex-leaders de l’Ukraine depuis son indépendance en 1991. 

Le point important et la principale différence réside dans le fait que Ianoukovytch avait été élu démocratiquement en 2010, mais le 22 février 2014, il a été déposé par un coup d’État conçu par les États-Unis.

Viktor Ianoukovytch président de l'Ukraine renversé par les États-Unis et Stephen Harper

Ce fait a été confirmé par plusieurs sources, incluant George Friedman ( 05 ), le fondateur et directeur de Stratfor, la compagnie de "l’ombre" de la CIA, qui a fait ce commentaire : «C’était vraiment le plus flagrant coup d’État dans l’histoire ».

Quelle ironie !   Ici vous dénigrez le gouvernement de Ianoukovytch qui avait été légalement élu, mais il n’y a pas un mot de votre part sur le coup d’État qui l’a remplacé!   Et le nouveau régime illégal inclut fascistes et néo-nazis!   Pas un mot à ce sujet.   Je peux comprendre cette attitude venant de Harper, mais de vous…en tant que ministre des Affaires extérieures d'un gouvernement dit « des lumières »… c’est extrêmement préoccupant.

 Stephen Harper et l'ex-premier ministre d'Ukraine
Arseni Iatseniouk

Quant à la Crimée, une perspective historique est requise ici.  Le premier geste posé par le gouvernement putschiste de Iatseniouk fut de passer une loi faisant de l’ukrainien l’unique langue légale de l’Ukraine, éliminant de ce fait le russe en tant que langue régionale légale (1/3 des ukrainiens).  

Imaginons-nous si le gouvernement fédéral du Canada passait une loi disant que seul l’anglais serait dorénavant la seule langue officielle au Canada.

Dans un cas semblable, combien de temps faudra-t-il au gouvernement du Québec pour tenir un référendum pour sortir du Canada avec un vote très majoritaire à ce sujet ?

C’est ce qui s’est passé en Crimée.   Voilà pourquoi le référendum fut tenu sur une si courte période de temps et qu’il y eut un taux de participation de 83% et où 97% des votants ont mandaté leur gouvernement de sortir de l’Ukraine et demander à la Russie d’accepter leur retour dans la Fédération de Russie.

C’est une affirmation fausse et de propagande que de dire que la Russie a annexé la Crimée.  Une annexion implique une attaque militaire énergique et la prise en main d’un territoire.  Rien de cela ne s'est produit, car la population de la Crimée était pacifique dans sa démarche de vouloir rejoindre la fédération de Russie dans laquelle elle avait vécu durant plusieurs siècles.

Petro Porochenko, président de l'Ukraine bénéficiaire d'un coup d'État et Stephen Harper

De plus sur ce point historique, la Crimée a fait partie de la Russie depuis 1783, mais en cadeau elle fut donnée à l’Ukraine illégalement par Nikita Khrouchtchev en 1954.

Aussi, peu de temps après la dissolution de l’Union soviétique, la Crimée a voté dans un référendum le 20 janvier 1991, pour rejoindre la Fédération de Russie par un vote de 97% de la part de 80% de la population en âge de voter.

Mais à ce moment-là l’Ukraine a refusé de reconnaître le résultat du vote et la Russie n'a rien dit puisque Boris Eltsine était trop distrait et trop faible pour s’objecter.   Alors la Crimée a eu deux référendums presque identiques dont le dernier a été reconnu par la fédération de la Russie en 2014.

Après le référendum de 1991, l’Ukraine a changé sa constitution de façon à ce que plus jamais la Crimée ou d’autres régions ne puissent tenir un autre référendum.   Selon la constitution de 1996 (clause 73), pour modifier un territoire de l’Ukraine il doit y avoir un référendum pan-Ukrainien.  Cependant, il peut être argumenté qu’une telle disposition dans la constitution d’un pays, qui restreint le droit d'un groupe national à tenir son propre référendum sur la question de l'autodétermination est une violation de la Charte des Nations Unies.   L'Assemblée générale dans sa résolution 1514 (XV) du 14 décembre 1960 donne à un groupe distinct de personnes, tels que ceux du Québec, de l'Écosse ou de la Crimée:

"le droit de libre détermination; en vertu de ce droit ils déterminent librement leur statut politique et poursuivent librement leur développement économique, social et culturel".

Conformément à cette disposition de l'ONU, le Québec a été en mesure de tenir deux référendums sur son propre territoire, sans être obligé d’obtenir  la permission du Canada.  De la même manière, l'Écosse était en mesure de tenir un référendum sur la question de son indépendance.   L'inclusion de l'article 73 dans la nouvelle constitution de l’Ukraine bloque dans les faits la volonté de la Crimée.   Ce qui est certainement une violation de la Charte des Nations Unies.  

Pour cette raison légitime et parce que la Crimée ne reconnaît pas un gouvernement putschiste elle n’a pas tenu compte de ces injonctions et a procédé à l’organisation d’un référendum sur son avenir le 16 mars 2014. Lorsque le parlement de Crimée a annoncé son intention de tenir un référendum sur l’auto-détermination, la Cour constitutionnelle de l’Ukraine a immédiatement décidé que le référendum était contraire à la constitution ukrainienne puisque tous les ukrainiens ne pourraient voter. 

Cette cause est devenue célèbre sans que jamais les médias ne parlent du droit de la Crimée en vertu des provisions de la charte de l’ONU.Dans cette perspective ajoutons qu’en février 2008 les Albanais de la province du Kosovo ont déclaré leur indépendance de la Serbie – sans même la prétention d’un référendum ! La réponse fut accueillie par les États-Unis de façon chaleureuse et positive.

Par la suite, en 2010, lorsque la Cour internationale de l’ONU a émis son opinion à propos du Kosovo, elle stipula que les « lois internationales ne contiennent aucune empêchement à une déclaration d’indépendance » ce qui était une acceptation tacite de la déclaration du Kosovo qui avait été faite sans référendum.

Malgré ce précédent historique, lorsque la Crimée a tenue son référendum (sous surveillance internationale), sa déclaration d’indépendance fut fortement condamnée par les États-Unis.

Depuis l'armée canadienne forme des bataillons de soldats en Ukraine ( 04 )

Dans cette perspective, prétendre que la réponse négative des États-Unis à propos du référendum de la Crimée n’était pas motivée politiquement serait naïf à l’extrême.  

Compte tenu de cette réalité le Canada est très mal venu d’appuyer l’agenda politique des États-Unis à propos de l’Ukraine et de la Russie.

 
«

Nous renouvellerons l’engagement du Canada
 de participer aux opérations de maintien de la paix

                                           
- Justin Trudeau

»
 

Dans votre lettre vous citez la déclaration du G7 condamnant la Russie pour avoir réadmis la Crimée dans sa fédération – mais une telle déclaration n’était qu’une décision politique pour vilipender l’image de la Russie tout en occultant ce qui c’est réellement passé.   Comme je l’ai déjà mentionné, contrairement à ce qui est écrit dans la déclaration, il n’y a pas eu « d’invasion russe », et il n’y a pas eu de « coercition ou force » et la Crimée n’a pas été annexée à la fédération Russe.

Les faits parlent d’eux-mêmes, mais furent ignorés parce que les États-Unis en particulier étaient déterminés à ternir la réputation de la Russie et imposer des sanctions au pays.   Peu importe de quelle façon on torde la question, le référendum en Crimée a été tenu légalement et aucun des observateurs internationaux n'a détecté d’irrégularités dans le processus électoral.

De plus, tous les sondages publics menés en Crimée depuis le référendum montrent que plus de 90% des gens approuvent toujours la décision de rejoindre la fédération russe.  

Si la démocratie veut encore dire quelque chose, comment peut-on insister pour dire que la Crimée doit être retournée à l’Ukraine ?

Les négociateurs de l'entente de Minsk (la capitale de la Biélorussie) et leur hôte: de gauche à droite: Alexandre Loukachenko (l'hôte), Vladimir Poutine président de la Russie, Angela Merkel chancelière de l'Allemagne, François Hollande président de la France et Petro Porochenko président de l'Ukraine

Dans votre lettre vous avez tout à fait raison de dire que « …le processus de Minsk représente la seule voie pour rétablir une paix durable en Ukraine. »  Cependant vous ne mentionnez pas le fait que c’est l’Ukraine qui n’a pas réalisé ses engagements sur aucune des 13 clauses de Minsk-2.

L’Ukraine continue ses attaques militaires sur les provinces de Donetsk et Lougansk.   Elle ne reconnaît pas les autorités élues localement tel qu’il était entendu à Minsk, dès lors aucun progrès n’a été réalisé.  En lieu et place d’un dialogue et d’une entente avec le Donetsk et le Lougansk, le 17 mars 2015, le parlement ukrainien (le Rada) a passé unilatéralement une résolution contrairement aux accords de Minsk, que les deux provinces ont avec justesse rejetée.

Il y a aussi l’article 11 de Minsk-2 qui requiert de l’Ukraine qu’elle adopte une nouvelle constitution avec une date d’application pour la fin de 2015 et qui incorporerait une décentralisation des pouvoirs vers les provinces comme élément clef.   Jusqu'à ce jour l’Ukraine n’a pas respecté sa parole sur l’ensemble des clauses de l’entente.  

Il est à noter que malgré que la Russie, l’Allemagne et la France ont supervisé et aidé à la création de l’accord de Minsk-2, la responsabilité de l’application et de la réalisation de l’accord relève du gouvernement Ukrainien de Kiev et ceux des provinces du Donetsk et du Lougansk.

Cependant bizarrement l’Union Européenne et les États-Unis blâment constamment la Russie pour ne pas avoir appliqué l’accord de Minsk! …Ignorant volontairement le fait que la Russie n’est pas participante ou signataire de cet accord, de la même façon que la France et l’Allemagne n’ont rien à voir dans l’application.

Dans un geste en divorce avec la réalité, le 1er juillet 2016, l’Union Européenne a extensionné les sanctions contre la Russie parce que les accords de Minsk n’étaient pas encore totalement appliqués, comme si c’était de la responsabilité de la Russie !

Décidément, il s’agit ici d’ignorance crasse ou de préjugés envers la Russie, plus qu’une analyse des faits qui gouvernent ces dirigeants.

Les ministres des Affaires extérieures du Canada Stéphane Dion et de la Russie Sergueï Lavrov

Dans sa politique extérieure envers l’Ukraine et la Russie, le Canada doit s’éloigner de la fiction.   Malgré que vous ayez noté le besoin d’établir un dialogue avec la Russie, jusqu'à maintenant aucun élément de la politique extérieure du Canada n’a changé.

Sincèrement,

John Ryan, Ph.D.,
Professeur de géographie à la retraite et universitaire sénior de l’Université de Winnipeg.

 

Extrait du programme du Parti Libéral du Canada
Octobre 2015

 

Sous Stephen Harper, le Canada a énormément réduit sa participation aux opérations de maintien de la paix.   Cette réorientation ne pouvait survenir à un pire moment si l’on considère que le nombre de conflits augmente et que les demandes pour des opérations de ce genre sont à leur plus haut niveau.

Les opérations de maintien de la paix sont importantes, car en plus d’aider des millions de victimes de conflits, elles servent aussi les intérêts du Canada : un monde plus pacifique est un monde plus sûr pour nous.

Nous réaffirmerons l’engagement du Canada de participer aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies et mettrons à sa disposition, sur une base de cas par cas, des moyens spécialisés, que ce soit des équipes médicales mobiles, des avions de transport ou un soutien en matière d’ingénierie.

Pour aider l’ONU à intervenir promptement lorsque des conflits prennent de l’ampleur, nous enverrons du personnel qualifié pouvant être déployé rapidement, dont des chefs de mission, des officiers d’état-major et des unités de quartiers généraux.

Nous accorderons une place prioritaire à la formation de la police civile, grâce en particulier à la contribution des officiers francophones, très demandés dans les pays francophones qui accueillent des missions de maintien de la paix.

Nous mènerons une initiative internationale pour améliorer et élargir la formation du personnel civil et militaire déployé lors des opérations de maintien de la paix, et nous insisterons pour que les Casques bleus soient tenus responsables de toute inconduite par leur pays ou par les Nations Unies.

Enfin, pour mieux aider les victimes de conflits, nous contribuerons davantage aux efforts de médiation, de prévention des conflits et de reconstruction de l’ONU.

Le 13 novembre 2015 le premier ministre du Canada rend publics les mandats de ses ministres.   Ici le Mandat du premier ministre du Canada au ministre des Affaires extérieures Stéphane Dion. 

«

Les populations terrorisées par l’État islamique n’ont pas besoin de notre vengeance.  Elles ont besoin de notre aide.

                                   - Justin Trudeau, février 2016

»

Source: RT France pour TV-Novosti; Mondialisation pour Michel Chossudovsky ; The Vineyard of the Saker site indépendant; Canada Dimension magazine indépendant

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références, titrage et traduction par : JosPublic
Publication : 16 août 2016

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

  Monsieur le premier ministre du Canada, veuillez recevoir mon appui indéfectible à toute initiative de paix

L'Ukraine en guerre

Le Canada en guerre

 
 
 

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

Mandat du premier ministre du Canada au ministre des Affaires extérieures Stéphane Dion - Sur Gouvernement Canadien

 
 

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02

 

 

Ensemble, les armées de l'OTAN représentent un budget militaire de 1 000 milliards de $ (dont plus de 70% provient des États-Unis), soit environ 65 % des dépenses mondiales en matière de défense.
   Depuis la fin des années 90, l'OTAN est devenue une force d'intervention. La coalition atlantiste fait face à de nouveaux concurrents : la Russie, la Chine surtout. Le Moyen-Orient, l'Asie centrale restent un enjeu géostratégique et économique. La menace, terroriste et non plus communiste, n'est plus aux frontières mais elle est diffuse. Elle est stationnée plus loin au sein d'autres territoires. Elles exigent, selon l'OTAN, des interventions préventives et profondes.

En 2001, les USA entrainent l'OTAN dans une offensive de grande envergure en Afghanistan, offensive nécessaire pour détruire des forces terroristes. Cette guerre a coûté la vie à des milliers d'Afghans, mis le pays sous occupation, détruit toute possibilité pour le pays de se relever. Dernièrement, la Libye a également fait les frais de l'agressivité de l'OTAN, France, Angleterre et États-Unis en tête. Cette fois-ci, il s'agissait d'éviter le massacre des opposants à Khadafi par l'armée libyenne. Ces bombardements ont entraîné la mort des nombreux libyens et détruit plusieurs villes et villages. Ils ont mis les richesses libyennes à disposition des multinationales des pays membres de l'OTAN. - Sur Intal Belgique

 

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03

 

Le régime de Kiev en Ukraine n’est pas « officiellement » un gouvernement néonazi - Par Michel Chossudovsky directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l’Université d’Ottawa - Sur Mondialisation

 

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04

 

 

Par contre, le gouvernement canadien qui enverra des troupes pour entraîner l'armée ukrainienne, refuse de former le régiment Azov pour ses sympathies au néonazisme. Jason Kenney, ministre de la défense, précise que le Canada ne doit « pas permettre qu'un petit nombre de pommes pourries dans un bataillon définisse la nouvelle Ukraine. Le ministre oubliait volontairement d'expliquer qu'il y a des ministres fascistes et néonazis qui siègent au gouvernement de Kiev

 

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05

 

 

De quoi s'inquiéter devant les stratégies géopolitiques des États-Unis et de la Russie enfin dévoilées

Une vidéo où Georges Friedman, directeur de la société de renseignement et d’analyse de Stratfor, dite la « CIA de l’ombre » s'exprime clairement sur la stratégie du "kaos planifié" par les États-Unis-d'-Amérique

 

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