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Tedros Adhanom Ghebreyesus:
le nébuleux directeur général de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS)

Voici le portrait et parcours de Tedros Adhanom Ghebryesus, alias Dr Tedros, une personne qui intrigue les observateurs et qui, avec des gens de pouvoir est au centre de manigances nébuleuses entourant la mouvance mondialiste politique, au sens de la promotion d'un gouvernement mondial. 

Avec ses centaines de pays affiliés, toute tendance politique présente, le poste de directeur général de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), créature de l'Organisation des Nations Unis (ONU), devrait démonter une neutralité d'idéologie politique à toute épreuve et être dissocié du monde politique.

 

Sujets abordés

Résumé de carrière

Biographie

Campagne électorale pour le poste à la direction de l'OMS

Côté face: le positif tel que décrit par ses alliés

Côté pile: le négatif tel que décrit par ses contradicteurs

L'implication politique

Épidémie de coronavirus:  l'OMS
sous tension

Notes & Références encyclopédiques

 
 

Résumé de carrière

 
 

Bien qu'il ne soit pas médecin, celui que l’on appelle souvent « Docteur Tedros » est un spécialiste reconnu en santé publique :

  • Il est titulaire d'un BA en biologie à l'Université d'Asmara en Érythrée ;

  • Il a ensuite occupé un poste subalterne, au ministère de la Santé sous la dictature marxiste de Mengistu Haile Mariam ;

  • Après la chute de Mengistu en 1991, Dr Tedros est allé étudier au Royaume-Uni.  Il a obtenu un master en immunologie des maladies infectieuses à l'Université de Londres et un doctorat en philosophie (PhD) en santé communautaire de l'Université de Nottingham en 2000 avec une thèse de doctorat sur «Les effets des barrages sur la transmission du paludisme dans la région du Tigray, dans le nord de l'Éthiopie" ; (note du webmestre: ceci ne fait pas de lui un médecin traitant. Il est un philosophe de la santé publique et,  à défaut d'un terme plus explicite pour décrire ce genre d'érudit, il agit comme actuaire de la gestion du risque en santé communautaire).

  • Par la suite, il est devenu ministre de la Santé de 2005 à 2012 sous la direction du premier ministre  Meles Zenawi d'Éthiopie ;

  • Là, il a rencontré l'ancien président Bill Clinton et a entamé une étroite collaboration avec la Fondation Clinton et sa Clinton HIV / AIDS Initiative ( CHAI) ;

  • Il a également développé une étroite relation avec la Fondation Bill et Melinda Gates;

  • En tant que ministre de la Santé, Dr Tedros préside également le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme , cofondé par la Fondation Gates.   À noter que le Fonds mondial a été criblé de scandales de fraude et de corruption ;

  • Le 23 mai 2017, le Dr Tedros a été mis en nomination par le gouvernement éthiopien .  Les États membres de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) l'ont élu en tant que nouveau directeur général de l'OMS.  Il a débuté son mandat de cinq ans le 1er juillet 2017.

Bio
 

Biographie

 
 

Né en 1965 à Asmara qui deviendra la capitale de l’Érythrée indépendante, alors que le pays est encore occupé par l’Éthiopie. 

Tedros Adhanom Ghebreyesus est issu d’une famille modeste et il rappelle souvent que son engagement dans le domaine de la santé trouve son origine dans la mort de son frère aîné, décédé faute de soins.

Bien qu'éthiopien, il est d’abord un ressortissant de hauts plateaux (le Gondar , le Tigray, l’Érythrée) qui furent le berceau de l’Abyssinie copte, des régions toujours en guerre ou en rivalité avec les populations des « basses terres » voisines du Soudan.

Dans ce vaste ensemble multiethnique qu’est l’Éthiopie, les Amharas qui vivent autour de la capitale Addis Abeba représentent 30% de la population, les Oromos 34% et les Tigrayens 7% seulement.   Mais en 1981, c’est le Front populaire pour la libération du Tigrai qui renverse le dictateur marxiste Mengistu Haile Mariam Hailé, soutenu par l'Union soviétique, et qui prend le pouvoir, au cœur d’une coalition avec d’autres partis.

Ce groupe minoritaire proclame la décentralisation, mais en réalité il contrôle d’une main de fer tous les rouages de l’État, s’inspirant du modèle de développement chinois tout en courtisant les États-Unis.

Lorsque Tedros Ghebreyesus revient en Éthiopie après ses études en Grande Bretagne , il rejoint le bureau politique du FPLT, où il est nommé ministre régional de la santé dans le Tigray avant d’être chargé de la santé au niveau national.

À l’époque, l’Éthiopie, qui s’est débarrassée d’une dictature de tendance communiste, est très courtisée par l’Occident.   Tout comme l’Union européenne, les États-Unis considèrent Meles Zenawi, le chef charismatique du FPLT, comme l'un de ces « nouveaux leaders africains » dont font partie l'ougandais Yoweri Museveni et le rwandais Paul Kagame, en rupture avec les anciens dictateurs « genre Mobutu ».

Partageant la politique de modernisation de l’Éthiopie, qui veut conjurer le spectre des famines et des guerres, le nouveau ministre de la Santé développe une politique « verticale », c'est-à-dire qu'au lieu d’une amélioration « horizontale » des conditions de vie, d’hygiène, d’accès à l’eau telle que prônée par l'OMS à ses débuts, notamment lors de la conférence d’Alma Ata de 1978 consacrée aux soins de santé primaires, il privilégie des programmes « thématiques » encourageant la vaccination généralisée, le contrôle des naissances ainsi que la lutte contre des maladies spécifiques, comme le sida, la tuberculose, le paludisme.

C’est là qu’il rejoint Bill et Melinda Gates ainsi que la Fondation Clinton qui soutiennent l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI) et financent de vastes campagnes de contrôle des naissances.

Les guerres fratricides étant terminées, la population éthiopienne a explosé et passe à 102 millions d’habitants.  Cependant, tous les groupes ethniques ne connaissent pas le même développement.  Citée par la chercheuse belge Sinta Depuyt dans Health Impact News, l’Union des Professionnels Amharas s’opposa à la candidature du Dr Tedros à l’OMS en dénonçant dans une lettre ouverte la « politique discriminatoire » menée à l’encontre des Amharas, un peuple que le pouvoir Tigrayen considère comme « l’ennemi éternel ».

Selon cette association qui se réfère aux recensements établis entre 1997 et 2007, la population amhara aurait cru moins vite que les autres ethnies du pays (1,9 % au lieu de 2, 5%).  Ce déficit démographique estimé à 2,5 millions de personnes aurait été causé par des soins de santé déficients entraînant une mortalité élevée, mais surtout par une politique « sélective » de contrôle des naissances.

Relayant cette charge, Sinta Depuyt évoque la stérilisation des femmes et l’administration, sans le consentement des intéressées, d’un médicament contraceptif très contesté le « Dep-Provera », qui entraîne de graves effets secondaires et a été interdit dans de nombreux pays.

Ce n’est pas la seule polémique : à la veille du vote à l’OMS, le conseiller de David Nabarro, rival britannique de Ghebreyesus, accuse le ministre éthiopien de la Santé d’avoir dissimulé trois épidémies de choléra, en 2006, 2009 et 2011.

Dénonçant une campagne de diffamation de dernière minute et présentant la couverture sanitaire universelle comme la priorité absolue de son mandat, Ghebreyesus l’emporte cependant haut la main, soutenu par l’Union africaine et surtout appuyé par la Chine .

Si ses amis états-uniens se réjouissent de l‘élection d’un candidat qui va encourager les grandes firmes pharmaceutiques à rechercher de nouveaux vaccins, (entre autres contre le virus Ebola), la Chine engrange le résultat d’une politique particulièrement dynamique menée à l’égard de l’Éthiopie.  Car, de 2012 à 2016, Tedros Ghebreyesus fut aussi ministre des Affaires étrangères et à ce poste, il renforça les liens de son pays avec la Chine.

L’Éthiopie tête de pont pour la Chine

L’Éthiopie ayant été choisie comme tête de pont sur le continent africain, la Chine lui accorda des prêts s’élevant à 13 milliards de dollars et en 2014 le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, devait souligner que son pays était devenu le plus important investisseur étranger en Éthiopie et son plus grand partenaire commercial.

Ainsi que le relève la française Valérie Niquet, maître de recherches à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), « le renforcement des liens avec la RPC (République populaire de Chine) et l’adoption d’un modèle chinois de développement ont permis à l’Éthiopie de connaître de 2005 à 2017, un taux de croissance de 8,5% en moyenne ».

Deuxième bénéficiaire africain des investissements chinois qui portent surtout sur les infrastructures, l’Éthiopie a entamé la construction d’une ligne de train à grande vitesse en direction de Djibouti, tandis que la construction  du gigantesque barrage de la Renaissance captant les eaux du fleuve Nil Bleu provoque les inquiétudes des autres pays riverains, le Soudan et surtout l’Égypte.

Barrage de la Renaissance sur le fleuve Nil

C’est aussi la Chine qui a financé et construit le nouveau siège social de l’Union africaine à Addis Abeba, la capitale, ainsi que le Centre africain pour le contrôle des maladies infectieuses.  Par ce centre seront transités les produits fournis à l’Afrique par la Chine dans le cadre de la lutte contre la Covid 19.

Présentant le système de santé de la Chine comme un modèle, Dr Tedros, à la tête de l’OMS, est demeuré fidèle en amitié avec ses homologues chinois.  Sous sa houlette, l'OMS soutient toujours le principe d'une seule Chine, refusant d'accorder à Taïwan le statut d'observateur.

Robert Mugabe président du Zimbabwe et Wang Yi
Ministre des Affaires étrangères de la Chine

Il a même soutenu la proposition chinoise de nommer l'ancien président du Zimbabwe Robert Mugabe  « ambassadeur de bonne volonté de l’OMS ».   Il invoquait l'octroi de ce titre essentiellement honorifique justifié par le fait que le Zimbabwe est un "pays qui place la couverture universelle en matière de santé (...) au cœur de ses efforts pour apporter des soins à tous".

"Risible", "ridicule", "absolument inacceptable", "surprenant et décevant", ont aussitôt dénoncé de nombreuses organisations de défense des droits de l’Homme ainsi que plusieurs pays.

Sous la pression internationale, le rétropédalage a eu lieu, sans empressement.  En défense, l'OMS tentait encore de légitimer la nomination de Mugabe par les efforts du Zimbabwe contre le tabac et les maladies non transmissibles.  Finalement, le Dr Tedros indiquait, dans un bref communiqué, "avoir décidé de revenir sur cette nomination"… non sans avoir consulté le Zimbabwe.

Cette proximité idéologique avec le gouvernement de la République populaire de Chine explique sans doute pourquoi, le 31 décembre 2019, l’OMS refuse de tenir compte d’un avertissement émanant de Taïwan selon lequel le coronavirus qui est apparu à Wuhan pourrait se répandre par transmission entre humains.

Deux semaines plus tard, le comité d’urgence de l’OMS, qui rassemble quinze scientifiques du monde entier et conseille le directeur général, assure toujours que « les premières investigations menées par les autorités chinoises n’ont pas fourni la preuve d‘une transmission entre humains », avant de se rétracter le 21 janvier 2020. 

Il faudra attendre le 30 janvier 2020 pour que Dr Tedros, à son retour d’un voyage à Pékin, accepte de proclamer un état d’urgence sanitaire international.  Non sans louer la "transparence" de la Chine, le séquençage du génome ayant été diffusé par un laboratoire de Shanghaï  le 11 janvier 2020 et partagé ensuite avec l’OMS.

Il faudra attendre le 11 mars 2020, soit trois mois après les premières alertes en Chine, pour que l’OMS, enfin mobilisée, déclare l’ « état de pandémie » et choisisse officiellement le nom de Covid-19.   Il s’agit d’éviter que la Chine soit stigmatisée, son directeur général expliquant « nous devions trouver un nom qui ne fasse référence ni à un lieu géographique, ni à un animal, ni à un groupe particulier de population. »

Les bonnes relations entre la Chine, l’OMS et l’Éthiopie ayant ainsi été préservées, l’humanité, elle, se bat toujours contre le virus.  

Visage rond, petites lunettes, ce père de cinq enfants rassure par son allure de médecin de famille, ce qu'il n'a jamais été.  Il fait partie des philosophes de la Santé publique.  Cependant, malgré ses titres académiques et les appuis dont il dispose, à la fois en Chine, en Afrique et aux États-Unis, il doit aujourd’hui se défendre d’avoir, au début de l’épidémie, sous estimé le problème et surtout tenté de « couvrir » les responsabilités de la Chine.

Chan

Un photomontage des trois candidats pour prendre la tête de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS): le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus (Ethiopie, 52 ans) (G), la Dr Sania Nishtar (Pakistan, 54 ans) (C) et le Dr David Nabarro (Royaume-Uni, 67 ans) le 26 janvier 2017 à Genève en Suisse

 
 

Campagne électorale pour le poste à la direction de l'OMS

 
 

Élu en 2017 à la succession de la controversée Dre Margaret Chan de Hong Kong,  (qui n’a jamais suscité de vagues malgré une incompétence notoire…) l’ancien ministre éthiopien de la santé a bénéficié de plusieurs soutiens déterminants : l’Union africaine, présidée à l’époque par Paul Kagame, avait mis dans la balance les voix de ses 55 États membres, la Chine a pesé de tout son poids, politique et financier et des mécènes privés, jouant un rôle croissant au sein de l‘OMS, comme Bill et Melinda Gates ou Warren Buffet ont également appuyé sa candidature.  Les frais de sa campagne électorale qui a duré trois ans avec une tournée à travers le monde, ne proviennent pas de ses propres avoirs.

Lorsqu’il présente sa candidature à l’OMS, il met l’accent sur les progrès enregistrés en Éthiopie lorsqu’il y était en fonction, dont la construction de 4 000 centres de santé et la formation de 30 000 agents de vulgarisation sanitaire.  Il rappelle aussi l’appui dont l’Éthiopie a bénéficié de la part d’institutions comme le Partenariat international pour la santé (PIS), ou le Fonds Mondial de Lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme (FLSTP), des institutions largement financées par des partenaires privés dont Bill Gates.

Face

Côté face: le positif tel que décrit par ses alliés

 
 

Premier africain à prendre la tête de l’OMS dans l’histoire de l’organisation, fondée il y a près de 70 ans, le
Dr Tedros est un personnage contrasté.   Ses partisans mettent en avant son brillant parcours académique en particulier le fait qu'il est titulaire d'un master en immunologie des maladies infectieuses à l'Université de Londres et d'un doctorat en santé communautaire à l'Université de Nottingham - et son bilan comme ministre de la Santé de l'Éthiopie de 2005 à 2012.

De fait, il est crédité pour avoir fait chuter de plus de 50% la mortalité maternelle et infantile dans son pays.  Les décès dus au VIH, au paludisme et à la tuberculose ont aussi drastiquement reculé.

Souriant et posé, il est décrit comme une figure humble et compatissante, un bienfaiteur de l’humanité, dévoué à ses lourdes responsabilités.

Voilà pour le côté face.  (webmestre: désolé, malgré de multiples recherches je n'ai rien trouvé de plus sur la cybertoile.)

pile

Côté pile: le négatif tel que décrit par ses contradicteurs

 
 

Côté pile, il a été accusé par l’entourage de David Nabarro, son rival britannique dans la course à la tête de l’OMS, d’avoir passé sous silence trois épidémies de choléra en Éthiopie en 2006, 2009 et 2011.

En matière de droits de l’Homme, son rôle, jusqu’en 2016, au sein de l’appareil d’État éthiopien est remis en question.  Il était ministre des Affaires étrangères lorsqu'en novembre 2015 et en août 2016, notamment, des manifestations avaient été réprimées dans le sang par les forces de l'ordre, causant la mort de centaines de personnes.

Interrogé sur les violations des droits de l’Homme en Éthiopie lors de la campagne pour l’élection à la direction générale de l’OMS, l’intéressé avait fait valoir que ces maux étaient ceux d’une démocratie naissante.

Le 23 avril 2017, le Amhara Professionals Union (APU) dont le siège social est au États-Unis publie une lettre de dénonciation traitant de ses faits d'armes contre l'ethnie Amhara et l'accuse d'avoir participé à ce qui ressemble à un génocide de leur ethnie.

Corruption au Fonds mondial pour lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme

En juillet 2009, Tedros a été élu président du conseil d’administration du Fonds pour un mandat de deux ans.  Dans un profil publié en avril 2010, la revue scientifique The Lancet a indiqué qu’il était « un nom familier au Secrétariat du Fonds mondial » et que ses réalisations ont conduit à nommer l’Éthiopie comme un pays hautement performant et exemplaire.  Une conclusion surprenante, quand on découvre que sous sa direction, l’utilisation des fonds d’aide internationale qu’il supervisait était très discutable.

En 2012, un audit du Fonds mondial a examiné les dépenses du programme sida, tuberculose et paludisme dans plusieurs pays africains, dont l’Éthiopie qui avait reçu 1,3 milliard de dollars de subventions.

L’inspecteur général John Parsons, qui était en charge de l’audit, a révélé un manque flagrant de transparence, de nombreuses lacunes dans la comptabilité et la gestion des fonds, au point de suggérer un remboursement minimum de 7 millions de dollars à l’organisation.

Surtout, l’enquête a également montré un écart important entre les résultats présentés et la réalité observée en Éthiopie lors des visites sur le terrain.  Par exemple, 77% des centres médicaux construits n’avaient pas d’eau potable et 32% n’avaient pas d’installations sanitaires.  Seulement 14% avaient un microscope ou une table d’accouchement et seulement 12% avaient une pharmacie.

Le rapport aurait dû conduire à une série de mesures garantissant plus de transparence et d’efficacité dans la gestion du programme, mais l’inspecteur général a plutôt été congédié.  De toute évidence, de bonnes relations avec les dirigeants des gouvernements africains avaient une importance bien plus grande aux yeux du conseil d'administration sous la gouverne du Dr Tadros. 

Ministre de la répression !

"Parmi les neuf directeurs généraux qu'a connus l'OMS, le Dr Tedros détonne par les hautes fonctions occupés au sein d'un gouvernement répressif", écrivait aussi en juin 2017 Lawrence Gostin, un universitaire états-unien, considéré comme un proche de David Nabarro candidat au poste de direction de l'OMS.

Reeyot Alemu

Emprisonnée pendant cinq en Éthiopie, la journaliste Reeyot Alemu, qui vit désormais en exil aux États-Unis, qualifie Dr Tadros d'un des pires violeurs des droits de l’Homme".  

Dans une lettre à l’OMS avant l'élection elle a dénoncé le manque de soins médicaux dans les geôles éthiopiennes alors même qu’elle souffrait d’une tumeur au sein.

Pour la journaliste, l’élection du Dr Tedros à la tête de l’OMS était à même de "ternir la réputation" de l’organisme.  Autant d’ombres autour de la candidature du Dr Tedros dont on retrouve la trace sur Twitter, et au grand succès durant la campagne électorale du mot-clé # NoTedros4WHO ("Non à Tedros à l’OMS").

Ce qui fait aujourd'hui dire à Yoseph Badwaza, responsable pour l'Afrique de l'ONG Freedom House, basé à Washington :  "N'y a-t-il pas un peu d'hypocrisie de la part d'un monde qui a choisi le Dr Tedros pour diriger à faire mine d'être étonné que celui-ci désigne Mugabe comme ambassadeur de bonne volonté? "

Politique

 
 

L'implication politique de Dr Tedros

 
 

Côté politique Tedros est membre du Front de libération du peuple du Tigray (TPLF) qui est une organisation aussi pacifique que son nom l’indique.  Fondé en tant que parti révolutionnaire communiste arrivé au pouvoir en 1991, il a mené une campagne de guérilla contre la dictature de Mengistu et a formé une coalition avec deux autres partis ethniques après son exil.

Au fil du temps, le TPLF a commencé à exercer de plus en plus d'influence sur les deux autres partis.  La plupart des généraux militaires et des principaux dirigeants du gouvernement sont Tigray, y compris le Premier ministre qui a dirigé le pays pendant 21 ans avant sa mort.  Les Tigray ne représentent que 6% de la population éthiopienne, l'un des principaux groupes ethniques étant les Amharas qui constituaient principalement le régime Mengistu.

Un traitement favorable sous Megistu a créé beaucoup de ressentiment envers les Amharas de la part d'autres groupes ethniques comme par exemple les Oromo.  Tedros lui-même est originaire de la région de Tigray et était un membre éminent du parti et s'est impliqué dans le TPLF après la destitution de Mengistu.  Le même parti qui, dans son manifeste de 1968, a appelé le peuple Amharas son «ennemi éternel».  

À quel point Tedros était-il engagé ? 

Dr Tedros, 3ième membre en importance du bureau politique du Front de libération du peuple du Tigray (TPLF)

Un journal éthiopien l'a classé comme le 3e membre le plus important du comité permanent du bureau politique, ce qui prouve qu'il était plus important qu'un simple administrateur médical.

Le TPLF a été répertorié comme une organisation terroriste par le gouvernement états-unien dans les années 1990 et au 15 juin 2014 il était toujours sur la liste de la Global Terror Database en raison de sa malheureuse habitude de mener des assauts armés dans les zones rurales.  Le peuple Amharas a signalé une discrimination systématique et des violations des droits de l'homme par ce gouvernement.

 En 2010, Humans Rights Watch a rédigé un rapport sur la manière dont l'aide sous forme de nourriture et d'engrais a été refusée aux villageois locaux d'Amhara en raison de leurs affiliations avec le parti d'opposition.   D'autres formes de refus d'aide impliquaient les soins de santé d'urgence par le ministère des agents de santé ;  le même ministère qui était à l'époque dirigé par un certain Tedros Adhanom Ghebreyesus.

L’Union populaire d’Amhara, un groupe d’activistes basé à Washington, a émis de nombreuses autres accusations de violations des droits de l’homme contre le gouvernement dirigé par le TPLF, notant notamment que les taux de natalité dans la région d’Amhara étaient bien inférieurs à ceux observés dans d’autres régions.  Ils ont noté lors d'une session au parlement éthiopien qu'environ 2 millions d'Amharas avaient «disparu» du recensement de la population.

Non content de refuser l'aide aux dissidents politiques, le dit Dr Tedros était également ministre de la Santé à une époque où le régime était accusé de dissimuler des épidémies.  Une épidémie de choléra a propagé la région en 2007, infectant des milliers de personnes dans les pays voisins.  Lorsqu'elle s'est propagée en Éthiopie, le gouvernement a simplement renommé l'épidémie et l'a appelée "Diarrhée aqueuse aiguë (AWD)". 

Les organisations internationales ont subi des pressions pour ne pas l'appeler choléra (malgré le test des personnes infectées par les Nations-Unies et la découverte du choléra) et les employés du gouvernement ont fait pression pour ne pas révéler le nombre de personnes infectées.  Une autre victoire éclatante pour le ministre de la Santé d'Éthiopie.

La famine meurtrière qui a frappé l’Éthiopie dans les années 80 a pour toujours associé le pays au mot, mais ce n’est pas entièrement une chose du passé.  L'OMS elle-même, après des pages de rapports abondants sur les performances du secteur de la santé en Éthiopie, a admis en 2016 qu'au moins 8,6 millions de personnes avaient encore besoin d'une aide alimentaire pour survivre et que la situation ne s'était pas améliorée du tout depuis au moins quatre ans.   Ainsi, à la fin de l’illustre mandat de Tedros, il pouvait se vanter de ne compter que 8% de la population restante qui mourrait de faim sans aide étrangère.

Mais après ses brillantes réalisations en matière de santé, Tedros avait de plus gros poissons à faire frire.  En 2012, il a été nommé ministre des Affaires étrangères et a rapidement permis une répression contre les journalistes et les opposants au gouvernement dans le pays, ainsi qu'une tentative d'extrader ceux qui avaient fui au Yémen en exil.   Les deux pays ont entamé des négociations pour retrouver et expulser les dissidents du Yémen et les emprisonner en Éthiopie.  

Tedros lui-même a mené ces négociations, il y a même une belle photo du ministre Tedros lors des discussions avec le ministre des Affaires étrangères yéménite.     Un autre cas est celui d’un citoyen britannique Andargachew "Andy" Tsege qui en son absence a été initialement accusé d'avoir comploté pour renverser le régime en 2009 et finalement condamné à mort par le gouvernement éthiopien. 

Andargachew "Andy" Tsege

Depuis il vivait à Londres et lors d'un voyage en juin 2014 vers l'Erythrée,  il a été kidnappé par des agents de sécurité éthiopiens au moment où il était en transit à l'aéroport international de Sanaa, au Yémen et transporté illégalement en Éthiopie.  Emprisonné, il a été maintenu en détention secrète et en isolement pendant un an.  Cela a conduit à l'implication du gouvernement britannique qui a menacé de refuser l'aide fournie à l'Éthiopie à moins qu'un accord lui octroie le droit d'asile.  Il a été libéré en 2018. 

Dr Tedros a répondu que Tsege était très bien traité, qu'il a même un ordinateur portable!  Andy bien sûr, après son retour au Royaume-Uni, a raconté une histoire quelque peu différente comme avoir été torturé pendant des jours entiers, aux côtés de dizaines d'autres prisonniers.

Ce genre de faits contribue sûrement à ce que les qualifications du Dr Tedros, en tant que ministre des Affaires étrangères, soient absentes de certains de ses curriculum vitae (CV) en ligne, peut être aussi à cause des manifestations de masse qui ont englouti le pays en 2016.  Le gouvernement éthiopien avait dévoilé quelques années plus tôt un plan pour saisir 1 000 carrés de terre réquisitionnés pour investissement.  Cela impliquait également la réinstallation forcée de 15 000 personnes dans la région d'Oromia ce qui, selon le gouvernement, était une bonne chose car, là où elles vivaient, elles « manquaient actuellement d'infrastructures ».

Épi

 
 

Épidémie de coronavirus: l'OMS sous tension

 
 

L’organisation la plus influente au monde, qui assume la responsabilité nominale des questions de santé et d’épidémies mondiales, est l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) des Nations-Unies, basée à Genève.   Ce que peu de gens connaissent, ce sont les mécanismes réels de son contrôle politique, les conflits d’intérêts choquants, la corruption et le manque de transparence qui imprègnent l’agence qui est censée être le guide impartial pour traverser la pandémie actuelle de COVID-19.  

Déclaration de pandémie ?

Le 30 janvier 2020, Dr Tedros, directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé des Nations Unies, a déclaré une urgence de santé publique de portée internationale (PHIEC).

En photo: Tedros Adhanom Ghebryesus et Xi Jinping

Cette déclaration est intervenue deux jours après la rencontre du Dr Tedros avec le président chinois Xi Jinping à Pékin pour discuter de l’augmentation spectaculaire des cas graves d’un nouveau coronavirus à Wuhan et dans les régions avoisinantes, lesquels atteignaient des proportions dramatiques.

En annonçant sa déclaration d’urgence PHIEC, Tedros a fait l’éloge des mesures de quarantaine chinoises, des mesures très controversées en matière de santé publique et qui n’avaient jamais été tentées auparavant à l’époque moderne avec des villes entières, sans parler des pays.

Les trois premiers cas à Wuhan ont été officiellement signalés le 27 décembre 2019, soit un mois plus tôt que la déclaration du Dr Tedros.  Les cas ont tous été diagnostiqués comme des pneumonies dues à un « nouveau » ou une nouvelle forme de coronavirus.  Il est important de noter que le plus grand mouvement de population de l’année, le Nouvel An lunaire et le Festival du printemps chinois, au cours desquels quelque 400 millions de citoyens se déplacent dans tout le pays pour rejoindre leur famille, s’est déroulé du 17 janvier au 8 février 2020.

Le 23 janvier 2020, à 2 heures du matin, deux jours avant le début des festivités du Nouvel An, les autorités de Wuhan ont déclaré un confinement sans précédent sur toute la ville, soit 11 millions de personnes à partir de 10 heures ce jour-là.  À cette date, des centaines de milliers voire plusieurs millions d’habitants avaient fui dans la panique pour éviter la quarantaine.

Lorsque l’OMS a déclaré son urgence de santé publique de portée internationale le 30 janvier 2020, de précieuses semaines avaient été perdues pour contenir la maladie.  En même temps Dr Tedros a curieusement critiqué d’autres pays qui s’apprêtaient à bloquer les vols vers la Chine pour contenir cette étrange nouvelle maladie, entraînant les accusations qu’il défendait indûment la Chine.   Il a même incité Ethiopian Airlines à maintenir la déserte ouverte entre les deux pays malgré le coronavirus.

Le 7 février 2020, le China Peoples Daily a rapporté que Dr Tedros désapprouvait les interdictions de voyager en Chine, soulignant que « de telles restrictions peuvent avoir pour effet d’accroître la peur et la stigmatisation, avec peu d’avantages pour la santé publique ».

En référence à la propagation de la COVID-19 à Wuhan et à la raison pour laquelle l’OMS ne l’a pas qualifiée de pandémie, le porte-parole de l’OMS, Tarik Jasarevic, a déclaré : « Il n’existe pas de catégorie officielle (pour une pandémie)… L’OMS n’utilise pas l’ancien système de 6 phases – qui allait de la phase 1 (aucun rapport de grippe animale causant des infections humaines) à la phase 6 (une pandémie) – que certaines personnes pourraient
se souvenir de la grippe H1N1 en 2009 ».

Puis, dans une volte-face, le 11 mars 2020, Tedros Adhanom a annoncé pour la première fois que l’OMS qualifiait de pandémie mondiale la nouvelle maladie de coronavirus, désormais rebaptisée COVID-19.   L’OMS a alors déclaré qu’il y avait plus de 118 000 cas de COVID-19 dans 114 pays, avec 4 291 décès.

 

Note du webmestre JosPublic
Sauf... que les chiffres sont de la foutaise au niveau mondial.  Localement si un système déjà bien rôdé est en place, on peut dire combien de décès par jour ou combien de lits sont disponibles dans les hôpitaux ou même dans les dispensaires pour accueillir les nouveaux malades.  Mais certains pays n'ont même pas de ministère de la Santé fonctionnel comme en Haïti, tout est confié à des organismes à but non lucratif européens ou états-uniens. 

Même le cas des États-Unis est impossible sur le plan de la statistique, car chaque État est responsable de la technique statistique et les compagnies propriétaires d'hôpitaux ne veulent pas partager l'achalandage de leur commerce le qualifiant de secret d'affaires.  L'OMS a été gravement critiqué pour son manque de rigueur dans la présentation statistique des effets de la Covid-19.  Pour avoir une idée plus précise du méli-mélo mondiale je vous invite à lire la chronique de Jean-François Cliche du journal Le Soleil de Québec....     Ici pour le texte intégral

 

 Fausse pandémie de l’OMS en 2009

Depuis un fiasco et un scandale antérieurs de la part de l’OMS en 2009 et suite à sa déclaration d’une pandémie mondiale autour de la « grippe porcine » ou H1N1 comme on l’appelait, l’OMS a décidé de laisser tomber le terme de pandémie.  La raison est révélatrice de la corruption endémique au sein de l’institution de l’OMS.

Quelques semaines seulement avant les premiers rapports en 2009 sur un jeune enfant mexicain infecté par un nouveau virus H1N1 de la « grippe porcine » à Veracruz, l’OMS avait silencieusement changé la définition traditionnelle de la pandémie.   Il n’était plus nécessaire qu’une maladie déclarée soit extrêmement répandue dans de nombreux pays et extrêmement mortelle ou débilitante.   Il suffit dorénavant qu’elle soit très répandue, comme la grippe saisonnière, pour que les « experts » de l’OMS déclarent une pandémie.  Les symptômes de la grippe H1N1 de l’OMS étaient les mêmes que ceux d’un mauvais rhume.

Lorsque Dre Margaret Chan, alors directrice générale de l’OMS, a officiellement déclaré la phase 6 de la pandémie mondiale, cela a déclenché des programmes d’urgence nationaux comprenant des milliards de dollars d’achats gouvernementaux de vaccins contre la grippe H1N1 présumée.

À la fin de la saison grippale 2009, il s’est vu confirmé que les décès dus au H1N1 étaient minuscules par rapport à la grippe saisonnière normale.  Le Dr Wolfgang Wodarg, un médecin allemand spécialisé en pneumologie, était alors président de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe.  En 2009, il a demandé une enquête sur les conflits d’intérêts présumés entourant la réponse de l’Union Européenne à la pandémie de grippe porcine. 

Le Parlement néerlandais a également découvert que le Professeur Albert Osterhaus de l’Université Erasmus de Rotterdam, la personne au centre de la pandémie mondiale de la grippe porcine H1N1 de 2009 en tant que conseiller principal de l’OMS sur la grippe, était intimement placé pour profiter personnellement des milliards d’euros de vaccins prétendument destinés à la grippe H1N1.

Nombreux autres experts scientifiques de l’OMS, qui ont conseillé au Dr Chan de déclarer la pandémie recevaient de l’argent directement ou indirectement des grandes entreprises pharmaceutiques, notamment GlaxoSmithKline, Novartis et d’autres grands fabricants de vaccins

La déclaration de l’OMS sur la pandémie de la grippe porcine était une fausse alerte.  L’année 2009-2010 a été marquée par la grippe la plus bénigne au monde depuis que la médecine a commencé à la suivre.  Les géants de l’industrie pharmaceutique ont encaissé des milliards de dollars dans le processus.

C’est après le scandale de la pandémie de 2009 que l’OMS a cessé d’utiliser la déclaration de pandémie en 6 phases et est passée à la déclaration totalement vague et confuse « urgence de santé publique de portée internationale ».

Mais maintenant, Tedros et l’OMS ont arbitrairement décidé de réintroduire le terme « pandémie », tout en admettant qu’ils sont encore en train de créer une nouvelle définition du terme.  Le terme « pandémie » suscite plus de craintes que celui « d’urgence de santé publique de portée internationale ».

Le SAGE de l’OMS toujours en conflits d’intérêts

Malgré les énormes scandales de conflits d’intérêts qui ont éclaté en 2009-2010 entre les grandes sociétés pharmaceutiques et l’OMS, l'arrivée du Dr Tedros à la direction de l'organisme n’a pas fait grand-chose pour éliminer la corruption et les conflits d’intérêts.

L’actuel Groupe Consultatif Scientifique d’Experts de l’OMS (SAGE) est truffé de membres qui reçoivent des fonds « financièrement importants » soit des grands fabricants de vaccins, soit de la Fondation Bill et Melinda Gates (BGMF), soit du Wellcome Trust.

Encore récemment, des 15 membres scientifiques du SAGE pas moins de 8 avaient déclaré un intérêt, de par la loi, pour des conflits d’intérêts potentiels.  Dans presque tous les cas, le principal bailleur de fonds de ces 8 membres du SAGE était la Fondation Bill et Melinda Gates, Merck & Co. (MSD), Gavi, la Vaccine Alliance (un groupe de vaccins financé par Gates), le BMGF Global Health Scientific Advisory Committee, Pfizer, Novovax, GSK, Novartis, Gilead, et d’autres acteurs majeurs du secteur des vaccins pharmaceutiques. 

Voilà pour l’objectivité scientifique indépendante à l’OMS.

Gates et l’OMS

Le fait que de nombreux membres du SAGE de l’OMS aient des liens financiers avec la Fondation Gates est très révélateur, même s’il n’est pas surprenant.  Aujourd’hui, l’OMS est principalement financée non pas par les gouvernements membres des Nations Unies, mais par ce que l’on appelle un « partenariat public-privé » dans lequel dominent les sociétés privées de vaccins et le groupe d’entités parrainées par Bill Gates.

Dans le rapport financier de l’OMS, pour le 31 décembre 2017, un peu plus de la moitié du budget de plus de 2 milliards de dollars du Fonds Général de l’OMS provenait de donateurs privés ou d’agences externes telles que la Banque Mondiale ou l’Union Européenne.

 
 

Les principaux bailleurs de fonds privés ou non gouvernementaux de l’OMS sont de loin la Fondation Bill et Melinda Gates, ainsi que l’Alliance pour les vaccins de l’Alliance GAVI financée par Gates, le Fonds Mondial de Lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme (GFATM) initié par Gates.  Ces trois organismes ont fourni plus de 474 millions de dollars à l’OMS.   À elle seule, la Fondation Bill et Melinda Gates a donné la somme astronomique de 324 654 317 dollars à l’OMS.  En comparaison, le plus grand donateur étatique à l’OMS, le gouvernement états-unien, a donné 401 millions de dollars à l’OMS et s'est retiré depuis.

Parmi les autres donateurs privés, on trouve les plus grands fabricants de vaccins et de médicaments au monde, notamment Gilead Science (qui fait actuellement pression pour que son médicament, le Remsidivir, qui ne guérit pas et qui diminue de 2 jours à peine le temps d'hospitalisation, serve de traitement pour la COVID-19), GlaxoSmithKline, Hoffmann-LaRoche, Sanofi Pasteur, Merck Sharp, Dohme Chibret et Bayer AG.

Les fabricants de médicaments ont donné des dizaines de millions de dollars à l’OMS en 2017.   Ce soutien de l’industrie privée pro-vaccins à l’agenda de l’OMS par la Fondation Gates et les grandes entreprises pharmaceutiques est plus qu’un simple conflit d’intérêts.  Il s’agit d’un détournement de facto de l’agence des Nations Unies chargée de coordonner les réponses mondiales aux épidémies et aux maladies.

En outre, la Fondation Gates, la plus importante au monde avec quelque 50 milliards de dollars, investit ses dollars exonérés d’impôts dans ces mêmes fabricants de vaccins, dont Merck, Novartis, Pfizer, GlaxoSmithKline.

Dans ce contexte, il n’est pas surprenant que l’homme politique éthiopien Tedros Adhanom ait pris la tête de l’OMS en 2017.   Dr Tedros est le premier directeur général de l’OMS à ne pas être médecin, malgré son insistance à utiliser le titre de docteur.

Sous la direction du Dr Tedros, la corruption notoire et les conflits d’intérêts à l’OMS se sont poursuivis, voire accrus.  Selon un récent rapport de l’Australian Broadcasting Corporation, en 2018 et 2019, sous Dr Tedros, le programme d’urgence sanitaire de l’OMS, la section responsable de la réponse mondiale à la COVID-19, a été cité avec la note de risque la plus élevée, notant « l’incapacité à financer adéquatement le programme et les opérations d’urgence [risque] de fournir des résultats inadéquats au niveau des pays ».

Le rapport d’ABC a également constaté qu’il y a eu une « recrudescence des allégations de corruption interne dans l’ensemble de l’organisation, avec la détection de multiples stratagèmes visant à frauder de grosses sommes d’argent auprès de l’organisme international ».

Début mars, l’Université d’Oxford a cessé d’utiliser les données de l’OMS sur la COVID-19 en raison d’erreurs et d’incohérences répétées que l’OMS a refusé de corriger.   Les protocoles de l’OMS pour les tests de dépistage des coronavirus ont été cités à plusieurs reprises par divers pays, dont la Finlande, pour les défauts et les faux positifs et autres anomalies.

C’est à Tedros Adhanom Ghebreyesus et à Organisation Mondiale de la Santé que nous faisons désormais confiance pour nous guider dans la pire crise sanitaire dont les décisions liberticides font plus de mal que la maladie initiale que l'on voudrait éradiquer.

Pas très rassurant.

Notes

Notes & Références encyclopédiques:

en 2017 en remplacement de la controversée Dre Margaret Chan de Hong Kong...
 

Petit tour d'horizon: la directrice générale de l'OMS nie toute influence des laboratoires.   Les ministres de la santé ont eu peur et des médecins éclaircissent la notion de pandémie

Tout cela en attendant le rapport indépendant devant analyser les gestes de l'Organisation Mondiale de la Santé quant à la pandémie de A H1N1. Déjà deux membres ont démissionné pour cause de conflit d'intérêt 29 juillet 2010.

La 64e Assemblée de l'Organisation Mondiale de la Santé a examiné le rapport final du "Comité d’examen sur le fonctionnement du Règlement sanitaire international (RSI)" lors de la grippe pandémique A/H1N1 de 2009.

Le virus avait provoqué un vent de panique dans le monde et la production massive de médicaments dont beaucoup sont restés sur les bras des gouvernements.  De nombreux observateurs s’inquiètent de la part prépondérante des contributions dites volontaires dans le budget global de l’organisation. Ces donations en effet, sont faites au titre d’actions précises et utilisées sous le contrôle non des États-membres, mais des donateurs. 24 mai 2011 sur MétéoPolitique

 

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Tedros a curieusement critiqué d'autres pays qui s'apprêtaient à bloquer les vols vers la Chine...
 

Déclaration suite à la deuxième réunion du Comité d’urgence du Règlement sanitaire international (2005) de l'OMS concernant la flambée d’un nouveau coronavirus - 2019-SARS-CoV-2.

Liste des membres du Comité ayant pris la décision. OMS 30 janvier 2020.

 

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a entamé une étroite collaboration avec la Fondation Clinton et sa Clinton HIV / AIDS Initiaive (CHAI)...
 

Bill CLINTON

 

Clinton Foundation AIDS Program Distributed ‘Watered-Down’ Drugs To Third World Countries.

Le texte est en anglais et provient du Daily Caller News Foundation publié le 19 septembre 2016.

L'ex-président des États-Unis Bill Clinton et sa Clinton Health Access Initiative (CHAI) ont distribué des médicaments anti-VIH / SIDA «édulcorés» à des patients en Afrique subsaharienne, augmentant les risques de morbidité et de mortalité, selon une enquête du Congrès des États-Unis obtenu par The Daily Caller News Foundation.  Le rapport du Congrès, intitulé «The Clinton Foundation and The India Success Story», a été lancé par la représentante Marsha Blackburn, républicaine du Tennessee et vice-présidente du House Energy and Commerce Committee.

 

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Il a également développé une relation étroite avec...
 

L’empire mondial de la santé de Bill Gates promet toujours plus d’empire et moins de santé. Texte en français. Source: The Grayzone/Entelekheia publié le 13 juillet 2020

Ceci est la première partie d’une série.

Dans cette première partie, nous apprenons comment la Fondation Bill & Melinda Gates travaille à étendre l’influence de l’industrie pharmaceutique occidentale auprès de l’OMS, qu’elle contrôle, et des gouvernements du monde.

Dans la deuxième partie, nous verrons comment la Fondation Bill & Melinda Gates écoule dans les pays pauvres des traitements et des vaccins non approuvés dans les pays développés parce que dangereux, parfois avec des résultats désastreux. Nous verrons aussi que l’annonce de Trump selon laquelle les É.-U. se « retirent » de l’OMS n’est rien d’autre que de la communication à destination de ses électeurs : en fait, les États-Unis continuent de régner sur l’OMS à travers la Fondation Gates et l’agence fédérale américaine USAID.

Dans la troisième partie, nous verrons que la Fondation Gates travaille à vendre non seulement les traitements et vaccins de l’industrie pharmaceutique, mais aussi des semences OGM, sur lesquelles elle travaille en partenariat avec Monsanto.

Dans la dernière partie, nous apprendrons comment la Fondation Gates tente de faire tomber les garde-fous étatiques qui interdisent à l’industrie pharmaceutique occidentale de mettre des produits potentiellement dangereux sur le marché. Nous verrons aussi que l’administration Trump marche main dans la main avec Bill Gates.

 

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Il a même soutenu la proposition chinoise de nommer l'ancien président...
 

Mobutu Sese Seko

Tollé après la nomination
de Mugabe l'ancien président du Zimbabwe comme 
« Ambassadeur de bonne volonté de l’OMS » - Sur France 24 le 21 octobre 2017

 

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de nombreuses lacunes dans la comptabilité et la gestion des fonds...
 

 

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En 2009, il a demandé une enquête sur les conflits d'intérêts présumés entourant la réponse de l'UE à la pandémie de grippe porcine...
 

Grippe A : « Ils ont organisé la psychose »

Révélation : président de la commission santé du Conseil de l’Europe, l’allemand Wolfgang Wodarg accuse les lobbys pharmaceutiques et les gouvernants.

Il a obtenu le lancement d’une enquête de cette instance sur le rôle joué par les laboratoires dans la campagne de panique autour du virus.

 

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Quelques semaines seulement avant les premier rapports en 2009...

 

Une statue en l’honneur du premier malade de la grippe dans la communauté de La Gloria au Mexique

Note de JosPublic: Le gouverneur qui pense à élever une statue pour attirer le touriste est le même qui s'objecte à une enquête sur les agissements des porcheries industrielles de la commune de Gloria!25 mai 2009 sur MétéoPolitique

 

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Il était intimement placé pour profiter personnellement des milliards d'euros de vaccins prétendument destinés à la grippe...
 

Albert Osterhaus

OMS : le « pape de la grippe A » accusé de corruption
On le surnomme « Dr Flu » (Docteur Grippe), le professeur Albert Osterhaus est le principal conseiller de l’Organisation Mondiale de la Santé face à la pandémie de grippe H1N1.
 

Depuis plusieurs années, il prédit l’imminence d’une pandémie globale et ce qui se passe aujourd’hui semble lui donner raison. Cependant, le scandale qui a éclaté aux Pays-Bas et fait l’objet d’un débat au parlement a mis en évidence ses liens personnels avec les laboratoires fabriquant les vaccins qu’il fait prescrire par l’OMS. F. William Engdhal relate comment un expert peu scrupuleux a pu manipuler l’opinion publique internationale, surévaluer l’impact de la grippe H1N1, et faire la fortune des laboratoires qui l’emploient

 

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recevaient de l'argent directement ou indirectement des grandes entreprises pharmaceutique...
 

Swine flu advisers' ties to drug firms: Five WHO experts linked with vaccine producers.  Texte en anglais.   Conflits d’intérêts entre les conseillers en grippe porcine et les entreprises pharmaceutiques.

Cinq experts de l'OMS en liaison avec des producteurs de vaccins. Il s’avère qu’un tiers des experts conseillant l'Organisation Mondiale de la Santé sur la pandémie de grippe porcine avaient des liens avec des firmes pharmaceutiques.   Cinq des 15 spécialistes qui ont siégé au comité d'urgence avaient reçu des financements de géants pharmaceutiques ou étaient liés à eux grâce à leurs recherches. La révélation suscitera des spéculations sur le fait que la «pandémie » a été largement surestimée et largement alimentée par l'industrie pharmaceutique qui allait profiter de la panique. Source: THE DAILY MAIL, 13 août 2010

 

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Le gouvernement états-unien a donné 401 millions de dollars à l'OMS et s'est retiré depuis...
 

Lettre au directeur général de l'OMS de la part du président des États-Unis Donald Trump expliquant les raisons du retrait de l'affiliation. 

Le 29 mai 2020, Donald Trump a rompu avec l’OMS. Il a déclaré:  « Parce qu’ils ont échoué à faire les réformes nécessaires et requises, nous allons mettre fin aujourd’hui à notre relation avec l’Organisation Mondiale de la Santé et rediriger ces fonds vers d’autres besoins de santé publique urgents et mondiaux qui le méritent »  Le financement est donc retiré et les É.-U. quitteront formellement l’OMS le 6 juillet 2021.  Source: original en anglais: Bureau présidentiel 20 mai 2020. Traduction par Moneyrang le 24 mai 2020

 

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qui fait actuellement pression pour que son médicament, qui ne guérit pas...
 

Source: Futura Santé, publié le 3 avril 2020. 

 Le remdesivir, ce traitement potentiel du Covid-19 se révèle inefficace dans un premier essai clinique chez les patients sévères mais un autre essai annoncé par le National Health Institute pourrait venir contredire ce dernier. Pour autant, il faudrait faire le deuil des effets spectaculaires.

 

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Gates investit ses dollars exonéré d'impôts dans ces mêmes fabricants de vaccins...

 

Bill Gates

 

Le paradoxe de la charité de Bill Gates  Bill Gates’s Charity Paradox: texe en anglais.  Une enquête du journal The Nation illustre les risques moraux entourant l’entreprise caritative de 50 milliards de dollars de la Fondation Gates.
Source: The Nation: 17 MARS 2020

 

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en raison d'erreurs et d'incohérences répétées que l'OMS a refusé de corriger...

 

Le « Our World Data » basé à l’Université d’Oxford cesse d'utiliser les données de l'OMS pour la déclaration des coronavirus.  

Les chercheurs de Our World in Data ont annoncé cette semaine qu'ils avaient cessé de se fier aux données de l'Organisation Mondiale de la Santé pour leurs modèles.  Source : Fondation pour l'éducation économique (FEE) mercredi 25 mars 2020

 

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il y a eu une recrudescence des allégations de corruption interne dans l'ensemble de l'organisation...

 

La division de l'Organisation Mondiale de la Santé est confrontée à des allégations de corruption interne, révèlent les audits. 

Les documents internes d'évaluation des risques révèlent une recrudescence de plaintes pour corruption, fraude et même harcèlement sexuel de la part de l'organisation de 7 000 employés.es. Les enquêtes occupent à plein temps une équipe interne de quatre enquêteurs et de deux consultants.  Texte en anglais.

World Health Organisation division tackling coronavirus underfunded and facing internal corruption allegations, audits reveal.

The internal risks assessment documents reveal an upsurge of internal complaints of corruption, fraud and even sexual harassment from across the 7,000-strong organisation, overwhelming an internal team of four full-time investigators and two consultants. ABC News 16 February 2020 

L’OMS dans les griffes
des lobbyistes
 

Documentaire ARTE

Une production pour la chaîne de télévision ARTE généraliste bi-nationale publique financé par l'Allemagne et la France.  L’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) ne serait-elle pas neutre ?  L’enquête « L’OMS : dans les griffes des lobbyistes ? » diffusée sur Arte montre qu’il y a en effet de quoi douter.  Pour cause, au cours des trois dernières décennies, la structure internationale a perdu son indépendance financière; aujourd’hui, ses principales ressources proviennent de fonds privés et d’entreprises dont les intérêts dépendent de ses décisions.  De quoi laisser craindre une prise d’influence sur des questions de santé publique.

Enquête de 2016 menée par Jutta Pinzler et Tatjana Mischke
 

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Choix de photos, collection de textes, mise en page, références, titrage et traduction de l'anglais par : JosPublic
Mise à jour le 3 novembre 2020

Sources: France 24 heures de France Médias Monde financé à 100% par la République de France ; Le Soir de Belgique du Groupe Roussel pour Patrick Hurbain et famille; F. William Engdahl est consultant et conférencier en risques stratégiques au NEO «New Eastern Outlook». Il est associé de recherche au Centre de recherche sur la mondialisation ( CRG) et archives de MétéoPolitique. 

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

L’Organisation Mondiale de la Santé: un gouffre de gabegie et de conflits d'intérêts

 Je me souviens de la pseudo-pandémie d'A(H1N1) de 2009 gaspillage de fonds publics

Fiche: La Santé est malade 

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Liste des intervenants dans l'ordre où ils apparaissent dans le texte

Mengistu Haile Mariam
( መንግሥቱ ኀይለ ማርያም )

Président de la République populaire démocratique d' Éthiopie du 10 septembre 1987 au 21 mai 1991

Meles Zenawi (መለስ ዜናዊ)
Premier ministre d'Éthiopie du 23 août 1995 au 20 août 2012

Yoweri Museveni
Président de la République de l' Ouganda depuis le 26 janvier 1986

Bill Clinton
ex-président des États-Unis d'Amérique du 20 janvier 1993 au 20 janvier 2001

Bill et Melinda Gates
Dirigeants de la fondation philantropiste du même nom

Paul Kagame
Président de la République du Rwanda depuis le 24 mars 2000

Mobutu Sese Seko
Président de la République de la république du Zaïre (aujourd'hui la république démocratique du Congo) du 24 novembre 1965 au 16 mai 1997

Sinta Depuyt
Journaliste d'enquête dans le domaine de la Santé

Dr David Nabarro
Médecin spécialisé en Santé Publique candidat d'Angleterre au poste de Directeur général de l'OMS

  Wang Yi
Ministre chinois
des Affaires étrangères de la République de Chine depuis
 le 16 mars 2013

Valérie Niquet
Maître de recherche à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS)

Robert Mugabe
Président de la République du Zimbabwe du 31 décembre 1987 au 21 novembre 2017

Warren Buffet
Homme d'affaires et investisseur états-unien

 John Parsons
Inspecteur général du Fonds mondial pour lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme

Lawrence Gostin
Professeur de droit en
santé publique

Reeyot Alemu
Journaliste éthiopienne emprisonnée sous Dr Tedros

Yoseph Mulugeta Badwaza
conseiller régional principal à Freedom House, après avoir occupé le poste d'agent principal de programme pour l'Éthiopie.

Andargachew "Andy" Tsege
Militant politique membre du mouvement d'opposition
Ginbot 7 d'Éthiopie basé aux États-Unis

Xi Jinping 习近平
Président de la république populaire de Chine depuis le 14 mars 2013

Tarik Jasarevic
Porte parole de l'OMS

Dre Margaret Chan
de Hong Kong et Ex-directrice de l'OSM du 4 janvier 2007 au 1er juillet 2017

Dr Wolfgang Wodarg
Médecin et épidémiologiste d'Allemagne

Albert Osterhaus
Virologiste de l'influenza
des Pays-Bas