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Une première clinique médicale privée s’ouvre à Victoriaville
Une partie de la solution aux problèmes du système de santé
ou de la paresse professionnelle

«Une partie de la solution» aux problèmes du système de santé ou de la paresse professionnelle? Ils feront de la médecine molle s’ils ne font plus d'urgence pour être à la fine pointe de l'identification des pathologies. Des prescripteurs de pilules à l'écoute des gens qui ont peur de vieillir. Ils devront transférer les cas sérieux au système public de santé et c'est nous qui paierons pendant qu'eux empocheront. Pitoyables médecins. JosPublic

Dr Anthony Bergeron et Dre Dominique Couture dans une des salles de consultation

Choix des photos, mise en page et commentaires: JosPublic
Publication ici le : 5 décembre 2011

 

«La» solution pour améliorer le système de santé, personne ne la détient», dit l’omnipraticienne Dominique Couture, qui, avec son conjoint, Dr Anthony Bergeron, a inauguré mercredi, à Victoriaville, la première clinique médicale privée au Centre-du-Québec, OptionMD. «Il faut trouver des façons d’améliorer l’accès de la population à un médecin de famille. Et la clinique privée est une partie de la solution. »

Pour l’inauguration de leur clinique ouverte depuis une semaine, les deux omnipraticiens avaient invité des médecins, des chefs de département de l’hôpital, des professionnels de la santé, des parents et amis et le maire Alain Rayes.

Ce dernier s’est réjoui que les deux médecins ayant pratiqué à Montréal, en Abitibi et à Princeville (depuis deux ans) aient choisi Victoriaville. S’ils ont investi dans la création de leur clinique, c’est qu’ils y croient, a dit M. Rayes. À ses yeux, l’offre de services des docteurs Couture et Bergeron «s’additionne» à ceux déjà offerts.

Et c’est aussi ce que croit l’omnipraticienne.

Devant les invités, elle a dit que c’est un «grand sentiment d’insatisfaction» qui a incité le couple à vouloir se désaffilier de l’assurance-maladie. Elle a ajouté que si les médecins sont si «débordés» et si peu accessibles, c’est que le «système» exerce sur eux une forte pression.

Pendant les vingt premières années de leur pratique, a-t-elle expliqué, les médecins de famille doivent partager leur temps entre la consultation, l’hospitalisation, l’urgence. «On comprend que c’est bien pour le système, mais il y a un envers à cette médaille. Nous, on avait envie de se consacrer à une clientèle de bureau. C’est une pratique qui nous ressemble.»

Docteure Couture a ajouté que le système public ne favorisait pas des consultations de plus de quelques minutes entre le médecin et son patient. Or, la population vieillit et «demande» plus que ces quelques minutes.

Elle a poursuivi en disant que la clinique médicale privée ne remplaçait pas le système public, qu’elle qualifie, par ailleurs, de plutôt performant. À ses yeux, la clinique privée constitue un «complément» qui pourrait désengorger l’urgence, mais surtout, précise-t-elle, qui permet à un patient d’avoir un accès plus facile et rapide à un médecin de première ligne.

Un rendez-vous en moins de 48 heures, c’est ce que promet la clinique OptionMD aux personnes qui en deviendront membres. Il en coûte 500 $ annuellement pour détenir sa carte de membre. Par la suite, les adhérents défraient 100 $ pour une consultation d’une vingtaine de minutes.

La clinique OptionMD peut également accueillir des personnes qui ne sont pas membres, le coût de la consultation passant alors à 125 $.

Pour l’instant, seule l’omnipraticienne pratique à OptionMD. Elle dit qu’une partie de sa clientèle de la clinique familiale de Princeville est prête à la suivre, d’autres de ses patients préférant rester dans le système public et consulter la docteure Marie-Christine Fréchette.

Son conjoint, Anthony Bergeron, pratique toujours dans le système public et joindra OptionMD lorsque sa clientèle se sera élargie. «On se limitera à 250 membres par médecin, précise docteure Couture, justement pour garantir un rendez-vous dans un délai de 48 heures

Le bâtiment a été conçu de telle façon qu’il pourrait accueillir plus de deux médecins. Les deux bureaux libres pourraient accueillir un médecin ou un autre professionnel de la santé (psychologue, nutritionniste, etc.). Les médecins ont aussi l’appui d’une infirmière.

L’aménagement des lieux et la décoration ont été ainsi conçus pour faire en sorte qu’on n’ait pas l’impression d’entrer à l’hôpital, a observé la médecin. «On a voulu que l’environnement soit zen!»

Commentaires de Jean Roberge

Les omnipraticiens Couture et Bergeron proposent une façon d'améliorer l'accès à un médecin de famille : un club privé avec membership à $500 par membre.

Le calcul est simple : 250 membres X $500 X 2 médecins = $250,000 et ledit couple n'a pas encore rencontré un seul patient.

Solution plutôt mercantile auxdits problèmes du système de santé! Il m'est difficile de comprendre « leur grand sentiment d'insatisfaction» face à un «système» qui exerce sur eux une forte pression. Ils font partie intégrante du système qui les a formés à grands frais, et dont ils ont tiré grassement profit pendant des années.

Vrai qu'une «clientèle de bureau» est un petit paradis pour un médecin, sauf que ce n'est qu'une courte vue d'un système de santé qu'ils osent qualifier de performant.

Alors pourquoi le quitter! Vous pensez désengorger l'urgence : un leurre.

L'urgence recevra toujours autant de citoyens et citoyennes aux prises avec des problèmes de santé et incapables de se payer un médecin privé.

J'ai toujours reçu un service en moins de 48 heures et ultra compétent dans le réseau public ; est-ce-que maintenant VOS demandes de services auprès du réseau public pour VOS clients privés seront traitées différemment?

À plus grande vitesse?

Et le maire Rayes qui est «ravi» de l'offre de services des deux médecins qui «s'additionne» à ceux déjà offerts! Oui M. le Maire sait aussi compter!