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 1 litre d'hydrocarbures pollue 1 million de litres d'eau
 
Le Fleuve Saint-Laurent est très exposé aux déversements de pétrole

Si les hydrocarbures polluent, cela signifie qu'ils détruisent le milieu de vie des animaux marins faisant partie de la chaine alimentaire qui se rend jusque dans notre assiette et augmentent les risques de maladies des humains vivant dans les villes qui puisent leur eau dans le fleuve.

Ce fait est bien connu et le monde scientifique a depuis longtemps sonné le tocsin pour avertir les gouvernements de l'état de l'eau du Fleuve.

Rien n'y fait, la gent politique ne sent aucune urgence à agir. Pire, du côté provincial elle prévoit faire augmenter les risques de pollution par l'exploration et l'exploitation pétrolifère et du côté fédéral on s'applique depuis plusieurs années à réduire les outils qui pourraient être utiles à la décontamination.

Ci-dessous,
JosPublic analyse la situation.

 

 

 

 

 

 

 

L’eau du Saint-Laurent qui circule dans la région de Québec provient à 60 % des Grands Lacs et à 16 % de la rivière des Outaouais, les 24 % restants arrivent des autres tributaires (source : MDDEP).

Le pétrole brut, principale importation sur le Saint-Laurent

La SODES, la Société de développement économique du Saint-Laurent, constate qu'avec ses 9 millions de tonnes déchargées annuellement dans le port de Québec, le transport du pétrole  représente environ 25% du fret international déchargé au Québec. Ce produit arrive principalement de l’Europe du Nord et de l’Afrique du Nord. ( 01 )

Tous ces bateaux qui tanguent sur les eaux déchaînées du fleuve en automne ou parmi les glaces en hiver, sont de plus en plus à risque puisque la quantité d'eau et donc la profondeur navigable du fleuve diminue d'année en année, et ce depuis des décennies. Les prévisions pour l'avenir n'indiquent pas d'augmentation d'apport d'eau au fleuve.
( 02 )

Selon le vulgarisateur scientifique, David Suzuki, une exploitation possible d'hydrocarbures dans la partie québécoise du golfe du Saint-Laurent multiplierait les passages de pétroliers sur le fleuve et les risques qui y sont associés. N'oublions pas qu'il se produit déjà près de 200 déversements de produits pétroliers en provenance de navires chaque année dans le Saint-Laurent. ( 03 )

 
 

Exemple de capacité d'intervention en 2014
en cas de déversement de pétrole dans les eaux du fleuve

 

Note: En lisant l'histoire ci-dessous, imaginez que le bateau est un pétrolier
transportant des milliers de litres de pétrole brut

Nous sommes le dimanche soir du 17 décembre 2013, en pleine tempête de neige. Un bateau remorqueur du Groupe Ocean, l'André H., a «échappé» deux des trois petits navires qu'il tirait vers l'île aux Coudres.

Parti de Gaspé en matinée, le convoi passait devant L'Anse-Pleureuse, du côté nord de la Gaspésie, quand l'incident s'est produit. Le remorqueur traînait trois navires de dragage, la drague I.V. 8 et les chalands I.V. 9 et I.V. 10.

«Le capitaine a perdu une ligne de touage. Elle pourrait s'être brisée. On attend de voir ce qui s'est passé», notait Jean-Philippe Brunet, du Groupe Ocean.

Les deux derniers membres du convoi, les chalands I.V. 9 et I.V. 10, sont partis à la dérive. «Il y avait des vents de 25 à 30 noeuds (50 à 60 km/h) et une visibilité nulle. l'équipage du remorqueur n'était pas en mesure de retourner. On a dépêché un remorqueur de Sept-Îles

La distance Sept-Îles-L'Anse-Pleureuse requiert des heures de navigation. Les chalands ont été échappés à 19h, et la Sûreté du Québec était avisée à 20h56 qu'ils étaient échoués entre L'Anse-Pleureuse et Gros-Morne.

Odeur de pétrole

Les chalands contiennent deux réservoirs d'une capacité de 3 000 litres de diesel. Ils sont situés dans des compartiments isolés, selon M. Brunet. Le ministère de l'Environnement devait se rendre sur les lieux le lendemain.

Un passant, Angélo Lévesque, a pourtant été marqué par la forte odeur de pétrole.

«

Vers 15h30, il y avait une grosse nappe de pétrole, surtout à la hauteur de Mont-Saint-Pierre. C'était noir comme de l'encre, sur une largeur de 25 à 30 pieds

»

Ce qui est confirmé par la vidéo diffusée par la télévision communautaire locale. ( 04 )

À son réveil hier, Denis Côté a vu les bateaux échoués. «Un des bateaux était passé par-dessus les roches et un autre était submergé, le fond étant probablement éventré. Le remorqueur est resté en attente toute la journée. Je ne comprends pas que la Garde côtière n'intervienne pas. J'ai aussi vu, dans le village, des gens sortir de deux camionnettes pour prendre des tests d'eau dans le fleuve.»

Une équipe composée de cinq employés du Groupe Ocean, qui est propriétaire des deux navires de dragage, est arrivée sur les lieux, accompagnée d'un représentant du SIMEC. Deux officiers en évaluation environnementale de la Garde côtière canadienne ont quitté Québec le lendemain de l'événement. 

Arrivés sur les lieux, ils ont monté une cellule de commandement afin de dresser un portrait de la situation. Les deux navires de dragage ont une capacité de 3000 litres de diesel.

Tant le Service d'intervention maritime- Est du Canada (SIMEC) ainsi que le Groupe Ocean confirment qu'aucun déversement d'hydrocarbures ne s'est produit lors de l'échouement de deux barges survenu à Saint-Maxime-du-Mont-Louis, dans le secteur entre L'Anse-Pleureuse et Gros-Morne, assure le communicant-propagandiste du groupe Ocean, Philippe Fillion

Une des grandes difficultés: un fleuve indomptable

La priorité de l'équipe était de retirer les hydrocarbures des chalands. Mais les vagues encore très fortes empêchaient les manoeuvres. 

«

Les conditions atmosphériques jouent contre nous, observe le porte-parole du Groupe Ocean. On attend que la marée descende

»

L'étape suivante, pour le Groupe Ocean, était d'élaborer un plan de renflouement. «On veut savoir comment le propriétaire entend renflouer les bateaux», indique la porte-parole de la Garde côtière canadienne, Nathalie Legendre. «Ensuite, on va déterminer si ça rencontre nos critères.»

Le 18 décembre 2013 il est constaté que les deux navires du Groupe Ocean de Québec sont figés dans les glaces et qu'ils ne seront sortis de leur fâcheuse position qu'au printemps 2014.

Avant les Fêtes, le Groupe Ocean avait déposé un plan d'intervention auprès de Transports Canada et des autorités municipales concernées. «Le plan d'intervention consiste à sortir nos barges à l'aide de gros ballons pour qu'on puisse les faire reflotter jusqu'à un point d'attache le plus près, soit pour être réparées, soit pour être transportées d'une autre façon», résume le directeur des affaires publiques du Groupe Ocean, Philippe Filion.

Mais, à cause des froids polaires, les bateaux se trouvent maintenant coincés dans les glaces du Saint-Laurent. «Le plan d'intervention est donc reporté», se résout à dire le porte-parole. «On n'a pas de moyen de faire fondre cette glace-là

Travaux de pompage

La barge qui est coincée contre l'enrochement a complètement été vidée de ses 3 000 litres de diesel. Selon M. Filion, le pompage du réservoir de l'autre navire qui, celui-là, est en grande partie submergé, devrait être complété au cours des prochains jours dit-il. L'évaluation de l'état des deux bateaux, dont surtout celui qui est submergé, se poursuivra lorsqu'ils seront sortis de l'eau. La barge submergée il va y avoir des dommages plus importants. Elle est pleine d'eau. 

La seule chose que le Groupe Ocean peut confirmer, c'est qu'il n'y a aucun trou dans leur coque.»

Comment peut-on dire qu'il n'y a pas de trou dans la coque de celui qui est submergé dans les glaces et qui nous dira s'il reste du pétrole dans ce bateau???? - Et qu'a fait le remorqueur parti de Sept-Îles à part de regarder s'englacer les bateaux. Pour le moment c'est silence radio jusqu'au printemps - 
JosPublic.

Regarder le pétrole couler au fond de l'eau

Le gouvernement provincial n'a pas juridiction quant à la navigation sur le Fleuve Saint-Laurent. Alors s'il y a un accident il regardera passer la pollution.

Bien sûr le ministre débarquera d'un hélicoptère avec son parka Kanuk, il fera le jars, assénera quelques phrases percutantes envers le gouvernement fédéral pour que les journalistes aient de la matière croustillante au télé-journal et se fera rassurant comme le lui a dit de faire son communicant attitré (agent de relations publiques, ou service de communication, ou attaché de presse, ou chargé de propagande: ce sont tous des synonymes).

Du côté fédéral, puisqu'on aura déjà définancé la garde côtière et qu'il manque de bateau, on dira en langue de bois, que le gouvernement du Canada s'est assuré que nous ayons les meilleurs règles de l'industrie maritime comme il a été dit dans le scandale déréglementaire du Lac Mégantic. ( 10 ) Le ministre de Transport Canada ou celui de Pêche et Oceans nous dira qu'il suit le dossier de près et qu'il a confié le soin de la dépollution à SIMEC une entreprise dont les grands actionnaires sont quatre grandes pétrolières.
( 11 )

Pour les bateaux qui transitent régulièrement sur le fleuve leurs propriétaires ou affréteurs peuvent être membres de la SIMEC et payer une cotisation basée sur le tonnage. Lors d'un accident, la SIMEC intervient. Pour les non membres c'est une autre histoire qu'il serait trop long d'aborder ici.

Justement, ici c'est important à savoir qu'un bateau peut-être la propriété d'une firme, loué à une autre firme sous un autre pavillon de pays et transporter la cargaison d'une autre compagnie. Alors si la compagnie est solvable elle ramassera ses débris à ses frais. Le fédéral fournira des inspecteurs et évaluateurs et comme les berges appartiennent à la province, il sera disposé à payer un % des frais de décontamination.

Quant au pétrole dans l'eau, il est trop tard. Un ministre fédéral passera au bulletin de nouvelles pour nous dire qu'en 2014 il a fait adopter une loi pour que l'on puisse poursuivre la compagnie fautive jusqu'à hauteur de 1 milliard de $. Ce qu'il ne dira pas c'est que si les coûts sont plus élevés que la capacité de payer de la compagnie, elle fera faillite et nous resterons avec le problème entier dans les mains. Est-ce possible ?

Ne cherchez pas loin, il y a un bateau mexicain dans la voie maritime du Saint-Laurent, plus particulièrement au Lac Saint-Louis près de Beauharnois, région de la Montérégie, qui perd son pétrole depuis trois ans et personne ne bouge.

Le Kathryn Spirit, photo à droite, est la propriété d'une firme mexicaine la Reciclajes Ecologicos Maritimos S.A., ( 14 )

Si un accident grave s'était produit en décembre 2013 comme le cas cité à l'Anse pleureuse en Haute-Gaspésie, les gouvernements se seraient comportés comme on vient de le voir. La limite de responsabilité automatique est actuellement de $30 millions et justement la Coalition Saint-Laurent ( 05 ) considère qu’il était plus qu’urgent de l’augmenter.

 
 

Ottawa fixe à 1 milliard de dollars la limite de responsabilité pétrolière
en milieu marin

 
 

Le ministre des Ressources naturelles, Joe Oliver, vient de déposer le projet de loi C-22 concernant la responsabilité des compagnies pétrolières lors de forages en mer. ( 12 )

Il est à noter que c'est un dépôt devant la chambre des communes d'Ottawa, cela ne nous permet pas de présumer d'une date d'adoption.

En vertu de ce projet de loi, la responsabilité automatique des compagnies, en cas d’accident, augmenterait à un milliard de dollars, qu’elles soient fautives ou non. De son côté la Coalition Saint-Laurent exige une responsabilité illimitée. Si la nouvelle limite de $1 milliard est une bonne nouvelle en soi, elle est loin d’être satisfaisante.

Une simple comparaison avec les coûts du déversement de la plate-forme Deepwater Horizon ( 06 ), dans le golfe du Mexique en 2010, évalués à plus de $43 milliards, suffit à nous convaincre que le projet de loi C-22 ne va pas assez loin.

La Coalition Saint-Laurent considère qu’il ne devrait y avoir aucun plafond de responsabilité et que le principe pollueur-payeur devrait s’appliquer entièrement. Des pays tels que la Norvège, le Danemark, ou le Groenland n’ont aucun plafond de responsabilité ( 07 ); pourquoi n’en serait-il pas de même au Canada?

Le gouvernement du Québec envisage d’ouvrir le golfe du Saint-Laurent à l’exploration pétrolière et propose de mettre en place « les plus hauts standards au monde », des standards qui correspondent justement à un plafond illimité de responsabilité.

Sylvain Archambault ( 08 )

Puisque le gouvernement du Québec devra harmoniser ses pratiques avec celles du gouvernement fédéral, il est impératif d’adopter une approche cohérente avec ses objectifs d’excellence visés.  « Alors que le gouvernement Marois est en négociation avec le gouvernement fédéral au sujet des lois miroir qui vont encadrer les activités pétrolières dans le golfe, il serait essentiel que nous exigions d’Ottawa un plafond illimité de responsabilité, » d’affirmer Sylvain Archambault, porte-parole de la Coalition Saint-Laurent.

Mais malgré tout, aucun montant d’argent ne peut réparer complètement les dégâts d’un déversement majeur.

« Les impacts humains et écologiques d’un déversement d’importance peuvent persister très longtemps, voire des décennies. Aucun montant d’argent, aussi élevé soit-il, ne peut effacer entièrement les dégâts et restaurer complètement les écosystèmes, » selon Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki.

Danielle Giroux ( 09 )

« Le golfe du Saint-Laurent est un écosystème unique et d’une grande fragilité. À ce stade, il serait irresponsable d’y permettre les activités pétrolières et un moratoire sur de telles activités pour l’ensemble du golfe du Saint-Laurent est essentiel » de conclure Danielle Giroux, porte-parole de la Coalition Saint-Laurent.

Le brise glace NGCC Des Groseilliers

 
 

La SODES réclame de nouveaux brise-glaces sur le Saint-Laurent

 
 

La Société de développement économique du Saint-Laurent (SODES) exige que la Garde côtière canadienne renouvelle sa flotte de brise-glaces.

La SODES qui regroupe 80 membres, dont des transporteurs maritimes, des quais et des municipalités, n'a pas apprécié la gestion et l'aide offerte par la Garde côtière, en début d'année 2014, alors qu'une vingtaine de navires étaient prisonniers des glaces épaisses du fleuve Saint-Laurent.

L'organisme estime que l'âge avancé des bateaux de la flotte de la garde côtière rend leur intervention inefficace. La société a fait parvenir une lettre à plusieurs ministères canadiens et québécois afin qu'ils interviennent dans ce dossier.

Pertes importantes pour les transporteurs

Selon la Sodes, ces problèmes ont engendré des pertes moyennes de 100 000 $ par bateau. « Ce qu'on demande aux ministres et aux représentants gouvernementaux, c'est de nous soutenir dans nos requêtes auprès de la Garde côtière canadienne. Il faut que la garde côtière investisse dès maintenant dans la construction de brise-glaces moyens et lourds. Et on demande également de rendre disponibles des unités additionnelles dans la région du Saint-Laurent et des Grands Lacs », a expliqué la directrice des projets et des affaires gouvernementales à la SODES, Mélissa Laliberté.

Embâcle de glace près du pont de Québec

 
 

Un fleuve très exposé aux accidents

 
 

Le golfe du Saint-Laurent et la côte sud de la Colombie-Britannique sont les deux endroits au pays les plus exposés et les plus vulnérables aux marées noires, indique une étude commandée par le gouvernement fédéral canadien.

Ces conclusions alimenteront certainement le débat entourant plusieurs projets d'oléoducs, dont deux en Colombie-Britannique qui devraient, d'après le rapport, faire bondir de manière importante les risques de déversements de pétrole en mer.

L'étude de 256 pages, qui a été remise plus tôt en janvier 2014 à Transports Canada, a analysé les risques associés aux marées noires au sud du 60e parallèle selon les volumes de pétrole actuellement transportés.

Elle a déterminé que le golfe du Saint-Laurent, le détroit de Cabot près de Terre-Neuve-et-Labrador, la côte est de l'île du Cap-Breton et la pointe sud de l'île de Vancouver sont les zones les plus susceptibles d'être le théâtre de déversements majeurs.

L'étude a également évalué l'impact potentiel de quatre projets d'oléoduc, dont le Northern Gateway vers Kitimat, en Colombie-Britannique, et le plan de Kinder Morgan de presque tripler le débit de sa ligne Trans Mountain vers Vancouver.

D'après l'étude, la proposition de Kinder Morgan doublerait le volume de pétrole transitant dans cette région où l'environnement marin est déjà fragile, ce qui augmenterait aussi la fréquence des accidents, alors que la portion de l'oléoduc Northern Gateway situé au large ferait passer les risques de marée noire de bas à très élevés dans cette zone.

L'étude a aussi conclu que l'inversion du flux de pétrole sur la ligne 9 d'Enbridge, qui permettrait d'expédier du pétrole brut produit dans l'ouest du Canada vers des raffineries à Montréal et à Québec, réduirait les risques de déversement en mer parce qu'elle diminuerait le transport de pétrole dans le golfe du Saint-Laurent.

Mais l'étude ne tient pas compte de la possibilité que le Québec transporte par bateau le pétrole d'Anticosti et de la Gaspésie par le fleuve, ce qui augmenterait le trafic maritime. Cette information provient de l'Agence de Presse Canadienne et ne mentionne pas qui a fait l'étude et dans quel contexte. Sur le site du ministère fédéral le document est introuvable. Le même texte a été publié dans le journal La Presse et le journal Le Devoir

 
 

Un fleuve déjà trop pollué

 
 

L'eau du fleuve Saint-Laurent est très polluée par la multitude de produits toxiques qu'on y déverse. Ces poisons proviennent des entreprises sises le long du cours d'eau; par l'excédent des engrais utilisés sur les terres agricoles qui lors de pluies se rendent jusqu'au fleuve; les rejets des usines de traitement des eaux usées qui nettoient très peu nos rejets domestiques; les 200 déversements annuels de pétrole provenant des navires sur le fleuve; et finalement par l'eau irradiée et le tritium rejetés par la centrale nucléaire de Gentilly.

Dans ce dernier cas, le moment tournant a été atteint quand ils t enlevé les derniers tubes contenant de l'uranium. Le besoin de refroidir le réacteur avec de l'eau lourde à haute pression sera moindre puisque la production a cessé, mais sera toujours nécessaire ...au moins durant 100 ans.

Usine de des eaux usées de Montréal

Les conséquences sont connues et non les moindres sont en premier lieu la disparition de l'oxygène nécessaire aux invertébrés qui du fond du fleuve sont la base de la chaîne alimentaire qui, rendue à l'humain, fait dire à son médecin de ne pas manger de poisson provenant du fleuve plus d'une fois par semaine et aux femmes enceintes...jamais!.

Un autre effet c'est la quantité de produits toxiques pénétrant dans les prises d'eau des usines de production d'eau potable située dans les villes le long du fleuve.

Si, depuis des années certains polluants sont moins présents car le gouvernement en aurait défendu l'utilisation, il en reste quand même près de 800 qui dérivent ici et là au fil de l'eau. Les groupes environnementaux se plaignent de ne pas être écoutés par le gouvernement et le gouvernement se plaint que la fédération des petites entreprises du Canada refuse de nettoyer leurs procédés de production et de rejets.

Côté gouvernemental, la plainte est feinte car leur conception de la société donne toujours raison aux gens d'affaires. Alors le gouvernement conservateur déréglemente pour permettre aux compagnies d'augmenter leurs profits. Vous en doutez ?

Pourtant la loi C-45 adoptée par le Parti Conservateur du Canada a enlevé toute protection au golfe Saint-Laurent entre autres et l'a rendu ouvert à l'exploitation pétrolière sans aucune protection. La modification adoptée en 2012 détruit des lois relatives à des cours d'eau qui avaient été adoptées à l'époque de Sir John McDonald et même sous le régime de Brian Mulroney. ( 13 )

Nous sommes en 2014 et il faut avouer que l'état de l'eau est navrant.

Avons-nous vraiment besoin de voir augmenter les risques d'un ajout de pollution à un fleuve déjà très mal en point ?

Sources: Le Soleil/Gesca pour Power Corporation of Canada, Communiqué de La Coalition Saint-Laurent

Choix de photos, fusion de textes, commentaires, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 02 février 2014

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

Société de développement économique du Saint-Laurent - Site internet de la SODES

 

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02

 

Selon l’étude de Croley (2003), qui a utilisé les sorties de quatre modèles de circulation générale, la quantité d’eau transitant du lac Ontario vers le fleuve Saint-Laurent serait réduite de 4 % à 24 % sur une base annuelle à l’horizon 2050 par rapport au niveau de 2007. Ouranos: vers l'adaptation aux changements climatiques et La baisse du niveau de fleuve: impact possible sur la santé humaine - Le Soleil, le 14 septembre 2012

 

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03

 

Une exploitation possible d'hydrocarbures - Sur le site de la Fondation David Suzuki

 

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04

 

Télé-communautaire Télé-Soleil: Reportage le 16 décembre 2013 - Vidéo de la télé

 

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05

 

La Coalition Saint-Laurent regroupe des Premières Nations et des non-autochtones, provenant de 85 organismes et associations et plus de 4 700 individus issus de secteurs économiques variés et des cinq provinces côtières du golfe. Les membres de la Coalition demandent que soit décrété un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures dans l'ensemble du golfe du Saint-Laurent.

 

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06

 

Déversement de pétrole: Marée noire: dans le Golfe du Mexique. Et si c'était dans le Golfe Saint-Laurent? - Sur MétéoPolitique

 

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07
 

 Lloyds (2012). Arctic Opening : Opportunity and risk in the High North.

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08

 

Sylvain Archambault: titulaire d’une maîtrise en biologie (écologie), il oeuvre depuis 20 ans comme consultant pour des organismes environnementaux ou des agences gouvernementales. Depuis 2003, la plus grande partie de son temps est consacrée à la SNAP Québec sur des dossiers tels que les aires protégées, la planification territoriale, les ressources naturelles (forêt et mines) et, depuis trois ans, sur les problématiques pétrolières et gazières dans le golfe du Saint-Laurent.

Sylvain représente la SNAP Québec au sein de la Coalition Saint-Laurent qui milite pour un moratoire sur les activités pétrolières dans le golfe du Saint-Laurent. Sylvain a développé une expertise unique sur la question des hydrocarbures extracôtiers dans le golfe et, par l’entremise de documents de vulgarisation, de conférences, ainsi que par plus d’une centaine d’entrevues médiatiques, il a contribué largement à faire connaître ces enjeux. Il rédige présentement un guide sur les problématiques gazières et pétrolières dans le golfe du Saint-Laurent.

 

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09

Tous les textes de Danielle Giroux à propos du pétrole sur MétéoPolitique

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10
 

À propos de la tragédie déréglementaire-ferroviaire de la ville de Lac-Mégantic et ses 47 décès en juillet 2013 - Sur MétéoPolitique

 

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11
 

À propos de la SIMEC . L'entreprise est la propriété des compagnies: Pétrolière Impériale Ltée, Ultramar, Shell Canada, Suncor. Les compagnies qui possèdent des bateaux peuvent devenir membre de SIMEC et la cotisation est basée sur le tonnage transporté. L'objectif est de maintenir, à un coût abordable pour les  membres, une capacité d'intervention véritable conforme à la législation en cas de déversement maritime d'hydrocarbures.

 

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12

 

Projet de loi C-22 - Loi concernant les opérations pétrolières au Canada, édictant la loi sur la responsabilité et l'indemnisation en matière nucléaire, abrogeant la loi sur la responsabilité nucléaire et modifiant d'autres lois en conséquence. Première lecture le 30 janvier 2014 - Chambre des communes du Canada.

 

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13

 

L'assassinat prémédité des cours d'eau canadiens - Analyse par Pierre Tremblay, vice-président francophone du Parti Vert du Canada

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14

 

Le bateau Kathryn Spirit accosté à la voie maritime est la propriété d'une firme mexicaine la Reciclajes Ecologicos Maritimos S.A.,

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