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Pétrole et gaz de schiste en faillite aux États-Unis

Pendant que Philippe Couillard joue au yoyo avec le pétrole et le gaz de schiste, que le ministre de l'Environnement du Québec s'explique et se contredit et que la firme Pétrolia qui participe aux tests sur l'Île d'Anticosti déchire sa chemise publiquement, ( 01 ) la situation mondiale des développeurs du gaz de schiste est au point de rupture de sa bulle boursière et plusieurs font déjà faillite.  Résultat d'une situation prévue par des analystes qui ne sont pas à la solde des pétrolières.

 

 
 

40 compagnies de pétrole de schiste en faillite

 
 

Les faillites parmi les sociétés pétrolières et gazières américaines ont atteint un niveau record depuis la grande dépression des années 1930, rapporte la Réserve fédérale de Dallas.

Au moins neuf sociétés américaines du secteur pétrolier et gazier, dont la dette commune dépasse deux milliards de dollars, ont engagé la procédure de faillite au quatrième trimestre de l'année 2015, rapporte la banque.  Par contre il y en a une quarantaine qui a déposé leur bilan ou tentez de prendre des arrangements avec leurs créditeurs durant l'année 2015  ( 02 )

Les mouvements les plus spectaculaires se produisent actuellement sur les cours du pétrole.  Les prix du baril en Europe et aux États-Unis chutent à une vitesse vertigineuse pour flirter avec leur plus bas niveau depuis 2008 et 2004 respectivement.  Les cours du gaz naturel américains sont déjà au plancher depuis treize ans, signalent les analystes qui parlent de plus en plus souvent d'un retour des années 1930.

La « bulle » de l’économie états-unienne continue à augmenter.  Après l'effondrement du marché de l’immobilier et de l’e-commerce au début des années 2000, un nouveau rêve américain est sur le point de s’effondrer.  C’est celui de la révolution du pétrole de schiste.  Le pic de la production de cet hydrocarbure pourrait être atteint dès 2016.  Ensuite, une fois l’euphorie temporairement passée, il va falloir augmenter les importations.

Les appareils de forage ont déjà été déployés en masse aux États-Unis, dans le but non seulement d’approvisionner en hydrocarbures le pays, mais aussi pour exporter le pétrole de schiste.  Désormais les entreprises en charge des projets n’ont pas beaucoup de choix : soit forer sans faire des bénéfices, soit tout simplement arrêter la production. 

La plupart des entreprises fonctionnent pour payer au moins les salaires des employés.  Et les sociétés productrices du pétrole de schiste ont contracté des emprunts qu’elles n’arrivent pas à rembourser.  Une situation qui ne peut pas durer longtemps, compte tenu des difficultés que rencontre le secteur.

La plupart des acteurs de ce secteur énergétique vit grâce aux fluctuations du marché boursier.  En se basant sur les chiffres de l'Agence d’information sur l’Énergie (Energy Information Administration), Barack Obama a promis une production stable pour cent années à venir.  Sauf qu’il n’a pas tenu compte dans ses calculs du fait que le volume produit est trois fois moins important que toutes les réserves.

 Mais la foi dans un avenir brillant de l’énergie de schiste reste bien vivante.  Les volumes de production augmentent, les coûts baissent et cette baisse des prix sera bénéfique pour l’économie américaine, car les Américains pourront faire des économies sur l’essence.  En attendant, les États-Unis sont devenus soudainement le plus gros importateur et le plus gros producteur.

Certains experts reconnaissent que la révolution du schiste a été prématurée.  Des études récentes montrent que les réserves sont deux fois moins importantes que le volume annoncé par le gouvernement américain.  Quant au maintien de la production à un niveau nécessaire, cela risque de coûter trop cher pour qu’on parle de bénéfices.

Mais la position globale de Washington sur cette question ne change pas pour l’instant.  Les experts ne croient pas en un effondrement possible du secteur de l’exploration de l’huile de schiste.  Tout simplement parce que cet effondrement ne peut pas avoir lieu.  Tout comme Enron, qui contrôlait de fait le marché et de ce fait ne devait pas faire faillite.

Sans faire attention aux erreurs graves qu’ils commettent, les États-uniens continuent à poursuivre leur rêve de devenir une hégémonie énergétique.  Mais ce rêve n’est probablement qu’une nouvelle bulle
« made in the USA ».

Une déception de schiste

Une baisse prolongée du prix du baril de pétrole pourrait compromettre les financements de recherche de pétrole de schiste aux États-Unis dès 2016.

En effet, cette baisse des cours du brut met à rude épreuve les entreprises du secteur, qui ne sont plus rentables avec de tels prix.

Le taux de défaut dans le secteur pourrait dépasser les 10 % l'an prochain outre-Atlantique selon l'agence de notation financière Fitch, un record historique.  Si on a un prix à 50 dollars, il y aura toute une partie des pétroles de schiste qui ne sera plus rentable, et on sait qu'avec moins de bénéfices, on a moins d’investissements. 

Les experts se demandent en effet s'il ne s'agit pas de la fin du fameux boom des hydrocarbures de schiste. 
C'est en tout cas ce que prédit l'un des maîtres de l'énergie de Wall Street, Andrew John Hall qui a notamment prédit une fin rapide du boom des hydrocarbures de schiste et donc un retour du pétrole conventionnel.

Selon ce dernier, les spécialistes auraient fait des erreurs sur les spécificités des hydrocarbures de schiste, notamment sur leur durée de vie et le fonctionnement des marchés du gaz et du pétrole.  

Il explique notamment qu'il y a, d’un côté, les États-Unis qui produisent à pleine capacité des hydrocarbures de schiste ayant une durée de vie de cinq ans et de l’autre, les pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) qui détiennent la majorité des gisements qualifiés de super-géants (réserves supérieures à 700 millions de tonnes) et qui produisent par quotas et donc épuisent moins vite leurs réserves.

Dans ces conditions, suppose Andrew John Hall, on ne peut qu’avoir un retour du pétrole conventionnel dans les prochaines années. 

Malgré tout les consommateurs américains sont pour le moment contents.  Et les médias se dépêchent d'appuyer cette euphorie et promettent un avenir fabuleux aux hydrocarbures de schiste.  Toutefois, certains analystes scrutent déjà l'horizon.  Dès à présent le prix bas du baril coupe l'appétit aux compagnies. Et en dépit d'un grand nombre d'emplois créés ces temps-ci dans le secteur pétrolier de plusieurs États américains, l'effet peut s'avérer peu durable. Et moins coûtera le pétrole, moins il restera d'emplois. Et à part les États-Unis, cela touchera les pays où les plus gros projets sont en voie de réalisation. Par exemple, l'Australie.

Chevron annonce déjà des plans de compression d'un quart du personnel dans l'État de Pennsylvanie.  La grogne des ouvriers dans le secteur pétrolier tourne en actions de protestation de masse.  Une grève, la plus importante depuis les années 80 du siècle dernier, a commencé récemment aux États-Unis.

Nikolaï Ivanov  ( 03 )

D'habitude, les géants pétroliers et gaziers engloutissent de plus petites compagnies. Mais c'est coûteux et tous ne peuvent pas se le permettre dans les conditions présentes, dit Nikolaï Ivanov, en charge des marchés énergétiques à l'Institut de l'énergie et des finances.

Certes, des compagnies peu efficaces vont faire faillite, englouties par de plus grosses, plus efficaces ou plus agressives.  Je ne pense pas que d'importantes compagnies vont investir beaucoup dans des projets d'hydrocarbures de schiste lorsque les prix sont bas.

Chevron a informé de la diminution de près d'un tiers de ses profits — dans le dernier trimestre de 2014 la compagnie a gagné moins de 3,5 milliards de $, alors que ses investissements doivent se monter cette année à 35 milliards de $, et encore après une réduction des dépenses de 13 %. 

Fin janvier 2015 des réductions ont été annoncées par Conoco Phillips américaine et Royal Dutch Shell hollando-britannique.

 
 

Guerre des prix du pétrole sur le marché européen

 
 

L'administration du président américain Barack Obama a décidé de vendre de l'or noir provenant des réserves stratégiques de l'État, une décision soi-disant motivée par la nécessité de stabiliser le budget mais qui a pour but de déclencher une guerre sur le marché des matières premières, estime le quotidien allemand Die Welt

La décision de vendre leurs réserves stratégiques n'est guidée que par la détermination des États-Unis à baisser les prix du pétrole et à fragiliser ainsi leurs principaux concurrents, dont la Russie, l'Arabie Saoudite, le Venezuela et l'Iran.

Traditionnellement, les autorités américaines ont recours à leurs réserves stratégiques en cas d'urgence, voire lors des guerres, crises ou calamités naturelles.  Ainsi, en 2005, le gouvernement américain a dû y recourir suite à l'ouragan Katrina qui avait dévasté le pays.  Dans ce cas de figure, il s'agissait d'une mesure conservative, mais aujourd'hui, le pétrole est plutôt une arme dans les mains des États-Unis, souligne Die Welt.

Le Gouvernement états-unien a convenu de vendre 8% de la réserve stratégique pétrolière qui se chiffre actuellement à 695 millions de barils.  Au total, l'État américain prévoit d'écouler environ 58 millions de barils de pétrole sur la période de 2018 à 2023 (5-10 millions par an).

En 2025, les recettes seront versées sur le fonds unique du département du Trésor des États-Unis pour être ensuite utilisées afin de stabiliser le budget.

Économiquement parlant, cette démarche s'avère pourtant être assez contradictoire. 

Selon Die Welt, dans la mesure où la vente du brut n'apportera que quelques trois milliards de dollars selon les prix courants, il est peu probable que cette somme aidera le pays à acquitter sa dette dont le montant s'élève à 18 000 milliards de dollars.

En 2015, les prix du pétrole ont chuté approximativement de moitié.  Si, l'année dernière, le marché de l'or noir se négociait au prix de 100 dollars le baril, la valeur actuelle n'atteint même pas la barre des 50 dollars. Les consommateurs profitent alors des bas prix du carburant et du chauffage, alors que la situation est bien nuisible pour l'État.

"Pourquoi Obama a annoncé ses projets de vente de ses réserves juste au moment où les prix ont tellement baissé? Probablement parce qu'il s'agit non seulement d'argent, mais aussi et surtout de politique", fait remarquer Die Welt. 

La décision de vendre du pétrole stratégique vise à affaiblir les pays où le brut reste l'un des principaux moyens d'étoffer le budget, en exerçant sur eux une pression artificielle.

"De cette manière, les USA lancent un défi à la Russie, à l'Arabie Saoudite au Venezuela et à l'Iran, et déclenchent une guerre globale sur le marché des matières premières", conclut le quotidien allemand.

 

 

Guerre économique de l'Arabie-Saoudite

 
 

L’Arabie saoudite poursuit sa guerre économique sur le marché pétrolier avec des entreprises états-uniennes.  Le but du royaume est de protéger sa part de marché et de rendre plus difficiles les affaires des producteurs états-uniens de pétrole de schiste, estime l’édition Forbes.

Le marché du pétrole semble voir une nouvelle étape de la lutte ( 04 ) entre les entreprises saoudiennes et américaines. L'Arabie saoudite a déjà dépensé près de 100 milliards de dollars de ses réserves de devises internationales, ce qui a permis d'obtenir un certain résultat. 

La décision saoudienne de ne pas baisser le niveau de production pétrolière a provoqué le recul du prix du pétrole de type Brent et WTI

Cependant, pour gagner cette lutte avec les États-Unis, le royaume sera obligé de dépenser plus. L'Arabie saoudite a l'intention de doubler les enjeux à l'aide d'emprunts. 

Selon les données du Financial Times, le pays est prêt à entrer dans les marchés mondiaux de titres afin d'attirer des ressources financières pour intensifier la rivalité avec ses concurrents états-uniens.

Par ailleurs, l'Arabie saoudite a besoin de ces emprunts parce qu'elle subit de graves problèmes financiers, notamment liés aux restrictions budgétaires.  Dans le même temps, aujourd'hui, dans leur lutte acharnée avec le pétrole de schiste états-uniens, les Saoudiens ne peuvent se prévaloir que de petites victoires, conclut l'édition.

 
 

La Russie et le schiste

 
 

"Pour la Russie, la production de pétrole de schiste est un objectif d'avenir.  À l'heure actuelle, il existe des alternatives plus prometteuses liées au pétrole dit «difficilement extractible». 

Il s'agit en premier lieu des formations Achimov renfermant une matière qui n'est déjà plus du pétrole dans le sens classique de ce terme, mais pas encore du pétrole de schiste. 

Léonid Fedoun, vice-président
du groupe
Lukoil

Cette variété intermédiaire d'hydrocarbures est plus facile à extraire que le pétrole de schiste, et sa production revient moins cher", a déclaré Léonid Fedoun lors d'une conférence téléphonique avec des investisseurs. 

Lukoil effectue une exploitation intense de ce type de gisements, a indiqué le vice-président.  Selon lui, les formations Achimov recèlent la majeure partie des réserves du champ pétrolier d'Imilorskoïe (district autonome des Khantys-Mansis).

 
 

Des pétrolières quittent le schiste et la Pologne

 
 

Les compagnies produisant du pétrole de schiste perdent leur intérêt pour la Pologne Chevron a annoncé la fin des travaux de prospection, précédemment Exxon Mobil et Total avaient quitté le pays.

Les experts l'expliquent par une surévaluation des réserves en Pologne, mais aussi par des problèmes globaux de l'économie.  Les prix du pétrole sont toujours plus loin de leur maximum d'avant, et de nombreux projets deviennent tout simplement désavantageux.

La nouvelle sur le départ d'encore un géant a été perçue avec déception en Pologne, qui aspirait depuis longtemps à devenir indépendante de la Russie au regard de l'énergie.  Or le jour où la Pologne pourra se suffire en pétrole semble s'éloigner.  Il s'est avéré qu'il est plus difficile d'y produire du pétrole de schiste qu'on ne s'y attendait, que ses réserves ne sont pas aussi importantes qu'on ne le supposait.  Le projet est devenu désavantageux, et on a dû y renoncer. 

Comme pour le rêve d'une révolution de schiste en Europe, les problèmes apparaissent de même aux Etats-Unis, constate Nikolaï Podlevskikh, chef analytique de la compagnie d'investissements Zerich Capital Management.

Même si les roches y sont un peu différentes, moins denses, et les technologies de production y sont mises au point, ce qui leur permet d'extraire des quantités considérables.  Alors qu'en Europe, les roches sont principalement plus dures, mais l'essentiel réside dans une plus grande densité de la population, et en conséquence les critères écologiques pour la production y sont plus sévères.  On doit y forer beaucoup, tandis que le forage d'un puits revient à des millions de $.

 
 

Le schiste et la santé des populations limitrophes des puits

 
 

Une hausse de 27% en moyenne du nombre de maladies cardio-vasculaires coïncide avec la présence d'une zone de forage située à un kilomètre d'une ville.

Le boom du pétrole de schiste en Pennsylvanie risque d'augmenter sensiblement le nombre de maladies du cœur ainsi que d'affections neurophysiologiques chez des personnes qui habitent près des zones d'extraction, rapportent l'écologiste américain Reynold Panettieri et ses collègues de l'Université de Pennsylvanie, cités par le magazine PLoS One.

"Même si l'enquête ne permet pas encore de déclarer que l'exploitation du pétrole de schiste provoque de tels problèmes de santé, une forte hausse du nombre en si peu de temps témoigne qu'il faut en tenir compte dans le calcul du profit économique de la fracturation hydraulique", annoncent les scientifiques.  En comparant des statistiques médicales avec la position des puits d'extraction, les chercheurs ont découvert que les forages de pétrole de schiste de ces puits coïncidaient avec l'émergence de maladies du cœur et du système nerveux.

Les experts comptent démontrer prochainement que l'augmentation du nombre de maladies  correspond effectivement à l'extraction du pétrole de schiste et non pas à d'autres facteurs.

La production de pétrole difficilement extractible est plus rentable en Russie que l'exploitation des roches renfermant du pétrole de schiste, estime un vice-président de la compagnie pétrolière Lukoil.

La production de pétrole de schiste est actuellement moins rentable en Russie que l'exploitation des gisements difficilement récupérables, a indiqué mardi Leonid Fedoun, vice-président de Lukoil chargé du développement stratégique.

Sources: Die Welt pour Axel Springer (entreprise); PLoS One pour Public Library of Science; Sputnik news France pour La Voix de la Russie; Wall Street Journal pour la famille Rupert Murdoch.

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 26 décembre 2015

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

 

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

Paris Climat 2015. Couillard se dissocie du projet pétrolier sur Anticosti - Sur Radio-Canada, le 5 décembre 2015

Philippe Couillard tente de clouer le cercueil du projet d'exploitation des hydrocarbures sur l'île d'Anticosti. À la Conférence sur les changements climatiques à Paris, la COP 21

Exploitation d’Anticosti: Heurtel «très préoccupé» - Sur Journal de Montréal et Québec, le 28 octobre 2015.

Les émissions de gaz à effet de serre causées par l’exploitation potentielle d'hydrocarbures sur l’île d’Anticosti sont très préoccupantes, dit le ministre de l’Environnement.

Forage sur l’île d’Anticosti: Pétrolia réagit mal aux propos de Couillard - Sur Journal de Montréal et Québec, le 5 décembre 2015

Le PDG de Pétrolia, Alexandre Gagnon, n’a pas apprécié les propos du premier ministre Philippe Couillard qui s’est dissocié, à Paris, du projet de forage pétrolier sur l’île d’Anticosti

 

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02

 

Oil Bankruptcies Reach Highest Quarterly Level Since Recession - Sur Bloomberg Business, le 24 décembre 2015
Ci-dessous : liste des compagnies pétrolières enregistrées aux États-Unis et ayant fait faillite en 2015 - Source: bureau d'avocat Haines & Bones

3 janvier 2015

WBH Energy Partners

20 février 2015

Ivanhoe Energy inc.

8 mars 2015

Dune Energy inc.

9 mars 2015

BPZ Resources inc.

10 mars 2015

Victory Exploration inc.

17 mars 2015

Quicksilver resources

30 mars 2015

Laricina Energy

13 avril 2015

Shoreline Energy

30 avril 2015

ERG Ressources LLC

8 mai 2015

American Energy Corp

15 mai 2015

Duer Wagner Oil & Gas

21 mai 2015

Sun River Energy

3 juin 2015

Primera Energy

18 juin 2015

Saratoga Resources

8 juillet 2015

Sefton Resources

10 juillet 2015

Arabella petroleum

15 juillet 2015

Milagro Oil & Gas

15 juillet 2015

Sabine Oil & Gas

3 août 2015

American Standard Energy Corporation

6 août 2015

Luca International Group LLC

10 août 2015

Samco Oil LLC

11 août 2015

Black Elk Energy Offshore

14 août 2015

Waldron Energy

25 août 2015

Windfire Resources

28 août 2015

Sable operating company

28 août 2015

COGI limited partnership

31 août 2015

American natural energy

31 août 2015

Armada Oil inc.

1er septembre 2015

Buckingham Oil interests inc.

2 septembre 2015

Continental Exploration LLC

16 septembre 2015

Samson Resources corporation

1er octobre 2015

Miller Energy Ressources

22 octobre 2015

Aix Energy Inc.

26 octobre 2015

RAAM Global Energy company

31 octobre 2015

Republic ressources

15 novembre 2015

Escalera Ressources

Novembre 2015

Dolphin Group ASA

Novembre 2015

Arch Coal Inc

Novembre 2015

Cubic Energy Inc

Décembre 2015

KKR KKR -0.93% & Co.’s

 

Liste non exhaustive

 

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03

 

La prospérité des projets schisteux aux États-Unis ne durera qu’une année si les prix restent bas - Sur La Voix de la Russie, le 20 novembre 2014

 

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04

 

Le marché du pétrole semble voir une nouvelle étape de la lutte - Sur Magazine Forbes

 

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