Avenir de la centrale nucléaire Gentilly-2
Jour 1 des audiences publiques
Pas de tout repos pour Hydro-Québec

Le Nouvelliste
de Trois-Rivières - Mauricie/Bois francs
Publié le 13 décembre 2010

 

La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) se penche sur la demande d'Hydro-Québec de prolonger le permis d'exploitation de la centrale nucléaire Gentilly-2, d'abord pour six mois, puis pour cinq ans, donnant ainsi l'aval à la réfection du réacteur.

Pour une rare fois, la direction de la centrale a parlé ouvertement des problèmes à la centrale nucléaire. Lors du jour 1 des audiences publiques tenues vendredi, il a été question des irrégularités, des lacunes et des problèmes techniques survenus ces derniers mois à Gentilly-2.

En 2009, la dose de rejets atmosphériques a été plus importante que par le passé. En 2010, le taux d'accidents de travail a dépassé les niveaux de 2006 à 2009. Toutefois, les évènements qualifiés de « rapportables » par Hydro-Québec sont restés stables depuis 2007.

Lieux de travail
pour la réfection de Gentilly-2

La demande de prolongement de six mois d'abord, puis jusqu'au 30 juin 2016 permettra, si elle est acceptée par la CCSN, à Hydro-Québec de procéder à la réfection de la centrale et de son réacteur, lui donnant ainsi une durée de vie supplémentaire de 25 ans.

Or, l'audience n'a pas été de tout repos pour les représentants d'Hydro-Québec, qui ont été questionnés par les commissaires, notamment sur plusieurs lacunes soulevées dans des rapports et des vérifications faites par la CCSN.