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Fukushima: Une catastrophe nucléaire qui n'en finit pas de finir

Le gouvernement du Japon envisage de rejeter dans l’océan Pacifique des millions de tonnes d’eau irradiée suite à la triple fusion le 11 mars 2011 de la centrale nucléaire de Fukushima.  Le gouvernement de la Corée du Sud s’inquiète.

Quant aux groupes de défense des citoyens et citoyennes, ils sont découragés des tribunaux japonais qui en septembre 2019 ont déclaré non coupables les dirigeants de la compagnie Tepco qui opère le site nucléaire Daiichi de Fukushima. 

Pendant ce temps le gouvernement japonais continue de minimiser les effets de la radiation nucléaire admettant qu'il n'a plus l'argent pour maintenir les 165 000 personnes déplacées hors de la région.  Par la propagande il tente de les convaincre de revenir dans la région irradiée.

La culture du mensonge chez le 1 pour cent nommée aussi la classe sociale des oligarques, qu'ils soient du gouvernement ou du secteur privé, fait planer de sombres perspectives pour la suite des choses...

                                                                                    - JosPublic

Réservoirs de confinement des eaux irradiées

 
 
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La pollution radioactive se répand
 

Le Japon et la Corée du Sud ont toujours eu des relations compliquées et conflictuelles. Et cette histoire ne va rien arranger.  Récemment, on apprenait que la centrale de Fukushima n’aura bientôt plus assez d’espace pour contenir son eau irradiée. 

Selon les autorités japonaises, la seule « option réaliste » pour s’en débarrasser est « un rejet contrôlé » dans l’océan Pacifique.  Plusieurs milliards de litres d’eau hautement radioactive (tritium) seraient concernés.  Une intention qui ne passe pas auprès des associations environnementales et de Séoul, siège du gouvernement de la Corée du Sud. 

D’après l’ASN, l’autorité de sûreté nucléaire, c’est une zone de trente kilomètres de diamètre qui fut contaminée par ces particules radioactives.

Pourtant, une étude nous révèle la découverte d’un fort taux de radioactivité sur les côtes japonaises à presque cent kilomètres de distance de la centrale : les nappes aquifères et les plages de sable seraient contaminées et libéreraient une grande quantité de substances radioactives dans les océans !  Depuis la catastrophe les autorités avaient fermé la plage de la préfecture de Fukushima.

Cet incroyable accident avait notamment contraint les autorités à fermer la plage de la préfecture de Fukushima, comme l’affirme Japan Times dans un article du 20 juillet 2019.  Il s’agit plus précisément de la plage de Kitaizumi, située à une centaine de kilomètres de la ville de Fukushima.  Avant la catastrophe, cette même plage était un lieu apprécié des surfeurs et accueillait régulièrement des compétition internationales.

La plage a été réouverte et a été littéralement prise d’assaut par des habitants visiblement heureux de pouvoir à nouveau fréquenter le lieu.  Le jour de la réouverture, une compétition de surf a même été organisée par la Japan Pro Surfing Association.  Par ailleurs, les préparatifs concernant la réouverture de la plage incluaient la construction d’une digue ainsi que d’un parc public.

Pourtant en 2017, aucun sujet ne serait susceptible de boire cette eau contaminée, les scientifiques l’affirment : il n’est en aucun cas question de santé publique, mais de protection de l’environnement !

Publiée dans la revue scientifique The Proceedings of the National Academy of Sciences, l’étude annonce que la radioactivité relâchée dans l’environnement après une catastrophe nucléaire est facilement absorbée par les sous-sols terrestres qui la relargueraient par la suite dans les océans !

Arriver à ces résultats n’a pas été évident pour Virginie Sanial et son équipe.  Le groupe de chercheurs issus de la Woods Hole Oceanographic Institution accompagnés de la scientifique Seiya Nagao, de l’Université de Kanazawa, avait tout d’abord émis l’hypothèse que le fort taux de cesium-137, une substance fortement radioactive retrouvée sur les bords océaniques japonais, n’était dû qu’à son transport par les océans, à partir du lieu de l’accident nucléaire !

Virginie Sanial et Seiya Nagao

Ces particules radioactives se seraient ensuite doucement enfouies dans les sols marins pour n’être relâchées que quelques années plus tard.   Malheureusement, et après quelques recherches, les scientifiques se sont rendu compte que le césium n’avait pas la capacité d’adhérer au sable des plages japonaises en raison d’une eau trop salée !

La présence de césium sur les bords côtiers n’était pas due à son transport par les océans, mais provenait en réalité des nappes aquifères situées plus en profondeur sous les plages de sable japonaises !  Le taux de césium présent dans les sous-sols japonais était dix fois supérieur à celui mesuré en mer.

Les scientifiques en sont donc arrivés à la conclusion suivante : lorsque l’eau douce rejoint l’eau de mer, le césium présent dans les nappes aquifères se décroche des particules sableuses puis est relargué dans les océans !

À l’heure d’aujourd’hui, cette source de radioactivité serait aussi importante que les rejets actuels de la centrale de Fukushima et que la radioactivité présente dans les rivières adjacentes à la centrale. Bien évidemment, ces rejets de substance radioactive sont près de mille fois inférieurs à ceux mesurés directement après la catastrophe.

Les retombées venant de l'air et de l'eau se répandent quotidiennement depuis 2011.

 La distance ne semble pas avoir beaucoup d'importance puisque que les états-uniens de la côte ouest s'inquiètent après avoir décelé du radium 237 dans leurs vignes à vin de la Napa Valley, une célèbre région viticole de Californie située au nord de San Francisco.  Un groupe de physiciens nucléaires français a testé 18 bouteilles de rosé et de cabernet sauvignon californien produits entre 2009 et 2012.

 En comparant les différents produits, ils ont constaté que les vins produits après la catastrophe présentaient des niveaux de césium 137, une particule radioactive artificielle. 

Bien qu’ils aient trouvé des niveaux assez élevés de résidus radioactifs, les experts assurent dans les colonnes du New York Times qu’il n’y a rien à craindre.  Il n’y a pas de « problèmes de santé et de sécurité pour les résidents de la Californie », a déclaré sur ce point le département de la santé publique.

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Impunité des dirigeants

 

Trois anciens dirigeants du groupe Tepco ont été acquittés jeudi le 19 septembre 2019 par le tribunal de Tokyo qui a jugé qu'ils ne pouvaient être reconnus coupables de négligence ayant conduit à la catastrophe nucléaire de Fukushima après le tsunami du 11 mars 2011.

«Les prévenus sont tous innocents», a déclaré le juge en énonçant le verdict, au tout début de l'audience.

«Incroyable», s'est alors exclamée une personne dans le public.

Et le juge de poursuivre: «Les délibérations ont porté sur le fait de savoir s'il avait existé un certain niveau de prédiction» d'un gigantesque tsunami, pour définir si l'accusation de négligence ayant entraîné la mort lors des difficiles opérations d'évacuation était qualifiée ou non.

Puis les quelque cent personnes assises sur les bancs du public sont restées silencieuses, de même que les trois acquittés, durant la longue lecture des attendus justifiant le verdict.

 

Cinq ans de prison ferme étaient requis contre l'ancien président du conseil d'administration de Tokyo Electric Power (Tepco) au moment du drame, Tsunehisa Katsumata (79 ans), ainsi que contre deux anciens vice-PDG, Sakae Muto (69 ans) et Ichiro Takekuro (73 ans).

 

«Il n'y avait pas de consensus» sur le risque de tsunami et Tepco exploitait la centrale de Fukushima Daiichi avec l'autorisation du régulateur, a notamment argué le juge Kenichi Nagafuchi.

«C'est inacceptable», a crié un homme à l'extérieur du tribunal.  Selon les plaignants, ils auraient dû stopper la centrale sur la base d'informations faisant état d'un risque de tsunami dépassant ses capacités de résistance.

Ces trois anciens responsables de Tepco étaient les seules personnes physiques à être jugées dans le cadre de ce désastre, le pire accident nucléaire après celui de Tchernobyl en URSS en 1986.

Les poursuites engagées contre eux s'appuyaient sur le décès de 44 patients de l'hôpital de Futaba, à quelques kilomètres de la centrale, lors de leur évacuation d'urgence après le tsunami dans des conditions extrêmes, avec un bus qui a tourné en rond pendant plusieurs heures. Pour ces personnes âgées, l'épreuve s'est avérée fatale.

Les procureurs avaient refusé à deux reprises d'engager des poursuites contre les dirigeants de Tepco, arguant que les éléments du dossier étaient insuffisants.  Mais un réexamen de l'affaire en 2015 par un panel de citoyens, une procédure particulière, avait tranché pour un procès au pénal.

«Le système juridique du Japon a encore une fois échoué à défendre les droits de dizaines de milliers de citoyens touchés par le désastre nucléaire de Fukushima Daiichi en 2011», a immédiatement réagi l'organisation écologiste Greenpeace dans un communiqué.

«Nous nous abstenons de commenter des procédures judiciaires», a pour sa part écrit Tepco.

La compagnie n'avait pas engagé de travaux pour protéger davantage le site avant que ne survienne au large un puissant séisme de magnitude 9, responsable du gigantesque raz-de-marée qui allait noyer les groupes électrogènes de la centrale, stopper le refroidissement du combustible nucléaire et provoquer sa fusion.

Si le tsunami a causé la mort de 18 500 personnes dans le nord-est du Japon, l'accident nucléaire en lui-même n'a fait aucune victime sur le coup.

Cependant, il est indirectement responsable de plusieurs milliers de «décès liés», reconnus par les autorités comme des morts dues à la dégradation des conditions de vie des personnes évacuées.  Le désastre a forcé 165 000 habitants à abandonner leurs maisons proches de la centrale.

Un grand nombre d'entre eux sont encore installés dans d'autres régions du pays, ne pouvant pas ou préférant ne pas rentrer chez eux, par peur des radiations.

Si c'est la première fois que des individus sont jugés au pénal dans cette affaire, l'État japonais et Tepco ont déjà été condamnés par la justice à diverses reprises, à la suite de nombreuses plaintes en nom collectif.  Leurs amendes sont cependant restées symboliques.

Tepco indemnise les victimes du drame depuis des années, en recevant l'argent d'un fonds créé spécialement et alimenté par l'État et l'ensemble des compagnies japonaises d'électricité. 

 
«

Initialement la loi des pauvres qui émergea de Grande Bretagne devait utiliser l'argent des payeurs de taxe pour sauver les pauvres.   Aujourd'hui l'argent des payeurs de taxes est utilisé pour sauver GM, TEPCO et des banques commerciales        Hiroshi Okumura

»
 

TEPCO a dû reconnaître devant l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire qu’elle avait mis en place des réservoirs usagés ou d’occasion pour récupérer l’eau radioactive.

Ces réservoirs sont d’un modèle identique à celui connu pour avoir des problèmes d’étanchéité au niveau des joints.

La représentante du parti démocrate coréen (DPK) au pouvoir, la troisième du parti à gauche, s'exprime lors d'une réunion du comité spécial du parti afin de contrer les restrictions commerciales "de représailles" imposées par le Japon à la Corée du Sud lors de la réunion du 11 juillet 2019 à la salle de réunion du parti à l'Assemblée nationale à Séoul.

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17 ans pour diluer cette eau contaminée

 

« Déverser cette eau dans l’océan est l’option la moins chère et la plus rapide, et nous sommes convaincus que c’est ce que fera le Japon.  Une fois que cette eau contaminée et ce tritium seront dans l’océan, ils suivront les courants marins et se retrouveront partout, y compris dans la mer à l’est de la Corée, a déclaré Chang Mari, représentante de l’ONG Greenpeace en Corée du Sud.

On estime qu’il faudra attendre dix-sept ans pour que cette contamination radioactive soit assez diluée pour atteindre un niveau sûr.  Les Coréens sont très inquiets.  Nous avons besoin du soutien de la communauté internationale pour stopper le gouvernement japonais.  C’est un problème qui concerne le monde entier ».

Cette semaine, le ministère des Affaires étrangères de la Corée du Sud s’est également inséré dans le débat, convoquant un responsable de l’ambassade japonaise pour obtenir davantage d’informations.

« Notre gouvernement reconnaît très gravement l’impact que les résultats de l’élimination de l’eau contaminée de l’usine de Fukushima pourraient avoir sur la santé et la sécurité des citoyens des deux pays et, par extension, sur l’ensemble des pays reliés le long de l’océan », pouvait-on lire dans un communiqué.

Le problème du tritium

 

Ces millions de tonnes d’eau de refroidissement contaminée sont pour le moment retenues dans 960 réservoirs en acier.  Cette eau a déjà été nettoyée de 62 radionucléides (atomes qui ont un excès d’énergie nucléaire), ne laissant que du tritium – un isotope radioactif de l’hydrogène.

Le problème, c’est que le système permettant la décontamination de l’eau ne fonctionne pas avec le tritium, qui a une affinité chimique avec l’eau.  Rappelons que le tritium est considéré comme cancérigène et mutagène pour l’Humain en cas d’exposition à de très fortes doses.  De l’ordre du giga-becquerel.

Cette décision, si elle est prise, ne devrait pas l’être dans l’immédiat.  Les autorités japonaises devront dans un premier temps établir un calendrier, un budget, voire même la méthode à utiliser.  De son côté, la société Tokyo Electric Power Co (ou Tepco), qui exploite la centrale, a déclaré qu’elle manquerait d’espace pour construire plus de réservoirs de stockage dans environ trois ans.

Selon La chronique de Fukushima, cette démarche fait partie du plan gouvernemental d'imposer facticement un retour à la normale en vue des Jeux Olympiques d'été qui se tiendront a Tokyo en 2020. 

En effet, l’approche gouvernementale à propos des 165 000 déplacés de la catastrophe nucléaire est, bien entendue, financière, mais aussi idéologique : il faut démontrer que la catastrophe est réversible, ainsi aider le lobby de l'industrie nucléaire et pouvoir repartir les autres centrales nucléaires du pays qui sont toujours en arrêt. 

Certaines communes détruites par le tsunami sont reconstruites ailleurs, dans des villes nouvelles. C’est le cas, par exemple, de Tamaura-Nishi qui vient d’être inaugurée.

Une telle approche semble exclue pour les territoires contaminés.  Même le centre de stockage des déchets radioactifs, qui va couvrir 16 km2 autour de la centrale de Fukushima daï-ichi, avec environ 25 millions de tonnes de détritus, n’est officiellement là que pour 30 ans.

Personne n’y croit, mais il ne faut surtout pas dire qu’il n’y aura pas de retour.

 

Les sacs de déchets nucléaires générés après la fusion de l’une des centrales nucléaires de Fukushima
en 2011 sont maintenant stockés dans la ville voisine de Naraha et se détériorent laissant fuir leur contenu irradié.

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Cancer de la thyroïde chez les enfants
166 cas de cancers avérés, 38 enfants en attente d’opération

 

Que les radiations provoquent des problèmes de santé n’est nulle part aussi évident que dans l’augmentation des cas de cancers de la thyroïde.  Depuis 2011, on examine tous les deux ans la thyroïde des personnes qui avaient moins de 18 ans au moment de la fusion des réacteurs nucléaires.

La première série de dépistages a eu lieu de 2011 à 2014, la deuxième de 2014 à 2016, la troisième de 2016 à 2018, la quatrième, en cours, à partir de 2018.  Tandis que l’exploitation des données de la première série est terminée, celle des deuxième, troisième, et quatrième surtout est encore incomplète.

Néanmoins il est déjà possible de tirer des conclusions à partir des résultats disponibles.  Alors que ces examens avaient été effectués à l’origine pour rassurer les populations sur les conséquences de l’accident, ils ont en fait mis en évidence des résultats inquiétants.

Selon les données du Registre du Cancer Japonais, le taux d’incidence (le nombre de nouveaux cas par an) des cancers thyroïdiens chez l’enfant avant la catastrophe était d’environ 0,35 pour 100 000 enfants. Avec une population de 360 000 enfants dans la préfecture de Fukushima le nombre attendu de nouveaux cas serait donc de 1 seulement par an, c'est-à-dire 8 depuis le début de l’accident à la centrale, en mars 2011.

Or, dans cet intervalle de temps, des biopsies de la thyroïde à l’aiguille fine ont révélé des cellules cancéreuses chez 205 enfants. 167 de ces enfants ont dû être opérés entretemps en raison du développement extrêmement rapide de la tumeur, de la présence de métastases ou de la menace sur des organes vitaux.

Dans 166 cas, le diagnostic histologique de carcinome thyroïdien a été confirmé, un seul cas de tumeur bénigne a été constaté.  Trente-huit enfants sont encore en attente d’opération.  Ces chiffres s’appuient sur les dernières publications de l’Université de Médecine de Fukushima (FMU) en date du 27 décembre 2018, qui prennent en compte tous les résultats d’examen disponibles à la fin septembre 2018.

La FMU a également déclaré dans sa dernière publication que parmi les 217 513 enfants ayant subi des tests complets (soit 64,6% des 336 669 enfants concernés), 141 275 (soit 65%) présentaient des nodules ou des kystes sur la thyroïde.

Ce qui est particulièrement préoccupant, c’est le nombre de pathologies détectées chez des enfants qui lors des examens précédents ne présentaient encore aucun symptôme inquiétant : chez 22 108 enfants (10%° ), on a détecté dans la troisième série de dépistages des kystes et des nodules qui n’existaient pas lors de la deuxième série.

Chez 135 d’entre eux, la taille des nodules dépassait 5 mm, et les kystes 20 mm, si bien que des examens complémentaires ont été nécessaires.

Par ailleurs, chez 577 enfants présentant des kystes ou des nodules de petite taille lors du deuxième dépistage, leur croissance a été telle que des examens plus poussés ont été nécessaires également.

Chez 54 des enfants présentant des résultats anormaux, des biopsies à l’aiguille fine ont été effectuées. Dans 18 cas, un cancer a été suspecté. Treize enfants ont été opérés depuis et le diagnostic de carcinome thyroïdien a été confirmé.

Ainsi, depuis l’an passé, dans le troisième dépistage, 5 cas confirmés de cancers et 6 suspicions de cancer se sont ajoutés aux cas précédents. Trente-cinq pour cent des données de ce troisième dépistage n’ont pas encore été exploitées, si bien qu’on ne peut pas encore en tirer de conclusions définitives. : Fukushima 福島第一)

 

Notes & Références encyclopédiques:

Publiée dans la revue scientifique...
 

Unexpected source of Fukushima-derived radiocesium to the coastal ocean of Japan.

Virginie Sanial, Ken O. Buesseler, Matthew A. Charette, and Seiya Nagao. Edited by David M. Karl, University of Hawaii, Honolulu, HI, and approved August 28, 2017 (received for review May 24, 2017)

 

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Depuis la catastrophe les autorités avaient fermé la plage...
 

Beach in Fukushima Prefecture reopens for first time since 2011 disasters

Tests carried out by the Fukushima Prefectural Government in May confirmed that the amount of radiation in the air and the quality of water at the beach were the same as was recorded before the disasters. - Japan Time, 20 july 2019

 

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les experts assurent dans les colonnes du New York Times qu'il n'y a rien à craindre...
 

Fukushima’s Nuclear Imprint Is Found in California Wine (Drinkers, Don’t Panic). Texte en anglais

La marque du nucléaire de Fukushima se trouve dans le vin de Californie (Buveurs, ne paniquez pas). Le vin de Californie, cependant, n'est pas considéré comme un danger pour la santé, a déclaré M. Pravikoff.  Tandis que le nuage radioactif issu de la catastrophe flottait sur l’océan Pacifique jusqu’en Californie et s’y déposait, les niveaux de radioactivité étaient faibles et diminuaient au fil des années.  Sur le New York Times, le 20 juillet 2018

 

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Cette eau a déjà été nettoyée de 62 radionucléides...
 

Des traces de tritium dans l’eau de 6 millions de Français ?   Doit-on se méfier de l’eau en France?  L’ACRO publiait le 17 juillet 2019 une carte exclusive de la contamination radioactive de l’eau potable en France.

On apprenait alors que 268 communes (villages) (6,4 millions de personnes) étaient concernées par la présence de tritium – de l’hydrogène radioactif rejeté par les installations nucléaires – dans l’eau du robinet. Le Service public de l'eau d'Ile de France (SEDIF) comptabilise 180 mesures de radioactivité depuis 2010. La moyenne de ces relevés est de 9 Becquerels par litre, "largement en deçà" du seuil réglementaire européen de 100 Bq/l. Le seuil de référence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) est lui de 10.000 Bq/l.  Science Post, le 23 juillet 2019

 

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Même le centre de stockage des déchets radioactifs...
 

Centre d’entreposage des déchets à Fukushima : la moitié des propriétaires de terrain introuvable

Le gouvernement veut mettre les 22 millions de mètres cube de déchets radioactifs issus de la décontamination à Fukushima sur un site de 16 km2 qui entoure la centrale. Voir la carte copiée d’un reportage de la NHK. Ces déchets n’y resteront officiellement que 30 ans avant d’être stockés définitivement ailleurs, en dehors de la province. Personne ne sait où. Les travaux d’aménagement n’avancent pas à cause des négociations avec les propriétaires des terrains. Seuls deux sites marqués sur la carte sont en cours d’aménagement et commencent à recevoir des déchets. Sur les 2 400 propriétaires différents, le gouvernement n’en a identifié que la moitié. L’autre moitié demeure inconnue. Souvent, l’acte de propriété n’a pas été mis à jour depuis 1860. Il est aussi difficile de retrouver les anciens résidents qui sont dispersés dans tout le pays.

 

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Source: Science Post pour Groupe Encelade et Blog: Fukushima 福島第一 ; L'ACROnique de Fukushima

Choix de photos, collection de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 3 octobre 2019

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