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Détritus, déchets et eau radioactive de Fukushima sont arrivés au large du Canada

L'eau radioactive en provenance de la centrale nucléaire japonaise défectueuse de Fukushima, est arrivé en février 2014 sur les côtes canadiennes de l'océan Pacifique, peu de jours avant la date anniversaire de la catastrophe de Fukushima, le 11 mars 2011. Les déchets tels qu'ils apparaissent ci-dessous et dans l'image de fond d'écran devraient arriver durant l'été 2014.

 

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Du césium-134 et du césium-137 au large du Canada

 
 

Le tsunami du 11 mars 2011 qui a frappé le nord-est du Japon, a donné naissance à un continent de déchets qui se déplace vers la côte ouest des États-Unis

Deux isotopes radioactifs ont bien été découverts en février 2014 au large de Vancouver, sur la côte Pacifique du Canada: du césium-134 et du césium-137 en provenance de Fukushima. Selon Radio-Canada, ( 01 ) la côte Britanno-Colombienne baigne donc dans un océan qui affiche un faible niveau de radioactivité à la suite du désastre japonais.

Pour l'océanographe et chimiste Stephen Smith de l'Institut océanographique de Bedford en Nouvelle-Écosse ( 02 ), le césium-134 relevé au large du Canada, qui a une période de radioactivité d'environ deux ans, porte clairement la marque de la catastrophe de Fukushima. Le césium-137, lui, reste actif pendant une trentaine d'années.

 
 

Une carte interactive pour suivre les particules radioactives

 
 

Les particules radioactives issues de la pollution provoquée par la catastrophe nucléaire de Fukushima du 11 mars 2011, devraient errer durant une dizaine d'années dans les océans du monde, selon les chercheurs américains du Centre of Excellence for Climate System Science (CECSS) qui ont publié sur internet une étude sur le sujet, en août 2013. ( 03 )

Les courants au large du Japon accélèrent la dilution des eaux radioactives, qui perdent donc en concentration radioactive et se dispersent, rapporte l'étude. "Les observateurs de la côte ouest des USA pourront mesurer une augmentation des matières radioactives trois ans après l'événement", estiment les scientifiques qui ont mis en place une carte interactive permettant de visualiser l'évolution d'un produit, quel qu'il soit, porté par les courants marins.
( 04 )

Ce graphique de la NOAA montre les concentrations en césium 137 à la surface des océans

(entre 0 et - 200 mètres) en avril 2012 (a), avril 2014 (b), avril 2016 (c) et avril 2021 (d).

Selon leurs projections, les premières traces de la pollution radioactive de Fukushima présente dans les eaux de l'océan Pacifique devaient arriver en 2014 aux États-Unis. Elles ont donc atteint le nord du Canada. Des tests similaires effectués au large des côtes des États américains de Washington, de Californie et d'Hawaii n'auraient détecté à ce jour aucune contamination. Que deviendront les innombrables fuites d'eau contaminée qui s'échappent du site dans l'océan depuis la catastrophe (le 22 juillet 2013, l'opérateur Tepco parlait de 390 tonnes par jour) ?

L'étude du CECSS n'aborde pas la question.

Y a-t-il un danger pour la population ?

Pas vraiment, d'après Erik van Sebille, co-auteur de l'étude américaine, qui précise : "Cependant, les habitants de ces côtes ne seront pas affectés par les concentration de matériaux radioactifs car elles resteront en dessous des normes de l'OMS une fois qu'elles quitteront les eaux japonaises". Les scientifiques canadiens confirment : les valeurs relevées, bien en dessous des seuils préconisés, ne constitueraient pas de danger pour la santé humaine.

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Les déchets du tsunami japonais : le 51ème État américain

 
 

Les déchets flottants incluent des avions, bateaux, voitures et réservoirs qui vont progressivement rejeter en mer les hydrocarbures et autres liquides toxiques, fûts, jerrycans, bombes d’aérosol épandant dans l’océan des solvants, des acides, des pesticides, des médicaments, des bois traités (…) Les risques de collision entre des gros déchets, conteneurs maritimes et troncs d’arbres, et les navires de surface et les sous-marins ne sont pas négligeables.

A titre d’exemple, après le typhon Morakot qui a dévasté Taiwan en 2009, 170 000 tonnes de bois ont été récupérés dans les eaux territoriales du Sud du Japon, mais la majorité des bois flottés ont été pris en charge par les courants trans-Pacifique

Cette pollution produit des effets durables. D'après l'IFREMER, ( 05 ) il faut cinq à dix ans pour que de l'huile disparaisse, 100 à 500 ans pour qu'un déchet de type sac ou bouteille en plastique se désagrège complètement.

Selon un article publié par le site "Terra Eco" le 7 novembre 2013, la NOAA (administration américaine de protection des océans) ( 06 ) s'attendait, elle, à voir un véritable continent de déchets venu du Japon aborder la côte ouest américaine à la fin de l'année 2013 ou au début 2014.

Surnommée le 51e État des États-Unis, la plaque de détritus de la taille du Texas, une énorme masse flottante qui ressemble à un amas de rouille, est constituée d'une quantité phénoménale de débris dus au tsunami... avec, cadeau, des espèces animales invasives.

Trois d'entre elles inquiètent plus particulièrement les chercheurs américains : la moule bleue, l'algue brune connue sous le nom de wakamé, et l'étoile de mer, "Asterias amurensis". Les deux dernières figurent sur la liste des cent espèces exotiques envahissantes parmi les plus néfastes au monde, établie en 2000 par l'Union internationale pour la conservation de la nature
(IUNC).

Les macrodéchets du Tsunami dans le Pacifique nord

Appel à la population

La NOAA minimise auprès de la population américaine le risque de la radioactivité éventuellement présente dans les débris en provenance du Japon. Elle a néanmoins lancé un appel dès le mois de mai 2012 ( 07 ), afin que les promeneurs préviennent les autorités dès qu'ils trouvent un objet rejeté par les flots sur la côte ouest. Certes, s'il est radioactif, mieux vaut ne pas le prendre, même avec des pincettes. A moins d'être armé d'un compteur Geiger, pour faire auparavant ses propres relevés...


D'après les calculs des scientifiques, la contamination de la côte ouest de l'Amérique du nord, devrait atteindre son point culminant vers 2016, mais les prévisions varient considérablement concernant le degré de contamination.

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Source: Journal Le Sud-Ouest de la France

Choix de photos, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 15 juin 2014

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Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

Les eaux radioactives sont arrivées sur les côtes du Canada - Sur Ici Radio-Canada Colombie-Britannique, le 26 février 2014

 

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02

 

Stephen Smith, P.Stat., est chercheur au Bedford Institute of Oceanography de Dartmouth, en Nouvelle-Écosse. Depuis 1986, il est membre de la SSC et a rempli deux mandats à titre de représentant des provinces atlantiques (1987-1988 et 1999–2000).

Ses recherches actuelles se concentrent sur la conception et l’administration de sondages pour des populations marines, l’application de modèles dynamiques de population et l’analyse spatiale de distribution des espèces en fonction des caractéristiques de leur environnement (conditions océanographiques, géologie, etc.)

 

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03

 

Selon les chercheurs américains du Centre of Excellence for Climate System Science (CECSS) qui ont publié sur internet une étude sur le sujet, en août 2013.

 

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04

 

Une carte interactive permettant de visualiser l'évolution d'un produit, quel qu'il soit, porté par les courants marins.

 

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05

 
 
D'après l'IFREMER,: macrodéchets

Déchets de toutes natures, de formes variées et d’origine autant humaine que naturelle, flottant en mer ou déposés sur le littoral

 
 

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06

 

"Terra Eco" le 7 novembre 2013, l'Administration états-unienne de protection des océans (NOAA)

 

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07

La NOAA Elle a lancé un appel dès le mois de mai 2012

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