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Qu'est-ce que la Vaccination

Sources: Le Monde, France Soir, Nouvel observateur, Le Monde, Votre Santé

Choix des photos, fusion de textes, mise en page et commentaires: JosPublic
Publication ici:
23 juillet 2011
Temps de lecture:
environ 20 minutes sans lecture des références et visionnement du vidéo

  VPH

 

Personne n'aime se faire vacciner : la piqûre en fait angoisser plus d'un, le bras qui gonfle et la fièvre éventuelle qui suit n'y sont pas non plus pour rien.

Mais que faire d'un vaccin avec de graves effets secondaires?

Leurs mères croyaient bien faire et les protéger contre ce mal dont elles entendaient parler à la télé, à la radio, et même au cinéma : le cancer du col de l'utérus. Le problème, c'est que le Gardasil, le vaccin commercialisé en France par le laboratoire Sanofi Pasteur MSD ( 01 ) depuis novembre 2006, a transformé leur vie en cauchemar, assurent Laura Agnès et Laëtitia Celli, âgées de 16 et 20 ans. La première vit à Rives, dans l'Isère. La seconde à Digne-les-Bains dans les Alpes-de-Haute-Provence. Elles racontent un quotidien suspendu à des crises de paralysie imprévisibles, des maux de tête et des douleurs au ventre insoutenables.

Pour Rachel, sa fille est victime des effets secondaires du vaccin Gardasil utilisé contre le cancer de l'utérus.

" J'ai forcé ma fille de 17 ans à se faire vacciner en 2007, suite à une grosse campagne de publicité à la télévision. Elle ne voulait pas, elle trouvait que le vaccin était trop récent, mais la maman que j'étais a voulu protéger sa fille", a témoigné Rachel, la mère de Laetitia, qui vivent à Digne-les-Bains. 

Rachel Celli, mère de Laëtitia Celli

"Depuis la première injection, elle a des fièvres, des nausées, des maux de ventre, des crampes, des céphalées...", a-t-elle énuméré. Laetitia "a été hospitalisée des dizaines de fois, subi des batteries de tests, personne n'arrive à la soigner. Elle a dû arrêter ses études, elle est totalement désociabilisée", selon sa mère. "On n'accuse personne mais les symptômes sont apparus juste après la vaccination.
On veut surtout qu'on nous explique
" comment la soulager, a-t-elle conclu

Vendredi 8 juillet 2011, elles ont envoyé une demande d'indemnisation à la Commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux (CRCI) de Lyon ( 02 ), dont elles dépendent. Elles sont les premières, mais "d'autres suivront", prévient le conseil des jeunes filles, Me Charles Joseph-Oudin
( 03 ), qui s'est fait un nom depuis l'affaire Mediator ( 04 ).

L'avocat s'attend à ce qu'on lui rétorque que les maladies auto-immunes se développent sans prévenir, "mais là, le facteur temporel est troublant, anticipe-t-il. Les premières crises arrivent après les injections, alors que ces adolescentes étaient en bonne santé, et qu'il n'y a aucun antécédent familial". Leur préjudice physique et moral devra être pris en compte, assure-t-il. "Les hospitalisations ont mis leurs études entre parenthèses, et elles angoissent de savoir comment la maladie va évoluer."

"PAS SORTI CE VACCIN À L'AVEUGLETTE"

Laura Agnès se rêvait infirmière. "Les médecins lui déconseillent désormais tout vaccin. Or, pour ce métier, certains sont obligatoires", explique sa mère, Stéphanie Agnès. Sensibilisée par les spots télévisés, c'est elle qui a décidé de faire vacciner sa fille, en 2009, l'année de ses 14 ans, "pour la protéger. Elle n'avait rien demandé, je l'ai empoisonnée. Les chiffres m'ont interpellée. Aux informations, ils montraient des femmes victimes de ce cancer. Je me disais qu'ils n'avaient quand même pas sorti ce vaccin à l'aveuglette."

La première crise survient quelques semaines après la première injection. Des fourmillements, suivis d'une paralysie dans la jambe gauche. Laura Agnès met trois mois à retrouver l'usage normal de sa jambe. À la deuxième injection, quand le coude est touché, le neurologue soupçonne une maladie génétique, mais ne trouve rien. Les examens sanguins sont bons. "Pendant ce temps, ma fille va à l'école comme elle peut", raconte sa mère. Laura redouble sa 3e. Après une première hospitalisation, en septembre 2010, les médecins concluent à une polyradiculonévrite chronique. Deux autres hospitalisations suivent. "Cela ne la guérit pas, mais ça la soulage", explique Mme Agnès.

Pour Laëtitia Celli, c'est également sa mère qui l'a poussée à se faire vacciner. "Alors qu'elle ne voulait pas, se désespère Rachel Celli, épouse de gendarme. "Mais ils m'ont foutu la trouille avec leurs messages." Les effets secondaires apparaissent le soir de la première injection. Fièvre, nausée, vertige. A la deuxième, Laëtitia Celli, alors en 1re, décrit "des coups de poignard dans le ventre": "C'était invivable. Les vertiges, les vomissements arrivaient subitement, tous les deux, trois jours. Je devais sortir de cours." La troisième injection "est une bombe : au lieu d'avoir des journées où je me sentais bien, là, j'étais mal en continu. C'était devenu ingérable. Je n'arrivais plus à rester en classe, on a opté pour le CNED Centre national d'enseignement à distance "
( 05 ).

Les médecins de Digne-les-Bains la dirigent vers Marseille (Bouches-du-Rhône) où les spécialistes ne trouvent rien. "Du coup, ils ne me croient pas. Certains parlent d'un problème relationnel avec ma mère, ou du stress à cause du concours de médecine. Mais je n'invente rien. J'étais dynamique, je faisais du sport, je voyais mes copines, et, du jour au lendemain, c'est devenu l'enfer. Je ne peux même plus aller au cinéma, la lumière me gêne. A 20 ans, j'ai quand même autre chose à faire, non ?" Les deux mères décrivent une vie de famille compliquée. Des vacances qu'on ne prend plus, de peur d'une nouvelle crise.

Établir un lien entre le vaccin et les symptômes

Pour toute réponse, Sanofi Pasteur MSD renvoie vers l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). ( 06 ) L'autorité a recueilli 1 700 notifications pour le Gardasil, qui, comme tout nouveau médicament enregistré au niveau européen, a fait l'objet d'un plan de gestion des risques. Ces notifications concernent "essentiellement des accès fébriles intervenus dans les jours qui ont suivi l'injection", résume Bernard Delorme, responsable de l'information des patients et du public.

Des cas de maladies auto-immunes ont été recensés, "mais pas plus que pour les autres vaccins, poursuit-il. La proportion des effets indésirables graves est la même que celle qui survient naturellement dans cette tranche de population." Pour que ces jeunes filles soient indemnisées, les experts de la CRCI devront établir un lien entre le vaccin et les symptômes décrits. Cette relation, aucun médecin ne l'a pour le moment formellement établie.

Dans le cas de Laura Agnès, l'hôpital de Voiron (Isère) mentionne toutefois une "polyradiculonévrite chronique, probablement suite à l'injection de Gardasil." Et le centre de pharmacovigilance de Grenoble, après avoir observé la "chronologie d'apparition" des effets secondaires, a jugé "plus prudent, au vu du rapport bénéfice/risque, de déconseiller la 3e injection de Gardasil." Quant à Laëtitia Celli, elle saisit la CRCI "pour qu'enfin quelqu'un commence à [la] croire et trouve une solution à [ses] souffrances".

En 2008, il a coûté plus de 144 millions d'euros (196 millions en $ canadiens)

Le Gardasil, inscrit sur la liste des médicaments "sous surveillance" de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, a un coût non négligeable pour l'assurance-maladie. Trois doses sont nécessaires à la vaccination, et chacune affiche un prix public de 123,66 euros ( 168 en $ canadiens). En 2008, il était le 16e médicament le plus remboursé par la Sécurité sociale et a coûté 144,7 millions d'euros.

En 2009, un peu plus de 80,8 millions d'euros ( 110 millions en $ canadiens) ont été consacrés à son remboursement, tous régimes confondus.

Vaccination contre le cancer du col de l'utérus : l'envers du décor

Table des matières

  • Quelques clés pour comprendre la suite:

  • Les vaccins et leur fabrication:

  • A quels risques nous exposent les vaccinations ?:

  • Ces risques valent-ils d'être courus ?:

  • Le marché du vaccin, l'éthique et l'information:

  • Devons-nous réviser nos concepts ?

Michel Georget , professeur en biologie, co-auteur du livre «Vaccinations : les vérités indésirables», réagit à l'article sur la vaccination contre les papillomavirus, paru dans le numéro 109 de Belle-Santé.

 Je voudrais apporter quelques compléments à l'excellent article paru dans le N° 109 (octobre 2008) sur la vaccination contre l'infection du col de l'utérus. Il faut s'attendre à plusieurs conséquences de cette vaccination.

Extraits: Une modification de l'équilibre écologique des virus

Si la vaccination est réellement efficace, elle va entraîner une diminution des souches des papillomavirus visés par les vaccins (les 16 et 18), mais, la nature ayant horreur du vide, la place ainsi laissée libre sera occupée par les autres souches connues pour être également cancérigènes, à savoir les types 45 et 31 (les plus dangereux) mais aussi les types 33, 35, 39, 51, 52 et 58 qui sont, à eux tous, responsables de 25 % des cancers du col. (…)


Michel Georget donne également des précisions sur les effets à court terme (thrombose et nécessité de contrôler le taux des D-Dimères, surtout chez les jeunes femmes qui fument et prennent la pilule), sur les effets à long terme, incitation à la prudence : les études de cancérogénicité, de génotoxicité ou de mutagenèse ne sont pas requises avant leur mise sur le marché (rappelons-nous le Distilbène®) (…) et sur le coût exorbitant de cette vaccination, compte-tenu de son efficacité et de son taux de protection supposé.

 

Michel Georget, professeur en biologie
Dénonce la désinformation vaccinale
Durée 6 minutes 41


 

Des conséquences graves

Présentés comme sûrs par les fabricants et les autorités, ces vaccins sont pourtant dans la tourmente.

Aux USA où le vaccin Cervarix ( 07 )
a été autorisé, ce dernier a fait coup double en 2009, en obtenant son autorisation sur le marché américain trois ans après son grand rival, le Gardasil, et en doublant ce dernier sur le marché japonais.

Le Gardasil lui est déjà associé à de multiples décès et de milliers d'effets graves.
Or, quand on sait que les effets secondaires connus de vaccins rapportés représentent seulement 1% de la réalité de l’aveu même de la Food and Drug administration des États-Unis-d'Amérique FDA ( 08 ), il y a vraiment de quoi s’alarmer.

Il faut aussi savoir que cette vaccination n’a pas été évaluée, lors des essais cliniques, sur des jeunes femmes de moins de 16 ans alors qu’elle est pourtant préconisée dès 11 ou 12 ans selon les pays.

Voici quelques uns des effets graves possibles (ils ne surviennent pas toujours juste après l’injection ni forcément après la première dose) : décès dont certains par thrombose, arrêts cardiaques, paralysies pouvant être irréversibles, bronchospasme, syncope, faiblesse généralisée, troubles cutanés, arthrite, migraines invalidantes, inflammation du pelvis avec violentes douleurs abdominales, modifications du cycle menstruel avec disparition ou amoindrissement du flux périodique, troubles de la vue, épilepsie parfois irréversible, fausses couches sans compter le risque de maladie auto-immune pouvant survenir jusqu’à quatre ans après le vaccin (et même peut-être plus car le délai d’apparition de maladie auto-immune est parfois plus long).

Des témoignages dramatiques

Jessica Vega

Confrontées le plus souvent au déni du corps médical qui les a vaccinées, les jeunes femmes n’ont plus qu’internet ou quelques rares médias à qui elles peuvent se confier. Les témoignages sur les « blogs » ou les « forums » sur le sujet sont très nombreux, dans toutes les langues. Il suffit de taper les mots clés « gardasil », « cervarix », « effets indésirables vaccination », etc.

Ainsi, les proches de la jeune Jeanie Tetlock, une américaine de 14 ans, ont créé un blog suite à la maladie neurodégénérative qui a débuté chez elle un mois après la vaccination.


Jessica Vega
, une autre américaine de 14 ans, vaccinée à l’école il y a un an, a développé une paralysie de type Guillain-Barré une semaine après la deuxième dose et n’a vu son état s’améliorer qu’au bout d’un mois de rééducation fonctionnelle.

L’EMEA, l’agence européenne du médicament, a publié en janvier 2008 un communiqué pour annoncer le décès de deux jeunes femmes de 17 et 19 ans en Allemagne et en Autriche survenus peu de temps après la seconde dose pour l’une et 23 jours après la première pour l’autre, l’agence précisant toutefois qu’aucun lien n’avait pu être établi avec le vaccin.

Une communauté médicale très divisée

Les médecins sont loin d’être unanimes sur le sujet : certains pointent l’inutilité de cette vaccination, d’autres en dénoncent les dangers. Ainsi dès la fin de l’année 2007, plus de 3 300 médecins espagnols ont demandé un moratoire sur la vaccination contre le cancer du col de l'utérus en raison notamment du manque de recul évident.

Un moratoire a aussi été demandé au Québec.

En Italie c’est la société de pédiatrie qui a initié une pétition. Puis toute une série de médecins spécialistes ou non se mettent à dénoncer individuellement cette vaccination. Sur le site de la mutualité française, le Dr Guérin du Masgenêt explique qu’il ne faut pas se précipiter sans réfléchir sur cette vaccination.

Le Dr Marc Zafran (alias Martin Winckler, auteur) aussi exprime son scepticisme sur son site.

Pour la gynécologue Françoise-Alice Wolf  « nous ne sommes pas là pour engraisser les laboratoires et médicaliser des filles de 14 ans affolées ainsi que leurs mères, sans recul sur le long terme ! En 25 ans de consultations : 2 décès par cancer du col chez des femmes ( 6 ans sans frottis )…quelle épidémie ! »

Mais il faut bien dire qu’il existe une double pression sur les médecins. D’une part, ce n’est pas si simple pour eux de s’exprimer publiquement sur le sujet vu le poids des laboratoires. Et, d’autre part, la pression « en interne » dans le milieu médical marginalise les médecins minoritaires qui se montrent circonspects ; Annick, médecin, a pu le constater sur son lieu de travail : « Mes collègues sont horrifiés de me voir aussi réticente à vacciner à tour de bras » et d’ajouter qu’« il est absolument nécessaire que les médecins aient un accès facile et efficace à une information de qualité non sponsorisée par les labos ».

Ce genre de vaccin est-il dangereux ?

Telle est la question que beaucoup de mamans se posent ces jours-ci depuis que les familles de deux jeunes filles de 16 et 20 ans dénoncent les effets secondaires graves de ce vaccin censé prévenir le cancer du col de l'utérus.

Ce n'est pas la première fois qu'on entend parler des dangers de ce vaccin, un groupe militant a même créé aux États-Unis le site The Truth About Gardasil – la vérité à propos du Gardasil ( 09 ) sans que l'on prouve au final le rapport cause à effet.

Pourtant, l'avocat des deux jeunes françaises précise que le facteur temps est troublant. "Les premières crises arrivent après les injections, alors que ces adolescentes étaient en bonne santé, et qu'il n'y a aucun antécédent familial."

La vaccination est un procédé par lequel on protège un animal d'une infection, d'un virus ou d'une bactérie en soumettant à l'organisme des doses réduites et/ou inactivées d'un virus ou d'une bactérie qui a pour effet de conférer une immunité à l'organisme.

Autant dire qu'un vaccin n'a rien d'anodin. D'autant plus que, pour fabriquer ce vaccin, on transforme des gênes auxquels on ajoute des conservateurs et des antigènes.

Dans le cas du Gardasil, l'aluminium contenu dans le vaccin, comme dans le fameux Pentavac ( 10 ) , entre autres, qu'on injecte aux nourrissons de deux mois... peut être nocif, endommageant le système immunitaire et le système nerveux, mais c'est surtout le fait que la période d'essai du Gardasil sur l'être humain n'a pas excédé quatre ans comme l'indique le Groupe médical de réflexion sur les vaccins en Suisse romande ( 11 ) qui est inquiétant car personne n'a assez de recul sur les effets bénéfices/risques de ce produit.

Pour que les risques encourus par la prise d'un vaccin soient acceptables, il faut considérer la gravité de la maladie, les chances de la contracter dans un environnement donné avec la réelle efficacité du vaccin et la gravité des effets secondaires possibles.

Selon l'ECCA l'Association européenne contre le cancer du col de l'utérus , 60 000 femmes développent un cancer du col de l'utérus en Europe chaque année et 30 000 en meurent. Les programmes de dépistage efficaces pourraient éviter la quasi-totalité de ces cas. Quant à la vaccination, même la Haute Autorité de Santé dit que son impact réel sur le dépistage ne sera pas connu avant au moins une décennie. ( 12 )

Elle ajoute que les effets induits par la vaccination, potentiellement susceptibles d’avoir un impact négatif sur le dépistage du cancer du col de l’utérus, ont été largement précisés :

- diminution de l’utilisation du préservatif, le vaccin pouvant être perçu comme une protection contre toutes les maladies sexuellement transmissibles ;

- diminution du recours au dépistage du cancer du col de l’utérus alors qu’au minimum, 30 % des cancers du col de l’utérus sont liés à d’autres types d’HPV oncogènes que ceux contenus dans les deux vaccins commercialisés ;

- décalage de l’incidence du cancer du col vers un âge plus avancé si un rappel devait s’avérer nécessaire et si certaines femmes négligeaient d’y recourir ;

- risque de voir augmenter le nombre de cancers du col de l’utérus dus à des types d’HPV oncogènes autres que 16 et 18.

[...] L’impact de la communication grand public des firmes productrices de vaccins en termes d’amélioration du niveau de connaissance de la population sur le cancer du col de l’utérus, ses causes et son dépistage, est peu documenté.

Enfin, on ne dispose pas aujourd’hui de suffisamment de recul pour savoir quelles vont être les conséquences de la vaccination sur le recours au dépistage.

La vaccination intervenant près de 10 ans avant l’âge du début de ce dernier cet impact ne pourra pas être mesuré avant de nombreuses années et ce, d’autant que les taux de couverture vaccinale dans les tranches d’âge visées restent encore faibles.

Avant de conclure : "D’une manière générale plus les taux de participation au dépistage et à la vaccination sont élevés plus les effets sur la baisse du nombre de cancers et de la mortalité associée sont importants. Mais l’augmentation du taux de couverture du dépistage joue un rôle plus important sur cette baisse que l’augmentation du taux de couverture du vaccin."

Comme on ne connaît actuellement rien de son efficacité, la population visée est en droit de se demander si le Gardasil est réellement nécessaire au vu des risques possibles suite à son injection car, comme le rappelle le Groupe médical de réflexion sur les vaccins, le Gardasil n'immunise pas contre le cancer du col de l'utérus mais contre certains virus HPV qui peuvent en être la cause, sachant qu'un grand nombre d'infections à virus HPV guérissent spontanément et qu'il ne protège pas contre toutes les souches .

De plus, le nombre de cancers du col de l'utérus est en net recul dans les pays développés depuis quelques années sans que la vaccination en soit responsable.

À chacune dès lors de peser le facteur risques/bénéfices de la prise de ce vaccin.

En politique française: voici un exemple de conflit d'intérêts lié aux vaccins

Prenons le cas du ministre Xavier Bertrand ( 13 ) qui a tout fait pour aider la promotion du Gardasil®, car il le considérait comme une “avancée majeure de santé publique”, alors que tous les pays européens ont demandé un moratoire à son sujet.

Et lorsqu’il a quitté le précédent ministère de la Santé, il a déclaré à l’Assemblée nationale qu’il n’avait pas voulu perdre de temps et attendre que la HAS Haute autorité de santé publique ( 14 ) rende son avis pour demander le remboursement de ce vaccin hors de prix. Pourquoi était-il si pressé ?

En avril 2007, lorsque la Haute autorité de santé a rendu un avis favorable sur ce vaccin, elle ne pouvait agir autrement, mais elle a admis qu’en l’état actuel du dossier, l’efficacité du vaccin au-delà de 5 ans n’était pas établie.

Ainsi, à cause de lui, la France dépense des millions pour la prévention incertaine d’un danger qui n’existe pratiquement pas, par un vaccin qui présente des dangers qui existent bien. En outre, l’étude qui sert de référence pour démontrer l’utilité du vaccin se garde bien de notifier les liens d’intérêts qui unissent plus de la moitié des signataires de l’étude et le laboratoire qui commercialise le Gardasil®.

Le même ministre de la Santé Xavier Bertrand a toujours soutenu les campagnes de vaccination antigrippe en France, y compris celle du vaccin H1N1 et H5N1, tous deux inutiles et dangereux et qui n’a servi qu’à creuser encore le “trou de la Sécurité sociale”. Personne n’a songé à le lui reprocher.

Cette réflexion n’aurait sans doute pas existé sans le scandale du Médiator qui a secoué non seulement le laboratoire Servier ( 15 ) mais aussi toute l’industrie pharmaceutique. À ce sujet, Xavier Bertrand a répété, à plusieurs reprises, que les médecins ne devaient pas porter la responsabilité des accidents dus au Mediator et que le laboratoire était le seul responsable.

Il est exact que Servier et ses sbires sont hautement responsables, mais d’autres acteurs de ce drame devraient partager cette responsabilité, car ils ont été largement complices du laboratoire.

Il est vrai que certains médecins ne connaissaient pas les effets de ce produit ou bien pensaient que la balance bénéfice-risque penchait du côté des bénéfices, ce qui est déjà fâcheux, mais d’autres l’ont donné comme coupe-faim alors qu’ils connaissaient ses dangers, et ceux-là devraient être sanctionnés.

Ensuite les experts n’ont pas fait leur travail d’analyse de ces risques, c’est pour cette raison que l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé - Afssaps a remplacé quelques têtes pensantes, mais les responsables politiques devraient aussi être inquiétés.

Certains se sont fiés aux déclarations des dits experts sans chercher à les vérifier, d’autres ont menti impunément pour de multiples raisons.

Ainsi, Philippe Douste-Blazy qui a juré n'avoir jamais eu de liens d'intérêt vis-à-vis du laboratoire Servier, lors de son audition le 5 mai 2011 par la mission parlementaire sur le Mediator : “Je n'en ai jamais eu à part un, mais c'est lorsque j'étais jeune chef de clinique. Je faisais partie d'un groupe de quinze chefs de clinique qui se réunissaient. Une fois en effet j'ai participé à une réunion de formation, c'était sur la leucémie aiguë”, a-t-il précisé.

Philippe Douste-Blazy ( 16 )

Or, dans son édition du 22 juin, le journal Le Canard enchaîné cite des extraits de lettres témoignant de liens d'intérêt répétés entre Jacques Servier et Philippe Douste-Blazy, au cours des années 1990. Dans l'un de ces courriers, datant de 1992, M. Douste-Blazy écrit ainsi au fondateur du groupe Servier pour le remercier “très sincèrement” d'une subvention mise “à la disposition du Forum européen de la santé afin d'organiser la première université de la santé”.

Dans une autre lettre, datée du 19 février 1993, l'ancien ministre demande un financement - accordé quelques mois plus tard, avec un chèque de 85 392 francs - pour le “projet Monica” consacré à l'étude “des infarctus du myocarde de Haute-Garonne”.

Un autre échange évoqué par Le Canard enchaîné concerne un chèque de 300 000 francs signé par Servier le 10 avril 1998 à l'attention de la section rugby du FC Lourdes, ville dont M. Douste-Blazy était alors le maire. Réponse de l'ancien ministre dans un courrier : “Merci pour votre amitié, que je savais déjà fidèle.

Ces révélations ne sont pas tellement surprenantes car Servier, qui a le bras long, sévit dans de nombreux domaines de la maladie et, comme d’autres également, ce laboratoire participe aux préparations au concours de l'internat en offrant aux meilleurs étudiants des cours sponsorisés, appelés les Conférences Hippocrate.

Jacques Servier ( 17 )

D’après Capital de juin 1998 :

Jacques Servier a des gens à lui partout. Dans l’administration des Affaires sociales, dans les syndicats médicaux, au sein du personnel politique”.

Ainsi, il n’est pas impossible que l’enquête révèle d’autres liens d’intérêts entre lui et certains hommes politiques.

De toute manière, les consommateurs de médicaments sont aussi coupables car ils insistent pour demander aux médecins les ordonnances de produits qu’ils désirent sans réfléchir à l’autre côté de la médaille, croyant qu’on ne peut vivre sans médicaments, que les remèdes sont la panacée et n’ont pas d’effets délétères sur nos organismes, alors qu’en vérité les médicaments peuvent tuer, ce que l’on nous cache soigneusement.

La culpabilité est alors partagée entre celui qui réclame à tout prix un produit dangereux et refuse d’écouter son médecin et ce dernier qui sait que si un médicament est efficace, il génère toujours des effets secondaires, mais obéit aux ordres du patient, de crainte de perdre sa clientèle, car de nos jours, nombre de médecins parlent de leurs “clients” et non de leurs “patients”.

Il est donc impératif de procéder à une “grande lessive” dans le milieu médical et pharmaceutique et nous espérons que les émissions telles que “C dans l’air( 18 ) vont se succéder et remplacer les boniments, publicités et lavages de cerveaux auxquels nous sommes soumis depuis de nombreuses années et que les “consommateurs de santé” considèrent comme leur Bible.

«

L’entreprise médicale menace la santé. La médicalisation de la vie est malsaine ; au-delà d’un certain niveau, l’intervention technique sur l’organisme ôte au patient les caractéristiques du vivant qu’on désigne communément par le mot: santé.   Ivan Illich

»

 

Notes & Références:

01

 

Qu'est-ce que Sanofi Pasteur MSD ?

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02

 

Qu'est ce que la Commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux (CRCI) de Lyon 6

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03

 

Qui est l'avocat Me Charles Joseph-Oudin ? Il n'est avocat que depuis 2009, mais c'est lui qui va représenter plusieurs dizaines de présumées victimes du Mediator. Mediator: l'avocat qui veut faire tomber Servier

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04

 

Qu'est-ce que l'affaire du Médiator ?

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05

 

Qu'est-ce que le CNED Centre national d'enseignement à distance ?

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06

 

Qu'est-ce que l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) ?

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07

 

Qu'est-ce que le Cervarix du britannique GlaxoSmithKline ?

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08

 

Qu'est-ce que la Food and Drug administration FDA des États-Unis-d'Amérique ?

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09

 

Le site internet: The Truth About Gardasil - La vérité à propos de Gardasil

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10

 

Qu'est-ce que le Pentavac ?

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11

 

Référence au Groupe médical de réflexion sur les vaccins en Suisse romande

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12

 

Que sont l'ECCA L'association européenne contre le cancer du col de l'utérus et la Haute Autorité de Santé ?

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13

 

Qui est Xavier Bertrand ?

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14

 

Qu'est-ce que la Haute autorité de santé publique en France ?

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15

 

Qu'est-ce que le laboratoire Servier ?

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16

 

Qui est Philippe Douste-Blazy ?

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17

 

Qui est Jacques Servier ?

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18

 

Qu'est-ce que "C dans l’air" ?

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