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Recep Tayyip Erdogan le président de la Turquie
et sa famille sont impliqués jusqu'au cou dans le commerce avec l'État islamique-Daech

Pour ceux et celles qui se posent la question à savoir à quel jeu joue la Turquie dans l'affaire de l'État islamique-Daech?  Pourquoi avoir descendu un avion russe qui aurait survolé son territoire pendant 17 secondes tentant de mieux se positionner pour bombarder des installations de Daech?  Quelques réponses rapides en résumé.  Il faut savoir que ce que bombardaient les russes, c'était l'opération de vente de pétrole contrôlée en partie par la famille Erdogan et qui finance Daech.  De plus l'idéologie du chef d'État le fait rêver au jour où la Turquie sera un des états de la Fédération des États Islamiste tel que prôné par Daech.  En faisant partie de l'Otan il joue double jeu.  Voici ce que des experts d'enquête ont débusqué. - JosPublic

 
 
 

 

Détruire
 

 Détruire un avion russe pour se venger

 
 

Un jour après l'attaque contre un avion russe en Syrie, le président turc Recep Tayyip Erdogan poursuit son offensive contre la Russie dans l'espace médiatique: il affirme que l'aviation turque n'était pas au courant de l'appartenance de l'avion et appelle à "ne pas dramatiser la situation", écrit le quotidien Interpolit.

La Turquie a attaqué un bombardier russe Su-24 engagé dans l'opération anti-Ei-Daech en Syrie. Ce dernier aurait survolé durant 17 secondes le territoire Turque et il a été abattu par un chasseur turc F-16 et un de ses deux pilotes est décédé lors de sa décente en parachutes en tombant aux mains des djihadistes. Selon le ministère russe de la Défense, l'avion se trouvait à une altitude de 6 000m et n'a jamais quitté l'espace aérien syrien, ce qui a été prouvé par les systèmes de contrôle objectifs.

Le lendemain, le président turc Recep Tayyip Erdogan poursuit son offensive contre la Russie cette fois dans l'espace médiatique: il affirme que l'aviation turque n'était pas au courant de l'appartenance de l'avion et appelle à "ne pas dramatiser la situation", écrit le quotidien russe Interpolit.

Cette pirouette politique d'Erdogan et sa volonté de se protéger sont parfaitement compréhensibles.  Le 25 novembre 2015, en commentant la tragédie, le président russe Vladimir Poutine a ouvertement accusé la Turquie d'implication dans le financement de Daech via l'achat de pétrole illégal auprès de l'organisation.

 

  Bilal Erdogan et  Sümeyye Erdogan

La participation de certains membres du G20 au financement de Daech a été également évoquée lors du dernier sommet de l'organisation à Antalya.  Quelque temps après, le public a pu aussi prendre connaissance de l'envergure du trafic créé par les djihadistes.  Suite à cet avertissement lancé lors du Sommet, les forces aériennes russes ont lancé une chasse aux colonnes de camions-citernes transportant du pétrole de Daech.

Jusqu'à récemment, ces actions étaient un secret de polichinelle.  Les alliés occidentaux de la Turquie taisaient pudiquement l'implication du gouvernement turc dans le trafic pétrolier de Daech, mais la presse a tout de même pu publier certaines informations.  De jour en jour, les preuves se sont accumulées et il est désormais absolument clair que Daech est une sorte d'entreprise familiale pour le président turc et ses enfants — son fils Bilal et sa fille Sümeyye.

D'après la presse turque, Bilal Erdogan possède la société de transport maritime BMZ Group ( 01 ) qui a des amarrages spéciaux dans les ports de Beyrouth et de Ceyhan, depuis lesquels le pétrole de contrebande est transporté vers les consommateurs japonais. 

L'opposition turque est aux abois avec le fils du président et rêve de le voir un jour derrière les barreaux.  Mais bien que Bilal Erdogan soit mouillé dans l'activité des terroristes, il sera protégé contre toute poursuite judiciaire tant que son père sera chef de l'État.

La fille du président, Sümeyye, mène une activité aussi intense que son père et son frère.  Selon les médias, elle parraine un hôpital militaire dans le sud-est de la Turquie qui soigne des combattants de Daech transportés depuis la Syrie.  Global Research News du Canada a obtenu ces informations d'une employée de l'hôpital sous couvert d'anonymat.  La fille du président turc est également une personnalité politique connue.  

Ainsi, les intérêts commerciaux et politiques des Erdogan sont liés à Daech de manière assez particulière.  Le soutien politique de la Turquie a longtemps permis à l'organisation terroriste d'élargir son influence et d'occuper des territoires des pays voisins, alors que les revenus "blanchis" par les Erdogan revenaient dans le budget des djihadistes, les aidant à poursuivre leur expansion.

Il est évident que l'intérêt du président turc ne réside pas que dans le banal enrichissement.  L'agent n'est ici qu'un moyen d'atteindre un objectif majeur qui est, selon les experts, rien d'autre que la reconstruction de l'Empire ottoman.  Erdogan rêve de détrôner l'héritage de Kemal Ataturk pour lever sur la Turquie le drapeau vert de l'islam.  C'est pourquoi il a besoin de Daech et du pétrole.  Et la Russie a perturbé ses plans, ce qui explique sa colère.

Selon
 

 Selon les analystes, ces revenus illégaux empêchent
le gouvernement turc de lutter contre les terroristes

 
 

Les entreprises turques sont les premières à bénéficier du trafic de pétrole provenant des gisements contrôlés par le groupe terroriste État islamique-Daech (EI), estiment les experts occidentaux cités par l'agence de presse Bloomberg.

Qui plus est, de nombreuses sociétés turques mêlées au trafic pétrolier de Daech sont proches de l'entourage du président turc Recep Tayyip Erdogan voire seraient contrôlées par des membres de sa famille. Cela explique l'attitude ambiguë des dirigeants turcs à l'égard de la lutte contre le terrorisme.

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé que la Russie avait remarqué depuis longtemps l'afflux sur le territoire turc d'importantes quantités de pétrole provenant des gisements contrôlés par l'EI.  Cela "procure d'importants revenus aux formations armées", a noté M. Poutine.

Selon les dernières informations, les revenus pétroliers de l'EI se chiffrent à quelque 500 millions de dollars par jour. 

L'agence Bloomberg rapporte que les djihadistes de l'EI vendent la plus grande partie de leur pétrole en Irak et sur d'autres marchés régionaux.  Les terroristes profitent aussi des revenus tirés des rançons, du commerce des biens culturels volés et de la vente d'organes humains.

Moscou
 

Moscou pourrait utiliser le trafic pétrolier de Daech
pour attaquer le gouvernement turc en justice

 
 

Ismail Hakki Pekin

Dans une interview accordée à l'agence Sputnik, l'ex-chef du bureau de renseignement à l'état-major général turc Ismail Hakki Pekin a indiqué que Moscou pourrait utiliser les informations sur le trafic de pétrole entre l'État islamique et la Turquie pour traduire cette dernière devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye.  Prié de commenter la destruction d'un Su-24 russe par un missile air-air turc au-dessus de la Syrie, M. Hakki Pekin a souligné que l'avion abattu ne manifestait pas d'intentions hostiles envers la Turquie.

"Des terroristes ouïghours et tchétchènes constituent la majeure partie de la population vivant dans la région de Bayir-Bucak où l'incident a eu lieu.  Abattre un avion engagé dans une opération contre ces éléments terroristes était une erreur grossière.  Le Su-24 russe ne constituait aucune menace pour la Turquie et n'affichait pas de comportement hostile", a déclaré l'ex-chef du renseignement militaire turc.

 

Où va le pétrole de Daech?

 
 

Dans une interview à l'agence Sputnik, un ex-député du Parti républicain du peuple (CHP) au parlement turc, Mehmet Ali Ediboglu, a cité le pétrole parmi les principales sources de financement du groupe terroriste État islamique (Daech).

Selon M. Ediboglu, le trafic de pétrole constitue l'un des principaux produits vendus par les djihadistes. Ce pétrole provient en premier lieu des gisements situés en Syrie, dans la région de Raqqa.

"L'État islamique contrôle ces gisements conjointement avec un groupe de personnes comprenant des membres de l'entourage de Massoud Barzani (premier ministre du Kurdistan irakien, ndlr) et plusieurs hommes d'affaires turcs spécialisés dans la vente d'hydrocarbures", a déclaré l'ancien parlementaire.

Après avoir rappelé qu'un rapport à ce sujet avait été présenté au Conseil de sécurité de l'ONU, Mehmet Ali Ediboglu a fait savoir qu'au départ, le trafic de pétrole rapportait à Daech 800 millions de dollars par an, mais que maintenant, cette somme se situe entre 1 et 2 milliards de dollars.

"Selon certaines informations 27 hommes d'affaires turcs et irakiens sont directement impliqués dans ces activités", a indiqué l'ancien parlementaire.  D'après lui, le pétrole est acheminé via la Turquie vers le littoral de la Méditerranée et de là, vers différentes régions du monde.

La Turquie affirme qu'elle n'aide pas l'État islamique.  Mais elle livre des armes à l'Armée syrienne libre (ASL) et à certains autres groupes locaux qui les revendent à Daech.  En Syrie, il existe un grand nombre de petits groupes islamistes que la Turquie juge "modérés" et auxquels elle apporte un soutien important.

Ces groupes subissent une pression permanente de la part de Daech ou du Front al-Nosra et se voient donc contraints de leur vendre les armes provenant de Turquie.  Il en résulte que la majeure partie de ces armes se retrouvent entre les mains de l'État islamique ou du Front al-Nosra", a indiqué l'interlocuteur de l'agence.

Mehmet Ali Ediboglu

D'après lui, les djihadistes n'ont pas subi de pertes graves suite aux frappes de la coalition américaine en Syrie. 

"Il est très probable qu'ils soient informés d'avance des frappes planifiées par la coalition", a supposé M. Ediboglu. 

Par contre, les frappes russes sont hautement efficaces, estime-t-il.

"Si la Russie poursuit ses raids et que l'opération aérienne est appuyée par des actions au sol, les terroristes subiront une défaite foudroyante", a dit l'ancien député.

À la question de savoir ce qu'il faut faire pour couper les sources de financement de l'État islamique, M. Ediboglu a répondu qu'il fallait en premier lieu "endiguer le flux de djihadistes se rendant en Syrie".

"Il est aussi indispensable de bloquer l'acheminement du pétrole de Daech vers l'Irak du nord où il tombe entre les mains des personnes proches de Barzani.  On y trouve également des sociétés soutenues par les Américains qui, comme nous le pensons, participent à ce processus.  Mais l'essentiel est de chasser les terroristes de la région de Raqqa pour leur barrer l'accès aux gisements de pétrole.  Si on y parvient, l'État islamique sera très vite affaibli faute de recettes financières", a conclu l'homme politique turc.

Selon les services de renseignement irakiens, l'organisation terroriste État islamique produit près de 30 000 barils de brut par jour.  Les djihadistes de l'État islamique (EI) ont conquis des zones pétrolières en Syrie et en Irak, ce qui leur permet de tirer profit des nombreux gisements, et la vente de brut leur rapporte 40 à 50 millions de dollars par mois, rapporte l'agence iranienne Tasnim. 

C'est le pétrole qui est devenu la principale source de revenus des extrémistes qui leur permet de remplir les caisses de leur "califat".  L'État islamique vend le pétrole des territoires syriens et irakiens qu'il contrôle aux contrebandiers avec un rabais important — pour 10 à 35 dollars le baril, alors que la moyenne mondiale est légèrement inférieure à 50 dollars.

Mais même "soldé", ce trafic rapporte à l'EI entre deux et trois millions de dollars par jour. 

Intervenant lors d'une réunion annuelle du Club de discussion international Valdaï à Sotchi, le président du parlement iranien Ali Larijani a cité des données selon lesquelles l'EI avait déjà accumulé 30 milliards de dollars.

Sources : Anonymous twitter; Sputnik France pour la Voix de la Russie; Interpolit de Russie; Global Research News (mondialisation) Canada

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 27 novembre 2015

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