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L'Irak est empêtré avec les déchets radioactifs de la Coalition états-unienne
qui lui fit la guerre en 2003

Aussi fâchant que cela puisse l'être, au moment où les États-Unis, avec le Canada dans le rôle de la mouche-du-coche, et l'Union Européenne nous rejouent le scénario de la guerre en Irak-Libye-Syrie et maintenant l'Ukraine, nous apprenons que c'est maintenant hors de tout doute que les États-Unis-d'Amérique qui cherchaient des armes de destruction massive chez Saddam Hussein, furent ceux qui utilisèrent des armes chimiques lors de la guerre d'Irak en 2003.  Voici donc les éléments de preuve de l'utilisation des armes chimiques par les États-Unis en Irak.                                                                                                                           - JosPublic

 

Denis Halliday (05)

Pressions sur l’Organisation Mondiale de la Santé
Uranium appauvri et cancers en Irak

Par Denis Halliday

 

 

En septembre 2013, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) refuse catégoriquement de publier un rapport qui prouve que les États-Unis et les membres de la Coalition militaire qui ont attaqué l'Irak en 2003, ont utilisé des armes contenant de l’uranium appauvri, qui ont tué de nombreux Irakiens civils, et dont un des effets est la naissance d’enfants difformés.  ( 02 )

Elle s'y refuse en violation de son mandat de porter les preuves de cette utilisation à la connaissance de tous. Cette  question a été abordée en 2004 dans un rapport d’un expert de l’OMS sur « la santé à long terme de la population irakienne résultant des armes à l’uranium appauvri (UA) ». 

Ce premier rapport avait été considéré « comme secret » et comme tel enterré par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’étude conduite par trois scientifiques de la radiation lançait un avertissement indiquant que les enfants et adultes pouvaient être atteints de cancer après avoir inhalé des poussières d’UA, toxique et radioactif.

Mais l’Organisation a bloqué sa publication, selon son principal auteur, le Dr Keith Baverstock, conseiller principal en radiation de l’OMS, ce que dément cette organisation. ( 03 ).  Quelque neuf ans plus tard, un rapport conjoint de l’OMS et du Ministère de la Santé irakien sur les cancers et les malformations infantiles en Irak devait voir le jour en novembre 2012, mais « a été retardé à plusieurs reprises et en 2013 n'avait aucune date de publication possible ».

Selon Hans von Sponeck, ex-secrétaire général adjoint des Nations unies: « le gouvernement américain cherche à empêcher les Nations unies d’inspecter les régions du sud de l’Irak où l’uranium appauvri a été utilisé et a causé de graves problèmes de santé pour les gens et pour l’environnement ».
( 04 ) Cette tragédie rappelle celle de l’utilisation au Vietnam d’armes chimiques américaines dont les États-Unis n’ont pas voulu reconnaitre l'utilisation, ni n’ont payé de compensation ou fourni une assistance médicale à des milliers d’enfants nés, jusqu’à présent, avec des déformations, en raison de la dispersion de l’agent Orange à travers le pays.

Des millions de litres de ce produit chimique ont été vendus au Pentagone par les Monsanto, Dupont et autres sociétés pour des profits faramineux.

Étant donné la faculté des États-Unis à refouler les atrocités dont ils sont les auteurs en temps de guerre, je crains que les mères de Najaf et autres villes irakiennes ne reçoivent, en cas de naissance de bébés difformes, aucune aide ou soutien de la part des coupables.

Ce qu'il nous faut, ce sont des Nations unies qui ne seraient plus corrompues par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité.

 
 
 
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Aucune solution en vue pour nettoyer l'IRAQ des déchets nucléaires

 
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Utilisation d'armes UA à Nasiriyah

En juin 2014, l'organisation hollandaise Pax (pour la paix) a découvert que la Coalition des forces armées qui a envahi l'Irak en 2003 n'a aucune obligation d'aider au nettoyage des déchets nucléaires laissés sur place après l'utilisation d'armes à l'uranium appauvri.

Ainsi la population civile et ses travailleurs sont exposés à la radioactivité et à la toxicité du métal encore actif de nombreuses années après la guerre.

Les risques pour la santé de la population face à la mauvaise gestion des résidus toxiques demeurent non documentés. Ni la Coalition ni le gouvernement iraquien n'ont financé ou appuyé des recherches sur la population exposée à ces déchets. Les personnes à haut-risque sont celles qui résident ou qui travaillent dans la douzaine de sites qui accueillent la "scrap" métallique des milliers de véhicules militaires détruits en 1991 et 2003.

Les déchets sont souvent inconnus des dirigeants des villes et la population a appris à vivre autour de ces détritus de guerre. Souvent il aura fallu plus d'une dizaine d'années pour nettoyer des sites très contaminés par des épaves militaires dans des quartiers résidentiels. Des centaines de lieux frappés par les bombes dans les aires populeuses demeurent non documentés et l'inquiétude des Iraquiens quant à leur santé reste répandue.

Wim Zwijnenburg, l'auteur d'un rapport sur la situation demande aux autorités de publier les lieux qui ont été frappés par des armes à uranium enrichi, pour aider au nettoyage. "Le gouvernement iraquien a aussi besoin d'aide technique pour gérer des sites hautement toxiques".

Les refus constants des États-Unis de publier cette liste continuent à nuire aux opérations de nettoyage.

Une poignée de données détenue par le ministre de la Défense de la Hollande et publiée grâce à la loi d'accès à l'information montre que les avions états-uniens utilisant des armes d'uranium enrichi ont tiré sur beaucoup plus de cibles et de troupes iraquiennes qu'imaginées.

Les États-Unis et la Grande-Bretagne argumentent que l'uranium appauvri ne servait que contre les véhicules blindés. Voilà c'est au moins le début d'une admission.

Le gouvernement iraquien a préparé un plan de nettoyage de l'environnement avec l'Organisation mondiale de la Santé de l'ONU, mais les responsables se demandent comment ils pourront accomplir le plan sans l'aide internationale.

Les guides de sécurité face à la radiation sont ignorés

L'uranium appauvri est un déchet résultant de l'opération d'enrichissement de l'uranium et est caractérisé en tant que déchet radioactif de portée intermédiaire. Des métaux et la "scrap" sont caractérisés radioactifs de basse intensité.

L'étude démontre que les guides des normes devant être utilisées pour se défaire de ces déchets ont été ignorés par le gouvernement iraquien qui n'avait pas la connaissance technique pour bien gérer la décontamination.

Futs radioactifs d'uranium appauvri laissé sans protection

Contrairement aux mines anti-personnel et autres explosifs, résidus de guerre, il n'y a pas de traité qui oblige à nettoyer les lieux après son utilisation. Pourtant les standards qui s'appliquent à la protection des civils face à la radiation, placent clairement la responsabilité à la porte des pollueurs.

Absence d'obligation

Comme pour la contamination à l'uranium appauvri, la controverse sur l'utilisation de ces armes refuse de disparaître. Au contraire en octobre 2014, l'Assemblée générale des Nations-Unis considèrera une cinquième résolution sur le sujet. En 2o12 un texte semblable a été approuvé par 155 gouvernements, seuls les États-Unis, La Grande-Bretagne, La France et Israël s'y opposaient.

«L'absence d'obligation de nettoyage après un conflit armé doit être prise en charge par la communauté internationale» explique Doug Weir, le coordonnateur de la Coalition internationale pour bannir les armes à l'uranium.

«Les États se remettant d'un conflit armé sont rarement dans la position de pouvoir protéger leur population contre ces résidus toxiques de guerre».

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Les États-Unis admettent avoir tiré
 sur des territoires habités par des civils avec des armes à l'uranium appauvri

 
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Les forces états-uniennes ont admis avoir tiré sur des troupes iraquiennes et des territoires habités par des civils, avec des armes contenant de l'uranium appauvri, en contravention aux avis publiés par l'ONU pour prévenir de la souffrance inutile dans les conflits.

Nous apprenons, le 19 juin 2014, grâce au groupe Pax de Hollande que les jets et chars blindés des États-Unis ont tiré presque 10 000 rondes d'UA en Iraq durant la guerre de 2003.

Munitions à l'uranium appauvri

C'est la première fois que des statistiques paraissent à propos des cibles et tirs des États-Unis avec de l'uranium appauvri malgré les demandes répétées des responsables du Programme environnemental des Nations-Unis et du gouvernement iraquien.

Selon le rapport de PAX ( 06 ), les chiffres démontrent que des rondes d'UA ont été tirées dans des régions populeuses d'IRAQ telles que Samawah, Nasiriyah et Basrah. Il y a eu aussi 1500 rondes de tirées sur les troupes explique le groupe de recherche.

L'armée états-unienne a donné les coordonnées GPS des rondes d'UA, ainsi qu'une liste des cibles et le nombre de tirs au Ministère de la Défense de Hollande, qui lui s'inquiétait pour ses soldats assignés en Irak en 2013.

Le groupe PAX a déposé une demande selon la loi d'accès à l'information. C'est ainsi que l'information est devenue publique pour la région où les soldats hollandais étaient stationnés. «Voilà un premier pas de fait vers une plus grande transparence, mais la plus grande quantité des rondes tirées demeure secrète», dévoile PAX dans un communiqué de presse. 

Il est estimé que plus de 300 000 rondes d'UA ont été tirées durant la guerre d'Iraq de 2003, la majorité par les forces États-unienne. En 2014, Jim McDermott de la chambre des représentants des États-Unis tente de convaincre le Département de la défense des États-Unis de publier toutes les coordonnées des tirs d'uranium appauvri.

 

Conclusion par
 JosPublic

 Trop souvent on oublie que nos gouvernements, sans nous consulter, ne font pas dans la dentelle pour notre plus grand bien, c'est sûr! Impossible d'oublier que le Canada a bombardé des maisons de civils en Libye ( 01 ), un pays qui n'avait déclaré la guerre à personne.

 Lorsque j'entends John Baird et Stephen Harper jouer aux petits colonels, j'ai le sentiment de vivre dans un autre pays que celui qui m'a accueilli à ma naissance.  Et ce sont ces gens-là, sans mandat qui ne représentent que 39.6% des votants canadiens, qui osent cautionner les États-Unis en donnant des leçons de morale à tout vent, cherchant à « punir » (par des sanctions) sous couvert du nouveau concept « humanitaire » de « protection des populations civiles » alors que les lois de la guerre restreignent déjà les effets de celle-ci aux combattants.

Pourquoi nos dirigeants ne respectent-ils pas les conventions internationales (Droit international humanitaire) qu'ils ont signées en notre nom. J'ai honte et pour le moment mon seul outil est l'information. C'est frustrant de vivre dans une dictature politique aussi douce soit-elle!

Sources : Denis Hallyday, Information Clearing House,  13 septembre 2013, The Guardian pour le Scott Trust

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références, titrage et traduction par : JosPublic
Publication : 20 juillet 2014

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Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

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Photo de fond d'écran: Troupes Ukrainienne en Irak en 2003 (pas Iraquienne, Ukrainienne, vous avez bien lu)

 

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

Libye: on assassine en notre nom. Le commandant Bouchard un bon bleuet du Saguenay, en tant que responsable des opérations de l'Otan fait assassiner une famille en notre nom!

La résolution du Conseil de sécurité de l'ONU qui permet d’intervenir en Libye ne parle pas de déloger Kadhafi ni de passer d’un régime socialiste à un régime capitaliste, il s'agit de protéger la population libyenne qui manifestait pacifiquement et sans armes, comme en Égypte, en Tunisie et en Syrie. Les gestes des dirigeants Syriens et Libyens sont inexcusables et ceux du Canada aussi en approuvant des assassinats ciblés de femmes et d'enfants.

 

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02

 

Les métaux lourds empoisonnent l'air. L'uranium appauvri est le cheval de Troie de la guerre nucléaire car il continue d'irradier et de tuer après les combats. Il est impossible de s'en débarrasser, il agit ainsi comme une bombe radiologique. Après la campagne du Kosovo en 1999, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a réclamé l’interdiction de la fabrication, des essais, de l'utilisation et de la vente d'armes à l’uranium appauvri afin de préserver les générations présentes et futures (Conseil de l’Europe 24/01/2001). En outre, la directive 96/29/Euratom décrète que tout produit dépassant une concentration de 10 000 becquerels par kilogramme doit être confiné. Or, bien que l'uranium appauvri ait une concentration 1 500 fois supérieure à cette limite, il est toujours disséminé dans l'environnement par le biais de ces munitions.

 

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03

 

WHO ‘Suppressed’ Scientific Study Into Depleted Uranium Cancer Fears in Iraq. Radiation experts warn in unpublished report that DU weapons used by Allies in Gulf war pose long-term health risk - Published on Sunday, February 22, 2004 by The Sunday Herald (Scotland)

 

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04

 

‘Rise of Cancers and Birth Defects in Iraq : WHO refuses to releases Data, Global Research, july 31, 2013. Mozhgan Savabiesfahani, une toxicologue établie et reconnue aux États-Unis, a publié avec son équipe des études consacrées à ces problèmes de santé en Irak. Elle juge «préoccupant» que l’OMS ne considère pas l’uranium et d’autres contaminants comme facteur causal. Selon elle: «cela va être une des principales faiblesses du rapport, puisque des études antérieures ont montré ce lien. (…) Il eut été logique qu’ils effectuent leurs analyses en recueillant des échantillons humains et de l’environnement pour étudier la présence de métaux ou contaminants.»

 

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05

 

Denis Hallyday, ancien Secrétaire général adjoint a été le Coordinateur Humanitaire des Nations Unies en Irak du 1er septembre 1997 jusqu’en 1998. Il est Irlandais, titulaire d’un Master en Économie, Géographie et Administration Publique de Trinity College à Dublin.

 

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06

 

Télécharger le rapport de PAX Laid to waste

 
 

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