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Communiqués et Revue de presse du Groupe d'actions pour la restauration du Lac Saint-Pierre (GAR)
“ Des obus pour un lac “

Commentaires du groupe d’actions des riverains sur la transcription de l’émission de Radio Canada préparée par Yves Bernard le 4 octobre 1998

La radio de la Société Radio-Canada. CBF FM 88.1 diffusion de 17 à 18 heures

Des obus dans le lac - Transcription d'une radiodiffusion de l'émission"Reportages" Fichier Acrobat

Thèmes abordés et commentaires du G.A.R. :

  Été 1982, un obus,... un mort, 10 blessées!

Il a fallu 5 ans de démarches judiciaires pour faire reconnaître la responsabilité de la Défense nationale.

Malgré ce drame, les essais d’obus se sont poursuivis sans relâche depuis 47 ans à Nicolet.

Le C.E.E. de Nicolet de la Défense nationale et les expropriations des terres à culture

L’arrogance et le manque de respect des citoyens de la part de la Défense nationale commencent très tôt. Cela ne diminuera jamais.

Début des activités au C.E.E.

La vie des cultivateurs est mise en danger par des essais aériens. Heureusement, ceux-ci ne se sont pas poursuivis. La transparence est telle au ministère de la Défense nationale que le personnel actuel n’est même pas au courant de ces activités passées !

Réactions du milieu.

Malgré de nombreuses démarches de protestation auprès des politiciens, la Défense nationale poursuit sans vergogne ses installations à Nicolet. Les citoyens ne peuvent rien dans ce combat de “ David et Goliath ”.

 L’impuissance du milieu politique québécois.

 L'aplat-ventrisme politique, ce n’est pas nouveau ! Les rêves extravagants des politiciens de l’époque pour le développement régional fait taire toutes les protestations des citoyens. Déjà, les qualificatifs de "  base unique et essentielle ” apparaissent dans le vocabulaire. Ces termes aberrants sont repris de façon systématique dans les échanges épistolaires récents !

Aucun document officiel n’a été signé entre les deux gouvernements pour autoriser l’exploitation éhontée du sol québécois. L’Ontario s’en est sauvé !

 Description du C.E.E. et de ses activités et les conséquences environnementales.

La réquisition unilatérale de 22 kms2 de terres agricoles et de 160 kms2 du lac St-Pierre (soit 40% de la surface totale du lac) se fait sauvagement. La proximité des armuriers (Sorel, Le Gardeur et Québec) semble être le motif de l’implantation de la base à Nicolet. Peu importe les conséquences environnementales, à tel point que les inquiétudes portent plus sur les canards que sur les humains ! Les profits des manufacturiers d’armement priment sur tout.

La récupération des projectiles. Contradictions ! ...

Les “ nombreux ” véhicules de récupération des projectiles ont peut-être existé... mais maintenant avec la réduction drastique du personnel, ces engins sont vraisemblablement remisés pour longtemps... Les " équipes" de récupération existent-elles encore ? Où se trouvent les points d’observation le long des rives ? Une enquête impartiale pourrait déterminer l’efficacité de ces opérations de récupération.

La récupération durant l’hiver semble être moins compliquée, lorsque le lac est gelé... ! Qu’arrive-t-il, lors des crues printanières et durant les périodes d’étiage ?

Les deux directeurs du CEE se contredisent dans l’évaluation des opérations de récupération. Les " preuves " ont même été détruites !  Une farce quoi !

Un obus perdu à 50kms en aval du C.E.E.

La mort rôde jusqu’à l’île d’Orléans ! La Défense nationale ne peut pas contrôler le mouvement des glaces où sont prisonniers les débris et les obus " perdus ". Mais ce n’est pas plus grave que ça : Un peu de fumée et la peau brûlée... ou pire encore : “ Ton petit garçon... tu n’en aurais plus ! ”  L’irresponsabilité flagrante de la Défense nationale est continuellement présente

Le silence des privilégiés !...            Des obus,... il y en a au fond du lac !...

Si les pêcheurs commerciaux, qui ne veulent pas perdre leur privilège de circuler sur les espaces réservés par le C.E.E., pouvaient êtres interviewés, on trouverait vraisemblablement des témoignages révélateurs et surprenant sur la réalité vécue depuis 47 ans par la population.

Projet de déminage par la Défense nationale et dangers des opérations de récupération...

Des études, des projets, des études, des projets !... Pendant que les penseurs pensent, que les politiciens font l’autruche et que les rapports s’empilent ;  SNC-Lavalin, avec la bénédiction complice de la Défense nationale, peut poursuivre impunément ses essais totalement immoraux et continuer à fabriquer du matériel meurtrier qui enrichira les actionnaires et les trafiquants d’armes internationaux.

En lieu et place de ces activités à vocation meurtrière, le gouvernement devrait plutôt investir dans la technologie de déminage en utilisant l’espace hautement privilégié qu’est la base de Nicolet. L’expertise qu’il pourrait développer serait bien plus utile à travers le monde. Cela relancerait la vocation de paix que le Canada a abandonnée depuis 47 ans !

Contradictions au sujet des dangers de la récupération !...

Les versions de la réalité diffèrent selon un directeur et selon un capitaine. Qui a raison ?

On observe une minimisation volontaire dans la description des débris : Juste de l’acier et de la cire d’abeille... pourquoi donc dramatiser la situation de pollution ?

Il y va de l’intérêt de la Défense nationale et non de la population de réduire l’information à sa plus simple expression !

Impacts sur l’environnement (selon Environnement Québec).

“Les connaissances précises n’existent pas ".

“Canards limités " a décrété qu’il n’y avait pas d’impact sur l’environnement.... sans aucune preuve à l’appui ! Alors pourquoi enquêter plus... Laissons l’entreprise privée (SNC Lavalin) démontrer... sans preuve... que l’environnement est respecté !

Impacts sur l’environnement (selon Environnement Canada) et projets...

Un projet de caractérisation des berges est souhaité... par les 2 ministères... Mais seule une étude impartiale commandée d’urgence par les politiciens serait crédible. À moins qu'Environnement Québec ne prennent l’initiative de commander une enquête provinciale au lieu de proposer l’attente d’amélioration de la situation (Réf. : réponse du ministre Paul Bégin à une demande d’enquête)

Le bruit dérange depuis 47 ans ! ...

Mais la population s’est résignée à subir les désagréments des vibrations qui font trembler les maisons... De toute façon, quand des citoyens se plaignent, on reçoit toujours les mêmes réponses : On respecte les normes du ministère... Il faut avoir l’accord de la direction (absente) pour arrêter les essais... On envoie un sonomètre pour vérifier si on dit vrai ... et la dernière suggestion arrogante du directeur de SNC Lavalin (M.André Richard) :  Vous n’avez qu’à déménager !

Les essais peuvent arrêter quelque temps (un jour 1 ou 2 semaines...) puis ça recommence !

La Défense nationale se dit responsable ! ...

Responsable de la pollution du lac et des dérangements de la population... et sans autorisation des ministères de l’environnement. 

Le silencieux installé en 1995, aux frais des contribuables (2,5 millions), n’est opérationnel que dans 50% des cas. Pour les tirs de gros calibres à angle, qui font le plus de dommage, c’est totalement inefficace !

Quand l’armée canadienne a-t-elle utilisé des obus de 105 mm  Dans le contexte international actuel et future, pourquoi poursuivre ces essais, sinon pour satisfaire SNC Lavalin et ses trafiquants d’armes, avec la complicité immorale du ministère de la Défense nationale? L’anachronisme flagrant de ces activités doit êtres dénoncés publiquement !

L’entreprise privée entre dans le décor ...

SNC Lavalin, par son directeur Monsieur André Richard, a repris le relais de l’arrogance de la Défense nationale : Pas plus tard que l’été dernier, il a suggéré à un plaignant de déménager ... pour régler les problèmes de bruits et de vibrations provoqués par les essais d’obus.

La perte d’emploi observée depuis le printemps dernier est directement reliée à l’arrivée de l’entreprise privée.

Les exigences environnementales et de sécurité publique de la Défense nationale doivent être respectées par ce nouveau partenaire. Mais comme en fait foi le manque de réponse de l’aviser principal en environnement aux questions suivantes, il n’y a rien, à ce que l’on sache, qui ait été entrepris à la base de Nicolet.

Réf.: Lettre à Monsieur Leclair (4 septembre 1998) , restée sans réponse .

Nous avons appris que le commandement de la Force terrestre du Canada (l’armée canadienne) a publié un système de gestion environnementale (ISO 14000) en juin 1998 et il a développé un protocole d’audit du système de gestion environnementale de toutes les bases de l’armée au pays, comprenant une formation annuelle en environnement au sein de chaque unité.

De plus en 1992, l’armée a embauché une équipe d’experts en environnement qui se serait attaquée, dans un premier  temps, à la décontamination et à la restauration de tous les sites pollués par ses activités.

Vous n’êtes pas sans savoir que le Centre d’essais et d’expérimentation (C.E.E.)  poursuit des activités polluantes depuis 46 ans à partir de l’île Moras à Nicolet. En plus des 22 kms2 de terrain que le ministère de la Défense nationale possède, l’armée a réquisitionné 160 kms2  du lac St Pierre (Zone CYR 606) pour faire exploser - à date - plus de 500 000 obus (selon des chiffres fournis par un rapport du C.E.E.). Tout en détériorant la faune et la flore et le lit du lac, ces activités perturbent gravement l’environnement des résidents riverains du lac St Pierre par le bruit des explosions et les vibrations importantes qui en résultent.

En regard des informations précitées, pouvez - vous nous confirmer les éléments suivants :

1. La base de Nicolet (C.E.E.) fait-elle partie de “toutes ” les bases de l’armée sujettes au système de gestion environnementale ?

  sinon ... ,             pourquoi est-elle exclue des sites désignés ?

  si oui ... ,             le système de gestion environnementale de juin 1998 y est-il appliqué et une                  formation annuelle en environnement y serait-elle donnée ?

2. Comme la base de Nicolet (C.E.E.) fait partie des sites pollués par les activités de l’armée, a-t-elle été décontaminée et restaurée par l’équipe d’experts en environnement embauchée en 1992 ?

  sinon ... ,             pourquoi a-t-elle été exclue de ces opérations ?

à quel moment sont prévues ces opérations de décontamination et de restauration ?

  si oui ... ,             quand et comment l’équipe a-t-elle réalisé ces opérations ?

Nous attendons des réponses... et non des promesses et des bonnes intentions !

La Défense nationale ne collabore pas !

Malgré le manque de collaboration de la Défense nationale, le ministère de l’environnement et de la faune du Québec, devrait arrêter sa complaisance envers celle-ci et son complice SNC Lavalin. Il ne devrait pas abdiquer sa fonction de contrôleur environnemental. Le M.E.F. devrait appuyer les citoyens qui réclament une meilleure qualité de vie et la pérennité des écosystèmes dans l’optique du développement durable.

Bienfaits environnementaux au C.E.E ...

Protéger un habitat avec des canons, faut le faire ! Ces arguments trompeurs ne font pas le poids à côté des énormes dégâts environnementaux causés par les activités de la Défense nationale.

La transformation des sites du C.E.E, en réserve faunique et en " site RAMSAR " pourrait protéger les habitats et la flore.

Mais les responsables de l’Unesco, avant d’aller plus loin dans ce projet de désignation de réserve de la biosphère, devraient exiger l’arrêt immédiat de toutes les activités polluantes du C.E.E. ainsi que le déminage intégral de tous les espaces utilisés. Sinon la crédibilité de ce projet devrait être remise en question.

Oppositions aux activités du C.E.E. et le silence de la Défense nationale...

Plusieurs groupes environnementaux ont reçu l’appui de plusieurs municipalités dans leur revendication pour améliorer leur qualité de vie autour du lac St-Pierre. Les nombreuses interventions n’ont encore rien donné officiellement. Cependant quelques dernières nouvelles portent à croire que la Défense nationale ne peut plus ignorer le dossier. Le dévoilement des informations comme celles de l’émission de Yves Bernard devrait pouvoir faire avancer le débat et aboutir à la responsabilisation des gouvernements. La politique du silence doit cesser et être remplacée par une politique de développement durable tel qu’annoncé dans des intentions théoriques.

La Défense nationale pourrait trouver des solutions !

Il y a bien eu le silencieux en 1995. Mais cela n’est qu’un trompe-l’œil pour se permettre de poursuivre les activités polluantes et immorales.     

L’art de tromper subsiste insidieusement... !

Le leurre des études d’impact environnementales permettra de laisser pourrir le problème sans de véritables solutions.

La seule solution admissible et hautement humanitaire : La transformation urgente du C.E.E. en un centre récréo-touristique majeur, créateur d’emplois, protecteur des habitats, initiateur de la paix mondiale, véritable site mondial de la biosphère RAMSAR.

Une autre suggestion pour sensibiliser les politiciens-autruches ! ...

Une pyramide d’obus récupérés...,

construite par les enfants des générations futures

en face du Parlement !

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