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Chaulk Determination

David Chaulk propriétaire du navire coulé à Trois-Rivières, un pollueur irresponsable

Le 26 décembre 2014, le "" un navire-remorqueur amarré à la section 1 du port de Trois-Rivières s'est enfoncé dans l'eau sans raison apparente. Ce navire était surveillé depuis un moment par les autorités portuaires de Trois-Rivières, qui avaient averti le propriétaire de prendre les dispositions nécessaires pour l'hiver, ce qui n'a pas été fait.

Maintenant que le bateau a coulé, on apprend qu'il était évident pour la Garde côtière que la compagnie n'était pas solvable et que c'est pour cela qu'ils ont pris le contrôle des opérations. Au début janvier 2015, le porte-parole du Ministère de l'Environnement du Québec racontait que le problème serait réglé dans une semaine.

Ensuite on a dit que l'hiver et les glaces compliquaient les opérations. Difficile à croire lorsqu'on regarde les photos...où est la glace? Une chance que ce n'est pas un gros pétrolier, toutes les villes le long du fleuve qui y captent leur eau pour en faire de l'eau potable auraient auraient été incapables de traiter de l'eau contaminée aux hydrocarbures.

Pour le moment la quantité d'hydrocarbures ne menace pas une entrée d'eau brute, mais l'eau du fleuve sera davantage polluée puisque l'on sait maintenant que même avec les balises supposées récupérer le pétrole, l'efficacité se situe entre 10 et 15% du pétrole déversé. ( 02 )

Quant au propriétaire du navire,
JosPublic émet l'hypothèse qu'il savait qu'un fonds d'indemnisation existait et qu'en mettant sa compagnie en situation d'incapacité de payer il éviterait la facture. En effet le transport de fret par bateau est une compagnie indépendante de ses autres compagnies, qui elles sont rentables.

Selon la garde côtière canadienne, les travaux de renflouage du navire devraient se terminer vers le 10 février 2015 à moins de conditions exceptionnelles et pendant ce temps les 22 tonnes de carburant continuent à se déverser au fleuve Saint-Laurent.           - JosPublic

 

 

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Le nom du propriétaire a été caché pendant plusieurs semaines

 
 

Dans cette histoire le nom du propriétaire a été caché depuis le premier jour autant par les autorités que par les médias. JosPublic a scruté les communiqués de presse des uns et des autres, aucun média pour nous dire qui était cet individu irresponsable déjà avisé par les autorités portuaires qu'il devait préparer son bateau pour l'hiver et qui n'a rien fait. ( 01 )

C'est le journal de Québec qui le premier, trois semaines après l'événement, a mentionné le nom d'une compagnie. Qu'est-ce qui se trame sous ce comportement de secret? Déjà nous savons que le gouvernement essaie de ne pas dévoiler le nom des personnes qu'il met à l'amende. Il faut fouiller pour trouver. Pourquoi cacher le nom de ces fraudeurs d'affaires?

Dans le présent cas, est-ce parce que le Port de Trois-Rivières savait depuis longtemps que l'entreprise de David Chaulk n'était pas solvable ?

Le propriétaire se nomme David Chaulk
Aucune de ses entreprises n'est enregistrée au Québec

Il est le propriétaire de CAI Investments et possède 50% des parts dans CAI Nunatsiavut Marine. Selon le registre de Transport Canada, CAI Marine Inc est propriétaire du navire Chaulk Determination. L'entreprise est enregistrée à Moncton au Nouveau Brunswick.  David Chaulk est aussi propriétaire de Chaulk Air Inc 662773 N.B. Ltd. Raison sociale CAI Group ou sous le nom de CAI Logistics. Il en est aussi le président et membre du conseil d'administration. L'entreprise a son siège social au 50 Driscoll Crescent à Moncton au Nouveau Brunswick.

David Chaulk

La firme se spécialise dans le transport de marchandise en gros, et avait en 2013 un chiffre d'affaires de plus de 5 millions $ et employait environ 20 personnes dont la directrice générale: Bridget Chaulk et un responsable de la mise en marché national Chris Newman. La compagnie est inscrite au registre du Nouveau Brunswick en vertu de la stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones (SAEA). Information valide en date du 13 juin 2013

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Déversement de pétrole au fleuve

 
 

Au 23 janvier 2015, il s'écoule toujours des hydrocarbures du navire, mais l'écoulement est présentement retenu pour environ 20% du déversement.

Comme dans toutes ces occasions, les autorités se font rassurantes: «On fait des patrouilles d'hélicoptère tous les jours et on n'a pas vu d'échappement d'hydrocarbures», indique Mario Pelletier, commissaire adjoint de la Garde Côte Canadienne regionale (GCC). «La glace agit comme un absorbant», dit-il. D'ailleurs, cette glace sera enlevée et décontaminée chez Veolia, ajoute-t-il.

Pour l'instant, la GCC ne sait pas quelle quantité d'hydrocarbures a été récupérée. «On n'a pas été capable d'avoir ces chiffres-là», indique Denis Guay, commandant sur place à la GCC.

«On a eu une idée de départ de combien il y avait d'hydrocarbures, mais c'est toujours un chiffre approximatif de la part du propriétaire. Environ 22 tonnes ont été mentionnées pour du bilge (eau de bouchain), un mélange d'huiles et de toutes sortes d'hydrocarbures. On en a déjà récupéré 9 400 litres ou à peu près qui sont revenus à la surface de l'eau. Combien il en reste à bord? On ne peut pas le dire», a expliqué M. Guay.

Selon monsieur Gaétan Boivin, PDG du Port de Trois-Rivières, il a avisé à deux reprises Pêches et Océans Canada, Environnement Canada, la Garde côtière canadienne ainsi que le propriétaire du navire des risques que présentait le remorqueur. La possibilité de voir le navire couler a même été évoquée s'il n'intervenait pas.

Si le propriétaire avait fait vider le bateau au moment où les autorités portuaires l'avisaient, la pollution de l'eau aurait pu être évitée.

Deux navires appartenant au même propriétaire. le plus petit est celui qui a sombré

 
 

 Qui paiera la facture?

 

Malgré les déclarations des autorités du port ou du ministère de l'environnement, il est peu probable que la ou les compagnies de David Chaulk assument les coûts que représente l'incident. Selon le représentant de la Garde côtière, ils ont été appelés à intervenir lorsqu'il fut évident que la compagnie n'avait pas les moyens de faire face à ses obligations. Est-ce volontairement que le propriétaire du bateau l'a laissé se détériorer sur place?

JosPublic a appris que c'est un bateau qui a été modifié à plusieurs reprises et qu'il n'était pas très fiable. Avec le genre de montage financier de la compagnie, personne ne serait responsable du déficit ou de la faillite de cette compagnie. Y aura-t-il enquête sur cet aspect de la situation ?

Selon Yves Lahaie, du ministère québécois de l'Environnement: «Le propriétaire du bateau est responsable de la contamination, donc il devra assumer les frais qui vont avec l'opération. Il va devoir assumer les coûts de la main-d'oeuvre et ceux associés à la récupération du carburant. Le coût va grandement dépendre de la durée de l'opération». Ce sera certainement plus d'un million $.

«

Le bateau-remorqueur Chaulk Determination s’est échoué au port de Trois-Rivières le 26 décembre 2014, libérant dix tonnes d’hydrocarbures dans le fleuve Saint-Laurent. Or, depuis les événements, c’est la Garde côtière canadienne qui gère la crise parce que l’entreprise propriétaire, CAI Marine et Chaulk Air, ne s’implique pas.

»

Lorsqu’un bateau s’échoue et cause des dommages environnementaux, le principe du pollueur-payeur s’applique. Mais dans ce cas-ci, les autorités pourraient devoir faire appel à la Caisse d’indemnisation des dommages dus à la pollution par les hydrocarbures causée par les navires. Ce fonds d’urgence est destiné à assurer un service dans les cas où l’entreprise responsable ne serait pas en mesure d’absorber les coûts des réparations.

Le fonds est financé par des entreprises susceptibles de polluer l’environnement telles que les compagnies pétrolières, les usines de produits chimiques et les centrales énergétiques.

Des mesures légales peuvent ensuite s’imposer, comme l’indique le président de la caisse Alfred H. E. Popp: « Si on paie, on va prendre les mesures nécessaires et raisonnables contre le propriétaire. »

Le plan de renflouement élaboré par le Groupe Océan pour remettre à flot le bateau-remorqueur est d’une valeur d’environ 1 million $, une somme qui n’inclut pas les opérations mises en place pour récupérer les hydrocarbures qui s’étaient échappés initialement.

Le porte-parole de la Garde côtière canadienne, Michel Plamondon, confirme que les travailleurs sont actuellement en mode réaction, et que par la suite, toutes les possibilités seront envisagées pour récupérer les sommes dues.

 

 
 

Renflouage du navire

 
 

Les travaux de renflouage du Chaulk Determination, qui a coulé le 26 décembre 2014, se feront en cinq grandes étapes.

D'ici le 10 février 2015, GCC et le Groupe Océan prévoient effectuer les travaux en cinq étapes qui sont d'ailleurs déjà amorcées, les deux premières étant la fabrication et le montage de la barge puis l'arrivée des plongeurs et la préparation du remorqueur sous l'eau.

Pour cela, «il va falloir faire l'inspection du remorqueur et faire le retrait des matériaux qui peuvent nuire aux opérations de plongée. Il faut également évaluer les contaminants, faire du pompage et préparer le remorqueur pour le renflouement», indique Denis Guay.

Cette phase n'a toutefois pas encore eu lieu, dit-il. «On a été retardé à cause de l'épaisseur de la glace», dit-il. La phase 3 se fera donc avant la phase 2.

Denis Guay, commandant sur place et Mario Pelletier, commissaire adjoint à la Garde Côtière Canadienne

Il s'agit de l'arrivée de la barge sur le site de la gestion des glaces et de la mise en place. Dans cette étape, qui s'est amorcée hier, il s'agit notamment de retirer les glaces souillées qui sont ensuite déposées dans un conteneur étanche.

L'étape finale est le renflouage du remorqueur. Il s'agit d'installer des câbles de levage et de procéder par des essais qui se feront tôt le matin, explique M. Guay. Il faudra alors évaluer constamment les structures et faire du pompage.

Pour l'instant, la Garde côtière indique qu'il n'y a pas eu de contamination des berges. Il y a eu un peu d'écoulement quand le navire a sombré, «mais ça s'est dissipé dans l'eau et dans l'air», indique M. Pelletier.

La GCC n'a pas autorité de déplacer le navire, une fois renfloué. «Il faut s'en remettre au propriétaire», indique M. Pelletier. «On le tient au courant de l'opération», dit-il. Une enquête de Transport Canada suivra.

Les 5 étapes avant le renflouage:

1- Fabrication et montage de la barge.

2- Arrivée des plongeurs et préparation du remorqueur.

3- Arrivée de la barge sur le site, gestion des glaces et mise en place.

4- Préparatifs en vue du renflouage et du remorqueur sous l'eau.

5- Inspection finale et fin des travaux.

Le Chaulk Determination devra passer encore quelques temps dans sa fâcheuse position. Le Groupe Océan, mandaté pour renflouer le remorqueur prévoit que le renflouement pourrait se faire à l'aide d'une grue ou bien de ballons gonflables utilisés pour remonter le navire à la surface.

Chose certaine, l'opération sera délicate.

«Nous n'avons pas affaire à une chaloupe», a lancé Michel Plamondon. «C'est assez majeur comme remorqueur. Il faut prendre le temps. Mais le Groupe Océan qui s'en occupe a déjà une bonne expertise

Le directeur des affaires publiques du Groupe Océan, Philippe Fillion, précise qu’il n’y a pas encore de date à l’agenda pour sortir le bateau du fond de l’eau, mais que ça se fera avant le printemps. Ce qui contredit la Garde Côtière canadienne qui parlait du début février 2015.

M. Plamondon croit que la température froide peut être favorable dans un contexte où un bateau à la coque lézardée est au fond du fleuve. De faibles quantités d’huile et d’hydrocarbures s’échappent toujours du bateau. La glace qui s’est formée autour de l’embarcation l’isole du reste du fleuve. « En temps opportun, on va casser et récupérer la glace souillée par les hydrocarbures. »

D'ici à ce que le plan de renflouement soit mis à exécution, la Garde côtière canadienne demeure sur place pour surveiller l'évolution de la situation. Des estacades sont de plus présentes sur le fleuve afin de récupérer les hydrocarbures qui continuent de s'échapper du navire. Des entreprises spécialisées en environnement étaient d'ailleurs toujours sur place. Depuis que les plongeurs de la Garde côtière ont colmaté la plupart des fuites, la situation est toutefois sous contrôle, mais le déversement continue.

 

Le Chaulk Determination remorque un autre bateau de la même compagnie sur le fleuve Saint-Laurent

 
 

Intervenants au dossier

 
 
  • Fonds d'indemnisation lors de pollution

  • Garde côtière du Canada

  • Groupe Ocean

  • Ministère du développement durable, de l'environnement

  • Pêche et océans Canada

  • Port de Trois-Rivières

  • Seamec entreprise maritime

  • Urgence-Environnement

  • Transport Canada

Sources: Le Nouvelliste/Gesca pour Power Corporation du Canada; Journal de Québec pour Québecor Inc.; CBC News pour la Société CBC/Radio-Canada, Agence La Presse Canadienne

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 26 janvier 2015

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notes & Références encyclopédiques:

01

 
 

Communiqué du ministère du développement durable, de l'Environnement et lutte contre les changements climatiques - Sur le site du Ministère, le 25 décembre 2014

 
 

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02

 

Opinion: Oil-spill cleanup is a myth - Sur Vancouver Sun, le 4 juin 2014 - Texte original en anglais

Traduction: Des compagnies d'oléoduc et des politiciens aiment bien utiliser des mots tels que standards mondiaux ou de classe mondiale lors de leurs conférences de presse pour parler des règles de sécurité et des navires-citernes entourant les déversement d'hydrocarbures. Mais que signifient réellement ces mots ?

La Fédération internationale de la Pollution par les propriétaires pétroliers affirme que le confinement et la récupération d'un déversement d'hydrocarbures en mer est presque impossible, avec un taux d'élimination "au mieux de 10-15% et souvent moins». Est-ce cela la classe mondiale ?

Après le déversement du Deepwater Horizon 2010, BP a été en mesure de nettoyer environ 3% du pétrole dans les eaux beaucoup plus calmes du golfe du Mexique. Est-ce cela tout ce que peuvent faire les "leaders mondiaux"?

La technologie de nettoyage de déversement de pétrole a très peu changé depuis celui de l'Exxon Valdez il y a plus de 25 ans, et il y a encore de l'huile toujours aussi toxique sur les plages en Alaska comme si le déversement remontait à quelques semaines seulement. Alors ?

Par Art Sterritt, directeur exécutif des premières nations côtières de la Colombie-Britannique.

 

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