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Cancer du sein chez la femme et chez l'homme

Une inconnue: la guérison et deux avancées majeures et une inconnue

Chez les Canadiennes, le cancer du sein est le type de cancer le plus fréquent et l’une des principales causes de décès lié au cancer, dépassé uniquement par le cancer du poumon. On estime que la détection et le traitement précoce du cancer du sein atténueraient les conséquences de la maladie. Par conséquent, il est important de disposer de méthodes de dépistage et de diagnostic efficaces.

Nous y voilà enfin, avec la découverte d'un test pour le détecter avec 10 ans d’avance. Si l’on sait désormais repérer les mutations génétiques à l’origine de certains cancers du sein, dans 90% des cas la maladie survient sans que l’on puisse la prédire, voilà une situation qui, semble-t-il, pourrait se résorber. Au même moment la nouvelle technologie nous permet de mieux en mieux la détecter avec la mammographie 3D. Il reste le problème principal; la guérir, et là les recherches stagnent. Évidemment, cette recherche est beaucoup plus ardue et risque de mettre beaucoup de monde au chômage si jamais la science vainquait le cancer. Pour l'industrie pharmaceutique, c'est plus payant de traiter le malade que de le guérir. - JosPublic

 

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Le 3D ce n'est pas seulement bon pour le cinéma

 
 

Une étude portant sur près d’un demi-million de femmes a démontré que la mammographie en 3D permettait de détecter plus de cancers du sein à un stade précoce et d’améliorer la fiabilité du diagnostic.

3D versus 2D

La mammographie ( 01 ) est à l’heure actuelle un outil indispensable dans le dépistage du cancer du sein, le cancer le plus fréquent chez la femme.

Pour améliorer la détection précoce, une équipe de chercheurs a mené la plus vaste étude réalisée à ce jour sur l’efficacité de la mammographie.

Ils ont scruté les analyses de plus de 454 000 femmes dans différents centres hospitaliers états-uniens.

Ils ont notamment comparé la radiographie traditionnelle (2D) et l’association de celle-ci avec la tomosynthèse qui permet d’obtenir une mammographie en 3 dimensions. Cette technique d’imagerie médicale a été approuvée par les autorités de santé états-uniennes en 2011 et est de plus en plus utilisée depuis.

Pour les patientes rien ne change ou presque, il faut juste rester en position quelques secondes de plus. Pour les radiologues, par contre, l’image est beaucoup plus claire et précise. La tomosynthèse permet de réaliser des coupes de 1mm qui sont ensuite superposées afin de reconstruire le sein. Les spécialistes peuvent ainsi mieux voir des zones parfois masquées ou floues.

Un meilleur dépistage

Premier enseignement de l’étude : les mammos en 3D permettent de déceler 29% de cancers du sein en plus, dont certains à des stades très précoces. Une différence énorme lorsque l’on sait que plus un cancer est pris tôt, plus les chances de rémission sont importantes. Cette méthode aide aussi à mieux identifier le niveau de développement de la maladie et les tumeurs invasives (+41%).

Moins de doutes, moins de stress

Les chercheurs ont également découvert que le dépistage en 3D était plus fiable. Le nombre de faux positifs et de faux négatifs est en baisse grâce à cette méthode et les examens de contrôles nécessaires diminuent de 15% par rapport à une détection avec la méthode traditionnelle. Le nombre de biopsies demandées est également moindre. Et lorsqu’une biopsie est indispensable, elle mène plus fréquemment à la détection d’un cancer. Les scientifiques insistent sur l’importance de ces résultats étant donné la souffrance, l’anxiété et le coût que peuvent entraîner les examens complémentaires inutiles ainsi que les erreurs de diagnostic.

 

 
 

Un test de détection avec 10 ans d’avance

 
 

Si l’on sait désormais repérer les mutations génétiques à l’origine de certains cancers du sein, dans 90% des cas la maladie survient sans que l’on puisse la prédire. Une équipe de scientifiques britanniques a découvert un changement au niveau des cellules qui permettrait d’identifier plusieurs années à l’avance les femmes qui ont un fort risque d’être atteintes, même en l’absence de facteurs héréditaires. Il serait ainsi possible de mettre en place une prévention personnalisée.

Dans la prévention du cancer du sein, on entend beaucoup parler de la détection des mutations sur le gène BRCA1. Lorsque celle-ci est avérée, les femmes ont 85% de risques de développer la maladie. Dans ces cas-là, la mastectomie peut être recommandée en prévention.

Mais ces « anomalies » restent minoritaires et ne concernent que 10% des cancers du sein. Dans 90% des cas, on ne dispose d’aucun marqueur pour prédire les risques. Aujourd’hui, on sait qu’il n’y a pas que la génétique qui compte, l’impact de l’environnement sur le fonctionnement de nos gènes a également une grande influence. C’est ce qu’on appelle l’épigénétique ( 02 ). Pour simplifier, ce que nous mangeons, le sport ou la pollution peuvent par exemple « allumer » ou « éteindre » certains gènes nous protégeant contre certaines maladies ou, au contraire, nous exposant à d’autres.

Dans une étude parue le 27 juin 2014 dans le journal Genome Medicine, des chercheurs britanniques ont analysé des échantillons de sang prélevés il y a plusieurs années sur quelques centaines de femmes. Leur but : découvrir ceux dans lesquels on observait une méthylation de l’ADN, l’un des marqueurs épigénétique les plus connus, et voir s’il y avait un lien avec l’apparition d’un cancer du sein.

Selon le Profresseur Martin Widschwendter, responsable de l’étude :  « Lorsque cette méthylation de l’ADN est retrouvée chez les femmes qui ont une mutation sur le gène BRCA1, le risque de cancer du sein est plus élevé et le taux de survie plus faible. Nous avons été surpris de découvrir que la même modification de l’ADN chez des femmes n’ayant pas de risque héréditaire de cancer du sein était également reliée à l’apparition de la maladie quelques années plus tard».

Explication : cette méthylation pourrait « éteindre » des gènes, ce qui aurait pour conséquence d’affecter le bon fonctionnement de notre système immunitaire et son rôle dans la prévention du cancer du sein. D’autres recherches sont nécessaires afin de déterminer si cette signature épigénétique est un indicateur de risque ou s’il s’agit d’une réaction liée au processus de développement de la maladie.

Pour le Professeur Widschwendter : «Ces données sont encourageantes car elles montrent le potentiel d’un test sanguin basé sur l’épigénétique afin de détecter les risques de cancer du sein chez les femmes n’ayant pas de prédispositions génétiques » ( 03 ).

Reste à savoir ce que l’on fera des résultats, si les tests s’avèrent concluants. En effet, pour l’instant les scientifiques n’ont que peu de données sur la façon de modifier l’expression des gènes. Est-il possible d’inverser le processus grâce à des changements de comportement? Ou ces nouvelles méthodes de détection seront-elles juste une épée de Damoclès supplémentaire au-dessus de nos têtes ?

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Le cancer du sein au Canada: Où en sommes-nous?

 
 

Le cancer du sein est la forme de cancer la plus répandue chez la femme au Canada (à l’exclusion des cancers de la peau autres que le mélanome). C’est la 2e principale cause de décès par cancer chez les Canadiennes. Le cancer du sein peut aussi se manifester chez les hommes, mais ce n’est pas courant.

Pour obtenir les statistiques les plus actuelles sur le cancer, les chercheurs se servent de méthodes statistiques pour estimer le nombre de nouveaux cas de cancer et de décès jusqu’à ce que les données réelles soient disponibles.

Incidence et mortalité

L’incidence correspond au nombre total de nouveaux cas de cancer. La mortalité correspond au nombre de décès causés par le cancer. 

On estime qu’en 2014 :

  • 24 400 femmes recevront un diagnostic de cancer du sein. Cela représente 26 % de tous les nouveaux cas de cancer chez la femme en 2014.

  • 5 000 Canadiennes mourront d’un cancer du sein. Cela représente 14 % de tous les décès par cancer chez la femme en 2014.

  • En moyenne, chaque jour, 67 Canadiennes recevront un diagnostic de cancer du sein.

  • En moyenne, chaque jour, 14 Canadiennes mourront d’un cancer du sein.

  • 210 hommes recevront un diagnostic de cancer du sein et 60 en mourront.

Commentaire de JosPublic

C'est assez étonnant que l'on parle aussi peu souvent de ce qui cause le cancer du sein ou le cancer tout court.

Y-aurait-il des produits qui ne devraient pas être mis en marché? Que fait le Département de Santé Publique pour nous protéger? Est-ce qu'il est écouté des gouvernements?

Ou devrons-nous toujours remettre notre santé dans les mains intéressées des chambres de Commerce?

Sources:  Breast Cancer Screening Using Thomosyntehsis in Combination with Digital Mammography, JAMA, 25 Juin 2014, Marie-France-Santé pour Reworld Media/Pascal Chevalier, Société Canadienne du Cancer

Choix de photos, intégration de textes et commentaires, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 3 juillet 2014

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Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

  "Il faut cesser d'avoir peur du cancer" par le Dr. Fernand Turcotte

  L'alimentation et le cancer

Fiche: Dépistage des maladies

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Notes & Références encyclopédiques:

01

 
 
 

La mammographie est une radiographie (technique d'imagerie médicale basée sur l'utilisation de rayons X pour voir l'intérieur d'une partie du corps) des seins. La mammographie est n peu désagréable pour certaines femmes du fait de la nécessité de comprimer le sein entre deux plaques pour obtenir une image de bonne qualité.

 
 
 

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02

 

À propos de l'épigénétique : quand l'environnement modifie les gènes - Sur Douglas, institut universitaire de santé mentale

 

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03

 

Détecter les risques de cancer du sein chez les femmes n’ayant pas de prédispositions génétiques - Sur Marie-Claire-Santé

 

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