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Confort et indifférence des uns, désespoir des autres
et appauvrissement de 99% de tous

Indignez-vous! - Ensuite bougez!

Déclaration de l’Occupation de Wall Street :

Nous sommes des personnes normales et communes.

Nous sommes comme vous : des gens qui se lèvent le matin pour étudier, pour travailler ou pour chercher du travail, des gens qui ont des familles et des amis.

Québec

Québec: Des enfants, des personnes âgées et toutes les franges de militantisme entre les deux ont  utilisé la scène de la Place d'Youville à Québec pour dénoncer les dérives du capitalisme et la cupidité de la haute finance, le 15 octobre 2011

Pour cela, nous soutenons fermement ce qui suit :

- les priorités de toute société avancée sont l’égalité, le progrès, la solidarité, le libre accès à la culture, la soutenabilité écologique et le développement, le bien-être et le bonheur des personnes

- il existe des droits de base qui devraient être couverts dans ces sociétés: le droit au logement, au travail, à la culture, à la santé, à l’éducation, à la participation politique, le libre développement personnel, le droit de consommer les biens nécessaires pour une vie saine et heureuse.

- le fonctionnement actuel de notre système économique et gouvernemental n’aborde pas ces priorités et est un obstacle pour le progrès de l’humanité.

- la démocratie part du peuple (demos = peuple, cratie = pouvoir) ainsi le gouvernement doit servir le peuple. Pourtant, dans ce pays, la plus grande partie de la classe politique ne nous écoute même pas.

Saguenay

Leurs fonctions devraient consister à porter notre voix aux institutions, à faciliter directement la participation politique des citoyens en apportant le meilleur bénéfice pour la société entière, pas de s’enrichir à nos frais, en participant uniquement aux diktats des grands pouvoirs économiques et en s’accrochant au pouvoir par une dictature de “partis”

- le désir et l’accumulation de pouvoir entre quelques mains génèrent des inégalités, de la frustration et de l’injustice, ce qui conduit à la violence, que nous rejetons. Le modèle économique actuel, dépassé et contrenature grippe le système social en le transformant en une spirale qui s’autodétruit, en enrichissant peu de personnes et en soumettant le reste de la population à la pauvreté et aux pénuries. Jusqu’à l’effondrement.

- la volonté et le but de ce système est l’accumulation d’argent, gagné sur l’efficacité et les bien-être de la société. En gaspillant les ressources, en détruisant la planète, en générant du chômage et des consommateurs mécontents.

 

Trois-Rivières

- Les citoyens font partie de l’engrenage d’une machine destinée à enrichir une minorité qui ne connaît pas nos besoins. Nous sommes des anonymes, mais sans nous rien de tout cela n’existerait, puisque c’est nous qui faisons bouger le monde.

- et si comme société, nous apprenions à ne pas confier notre avenir à une rentabilité économique qui profite toujours plus du bénéfice de la majorité, nous pourrions éliminer les abus et manques dont nous souffrons tous.

- il est nécessaire d’avoir une Révolution Éthique. Nous avons mis l’argent au-dessus de l’Être Humain alors que nous devrions le mettre à notre service.

Montréal

Un mois après s'être installé à Wall Street, le mouvement de protestation s'étend aujourd'hui à l'échelle de la planète. Plusieurs villes canadiennes, dont Montréal - 15 octobre 2011

Nous sommes des personnes pas des produits du marché. Je ne suis pas seulement ce que j’achète, mais aussi pourquoi j’achète et à qui j’achète.

Pour tout ce qui s’est passé, nous sommes indignés.

Je crois que je peux le changer

Je crois que je peux aider

Je sais, que unis, nous pouvons

Square Victoria Montréal
Au nord de la rue Saint-Jacques (équivalent de Wall Street à New York et Baie Street à Toronto)  et tout près de la Place de la bourse

Imagé par le groupe Anonymous Montréal

Montréal 15 octobre 2011 à 19 h 15

À Montréal, ils et elles étaient rassemblés au Square-Victoria, au centre-ville, dans une action qualifiée d'apolitique et de pacifique.

Un des manifestants à Montréal, Jason Keays, a raconté qu'il a joint les rangs du mouvement pour dénoncer les décisions politiques qui font en sorte de dilapider les ressources collectives.

«La richesse est mal répartie, ça va vers des compagnies transnationales, on socialise les coûts et on privatise les profits», indique le militant qui travaille dans une banque pour une division chargée de prévenir les fraudes par cartes de crédit.

Selon lui, les décisions de laisser aux lois du marché les ressources naturelles du Québec et du Canada, avec de faibles redevances, ne contribue pas à assainir la situation économique ni à faciliter le financement des programmes sociaux, estime Jason Keays.

Un autre participant, Frédéric Carmel, a tenu à préciser pour sa part que sa participation à l'événement visait à lancer une forme d'engagement social. Il espère que cette idée, qui fait son chemin un peu partout dans la monde, permettra une véritable mobilisation qui débouchera sur des changements durables.

«Ça fait des années que je m'informe sur l'économie, la politique et les finances et que je suis seul dans mon coin à chialer. Il est temps de passer des paroles aux actes», a-t-il mentionné, se disant motivé par la rencontre d'autres gens aussi irrités par la situation.

Viviane Morin, téléphoniste, était là «parce que c'est vrai que ça ne va pas bien dans l'économie. Il y a des pays trop pauvres et des pays trop riches. L'inégalité est partout. Il y a des choses à changer parce que tout est fait au nom de l'argent. Et au Canada, même s'il y en a qui nous dise que ça va mieux, on est quand même pas sorti du bois.»

Pour Stéphanie Jaffres, coordonatrice de la grève pour les agents de bord d'Air Canada, division Montréal, «c'est une cause qui touche tout le monde. Nous, nous sommes contre l'avarisme des grandes entreprises, donc si ça nous touche c'est certain qu'on est là.»

«Il y a des luttes partout dans le monde... on fait partie de ce mouvement-là...C'est un problème systémique et il faut trouver les réponses ensemble. Pour le moment, il n'y a pas de force politique de gauche capable de s'organiser avec une position claire sur cette problématique», selon Malcom Guy, secrétaire général de la Ligue internationale de luttes des peuples, cinéaste aux Productions Multi-Monde et actif au Centre des travailleurs immigrants de Montréal.

Au départ, cette mobilisation a été lancée dans les réseaux sociaux. Les motivations des participants varient légèrement de l'un à l'autre, mais comme à New York et ailleurs aux États-Unis, ils se disent généralement victimes d'une injustice sociale perpétuée par la classe financière.

Sans tête dirigeante pour donner une direction précise au mouvement, les participants semblent s'entendre pour déplorer l'augmentation de l'écart entre les pauvres et les riches. Selon eux, il faut agir maintenant pour éviter que le fossé ne s'élargisse encore.

Mouvement mondial

Choix de photo, vidéo et Mise en page : JosPublic
Publication mis à jour le :
16 octobre 2011

 

Marche des indignés en Belgique 15 octobre 2011