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La présidente du Mouvement Desjardins membre de la commission Trilatérale!
s’en vont les Caisses populaires?

 

La tradition coopérative du mouvement Desjardins ( 01 ) qui comprenait une connaissance pointue des besoins des québécois sur un territoire donné est en train de se perdre à mesure qu’il est dirigé par des financiers et financières qui ne comprennent plus l’esprit coopératif local et pensent de plus en plus comme des banquiers tournés vers la seule productivité mondialisée.   Est-ce dans cet ordre d'idée que siège la présidente des Caisses populaires Desjardins à la Commission Trilatérale?   Qui lui a donné le mandat d'oeuvrer à la création d'un gouvernement mondial? 

Vous trouverez ici matière à réflexions qui s'avèreront des outils utiles pour ceux et celles qui voudront se réinvestir dans le mouvement coopératif bancaire et le remettre sur le droit chemin.
                                                                                        - JosPublic

Objectifs de la Commission Trilatérale

La Commission Trilatérale est une organisation privée créée en 1973 par David Rockefeller, Henry Kissinger et Zbigniew Brzezinski.
( 02 )   Il s'agit de 400 personnalités des plus influentes parmi des gens d'affaires, non mandatés par le monde politique, économique ou des affaires.

Objectif : rapprocher points de vue et intérêts entre trois grandes régions du monde, l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Asie Pacifique, en clair jouer un rôle moteur dans la préparation de la mondialisation économique et politique du capitalisme.

Les rapports et notes de l'organisation sont de véritables directives à respecter pour aller dans le sens des desideratas des leaders mondiaux auxquels les membres doivent obéir.   Maintenant que nos économies en dépendent, les observateurs comme nous, sont en droit de s’interroger sur la véritable vocation de cette Trilatérale.   Ci-dessous la liste des membres canadiens de la Commission Trilatérale.

La Commission Trilatérale. Trente ans d'une institution aux pouvoirs opaques

Les visées du gouvernement fédéral canadien et de l’Empire Desmarais sur le mouvement Desjardins
Texte de
Richard LE HIR

Où s'en vont les Caisses populaires Desjardins par Texte de
Pierre-André JULIEN

 
 
 

La Commission Trilatérale: trente ans d’une institution aux pouvoirs opaques

 
 

Les membres de la Trilatérale proviennent de trois régions du monde.   Madame Monique F. Leroux fait partie du groupe Canada - Nord Amérique.

Le nombre de représentants pour le continent nord-américain est de 111 répartis comme suit :

États-Unis-d'Amérique: 85 sièges;

Canada: 19 sièges;

Mexique: 7 sièges

Dans sa biographie, telle que présentée sur le site internet de Desjardins, on mentionne Que Mme Monique F. Leroux est membre:

du Conseil canadien des chefs d'entreprises et du Conseil des fondateurs du réseau Québec Global 100;
Mme Leroux est également membre du United Nations IYC Advisory Group (International Year of Cooperatives / Année internationale des Coopératives 2012, ONU);
membre du conseil d'administration et du comité exécutif du Groupement Européen des Banques Coopératives
vice-présidente et membre du conseil de la Confédération internationale des banques populaires
présidente du conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM) et membre du Comité aviseur canadien de Catalyst;
Elle est aussi membre du Conference Board du Canada;
du Global Agenda Council du World Economic Forum;
du Conseil des Gouverneurs des HEC Montréal;
du comité aviseur de la Faculté de gestion Desautels;
Université McGill;
et des Gouverneurs de Montréal International.

Par contre on ne mentionne nulle part qu'elle est membre de la Trilatérale ( 17 ). Et pourtant son nom apparaît sur la liste des membres pour 2013.

Y siège-t-elle à titre personnel ?
Est-ce qu'elle pose des gestes chez Desjardins qui orientent l'institution vers les buts de la commission Trilatérale ?
Est-elle mandatée par le conseil d'administration du Mouvement Desjardins ? ( 18 )

Mme Leroux, étant dirigeante d'un des plus gros employeurs du Québec, d'une institution financière de très grande importance pour le bien-être des québécois, n'y a-t-il aucune question d'intérêt que pourrait poser la faune journalistique?   Pourquoi ce silence?

Pourtant n'est pas membre de la commission Trilatérale qui le veut, on y est invité à cause de notre capacité à répandre les préceptes et diktats d'une organisation opaque, où se côtoient à huis clos et à l’abri de toute compromission médiatique des dirigeants de multinationales, des banquiers, des hommes politiques, des experts de la politique internationale, ou encore des universitaires. 

La Trilatérale s’impose comme un des principaux instruments, soucieuse à la fois de protéger les intérêts des multinationales et d’« éclairer » par ses analyses les décisions des dirigeants politiques.

L’élite rassemblée au sein de cette institution fort peu démocratique ­ et que la démocratie inquiète dès lors que des groupes autrefois silencieux s’en mêlent, va s’employer à définir les critères d’une « bonne gouvernance » internationale.

Elle véhicule un idéal platonicien d’ordre et de supervision, assuré par une classe privilégiée de technocrates qui place son expertise et son expérience au-dessus des revendications profanes des simples citoyens.

Les thèmes débattus au sein de cette oligarchie de la politique internationale, dont les réunions annuelles se déroulent en différentes villes de la Triade, le sont dans une discrétion qu’aucun média ne semble plus vouloir troubler.   Chaque sujet fait l’objet de rapports annuels (The Trialogue) et de travaux thématiques (Triangle Papers) réalisés par des équipes d’experts américains, européens et japonais triés sur le volet.   Édités régulièrement depuis une trentaine d’années, ces documents publics traduisent l’attention de la Trilatérale sur des problèmes globaux censés transcender les souverainetés nationales et appeler l’intervention des pays riches : réforme des institutions internationales, mondialisation des marchés, environnement, finance internationale, endettement des pays pauvres, etc.

Ces interventions s’articulent autour de quelques idées fondatrices qui ont été largement relayées par le politique:

- La première est la nécessité d’un « nouvel ordre international ». Les attentats du 11 septembre 2001 ont fourni une nouvelle occasion de rappeler, lors de la rencontre de Washington en avril 2002, la nécessité d’un « ordre international » et d’« une réponse globale » auxquels les principaux dirigeants de la planète sont enjoints de collaborer sous la houlette états-unienne.   Lors de cette réunion annuelle de la Trilatérale, MM. Colin Powell (secrétaire d’État américain), Donald Rumsfeld (secrétaire à la défense), Richard "Dick" Cheney (vice-président) et Alan Greenspan (président de la Réserve fédérale) étaient présents.

- La seconde idée fondatrice, qui découle de la première, est le rôle tutélaire des pays de la triade, en particulier des États-Unis, dans la réforme du système international.   Les autres pays devront l’intégrer en acceptant le commandement qu’il s’est donné.   L'Intervention américaine en Irak, l'appui à la politique israélienne, etc. en sont des exemples.

- La troisième caractéristique fondatrice de la Trilatérale : son aversion pour les mouvements populaires.   Elle s’était exprimée dans le célèbre rapport de la Commission sur la gouvernance des démocraties rédigé par Michel Crozier, Samuel Huntington et Joji Watanuki.

Dès 1975, ce texte dénonçait les « excès de la démocratie » qu’exprimaient aux yeux des auteurs les manifestations contestataires de l’époque.   Celles qui, un peu comme aujourd’hui, mettaient en cause la politique étrangère des États-Unis (rôle de la CIA dans le putsch chilien, guerre du Vietnam, etc.) et réclamaient la reconnaissance de nouveaux droits sociaux.

Ce rapport provoqua à l’époque nombre de commentaires indignés, qui dirigèrent leurs feux contre l’administration démocrate du président Jimmy Carter, qui fut membre de la Trilatérale (comme, plus tard, le président Bill Clinton).

Loin d’être un « vieux serpent de mer » qui referait surface au ravissement de quelques adeptes d’ésotérisme et de la « théorie du complot », la Commission trilatérale est une institution bien établie, dont la discrétion facilite la collusion entre responsables politiques et grandes entreprises.   Selon M. David Rockefeller : « Les idées mises en avant par les rapports de la Commission trilatérale sont devenues des politiques officielles ».

Ainsi se dessine la trame d’un pouvoir diffus, opaque, presque insaisissable, qui tisse ses liens à travers des clubs fermés et des rencontres internationales dont le forum de Davos représente l’expression la plus ostentatoire.   Dans ces lieux de rencontres, d’échanges, de tractations gravitent les mêmes protagonistes, s’élaborent les analyses et les compromis qui précèdent souvent les grandes décisions.   La Commission trilatérale est une des pièces de cet échiquier polymorphe.

Elle consolide l’alliance entre le pouvoir des multinationales, de la finance et de la politique, grâce à un réseau d’influences dont les ramifications s’étendent aux principaux secteurs de la société.

Les canadiens et canadiennes qui oeuvrent à la construction d'un gouvernement mondial capitaliste sous l'emprise états-unienne. Ils font partie des
membres de la Commission Trilatérale

Scott A. Brison : Ancien conservateur réformiste devenu député libéral de Kings-Hants, Nouvelle-Écosse. Député depuis 1997. Il siège au Comité du Commerce international depuis 2011.

Gordon Brown : député conservateur de Leeds-Granville, Ontario, député depuis 2004.
Il siège aux Comités Agriculture et agroalimentaire depuis 2011, Affaires étrangères et développement international depuis 2011 et Accès à l’information, protection des renseignements personnels et éthique depuis 2011.

Raymond Chrétien : partenaire et conseiller stratégique chez Fasken Martineau Dumoulin. Président de la section montréalaise du Council on Foreign Relations. Ex-sous-ministre d’État aux Affaires Externes, ancien ambassadeur canadian su Congo, en Belgique, au Mexique, en France et aux États-unis. Membre du Bilderberg Group.

Arthur A. DeFehr : président et chef de la direction de Palliser Furniture Ltd. Il a été président du Business Council of Manitoba. Il a été président d’International Development Enterprises Canada durant plusieurs années. Il a aussi été membre fondateur du Forum économique mondial et il fait partie du Conseil canadien des chefs d’entreprises.

André Desmarais : un des fils de Paul Desmarais senior et Président délégué du conseil, président et co-chef de la direction de Power Corporation.
Membre du Bilderberg Group.

Wendy K. Dobson : professeure et co-directrice au Institute for International Business, Rotman School of Management, University of Toronto, membre du Réseau de développement du commerce du Pacifique (PAFTAD), membre du conseil d'administration de TransCanada Corporation, ex-présidente de l’Institut C.D. Howe.

Bill Graham : ex-député fédéral et ex-ministre des Affaires étrangères et de la défense du Canada, recteur du Trinity College de l’Université de Toronto. Il fut de janvier à décembre 2006 chef intérimaire de l'opposition officielle et du Parti libéral du Canada.

Colin Kenny : membre du Sénat depuis 1964 (Ontario) où il siège au Comité sur le Terrorisme et la sécurité à la Commission mixte spéciale sur la Politique de défense du Canada et ancien président du Comité national sur la sécurité et la défense.

Monique F. Leroux : Présidente et directrice générale du Mouvement Desjardins, ex-Première vice-présidente, Québec à la Royal Bank of Canada. Elle est membre du Global Agenda Council du World Economic Forum.

Roy MacLaren : ancien haut-commissaire du Canada à Londres, ancien député et Ministre du Commerce international. Participant au groupe de Bilderberg.

John Manley : président et directeur général du Conseil canadien des chefs d’entreprise. Ex-député, vice premier ministre et ministre des finances et président du Comité ministériel spécial sur la sécurité publique et l’antiterrorisme.

Heather Munroe-Blum : ex-rectrice de l'Université McGill, participante au groupe de Bilderberg. Accusée de conflits d'intérêts à McGill.

Martha C. Piper : ex-rectrice de l’University of British Columbia.

Jim Prentice : actuel vice-président de la section américaine de la Trilatérale, premier vice-président à la direction et vice-président du conseil de la Canadian Imperial bank of Commerce, ancien député et ministre conservateur.

Hugh Segal : membre du Sénat depuis 2005, actuel président du Comité sénatorial spécial sur l’antiterrorisme , siège au Comité sénatorial des affaires étrangères et du commerce international et membre du conseil d'administration de SNC/Lavalin.

Jeffrey Simpson : chroniqueur au Globe & Mail et au magazine l'Actualité. Participant au groupe de Bilderberg.

Nancy Southern : co-présidente et directrice générale de ATCO Lted et de Canadian Utilities Lted. Directrice de Akita Drilling lte et Sentgraf Enterprises Ltd. Membre du US Business coucil, Canadian coucil of Chief exécutive, conseillère économique au ministre Jim Flaherty et membre du Fraser institute.

Ronald D. Southern : cofondateur du centre équestre Spruce Meadows, officier de l'Empire Brittanique et Officer of Orange Nassau by Her Majesty Queen Beatrix of The Netherlands.

Michael H. Wilson : président Barclays Capital Canada inc., ex-ambassadeur canadien aux US, ex-président de UBS Canada, ex-député et ministre des finances et du Commerce extérieur. Participant au groupe de Bilderberg

 
 

Les visées du gouvernement fédéral canadien
et de l’empire Desmarais sur le Mouvement Desjardins
Par
Richard Le Hir

 
 

Au début de l’année 2011, en cherchant à comprendre comment la « comète » Lucien Bouchard ( 03 ) en était venue à représenter les intérêts de l’industrie pétrolière et gazière, j’avais eu la surprise de découvrir qu’un membre de la haute direction du Mouvement Desjardins, Christiane Bergevin, ( 04 ) vice-présidente exécutive aux partenariats stratégiques, siégeait au conseil d’administration de Talisman Energy
( 05 ).

Il s'agit de l’entreprise qui allait défrayer les honoraires de Lucien Bouchard, en tant que président de l'Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ) et j’écrivais ceci :

«

Je suis prêt à parier que la plupart des sociétaires des Caisses Desjardins n’ont aucune idée de la façon dont a évolué le Mouvement Desjardins ces dernières années, ni que sa présidente, Monique F. Leroux, est également membre du conseil d’administration (tout comme le PDG d’Hydro-Québec, Thierry Vandal) du Conference Board, cette officine de propagande fédéraliste qui déverse régulièrement son fiel sur le Québec. Je serais très curieux de savoir ce qu’en pense l'ex-président des Caisses Populaires Desjardins, Claude Béland.

»

Claude Béland

Les mois allaient passer jusqu’à ce que j’aie l’occasion de croiser Claude Béland et d’échanger quelques mots avec lui.   Rapidement, j’en vins à lui demander ce qu’il pensait des orientations du mouvement qu’il avait dirigé pendant tant d’années.   Je fus surpris de l’entendre me répondre qu’il ne le reconnaissait plus et qu’il était inquiet de le voir aller.   Dans les semaines qui suivirent, j’entrepris de fouiller un peu le dossier pour découvrir que Claude Béland avait en fait donné une entrevue à ce sujet à la journaliste Maxime Bertrand de Radio-Canada ( 06 )

Une initiative que la direction du Mouvement Desjardins n’avait guère prisée. ( 07 )   La présidente, Monique Leroux, s’était même crue obligée de « nier que le Mouvement Desjardins soit devenu semblable à une banque ».

En poursuivant mes recherches, je découvris que Claude Béland, en qualité de président du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC), avait comparu en 2010 devant le comité sénatorial permanent des finances pour dénoncer un projet de loi fédéral omnibus ( 08 )

« … qui comportait plus de 800 pages et 2000 articles et abordait différents sujets dont la création de coopératives de crédit fédérales. Le gouvernement fédéral proposait ainsi de mettre en place un cadre qui permettra aux coopératives de crédit et aux caisses populaires provinciales d’être constituées, ou de poursuivre leurs opérations, en tant que coopératives de crédit fédérales, qui seront reconnues comme des banques aux termes de la Loi sur les banques. »

En fouillant encore, je découvris qu’il s’agissait du projet de loi C-9 intitulé « Loi portant exécution de certaines dispositions du budget déposé au Parlement le 4 mars 2010 et mettant en oeuvre d’autres mesures », ou en version abrégée « Loi sur l’emploi et la croissance économique ». ( 09 )

Monique F. Leroux un pion entre les mains des Desmarais

On voit bien que la façon de faire est toujours le même et qu’il s’agit de réduire l’emprise du Gouvernement du Québec sur le patrimoine collectif des Québécois pour que des intérêts privés puissent s’en emparer.

Dans le cas de Desjardins, la stratégie comporte deux étapes. D’abord Desjardins passe sous contrôle fédéral, et puis Desjardins passe sous le contrôle de Power Corporation ( 10 ).

Je me suis laissé dire que la présidente du Mouvement Desjardins est tellement confiante de passer prochainement sous contrôle fédéral qu’elle a même commencé à dire à son autorité de contrôle actuelle, l’Autorité des marchés financiers, que si celle-ci lui mettait des bâtons dans les roues pour certains de ses projets, elle irait se chercher une charte fédérale.

Quant à Power, il faut savoir qu’en affaires, tout fonctionne par réseaux de contacts, et que si vous vous mettez à fouiller pour vérifier s’il existe des contacts entre Monique Leroux, les Desmarais, Power, et Lucien Bouchard, vous allez être surpris de leur quantité.

L'ex-Premier ministre du Québec Jean Charest entouré des coprésidents du conseil consultatif de l'Institut canadien du Woodrow Wilson Center, Paul Frazer et Gerald McCaughey

À croire qu’ils sont cul et chemise. Encore tout récemment, Michel David journaliste au Devoir nous apprenait que « Jean Charest s’était vu remettre le prestigieux prix Woodrow Wilson pour le « service public » en même temps que la présidente du Mouvement Desjardins, Monique F. Leroux, honorée dans la catégorie « présence sociale de l’entreprise ».

Or le prix Woodrow Wilson est décerné par le Woodrow Wilson Center. ( 11 )

« Oui, au cas où vous ne le sauriez pas, c’est « l’empire Desmarais » qui est derrière cette initiative. Allez donc jeter un coup d’oeil sur le site de l’organisation qui l’attribue.   Vous découvrirez que Paul Desmarais père y est associé depuis 2003 lorsqu’il a lui-même reçu ce prix en 2003 en compagnie de son bon pote Brian Mulroney»   Et, touche délicate s’il en est, Monique Leroux reçoit le prix dans la même catégorie que Paul Desmarais père en 2003, soit « présence sociale de l’entreprise ».   Sortez vos mouchoirs !

Mais, me direz-vous, tout ça, c’est bien beau, mais ça ne nous explique pas pourquoi Paul Desmarais sr. dit "l’Oncle Paul" tient tant à mettre la main sur Desjardins.

La réponse est toute simple.   Les modifications prévues à la législation fédérale dont je vous ai parlé plus haut vont permettre au Mouvement Desjardins de devenir une banque, et Paul Desmarais rêve d’une banque depuis toujours.

Pour preuve, je vous renvoie d’abord à un article de Gérard Bérubé du Devoir qui date de 2008
« Perspectives - Et si Power voulait la Nationale ? » ( 12 ), et je vous explique qu’un groupe de services financiers comme l’est Power à 80 % n’a pas de rêve plus cher que de mettre la main sur une banque.

Paul Desmarais (père)

Pourquoi ? Parce qu’une banque lui offre des perspectives de revenus bien plus stables que des compagnies d’assurance ou des maisons de placement dont les revenus sont liés à la performance des marchés financiers qui, comme chacun sait, peuvent connaître de très grosses fluctuations.   C’est d’ailleurs le cas en ce moment, et je soulignais encore ces jours derniers que le cas de Power était particulièrement préoccupant à cet égard. (13 )

Tandis qu’une banque…  Comme le dit avec cette désinvolture et la gouaille qu’on lui connaît Jean-Paul Belmondo dans un film intitulé « Les morfalous »,

         

« C’est bandant une banque… »

         

Mais blague à part, les actualités des derniers mois ont permis à tout le monde de comprendre qu’une banque était une véritable machine à imprimer de l’argent.   Alors imaginez que vous êtes mal pris, comme Power l’est en ce moment, et que vous pouvez compter sur une machine à imprimer de l’argent de la taille de celle qu’aurait le Mouvement Desjardins s’il devenait une banque… 

André Desmarais, Jacqueline et Paul Desmarais sénior,et Paul Desmarais Junior,
à leur sortie de l’assemblée annuelle de Power Corp.
2010

Devenir une banque fédérale ?

Bien qu’un règlement de ce genre soit assez complexe et doive faire l’objet de nombreuses vérifications et approbations avant d’être promulgué, vient tout de même un moment où il est prêt, et vu les délais écoulés depuis l’adoption de la loi, nous ne devrions plus être très loin de la date fatidique.

Pendant ce temps-là, chez Desjardins au Québec, Mme Leroux se prépare à profiter de l’occasion.   En effet, on apprenait récemment que le Mouvement Desjardins venait d’émettre pour 1,2 milliard $ de parts de capital en actions privilégiées : ( 14 ) 

« Il s’agit de la plus importante opération du genre dans l’histoire de Desjardins.   Et c’est la toute première fois que la Fédération des caisses Desjardins du Québec s’occupe d’une émission (auparavant, les caisses s’en chargeaient).

Desjardins ne prévoit pas pour l’instant financer des projets particuliers avec l’argent qu’il récoltera.   Cette initiative sert essentiellement à répondre aux nouvelles exigences internationales en matière de capital de première catégorie, en lien avec l’adoption des Accords de Bâle III.

Notez les signes avant-coureurs :

1. C’est la toute première fois que la Fédération des caisses Desjardins du Québec s’occupe d’une émission ;

2. Desjardins ne prévoit pas pour l’instant financer des projets particuliers avec l’argent qu’il récoltera ;

3. Cette initiative sert essentiellement à répondre aux nouvelles exigences internationales en matière de capital de première catégorie, en lien avec l’adoption des Accords de Bâle III (Desjardins, n’étant pas une banque, n’est pas formellement astreinte au respect des accords de Bâle, bien qu’on puisse argumenter qu’il s’agit essentiellement d’une mesure prudentielle.   Bien entendu, cela facilitera les choses le jour où Desjardins voudra devenir une banque).

4. Pour l’instant, les parts ne sont offertes qu’aux membres des caisses populaires.   Il semble que ce soit suite à une exigence de l’Autorité des marchés financiers du Québec qui a compétence sur les coopératives, ce que Desjardins demeure encore pour le moment.   Mais il faut comprendre que le jour où Desjardins s’adressera au gouvernement fédéral pour obtenir une charte de banque, c’est la Loi des banques qui s’appliquera, et cette restriction sur la propriété des actions, imposée par une autorité provinciale, tombera.

Monique F Leroux, présidente du Mouvement Desjardins (Fédération des Caisses populaires),
Membre de la Commission Trilatérale pour l'Amérique et
 Membre du Global Agenda Council du World Economic Forum

La table est donc mise pour que Desjardins devienne rapidement une banque à charte fédérale et que le Québec et les Québécois perdent le contrôle qu’ils détiennent sur cet important levier financier dont ils sont les seuls artisans et bâtisseurs.   En effet, l’ouverture du capital de Desjardins à des non membres favorisera l’arrivée rapide d’actionnaires de toutes provenances, et les Québécois se retrouveront rapidement minoritaires en tant qu’actionnaires.   Alphonse Desjardins va se retourner dans sa tombe, lui qui avait mis en relief l’avantage pour eux d’en être les propriétaires.

Éventuellement, la composition des équipes de direction et de gestion, de même que celle du personnel, finira par refléter cette nouvelle réalité, d’autant plus facilement qu’à partir du moment où Desjardins deviendra une banque, elle sera tenue de respecter les exigences de bilinguisme de la loi fédérale sur les langues officielles.

Alban d’Amours - format PDF

Il serait particulièrement intéressant de découvrir comment nous en sommes parvenus à ce point.   Ce que nous savons cependant avec certitude, c’est que le virage s’est pris après le départ de Claude Béland en 2000.

Son remplaçant, Alban d’Amours, un ancien sous-ministre des Finances et de l’Énergie au Québec, était installé au Mouvement Desjardins depuis 1988.

C’est au début de son second mandat à la présidence en 2004 qu’est recrutée Monique F. Leroux au poste de « première vice-présidente exécutive et chef de la direction financière du Mouvement des caisses Desjardins ».   Et c’est cette dernière qui le remplace en mars 2008. ( 15 )

Le parcours professionnel de Monique Leroux est révélateur des orientations que le Mouvement Desjardins allait prendre par la suite.   En effet, sa biographie nous apprend qu’après avoir occupé d’importantes fonctions au sein du cabinet d’experts-comptables Ernst & Young à titre de conseil aux services financiers, elle allait passer au service de la Banque Royale en 1995 pour en devenir par la suite première vice-présidente à la Direction du Québec.

Et le choix de Monique Leroux comme présidente en 2008, constitue donc une indication de l’orientation que la haute direction du Mouvement Desjardins souhaitait alors prendre.   Tout cela au fond pour dire que la décision du Mouvement Desjardins de se rapprocher du secteur bancaire ne nous est pas tombée dessus comme un cheveu sur la soupe.

Si cette orientation pouvait s’expliquer (sinon se justifier) dans le contexte de la course à la maximisation des leviers financiers du début des années 2000, il est loin d’être certain qu’elle demeure aussi pertinente dans celui de la crise économique et financière mondiale que nous connaissons depuis 2007, une crise qui n’a fait que s’amplifier depuis et qui semblerait même sur le point de prendre une tournure dramatique, très peu propice à l’aventurisme, au moment même où ces lignes sont écrites. ( 16 )

Non seulement ce n’est pas le temps d’aller risquer les acquis du Mouvement Desjardins et de ses membres sur les marchés financiers, mais la prudence et la sagesse les plus élémentaires lui dicteraient plutôt de se replier sur sa base et de défendre les acquis et les intérêts de ses membres en appliquant les recettes qui ont assuré son succès.

Pour être encore plus clair, dans la tempête qui s’annonce, le coopératisme va constituer une des rares voies de salut, et il faut déplorer le manque d’initiatives dans ce secteur au Québec ces dernières années.

Le grand avantage des coopératives, c’est qu’elles ne délocalisent pas leurs activités.   Elles sont au service de leurs membres. Et si le modèle coopératif n’est pas nécessairement le plus approprié dans tous les cas, il l’est dans un nombre bien plus important que ceux dans lequel on y recourt à l’heure actuelle.

Si la coopération a pu constituer pour les Québécois un instrument privilégié de solidarité dans la grande crise des années 1930, il n’y a pas de raison de croire qu’elle ne pourrait pas jouer un rôle aussi utile dans la crise actuelle.   Encore faudrait-il qu’on y pense, et les dirigeants actuels du Mouvement Desjardins semblent bien partis pour être les derniers à le faire.

Ainsi, si AVEOS, cette entreprise spécialisée dans l’entretien des avions qui s’est récemment mise sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC) avait été organisée en coopérative, son sort et celui de ses employés aurait pu être différent. ( 18 )    Cela dit, les coopératives comme les entreprises à capital actions n’échappent pas aux aléas de la conjoncture, et elles sont soumises aux mêmes impératifs de bonne gestion. Les bonnes intentions à elles seules ne sont pas un gage de bonnes affaires.

Le Québec compte des succès remarquables au chapitre des coopératives, à commencer par le Mouvement Desjardins lui-même dans le secteur des services financiers.   Mais il y en a d’autres, notamment dans le secteur agro-alimentaire, et il pourrait y en avoir bien davantage s’il y avait une meilleure promotion des avantages du modèle coopératif et de sa pertinence dans une conjoncture comme celle que nous traversons.

À ce stade-ci, les exigences de l’honnêteté intellectuelle m’obligent à reconnaître que j’ai longtemps fait montre du plus grand scepticisme à l’endroit du coopératisme qui m’apparaissait comme un modèle de développement plutôt balourd et ringard.

Mais devant les excès, les dérives, les scandales et les échecs du modèle capitaliste que nous découvrons tous les jours, je me mets à trouver des vertus à des solutions qui, pour être moins flamboyantes, offrent cependant de meilleures garanties de service à la collectivité et de pérennité.   Les Québécois ont la chance extraordinaire de s’être dotés de l’une des plus fortes institutions coopératives au monde.   Et la beauté du système coopératif est qu’il pose en prémisse l’intérêt collectif.

Il reste maintenant aux Québécois à s’assurer qu’ils vont conserver cette institution au service de leurs intérêts et non la laisser dériver au service d’intérêts autres que les leurs, en particulier ceux de l’Empire Desmarais.

J’invite fortement tous les membres du Mouvement Desjardins à faire connaître avec la plus grande fermeté à leurs dirigeants leur opposition vigoureuse à toute demande au gouvernement fédéral d’une charte de banque, et leur souhait de voir s’engager dans les meilleurs délais des initiatives pour la mise sur pied de coopératives dans tous les secteurs d’activités susceptibles d’en profiter.

Les membres doivent en outre porter une attention toute particulière au renouvellement des mandats au conseil d’administration de la Fédération des caisses Desjardins de façon à s’assurer qu’aucune décision engageant aussi définitivement l’avenir du Mouvement ne puisse être prise par des personnes au service d’intérêts particuliers, qu’il s’agisse des leurs propres ou de ceux de toute personne ou groupe externe.

Enfin, ces intérêts utilisent souvent des subterfuges pour parvenir à leurs fins, et leur stratégie préférée consiste à créer des situations de fait accompli avant que qui que ce soit n’ait eu le temps de réaliser ce qui était en train de se tramer. Il est alors trop tard pour intervenir.

Donc, si vous êtes un sociétaire de Desjardins et que la sécurité de votre épargne vous préoccupe le moindrement, faites le nécessaire pour que l’Oncle Paul ne mette pas le grappin dessus.   Et si vous êtes un Québécois fier des réalisations du mouvement coopératif, faites de même.   Et dépêchez-vous, les loups sont affamés ces temps-ci, et ils vont l’être encore plus dans les mois qui viennent.

L’heure est à la mobilisation générale. Il y a péril en la demeure.

 
 

s’en vont les caisses populaires?
Texte par
Pierre-André JULIEN
Expert en entrepreneuriat auprès de l’OCDE de 1989 à 2008

 
 

Depuis plus de 20 ans, la notion d’efficacité est remise en question dans un grand nombre d’organisations économiques au profit de visions plus intelligentes comme l’effectivité et surtout l’efficience.

L’efficacité est la recherche du rendement maximum à court terme avec le minimum de ressources.   L’effectivité mesure le niveau de satisfaction à moyen terme du personnel en fonction des résultats atteints.   Enfin, l’efficience tient compte à long terme de la satisfaction des clients et du bien-être du personnel tout en étant économe des ressources requises.   L’efficience s’appuie ainsi sur des mesures tant qualitatives que quantitatives.   Une de ses applications est la norme internationale ISO 26 000 qui mesure le niveau de responsabilité sociale envers les acheteurs, les ressources humaines engagées et le développement durable. 

Une bonne partie des PME ont depuis longtemps compris cela pour se distinguer de la plupart des grandes entreprises dont le seul objectif est le profit.   C‘est ce qui explique, par exemple, la multiplication des petites boulangeries et brasseries, mais aussi une foule de petits commerces dont les prix plus élevés sont largement compensés par la qualité du produit et par une empathie envers les clients.  Ce qui implique la participation du personnel pour créer des liens particuliers avec ces derniers. 

Bref, en plus de la taille, la proximité avec la clientèle, la flexibilité dans le produit et l’encastrement dans le milieu sont les trois caractéristiques qui distinguent le plus les PME des grandes entreprises.

Siège social de la première caisse populaire, celle de Lévis, région de Québec, de 1919 à 1950

L’esprit qui se perd

Or, selon l’esprit d’origine bien défini par Alphonse Desjardins, les Caisses populaires sont en quelque sorte des PME.   En tant que coopératives, elles appartiennent à leurs membres tout en faisant partie de fédérations, elles-mêmes réunies dans la grande confédération de Lévis, pour mieux coordonner leurs forces comme le font les grands groupements d’achats.   Elles sont établies dans chaque quartier et chaque village pour justement s’adapter à chaque marché selon sa démographie et sa sociologie.   Les ristournes et certains services spécialisés favorisés par cette union ne sont que deux éléments parmi d’autres pour retenir cette clientèle afin qu’elle ne se tourne pas vers les banques capitalistes.

Malheureusement, cet esprit et ces comportements de proximité des Caisses populaires sont en train de se perdre à mesure qu’elles sont dirigées par des financiers ne comprenant plus l’esprit coopératif et pensant de plus en plus comme des banquiers tournés vers la seule productivité.

Par exemple, depuis quelques années dans plusieurs régions, on a réuni les caisses pour diminuer les coûts et offrir plus de services. Puis on a commencé à fermer des comptoirs pourtant rentables, comme on l’a annoncé à Bécancour en réunissant trois points de service en dehors des villages d’accueil, ce qui veut dire de moins en moins d’égards pour le personnel et les clients, notamment ceux qui vont à la caisse à pied ou à vélo tout en ne recourant pas à l’électronique pour leurs transactions.

De même, dans beaucoup de caisses, on exige maintenant de prendre un coupon précisant le service attendu même quand vous êtes le seul client, comme si la communication directe avec le caissier était de moins en moins nécessaire.

Rappelons que c’est ce calcul d’efficacité de court terme dans le monde financier qui est à la source de la pire crise économique de l’après-guerre, crise qui n’en finit pas de faire des siennes, avec des millions de chômeurs et l’effondrement des budgets des États.   Une étude récente expliquait qu’on trouvait derrière les comportements des financiers le plus haut taux de consommation de cocaïne chez les professionnels, pour compenser le stress lié à la recherche perpétuelle des plus hauts rendements possibles.

D’ailleurs, on peut faire le lien entre cette recherche d’efficacité à tout prix et le salaire indécent de la présidente des Caisses : plus de trois millions de dollars, soit environ 15 000 $ par jour de travail.   Comment fait-on pour dépenser ainsi 75 000 $ chaque semaine, somme qui représente plus d’une fois et demie le salaire annuel moyen de 70 % de la population québécoise ?   Si les salaires des autres dirigeants de grandes banques sont encore plus élevés, soit quinze ou vingt fois plus que celui de nos chefs d’État, cela n’en diminue pas moins l’aspect scandaleux.

À voir dans l’organisation coopérative qu’il a créée cette bureaucratie galopante et cette recherche de l’efficacité sans âme, Alphonse Desjardins doit se retourner de plus en plus souvent dans sa tombe, n’est-ce pas ?
 

Sources: Agora Vox, August Review par Patrick Wood, Sarah Maddox, chercheure, Peter Phillips, université d'État de Sonoma, Préface au Task Force Report New York 1978, Olivier Boiral, université Laval, Vigil.net site d'un collectif québécois indépendant, Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc.

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 11 août 2013

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

 
 

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

Le Mouvement Desjardins (La fédération des Caisses Desjardins du Québec). Qui sont les dirigeants qui permettent la dérive coopérative de l'institution?

 

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02

 

 

Qui est David Rockefeller : il est dans le top 100 des plus grandes fortunes de la planète. Ancien président de la Chase Manhattan Bank, il dirige l'empire de sa famille principale actionnaire de ExxonMobil. Il est à l'initiative de la création de la Commission Trilatérale, membre du groupe Bilderberg. Il se reconnaît en tant que malthusien, c'est-à-dire qu'il souhaite une réduction du nombre d'être humains sur la planète

Qui est Henry Kissinger: il est un politologue et diplomate états-unien. Il devient conseiller à la sécurité nationale américaine, ensuite secrétaire d'État du gouvernement républicain de Richard Nixon, poste qu'il occupe ensuite sous Gerald Ford. Promoteur de la Realpolitik.

Figure médiatique et personnage controversé, sa politique étrangère lui crée de nombreuses inimitiés, aussi bien du côté de la gauche pacifiste, de certaines associations humanitaires que de la droite anticommuniste. La justice de nombreux pays souhaite aujourd’hui l’interroger et il limite pour ces raisons ses voyages à l’étranger. Il est aujourd'hui lobbyiste pour des firmes multinationales

 

Zbigniew Brzeziński: un politologue états-unien. Il a été conseiller à la sécurité nationale du Président des États-Unis Jimmy Carter, de 1977 à 1981. En tant que tel, il a été un artisan majeur de la politique étrangère de Washington, soutenant alors à la fois une politique plus agressive vis-à-vis de la Russie (époque URSS), en rupture avec la détente antérieure, qui mettrait l'accent à la fois sur le réarmement des États-Unis et l'utilisation des droits de l'homme contre Moscou.

 

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03

À propos de Lucien Bouchard - Un portrait - Sur MétéoPolitique

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04
 

Christiane Bergevin, Ex-vip de SNC-Lavalin, maintenant vice-présidente exécutive aux partenariats stratégiques du Mouvement Desjardins. Elle siège au conseil d’administration de Talisman Energy et de la Chambre de commerce de Montréal métropolitain et agit en tant qu'administratrice à la Caisse de dépôt et placement du Québec.

 
 

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05

À propos de Talisman Energy - Sur MétéoPolitique.

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06
 

Claude Béland avait en fait donné une entrevue à ce sujet à la journaliste Maxime Bertrand - Sur Radio-Canada Nouvelles, le 6 avril 2011.

 

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07
 

Une initiative de Claude Béland que la direction du Mouvement Desjardins n’avait guère prisée. - Sur Radio-Canada Nouvelles, le 18 mai 2011

 

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08
 

Claude Béland avait comparu en 2010 devant le comité sénatorial permanent des finances pour dénoncer un projet de loi fédéral omnibus - Sur Économie sociale du Québec

 

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09

 

« Loi sur l’emploi et la croissance économique ». Effectivement, lorsqu’on en consulte la table des matières, on découvre, à la toute fin, Partie 17, art. 1894.1 et suivants, des amendements à la « Loi sur les banques » qui touchent les « Coopératives de crédit » comme le Mouvement Desjardins, et qui leur permettront, sur simple demande au gouvernement fédéral, de poursuivre leurs activités en vertu de la loi fédérale, donc pour une institution comme le Mouvement Desjardins, d’échapper au contrôle du Québec et de passer sous contrôle fédéral pour devenir éventuellement une banque fédérale.

Avec la référence en anglais, je suis parvenu à retracer la version française du Hansard du 30 mai dernier pour découvrir la réponse du gouvernement Harper (livrée par Mike Lake, secrétaire parlementaire du ministre de l’Industrie) dans le débat sur la proposition du député Libéral (PLC)d’Ottawa, Mauril Bélanger :

« Nous prenons des mesures pour maintenir la croissance. Pour faire suite à l’engagement pris dans le budget de 2010 de permettre aux coopératives de crédit de se constituer en sociétés de régime fédéral en vertu de la Loi sur les banques et de mener leurs activités dans toutes les provinces sous une réglementation générale, le gouvernement prend les mesures voulues pour que ces dispositions du budget soient mises en oeuvre, une fois que le règlement sera finalisé. » (1615) à (1620)

 

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10

À propos de Power Corporation - Sur MétéoPolitique

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11
 

Michel David du Devoir nous apprenait que l'ex-premier ministre du Québec Jean Charest s’était vu remettre le prestigieux prix Woodrow Wilson pour le « service public ». Il est a noter que le Mouvement Desjardins, Hydro-Québec, Bombardier, Québecor, etc....

financent les activités du Canada Institute qui fait partie de la fondation Woodrow Wilson Center. À l'intérieur du Canada Institute, il existe un groupe qui se concerte quant à l'énergie, le Centre canadien d'information sur l'énergie. Vous y trouverez toutes les pétrolières et gazières du Canada.

 

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12
 

Texte de Gérard Bérubé, journaliste du Devoir qui date de 2008 « Perspectives - Et si Power voulait la Banque Nationale ? »

 

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13
 

Fluctuations financières: le cas de Power était particulièrement préoccupant à cet égard.

 

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14

 

Mouvement Desjardins venait d’émettre pour 1,2 milliard $ de parts de capital en actions privilégiées

 

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15
 

C'est Alban d'Amour qui a recruté Monique F. Leroux au poste de «première vice-présidente exécutive et chef de la direction financière du Mouvement des caisses Desjardins». Et c’est cette dernière qui remplace Alban D'amour en mars 2008.

 

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16
 

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Analyse de Nouriel Roubini: un grands économiste réaliste: La parfaite tempête - en anglais

 

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17
 

Liste des membres de la Commission Trilatérale pour l'année 2013 - Liste en format PDF

 
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18
 

AVEOS, cette entreprise spécialisée dans l’entretien des avions - Sur Mémoire du Québec

 

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