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Bilan du Parti Libéral du Québec 2003 à....
Corruption & Collusion

 

Impacts du scandale des commandites fédérales
sur le Parti Libéral du Québec

 
 

En mai 2005, dans le cadre de l'enquête de la Commission Gomery sur le scandale des commandites fédérales, Marc-Yvan Côté, ancien ministre libéral au Québec, a admis avoir distribué 120 000 $ dans les 21 circonscriptions de l'est du Québec qui étaient sous sa responsabilité lors du scrutin de 1997. Il agissait alors comme organisateur libéral pour la campagne fédérale.

Parmi les candidats qui auraient pu profiter de ses largesses, certains sont liés au gouvernement Charest. France Dionne, à l'époque candidate dans Kamouraska-Rivière-du-Loup, a ensuite été nommée déléguée du Québec à Boston, tandis que Manon Lecours, candidate dans Frontenac-Mégantic, avait été nommée attachée politique de la ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau.

D'autres personnes ont aussi reçu des sommes:

Guy Bisson, qui a reçu 6 400 $, était organisateur libéral dans l'Outaouais, et président de la Commission des aînés du PLC ( le même qui demandait que son fils devienne juge ) ;
 
Jacques Roy, qui a reçu 11 556 $, était un organisateur libéral dans la région de Montréal;

Michel Monette, qui a reçu 9 202 $, était organisateur libéral pour la région de Laval;

Franco Iacono, qui a reçu 9 202 $, était un lobbyiste et un ancien membre du bureau d'Alfonso Gagliano, ministre responsable du programme des commandites, entre juin et septembre 1997

La commission avait fait une victime dans l'entourage de Jean Charest, Louis Pichette. Il était adjoint aux opérations au bureau de Jean Charest à Montréal. Il a quitté ses fonctions, après avoir été désigné comme un des organisateurs ayant reçu un chèque de 8 000 $ provenant de la firme de communication Groupaction. Luc Bastien, ancien directeur de cabinet du ministre de la Justice, Yvon Marcoux, a présenté sa démission à son tour. Il avait reçu un contrat de 10 000 $ de la firme Commando Communications, dont les conclusions ont servi à la campagne de M. Charest en 1998.

Louis Pichette lors de son témoignage devant la commission Gomery

Michel Guitard et Claude Lemieux, tous deux qui étaient à l'emploi du cabinet du premier ministre, ont aussi été montrés du doigt dans ce dossier. Conseiller de Jean Charest, M. Guitard était à l'emploi du Groupe Everest au moment même où la vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser, s'apprêtait à faire éclater le scandale des commandites.

Quant à M. Lemieux, il est demeuré directeur de la députation au sein du cabinet, il était à l'emploi d'Alfonso Gagliano de 1997 à 2002, soit en plein coeur des opérations douteuses scrutées par la commission Gomery.


Le nom de France Dionne, ancienne candidate libérale dans Kamouraska-Rivière-du-Loup, et cousine de la femme de Jean Charest, a notamment fait surface au cours de la commission Gomery.

Parodie d'une affiche publicitaire d'une école états-unienne d'où elle aurait eu un diplôme par correspondance  France Dionne

Lorsque l'affaire s'est ébruitée, elle a refusé de répondre à la simple question: a-t-elle, OUI ou NON, reçu 3 000 $ « cash » de Marc-Yvan Côté durant sa campagne électorale de 1997 au fédéral ?

Cet argent provenait de Jacques Corriveau, dont le nom est ressorti très souvent durant le scandale des commandites.  On n’a jamais su qui avait reçu cet argent. Le PLQ a refusé à maintes reprises de répondre à cette question à l’Assemblée Nationale.

Pourtant, dans les dépenses électorales de France Dionne, on constate qu’elle a financé, le 15 septembre 1997 (en plein scandale des commandites) la compagnie Pluri-Design dont Jacques Corriveau, proche de Jean Chrétien, était propriétaire. Et c’est Pluri-Design qui produisait toutes les pancartes électorales des candidats.

Depuis ce temps les méthodes du PLQ ne se sont pas vraiment améliorées.

Sources:  Agence La Presse canadienne, AmériQuébec, Gesca, Quebecor, Société Radio-Canada, Vigile.

Choix de photos, mise en page et références : JosPublic
Publication : 3 juin 2012

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Notes & Références encyclopédiques:

Corruption: le nom de France Dionne est sorti durant le scandale des commandites

Commandites: un organisateur libéral plaide l'ignorance



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Le scandale des commandites a tenu les Canadiens et les Québécois en haleine à partir de mars 2002. Les révélations, plus sensationnelles les unes que les autres, se sont succédé à un rythme capricieux pendant des mois et des années, de sorte que, pourrait-on dire, les arbres ont fini par cacher la forêt. Gilles Toupin, qui a suivi comme journaliste ces péripéties à la Chambre des communes et à la commission Gomery, démêle ici les faits pour en dresser un tableau clair et exhaustif. Il présente les principaux protagonistes de cette affaire d’État et rappelle l’atmosphère de panique qui s’était emparée des fédéralistes après leur quasi-défaite au référendum de 1995. Il raconte comment le Parti libéral a connu de graves dérapages et comment certains de ses dirigeants se sont, pour reprendre les mots du juge Gomery, déshonorés. L’histoire que raconte Gilles Toupin remet les choses en perspective et sans doute que, dans dix ou vingt ans, quand on voudra y revenir, ce livre fera figure d’ouvrage de référence

ISBN : 9782890059313

Date de parution : Janvier 2006

Sujet :  Politique

Collection : Partis pris actuels

Nombre de pages :  352

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