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Collusion et corruption à Montréal
Le maire Gérald Tremblay sait qu'il y a de la corruption mais ignore qui, quoi comment!

Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, n'a rien vu. Rien entendu. La preuve, il refuse de croire que son administration a été infiltrée jusqu'à la moelle par la mafia et par les ripoux. Tenez-vous-le pour dit. M. le maire ne savait pas. Mieux, il ne savait même pas qu'il ne savait pas.  « Le maire de Montréal a été négligent à l'égard de son devoir de bon administrateur. C'est usuel pour M. Tremblay de prétendre après coup qu'on aurait dû l'informer. Les Montréalais ont perdu confiance en lui et en son administration », a conclu Mme Louise Harel, chef de Vision Montréal. De son côté la Fraternité des policiers de Montréal demande au maire de démissionner.

 

« Le maire ne peut plaider l'ignorance et mettre la faute sur la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et sur le service de police de Montréal (SPVM) en prétendant que les corps policiers auraient dû l'informer de la corruption et de la collusion qui sévissaient à Montréal. À titre de premier magistrat, Gérald Tremblay pouvait à tout moment convoquer les dirigeants du SPVM pour être informé des agissements de la mafia. D'autant plus qu'un enquêteur de la GRC, le sergent Lowry McDougall, livrait en 2010 un témoignage troublant devant un tribunal italien à l'effet que des entrepreneurs en construction donneraient une commission à la mafia montréalaise. Gérald Tremblay n'a pas cherché à savoir! », a déclaré Mme Louise Harel, chef de l'Opposition officielle et chef de Vision Montréal.

« Le maire et son administration ont volontairement refusé de considérer la contribution et l'expertise des policiers de Montréal dans le processus d'octroi de contrats. Un refus totalement injustifié. En effet, en octobre 2011, nous avions soumis une motion demandant l'intervention du SPVM pour soutenir la Commission d'examen des contrats afin de se prémunir contre la collusion. Comment le maire peut-il prétendre avoir mis en place les mécanismes pour contrer la collusion et la corruption dans son administration alors que l'on sait pertinemment que la Ville a refusé l'intervention du SPVM et les moyens technologiques de ce dernier permettant d'examiner les contrats sous l'angle de la concentration », a rappelé Mme Harel.

Vision Montréal rappelle que monsieur Yves Francoeur de la Fraternité des policiers et policières de Montréal avait écrit à Gérald Tremblay le 27 octobre 2011.

Monsieur Francoeur demandait au maire de réviser son refus :

« … Non seulement sommes-nous étonnés de ce positionnement, mais nous en sommes également déçus. En effet, compte tenu de l'histoire des années, et de votre volonté affichée de faire le ménage, nous ne voyons aucune raison d'empêcher la commission de la sécurité publique de réfléchir sur une question aussi importante.

En fait, il nous apparaît que, dans le contexte actuel, toutes les occasions de dégager des voies pour mettre sous pression le crime organisé sont à explorer. Par conséquent, rejeter du revers de la main une telle proposition nous semble mal avisé, puisque nous sommes convaincus que déterminer les meilleures façons de mettre à contribution l'expertise des policiers de Montréal dans le processus d'octroi de contrat est nécessaire.

Sur ce et espérant que vous changiez d'idée, veuillez agréer, Monsieur le Maire, nos salutations distinguées »

« Le maire Tremblay a aussi refusé d'entendre l'appel à l'aide des arrondissements comme celui de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles. Nous avons tout essayé afin de ne pas octroyer de contrat à une entreprise ayant usé d'un stratagème douteux pour contourner la Loi 35. Nous demandions un délai et la garantie d'avoir le financement au-delà de la date butoir du 31 décembre 2012 afin de permettre au nouveau gouvernement d'ajuster la présente loi et l'administration Tremblay a refusé de collaborer. Nos échanges de lettres et appels à l'aide auprès du maire et de M. Richard Deschamps ont donc été vains. Alors qu'ils avaient toute la latitude pour procéder, leur réponse a été catégorique : ou vous octroyez ce contrat ou le financement sera offert à d'autres arrondissements. Quelle crédibilité et quel sens d'éthique pouvons-nous attendre du maire dans ce cas ? », a demandé Mme Chantal Rouleau, maire de l'arrondissement Rivière-des-Prairies et porte-parole de Vision Montréal en matière d'éthique.

« Le maire de Montréal a été négligent à l'égard de son devoir de bon administrateur. C'est usuel pour M. Tremblay de prétendre après coup qu'on aurait dû l'informer. Les Montréalais ont perdu confiance en lui et en son administration », a conclu Mme Harel.

Pour accéder à la lettre du président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal ainsi qu'à la motion de Vision Montréal portant sur un mandat confié à la Commission de la sécurité publique, veuillez cliquer ICI.

 
 

Gérald Tremblay le faux naïf était averti

 
 

Gérald Tremblay affirme que l'ancien haut fonctionnaire André Delisle l'a averti, dès 2003, que l'embauche du directeur général Robert Abdallah soulevait de sérieuses questions. Le maire affirme qu'il en a pris bonne note. La Presse a joint André Delisle ( 01 ). Sa version contredit celle du maire.

«On ne joue pas avec les réputations»
Michèle Ouimet
Chroniqueure


Gérald Tremblay

 

C'est le maire Gérald Tremblay qui nous a dit d'appeler André Delisle.

J'ai viré la ville à l'envers pour trouver le numéro de téléphone cellulaire de cet ancien haut fonctionnaire de la Ville de Montréal. Le maire Gérald Tremblay a brandi son nom plusieurs fois pour prouver qu'il avait tout mis en oeuvre pour faire le ménage dans son administration.

Quand j'ai appelé André Delisle, il jouait au golf à Bromont et il n'avait pas encore lu La Presse.

S'il l'avait lue, il aurait compris que le maire se servait de son nom pour prouver qu'il luttait contre la corruption à l'hôtel de ville.

Début 2003, André Delisle était directeur général par intérim. La Ville se cherchait un nouveau DG pour remplacer Guy Coulombe qui venait de partir.

Lorsque le maire a choisi Robert Abdallah ( 02 ) quelques mois plus tard, André Delisle l'a mis en garde contre les méthodes particulières de cet ingénieur qui avait travaillé pendant 27 ans à Hydro-Québec.

- Et que vous a-t-il dit sur ces méthodes particulières? a demandé ma collègue Katia Gagnon au maire

Gérald Tremblay a observé un long silence, puis il a dit que M. Delisle avait décidé de quitter la Ville à cause de l'arrivée de Robert Abdallah.

Lui avez-vous demandé pourquoi?

- Oui.

- Ça vous a alerté?

- La réponse, c'est oui.

- Que vous a dit André Delisle?

- Appelez-le, a répondu le maire.

André Delisle, donc, jouait au golf samedi matin quand je l'ai joint. Je l'ai rappelé vers 17h15, chez lui, à Montréal. Il venait de lire La Presse. Sa version est différente de celle du maire. Voici ce qu'il m'a raconté.

Février 2003.

«Un soir, je rentrais chez moi et Frank Zampino (le directeur du comité exécutif qui a été éclaboussé par le scandale des compteurs d'eau ( 03 ) m'a appelé pour me dire qu'il avait choisi le nouveau directeur général: Robert Abdallah.»

«Je lui ai demandé: «Avez-vous fait votre due diligence (c'est-à-dire toutes les vérifications nécessaires)? « Il m'a répondu: «Oui, oui.»»

«Le lendemain, j'ai été convoqué au bureau du maire. Gérald Tremblay et Frank Zampino étaient présents. Le maire m'a confirmé qu'il avait embauché Robert Abdallah. J'ai de nouveau posé ma question: «Avez-vous fait votre due diligence? « Il m'a répondu: «Oui, tout est beau.»»

«J'ai regardé Gérald Tremblay et je lui ai dit: «Dans ce cas, je démissionne sur-le-champ, il est hors de question que je travaille avec Robert Abdallah! « «Très bien», a dit le maire. Il ne m'a posé aucune question - Frank Zampino, non plus d'ailleurs - , mais son langage non-verbal était éloquent. Il était très surpris et contrarié.»

«Deux ans et demi plus tard, Gérald Tremblay m'a appelé pour me parler de Robert Abdallah. Il m'a dit qu'il faisait une enquête. Je lui ai raconté ce que je savais.»

André Delisle connaissait bien Robert Abdallah. Tous deux ont travaillé pendant de longues années à Hydro-Québec avant de se retrouver à la Ville.

En mai 2006, trois ans après son embauche, Robert Abdallah est parti dans des circonstances obscures. Une démission surprise. En novembre 2008, il a été nommé à la tête d'une filiale de Simard-Beaudry, la société Gastier.

Simard-Beaudry appartient à Tony Accurso ( 07 ) , l'homme au yacht qui a décroché le controversé contrat des compteurs d'eau.

André Delisle n'a pas voulu me parler des méthodes particulières de Robert Abdallah ni des raisons qui ont motivé son refus catégorique de travailler avec lui.

«On ne joue pas avec les réputations, a-t-il tranché. Je n'avais pas les moyens de vérifier certaines choses. C'est très, très délicat. En plus, je suis avocat. J'ai donné des noms au maire pour qu'il fasse des vérifications.»

J'ai insisté. Pourquoi refusiez-vous de travailler avec Robert Abdallah? Les Montréalais ont le droit de savoir.

«

S'ils veulent connaître la vérité, que le gouvernement mette sur pied une commission d'enquête, a-t-il répondu. Je ne ferai pas le travail à leur place!

- André Delisle, avocat

»

Le maire jure qu'il travaille d'arrache-pied pour faire le ménage depuis son arrivée au pouvoir en 2001. Mais comment peut-il prétendre être propre quand il accepte la démission d'un de ses fonctionnaires les plus respectés sans lui poser une seule question?

Gérald Tremblay a précisé que Robert Abdallah lui avait été recommandé par le président d'Hydro, André Caillé ( 04 ). Il a répété qu'il avait «toujours eu confiance en André Delisle». Si le maire avait tellement confiance en cet homme qui lui a balancé sa démission parce qu'il refusait de travailler avec Robert Abdallah, pourquoi ne lui a-t-il pas posé une seule et toute petite question: Pourquoi?

André Delisle n'était pas un jeune fonctionnaire sans expérience. Il avait été sous-ministre adjoint responsable des budgets à Québec et vice-président aux finances à Hydro-Québec avant d'atterrir à la Ville.

Selon Guy Coulombe, André Delisle a une feuille de route impeccable. «J'étais très satisfait de son travail, m'a-t-il dit. C'est un homme qui a beaucoup d'envergure intellectuelle

Et Guy Coulombe sait juger les hommes.

Il a occupé plusieurs postes stratégiques au cours des 40 dernières années: secrétaire du Conseil du Trésor, secrétaire général du Conseil exécutif (il était le patron de tous les fonctionnaires du gouvernement québécois), PDG de la Société générale de financement, PDG d'Hydro-Québec, directeur de la Sûreté du Québec et directeur général de la Ville de Montréal de 1999 à 2002.

 

Guy Coulombe

Lorsque Guy Coulombe a décidé de partir, la Ville a embauché un consultant pour lui trouver un remplaçant. Trois ou quatre noms ont été proposés, mais aucun n'a été retenu par le maire et Frank Zampino. Guy Coulombe est parti et André Delisle a été nommé par intérim en attendant que la Ville trouve le candidat idéal.

En mars 2003, le nom de Robert Abdallah est arrivé sur le tapis, comme ça, pouf! surgi de nulle part. André Delisle était contre cette nomination, archi contre. Il a mis sa tête sur le billot. Le maire a accepté sa démission sans lui poser l'ombre d'une question.

Si le maire voulait vraiment nettoyer la ville, il aurait dû lui demander: Ah bon, et c'est quoi le problème avec Robert Abdallah?

Non, rien. C'est seulement deux ans et demi plus tard que le maire l'a appelé pour lui demander: Qu'est-ce que tu voulais me dire au juste au sujet de Robert Abdallah?

Guy Coulombe n'en revenait pas. «C'est assez surprenant que Gérald Tremblay n'ait posé aucune question», a-t-il souligné.

Depuis que Benoit Labonté ( 05 ) a déballé les sales secrets de l'administration Tremblay à Radio-Canada, le maire se promène partout pour marteler qu'il fait le ménage et qu'il s'y active depuis 2001, c'est-à-dire depuis que Guy Coulombe l'a averti que la Ville était corrompue et que des enveloppes brunes circulaient dans les couloirs de l'hôtel de ville. Il a même lancé une publicité à la radio ou il vante son intégrité.

Sauf qu'encore une fois, les versions divergent.

«Je n'ai pas eu de conversation avec le maire sur la corruption. Si c'était le cas, je m'en souviendrais», a précisé Guy Coulombe.

Dans le fond, c'est peut-être Benoit Labonté qui a raison lorsqu'il dit que Gérald Tremblay est un faux naïf.

 

Cette partie du dossier est en construction. Il s'agira d'identifier toutes les fois que le maire a dit «je n'en savais rien». Pourtant nous savons que:

  • Ristourne de 3% sur tous les contrats versée au parti du maire Tremblay alléguée par Benoit Labonté en 2009 et corroborée lors du témoignage de Lino Zambito à la commission Charbonneau; ( 08 )

  • Usage de prête-noms lors de dons politiques illégaux pour le financement d'Union Montréal;

  • Arrestation et mise en accusation pour fraude, complot et abus de confiance de toute la garde rapprochée du maire Tremblay : son président du comité exécutif Frank Zampino, son chef de cabinet Martial Fillion, et le responsable du financement de son parti, Bernard Trépanier;  ( 09 )

  • Enquêtes toujours en cours concernant le toit de l'Hôtel de ville, où le fils du parrain de la mafia, maintenant décédé, Nicolo Rizzuto Jr, aurait exigé que l'entrepreneur verse des sommes d'argent (40 000$) à deux conseillers du parti Union Montréal pour qu'il puisse commencer les travaux;

  • Enquêtes policières concernant l'octroi du contrat des compteurs d'eau à Génieau, un consortium formé de Simard-Beaudry Construction (Tony Accurso) et de Dessau;

  • Enquête et accusations criminelles reliées à la vente à rabais des terrains du Faubourg Contrecœur à l'entreprise Construction Frank Catania et Associés; ( 10 )

  • Départ dans la controverse de trois directeurs généraux de la Ville, Robert Abdallah, Claude Léger et Louis Roquet; ( 11 )

  • Conflit d'intérêts grave : Frank Zampino est allé deux fois sur le yacht de Tony Accurso pendant l'appel d'offres du contrat des compteurs d'eau;

  • Activité de financement à Saint-Léonard, fief de Frank Zampino (mai 2008), ayant rapporté 360 110 $, dont 49 760 $ de dons anonymes;

  • Violation de l'indépendance du Vérificateur général par de l'espionnage de ses courriels : poursuite civile en cours;

  • Espionnage des courriels du président du conseil, Claude Dauphin; ( 12 )

  • Enquête sur la fraude de 8 millions $ au Service informatique de la Ville; ( 13 )

  • Condamnation de deux élus d'Union Montréal pour corruption dans l'arrondissement Saint-Laurent, Irving Grundman et René Dussault; ( 14 )

  • Enquête sur les dépassements de coûts du Centre communautaire intergénérationnel d'Outremont, construit sous l'administration Harbour; ( 15 )

  • Arrestation de l'ex-maire de l'arrondissement d'Outremont, Stéphane Harbour, et de deux de ses collaborateurs, Yves Maillot et Jean-Claude Patenaude, accusés de fraude, complot, abus de confiance, fabrication et usage de faux documents;

  • Failles entourant le contrat des télécommunications octroyé à Telus, où l'ex-directeur général de la Ville, Louis Roquet, a coulé de l'information confidentielle au fournisseur provenant du rapport du Vérificateur général avant qu'il ne soit publié;

  • Conflits d'intérêts, népotisme et gestion opaque de BIXI, dont les opérations montréalaises sont déficitaires chaque année;

  • Voyage de Luis Miranda aux Açores avec des fournisseurs de son arrondissement;

  • Plainte retenue par le MAMROT contre Bertrand Ward et Monique Worth, mairesse de Pierrefonds-Roxboro;

  • Suspension de trois employés à la suite des allégations de Lino Zambito.

  • Sous le couvert de l'anonymat, un conseiller municipal explique qu'en 2005 Tremblay a refusé d'entendre les détails d'un bris dans la sécurité qui avait mis à risque la population de Montréal. «Il m'a dit: "cette conversation n'a jamais eu lieu" pourtant notre informateur se plaignait au maire après avoir entendu lui-même les détails de cette affaire qui avait été cachée au public. Il a été très clair qu'il ne voulait rien savoir, pour ne pas avoir à répondre à des questions de journalistes. C'était sa façon de faire les choses» .

Exemple: Scandale du Faubourg Contrecoeur ( 01 )

 

Avril 2009: Découvertes d'irrégularités pour le projet Faubourg Contrecoeur. De son côté, le maire Gérald Tremblay a qualifié d'«inadmissibles» les agissements de l'ancien directeur général de la SHDM, qui fut également son chef de cabinet. Il soutient que son administration ignorait tout de ce que faisait Martial Fillion. «Il n'y a aucune référence, dans le rapport, sur une participation des élus ou une ingérence politique dans ce dossier», a-t-il dit.

Avril 2009:  Privatisation de la Société d'habitation de Montréal. Me Cassius de Linval a caché de l'information au conseil de ville parce que cette opinion du 24 septembre 2004 n'a jamais été produite. Me Cassius de Linval ( 16 ) avait validé l'opinion de Me Hétu de 2005 auprès de Me Paul-Hus, jusqu'à récemment membre de l'exécutif du parti de Gérald Tremblay, et qui siégeait au comité de sélection qui a octroyé le contrat du Faubourg Contrecoeur à Catania. En plus, Me Cassius de Linval siège au conseil d'administration de la SHDM. C'est une honte.»

Selon M. Labonté, le maire «ne peut plus se cacher». «Ou il ne savait pas, alors que tout le monde savait, ou il était au courant et il n'a pas dit toute la vérité, dit-il. Dans les deux cas, c'est de l'incompétence crasse et dans ce contexte, il doit exiger le renvoi de M. Cassius de Linval.»

Octobre 2009: Suite à l'entrevue publique ou Benoit Labonté vide son sac le maire Tremblay commente: Il y a quelques jours, avec beaucoup d'assurance, Benoit Labonté a dit des choses à Louise Harel, à ses collègues, aux journalistes et à la population. Ce soir, avec autant d'assurance, il colporte des rumeurs qui comportent beaucoup de ouï-dire. Quand il a quitté notre formation politique, s'il avait des preuves, il n'avait qu'à le dire à la police. Il ne l'a pas fait. Je peux comprendre qu'il soit dans un état d'esprit particulier, mais je ne peux pas tolérer qu'il insinue que je cautionnais un système illégal. Benoit Labonté a des choses à se reprocher, qu'il assume ses responsabilités», a dit M. Tremblay aux journalistes.

Est-ce que Bernard Trépanier était le bagman d'Union Montréal? «M. Trépanier a quitté notre formation politique en 2006 après l'élection», a répondu le maire. Est-ce qu'il percevait auprès des entreprises, des ristournes? «J'avais donné des directives, toutes les sommes d'argent devaient respecter les dispositions de la loi. Le DGE a vérifié pendant huit ans les finances de notre parti et il n'a jamais eu le moindre reproche à nous faire.»

Bernard Trépanier joue-t-il encore un rôle à Union Montréal? «Du tout. Il n'est pas avec Union Montréal. Après l'élection de 2005, il a quitté parce qu'on n'avait plus besoin de ses services. S'il fait encore des choses, il les fait strictement à titre de bénévole, il ne les fait plus pour le parti.»

Le maire reconnaît avoir eu une conversation en face à face avec M. Labonté au sujet d'un système de ristourne. «J'ai fait les vérifications et on m'a confirmé qu'il n'y avait aucun fondement à ces rumeurs.»

Janvier 2011: Espionnage de cadres et de politiciens. On apprenait que la Ville de Montréal avait espionné durant des mois son vérificateur général. Celui-là même qui doit déterrer les scandales de l'administration! Ses courriels étaient examinés. Une caméra avait été installée à l'entrée de son bureau, pour connaître l'identité de ceux qui lui rendaient visite!

Encore une fois, M. le maire a prétendu qu'il ne savait rien.

Les signaux d'alarme n'ont pas manqué. Entre 2004 et 2009, six scandales ont ébranlé la mairie. Au plus fort de l'affaire des compteurs d'eau, en 2007, plusieurs fonctionnaires auraient tenté de le prévenir. Peine perdue.

Une seule fois, Gérald Tremblay est vraiment sorti de sa torpeur. En 2009, dans une entrevue au Devoir, il avait évoqué les enveloppes d'argent et le partage de contrats entre quelques entrepreneurs. Il avait aussi parlé de bombes désamorcées à son chalet. Il disait même craindre pour la sécurité de sa famille.

Sources: Commission Charbonneau: Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction
Agences de presse:
La Presse Canadienne/Canadian Press Enterprises propriété de CTVglobemedia, Torstar et Power Corporation of Canada, Agence QMI pour Québecor
Journaux:
La Presse/Gesca pour Power Corporation of Canada, Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc.
Internet:Wikipédia site indépendant à but non lucratif, Radio-Canada pour la Société CBC/Radio-Canada,
Communiqué de presse:  Vision Montréal, Projet Montréal

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 3 octobre 2012

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

À propos d'André Deslisle - ex-directeur général par intérim à la ville de Montréal - Sur MétéoPolitique

 

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02

 
 
 

À propos de Robert Abdallah ex-directeur général de la ville de Montréal- Sur MétéoPolitique

 
 
 

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03

 

À propos de Frank Zampino ex-président du comité exécutif de la ville de Montréal - Sur MétéoPolitique

 

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04

À propos de André Caillé ex-président d'Hydro-Québec - Sur MétéoPolitique

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05

 

À propos de Benoit Labonté ex-membre du comité exécutif de la ville de Montréal - Sur MétéoPolitique

 
 
 

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06

À propos du Scandale du Faubourg Contrecoeur - Sur MétéoPolitique

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07

 

À propos de Tony Accurso ex-président de plus de 45 entreprises dans l'industrie de la construction - Sur MétéoPolitique

 

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08

À propos de Lino Zambito, ex-entrepreneur en construction un des principaux témoins devant la Commission Charbonneau - Sur MétéoPolitique

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09 À propos du chef de cabinet Martial Fillion, et le responsable du financement d'Union Montréal, Bernard Trépanier - Sur MétéoPolitique Retour au texte
10 À propos du Scandale des compteurs d'eau- Sur MétéoPolitique Retour au texte
11 Deux ex-directeurs généraux de la Ville de Montréal, Claude Léger et Louis Roquet - Sur MétéoPolitique Retour au texte
12
À propos de Claude Dauphin, ex-membre du comité exécutif de la ville de Montréal

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13  Fraude de 8 millions $ au Service informatique de la Ville - Sur MétéoPolitique Retour au texte
14 À propos des conseillers d'Union Montréal condamné par les tribunaux: Irving Grundman et René Dussault - Sur MétéoPolitique Retour au texte
15 Stéphane Harbour de l'arrondissement Outremont de la ville de Montréal - Sur MétéoPolitique Retour au texte
16 À propos de Me Robert Cassius de Linval ex-directeur des affaires corporatives de la ville de Montréal - Sur MétéoPolitique Retour au texte
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