Gaétan BRETON
À propos de la privatisation du rôle de l'État

Comptable de formation, il est titulaire de nombreux diplômes dont un Baccalauréat en Administration des Affaires de l'école École des hautes études commerciales de Montréal et d'un doctorat en comptabilité de la City University de Londres.  Il est également diplômé de l'UQÀM (Baccalauréat en études littéraires) et de l'Université de Sherbrooke (Maîtrise en études françaises). Le plus récent ouvrage "La Sociologie de la comptabilité"  (2016)

05
 

Sauvez les pauvres, aidez l'entreprise

Les négociations présentement en cours dans le secteur public sont relayées avec une grande partialité par les médias.  Quand on n’interviewe pas un membre du gouvernement, c’est le journaliste qui prend le relai dans la transmission de l’idéologie dominante.  C’est bien plus efficace, car on dirait alors une vérité objective, surtout que, n’y comprenant rien, il énonce les mantras officiels comme si c’étaient des vérités objectives.

03
 

La dette: un épouvantail à citoyen!

L’endettement des états démocratiques (à démocratie décroissante) évoluant dans des proportions croissantes est un phénomène récent, du moins en apparence.  Les États monarchiques, surtout les personnes (rois et haute noblesse), étaient souvent très fortement endettés envers des banquiers et des bourgeois dont le pouvoir s’est construit sur cette base.  La dette des états démocratiques modernes demeure un phénomène récent, du moins dans sa forme et son ampleur actuelle.  La dette mondiale moyenne a, elle aussi, connu des hauts et des bas dans l’histoire.  Son dernier sommet historique se trouve juste après la deuxième guerre mondiale.  Elle a rejoint maintenant ce niveau historique se situant autour de 120% du PIB avec pas vraiment de perspectives de nouvelles « trente glorieuses » pour la diminuer, ne serait-ce que par l’inflation provoquée par des taux de croissance anormaux.  La première question serait donc de savoir si, chez nous, nous sommes pires que les autres?

02

Québec: Les coûts en santé nous rendent-ils malades?

Depuis quelques décennies, on tente de nous faire croire que le vieillissement de la population va générer des coûts tellement élevés que le système de santé va exploser.  Pour l’instant, nous ne voyons pas tellement les traces de ce phénomène et cela pour plusieurs raisons. De plus, on tente de nous faire accroire que les québécois consomment trop de soins de santé.  Ils passeraient leur temps dans les salles d’attente des urgences, bloquant ainsi le système.  Évidemment, nous savons tous que ces lieux de haut confort ne peuvent qu’avoir un pouvoir d’attraction inouï pour tous ces « BS » en mal de rencontres pour meubler leur vie oisive entre deux chèques. Moi qui croyais que tous les « BS » passaient l’hiver en Floride.  C’est dire comment on peut se tromper dans la vie!

01

Lucienne ROBILLARD
Commissaire et ex-ministre

 

Privatisation du rôle de l'État du Québec: le Québec sur le Ro-Billard

Dans l’argot français, passer sur le billard signifie subir une opération chirurgicale. Le « billard » devient donc synonyme ici de table d’opération.  Le rapport Robillard, sorti au début de l’été 2015, veut vraiment faire subir à l’État québécois la grande opération.  Cette grande opération touche la plupart des secteurs dans lesquels l’État est investi.  Nous allons donc, dans une série de textes, passer en revue les secteurs névralgiques de la société québécoise, en nous référant au rapport Robillard comme contrepoint à notre argumentation qui, espérons-le, fera preuve de plus d’honnêteté intellectuelle.

04

PPP et gestion de l'eau: un désastre

Entrevue avec monsieur Gaétan Breton, vice-président finance de Eau Secours! (1) coalition québécoise pour une gestion responsable de l'eau, et auteur de l'ouvrage "Tu me pompes l'eau", publié dans la collection Controverses par Les éditions Triptyque.

 
 

Tarification de l'eau: analyse du cas montréalais par Gaétan Breton, dr. science comptable (document format PDF)

Dans le contexte de pénurie d'eau appréhendé, nous regardons les méthodes de financement des services d’eau et de leurs effets, ce qui nous amène à nous questionner sur les utilisateurs et sur les méthodes pour diminuer notre consommation, en prenant toujours un soin extrême de ne pas tomber dans la démagogie qui malheureusement nous entoure.

Nous aborderons la question des compteurs d’eau résidentiels à partir du cas de la Ville de Montréal. Le cas montréalais est d’actualité—pensons aux déclarations du Ministre Mulcair et de la Ministre Jérôme-Forget au sujet des compteurs—en plus d’avoir fait l’objet d’une recherche approfondie par plusieurs chercheurs au cours des années.