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We Charity: Justin Trudeau et Bill Morneau gabegistes
du Parti Libéral du Canada et de leurs familles respectives

Le gouvernement Trudeau a accordé un contrat sans appel d’offres d’au moins 19,5 millions $ à " WE Charity", afin qu’il administre un programme de distribution de bourses pour du bénévolat étudiant d'une valeur de 900 millions $.  L'honorable Justin Trudeau admet avoir participé à l’approbation de ce contrat, malgré ses liens intimes avec l’organisme. 

La mère et le frère de Justin Trudeau ont reçu des cachets totalisant près de 285 000 $ pour des discours prononcés lors d’événements organisés par "WE", de 2016 à 2020.  Donc durant le règne des libéraux.  Les fondateurs de "WE Charity" ont fait des dons au Parti libéral du Canada.

Le dévoilement des faits a plongé le gouvernement libéral ( PLC) dans l’embarras, et l’organisme "WE Charity" s’est finalement retiré du contrat sans soumission vendredi le 10 juillet 2020,  « à contrecœur », vu la controverse.  

 

 
 
 

Le 26 juin 2020, le premier ministre Justin Trudeau, interrogé pour la première fois sur le possible conflit d'intérêts de sa famille avec "WE Charity", a reconnu qu'il avait travaillé avec l'organisme de bienfaisance
« volontairement, bien sûr… et je continuerai de le faire, tout comme ma famille.
»

16 jours
pendant lesquels le mensonge a perduré
du 26 juin au 13 juillet 2020

Les liens entre le clan Trudeau et cette organisation de bienfaisance axée sur la jeunesse, l’inclusion et la diversité sont tissés serré.  La conjointe du premier ministre, Sophie Grégoire-Trudeau, est une « ambassadrice » et a animé une série de baladoémissions (dans un épisode, elle interviewe sa belle-mère, Margaret Trudeau).

La réaction des agents de propagande du Bureau du premier ministre du Canada aux nouvelles révélations explosives dans l’affaire « WE Charity » est d’une étonnante suffisance.  Ils ont déclaré le 9 juillet 2020 :  « Ce qu’il est important de garder en tête ici, c’est qu’il est question d’un organisme de charité qui soutient des étudiants. »   Comment les experts de la communication de ce gouvernement ont bien pu concocter pareille explication, pétrie de bons sentiments, pour une affaire aussi sérieuse ? s’interroge Guillaume St-Pierre, chroniqueur chez Québecor.

Quelle façon malhabile de justifier ses actions en exploitant la sensibilité des gens en temps de pandémie: « Ce qu’il est important de garder en tête... »

Quelle arrogance !

 
 

Alexandre "Sacha" TRUDEAU

 
 

Alexandre TRUDEAU en 2016

"Alexandre Trudeau a pris la parole lors de huit événements au cours de l'année académique 2017-2018 et a reçu un total d'environ 32 000 $ en allocations honorifiques via l'agence Speakers’s Spotlight", indique le communiqué de presse de l'organisation caritative "We Charity".   En tenant compte de la commission, environ 40 000 $ ont été payés pour sa participation. (confirmé par la CBC/Radio-Canada et La Presse)

 
 

Margaret TRUDEAU

 
 

Margaret Trudeau parle sur scène lors du "WE Day Toronto Show 2018"  à la Scotiabank Arena
le 20 septembre 2018 à Toronto, Canada

 

Le 1% se gave tout en faisant la charité !!! 

Dans la déclaration de "WE", jeudi le 9 juillet 2020, l’organisme de bienfaisance a déclaré:  «Margaret Trudeau a fait parrainer ses honoraires d’intervention par "ME à l’entreprise sociale WE" et a été payée via l'agence Speakers’ Spotlight ». (note de JosPublic: voilà ce que l'on nomme comptabilité créative)

Entre 2016 et 2020, Margaret Trudeau a reçu environ 250 000 $ pour prendre la parole lors de 28 événements, a déclaré "We" dans un communiqué de presse.  Cette somme était inférieure à la commission de 20% prise par l'agence des conférenciers, ce qui signifie qu'un total de 312 000 $ a été payé pour les événements de Margaret Trudeau, a déclaré l'organisme de bienfaisance.

... autant d'argent qui ne sert pas à la charité.

 
 

Sophie GRÉGOIRE-TRUDEAU

 
 

Sophie Grégoire-Trudeau sur scène lors de "WE Day UK 2020" le 4 mars 2020 à Londres, Angleterre

 

Le bureau du premier ministre a été pris en flagrant délit de mensonge puisqu'une journée après avoir déclaré publiquement que "Le Premier ministre et son épouse n'ont jamais été payés par WE",  l'organisme a déclaré dans un communiqué de presse que le seul paiement que Sophie Grégoire-Trudeau a reçu de "We Charity ou de "ME to We social entreprise", était de 1 400 $ pour sa participation à un événement pour les jeunes en 2012.

Jeudi le 9 juillet 2020, la propagandiste du cabinet du premier ministre n'a pas répondu quand les journalistes ont demandé pourquoi elle avait donné la mauvaise information mercredi le 8 juillet 2020.   Cependant elle a contesté le montant payé à Mme Grégoire-Trudeau, affirmant qu'il s'agissait de 1 500 $.   Ici quelqu'un tente de couvrir leur mensonge en voulant être plus transparent que transparent. 

 
 

Justin TRUDEAU

 
 

 

L'honorable Justin Trudeau n’a « jamais été payé par "WE Charity" pour tout discours ou autres implications », a écrit l’organisation caritative dans un courriel envoyé au journal La Presse, jeudi le 9 juillet 2020.

Le principal concerné a plaidé que les fonctionnaires considéraient cette organisation comme étant la seule apte à coordonner le programme de bourses.  Il a indiqué mercredi le 8 juillet 2020 qu’il ne s’était pas récusé de la décision de son conseil des ministres d’avaliser cette mesure.  « La recommandation […] a été faite par les fonctionnaires, mais le Cabinet approuve ces décisions », a exposé Justin Trudeau.

Le premier ministre n’en est pas pour autant au bout de ses peines puisque le commissaire aux conflits d’intérêts et à l’éthique a accepté de mener une enquête sur cette affaire.  La logique voudrait que l'honorable Justin Trudeau ait une intime connaissance de la Loi sur les conflits d’intérêts, lui qui a déjà reçu deux blâmes du commissaire à l’éthique.  L’affaire "WE" est la troisième enquête dont  l'honorable premier ministre fait l’objet, après son voyage sur l’île privée de l’Aga Khan et le dossier SNC-Lavalin , depuis qu’il est devenu premier ministre du Canada en novembre 2015.

Une vie d'excuses...

Plongé en pleine controverse, le premier ministre Trudeau a fait acte de contrition, lundi le 13 juillet 2020, en reconnaissant qu'il avait commis une erreur en ne se récusant pas de la prise de décision concernant l'octroi d'un contrat de 19,5 millions$ à l'organisme "We", réputé pour être très proche de sa famille.  J’aurais dû me retirer des discussions, et je ne l’ai pas fait, a dit en conférence de presse M. Trudeau au sujet de l'attribution du contrat de gestion de la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant, ajoutant qu'il ne voulait qu’aider les jeunes. 

C’était mon erreur, je m’en excuse profondément.

Le premier ministre s’est dit profondément déçu de lui-même.  C’est particulièrement frustrant, parce qu’il y a des jeunes qui auraient pu être en train de servir dans leur communauté par ce programme [et] qui vont devoir attendre encore un peu à cause d’une erreur que j’ai faite, a-t-il admis.

M. Trudeau reconnaît que des réserves avaient été exprimées sur le fait qu'accorder le contrat à "WE" pourrait soulever des questions en raison des liens entre l'organisme et sa famille.

Il y a eu des réflexions par moi-même et par d’autres, [mais] le fait que la fonction publique ait fait cette recommandation de façon indépendante nous a rassurés un petit peu, a-t-il raconté.

Trudeau savait que ses proches étaient payés

Le premier ministre a aussi reconnu lundi qu’il savait que sa mère et son frère collaboraient avec "WE", tout en soutenant qu'il ignorait les détails de leur rémunération.

Je savais qu’ils avaient travaillé avec divers organismes, y compris l’organisme "WE", [mais] je ne savais pas à quel point ils avaient été rémunérés par ces organismes, a-t-il expliqué.  J’aurais dû avoir ces détails et je le regrette.

 

 
 

Bill MORNEAU

 
 

 

Les deux filles de l'honorable Bill Morneau ont des liens très étroits avec l’organisation, et l'une d'elles en est une employée rémunérée, a révélé vendredi le 10 juillet 2020 le site web Canadaland.

Sa fille Grace Acan travaille au service de voyages de "WE" depuis 2019.   Née en Ouganda , elle a rejoint la famille de M. Morneau à l'adolescence, en 2010, après avoir été parrainée pour s'établir au Canada.

Clare, l’autre fille du ministre des Finances, collabore également auprès de "WE", particulièrement depuis la publication de son livre intitulé Kakuma Girls.  Celui-ci relate les histoires vécues d’étudiantes africaines dans un camp de réfugiés du Kenya.  Depuis, elle a été engagée par l’organisation comme conférencière pour parler de ce partenariat en éducation.  Elle a pris la parole lors de plusieurs événements, où des milliers d’étudiants se réunissent pour entendre des discours inspirants qui font la promotion de l'engagement civique.

En après-midi le 10 juillet 2020, le site de "WE Charity" ne faisait plus mention de Clare Morneau.

Le 13 juillet 2020, le ministre des Finances, Bill Morneau, s'est lui aussi excusé de ne pas s'être récusé.

Je ne me suis pas récusé des discussions sur ce sujet et, étant donné que ma fille travaille pour l'organisation dans une branche sans lien avec le programme, je me rends compte maintenant que j'aurais dû l'avoir fait afin d'éviter toute perception de conflit, écrit-il sur Twitter, ajoutant qu'à l'avenir, il se récuserait de toute discussion future concernant "WE".

Outre Justin Trudeau et Bill Morneau, on apprenait lundi le 13 juillet 2020 dans les pages du journal Globe & Mail que l’actuel ministre des Ressources naturelles, Seamus O’Regan, et la cheffe de cabinet du premier ministre Trudeau, Katie Telford, avaient également des liens étroits avec l’organisme "WE".

Selon le quotidien, M. O’Regan et Mme Telford ont aidé à amasser plusieurs centaines de milliers de dollars pour l’organisme avant que les libéraux ne forment le gouvernement.

Bill Morneau s’est fait offrir deux voyages par WE Charity

Le ministre des finances du Canada s’est fait offrir et a accepté deux voyages familiaux d’une valeur totale de 41 000 $ par WE Charity avant que le gouvernement signe une entente de près d’un milliard $ avec cet organisme.

Le ministre a remboursé WE Charity, mercredi le 22 juillet 2020 pour ses périples en famille, juste avant de témoigner devant le comité des finances de la Chambre des Communes qui tente de faire la lumière sur ce que les libéraux qualifient de « pseudo scandale éthique ».

« Je ne savais pas que ces dépenses ne m’avaient pas été facturées », a-t-il dit simplement pour se justifier devant les parlementaires outrés par l’aveu explosif du grand argentier du pays. 

Le ministre a expliqué que son épouse et ses filles se sont rendues au Kenya avec le mouvement WE.   Il a ensuite lui-même accompagné sa famille en Équateur pour participer à la construction d’une école.

La société sœur de WE Charity, ME to WE, organise des voyages à but lucratif au Kenya, en Tanzanie, en Équateur et en Inde.

Ces images proviennent du site web de ME to WE, une société privée sœur de WE Charity, qui propose des voyages tout-compris où les participants peuvent prendre part à des projets de développement durable
comme la construction d’une école.

 

Ces « tout-compris » vendus aux familles, aux entreprises et aux écoles promettent aux voyageurs de participer à des « projets de développement durable » comme construire des écoles, des systèmes de distribution d’eau potable ou des hôpitaux de campagne, notamment.

« On est loin du voyage humanitaire et du bénévolat.   "WE" avait une stratégie derrière tout ça.  Ce genre de voyage au Kenya et en Équateur était une forme de compensation pour des partenaires et des conférenciers, notamment », a dit au Journal une source bien au fait du dossier.

M.  Morneau a de plus indiqué que sa famille a fait deux dons de 50 000 $ à "WE Charity", le premier en avril 2018, et le second en juin 2020.

Malgré tout cela, le ministre ne s’est pas retiré de discussions impliquant "WE Charity" quand est venu le temps de signer une entente de près d’un milliard $ avec cette même organisation.

« Je n’étais pas au courant d’un conflit (d’intérêts) dans mon cas », a-t-il dit en réitérant ses excuses.

Ce qu'en pense le chroniqueur Yves Boisvert du journal La Presse

Pas un oubli, un manque d’éthique de Bill Morneau

 
 

"We Charity"

 
 

Sophie Grégoire-Trudeau et le fils de "PET" Trudeau "Ti-Pet" Trudeau
Maintenant on peut rire de lui, il n'a plus rien d'honorable comme son titre gouvernemental le laissait croire

 

"WE Charity" aurait transmis des données personnelles d’adolescents au Parti libéral du Canada à des fins électorales, et aux entreprises privées à des fins de marketing, a déclaré une témoin devant le comité des finances de la Chambre des Communes.

« WE fait partie de la machine électorale du Parti libéral », a dit Vivian Krause, qui a déjà collaboré avec le premier ministre albertain, Jason Kenney.

Selon elle, les libéraux auraient utilisé des données collectées par WE Charity pour faire du ciblage électoral chez les jeunes, lors de campagnes électorales.  

« C’est faux. Le Parti libéral du Canada n’a pas reçu de données de ce type », a répliqué le parti, assurant respecter les règles d’Élections Canada, et sa propre politique de protection des renseignements personnels.  

« Nous n’avons jamais partagé des informations personnelles avec le Parti libéral ou [un] quelconque autre parti politique », s’est défendu WE Charity

Mme Krause, a dit se baser sur le témoignage d’une source et a promis de fournir des documents aux parlementaires.

Vivian Krause

Jason Kenney

Entreprises privées

Elle a montré du doigt l’application « Track your impact », créée par WE pour permettre aux consommateurs de faire des achats responsables.   Selon l’organisme, près de 4 000 personnes utilisent ce système.  « C’est une mine d’or de données sur des enfants et des milléniaux », a dit Mme Krause.

Elle a fait remarquer que WE Charity reçoit des millions de la part de géants tels que Microsoft, Telus et Allstate.  En parallèle, l’organisme offre toute une série d’emplois en marketing liés à ces donateurs.

Endetté jusqu’au cou ou en faillite ?

L’état de ses finances est si inquiétant que le gouvernement fédéral aurait dû y penser à deux fois avant de lui confier des fonds publics, d’après Charity Intelligence, une organisation qui étudie les finances de plus de 750 organismes de bienfaisance à travers le pays.

Pour sa directrice, Kate Brehan, le portrait financier de WE Charity n’inspire pas confiance, en particulier sa dette et ses liens avec les compagnies de ses fondateurs, les frères Kielburger.  « Si quelqu’un à Ottawa avait fait ses devoirs, il aurait vu ça et aurait posé des questions », dit-elle en pointant le rapport financier non consolidé de "WE Charity" pour l’année 2018-2019, terminée le 31 août 2019.

Mme Brehan souligne que la dette de l’organisme date d’avant la pandémie de COVID-19 qui a obligé la suspension des fameuses journées "WE", soutenues par d’importants donateurs corporatifs, dont Telus et Unilever.

 

Les dons des enfants

"Charity Intelligence" suit les finances de "WE Charity" depuis 2011.   Au fil des ans, l’équipe de Mme Brehan a reçu un nombre croissant de questions de la part de donateurs et de parents dont les enfants ont été invités, à l’école, à lever des fonds pour l’organisme ou à payer pour aller construire des écoles à l’étranger.

Le téléphone de Mme Brehan a commencé à sonner quand, en 2012, Craig Kielburger, accompagné de Justin Trudeau et Al Gore, entre autres, a appelé les écoliers canadiens à confier leurs tirelires à "WE Charity" pour sauver le monde.  En un an, plus de 3 000 écoles ont rassemblé 1,4 M$ pour aider les enfants pauvres.  Mais, depuis, l’argent versé par "WE Charity à ME to WE", l’« entreprise sociale » des frères Kielburger, une société à but lucratif, a lui aussi augmenté ses revenus.   

L’organisme de bienfaisance a versé quelque 10 M$ à l’entreprise privée, note "Charity Intelligence".

Craig Kielburger

Al Gore

Empire immobilier

En parallèle, l’organisme de bienfaisance a investi massivement dans l’immobilier.  La valeur des immeubles et des terrains détenus par WE Charity au Canada pour l’année 2019 était de 43,7 M$, d’après l’Agence du revenu du Canada.

 

Habitation pendant que l'on fait la charité !

Pas de surveillance et d’imputabilité

Les fonctionnaires fédéraux n’ont pas examiné la santé financière de l’organisme de bienfaisance proche des Trudeau avant de lui confier la plus grande somme jamais accordée à un organisme caritatif au Canada.  « Il n’y a pas eu d’enquête approfondie quant aux états financiers de WE Charity », a indiqué le grand patron de la fonction publique fédérale, le greffier du Conseil privé, Ian Shugart.

Ian Shugart

M. Shugart témoignait devant le Comité des communes sur les finances, qui tente de faire la lumière sur l’entente octroyée sans appel d’offre à "WE Charity".  En vertu de cette entente maintenant annulée, l’organisme devait empocher jusqu’à 43 M$ pour administrer 900 M$ en bourses pour le bénévolat étudiant.

« C’est la plus importante somme jamais confiée à un organisme de bienfaisance au Canada », a souligné Karen Bahen, la directrice de "Charity Intelligence", qui analyse les finances de plus de 750 organismes caritatifs au pays.

En comparaison, Affaires mondiales Canada a versé 47,4 M$ à la Fondation Aga Khan en 2016-2017, l’année où Justin Trudeau a été blâmé par la commissaire à l’éthique pour avoir passé des vacances sur l’île privée de ce prince musulman.

Finances précaires

Malgré l’ampleur de la somme en jeu, M. Shugart a affirmé ne pas savoir de quelles informations financières les fonctionnaires disposaient au sujet de "WE Charity" quand ils ont recommandé au gouvernement de faire affaire avec cette organisation.

Les informations comptables disponibles montrent que "WE Charity" est endettée jusqu’au cou. 

Pourtant, l’organisme investit massivement dans l’immobilier et verse une part considérable de ses fonds à "ME to WE", une entreprise privée appartenant aussi aux frères Marc et Craig Kielburger.

Craig et Marc Kielburger à Toronto le 19 octobre 2016

"Pay back" et patronage

Des membres de la famille Trudeau ont reçu des centaines de milliers de dollars de l'organisation "WE Charity et We social Enterprise".   L'organisme caritatif a confirmé le tout par communiqué de presse au journal Canadaland.   La plupart des frais étaient couverts par ME à WE Social Enterprise, une entité à but lucratif adjacente à l'organisme de bienfaisance, mais 64 000 $ ont été payés directement par WE Charity, ce que l'organisation décrit comme une «erreur de facturation».

Ces aveux contredisent une déclaration antérieure selon laquelle leur organisme de bienfaisance n'a jamais payé la famille Trudeau pour des discours, et font suite à la découverte par le journal Canadaland de factures de l'agence adressées à l'organisme de bienfaisance.

Le 26 juin 2020, des journalistes de la Société CBC/Radio-Canada ont demandé aux représentants de "We Charity",  s'ils avaient déjà payé le premier ministre, sa femme ou sa mère pour leurs apparitions aux événements du "WE".

La réponse fut que leur organisme de bienfaisance «n'a jamais versé d'honoraires à ces personnes pour leur participation».  Ce démenti a été répété par tous les médias de presse au cours des deux semaines suivant la controverse, et à aucun moment "WE", Justin Trudeau ou Margaret Trudeau n'ont dit le contraire.

WE Charity est maintenant au centre d’une tempête politique, incluant une enquête du commissaire à l’éthique visant le premier ministre, Justin Trudeau, et le ministre des Finances, Bill Morneau.    Dans la tourmente, "WE Charity" a lancé une vaste restructuration et une analyse de sa gouvernance. 

 

Fausse déclaration des cofondateurs de "We Charity" devant les députés.es fédéraux
Source: Agence de presse QMI - 1er août 2020

 
 

 

Les frères cofondateurs de l’organisme "WE Charity", Craig et Marc Kielburger, ont témoigné le 28 juillet 2020, à la Chambre des Communes du Parlement canadien, sur la controverse entourant leur organisme et le gouvernement Trudeau.   "WE" avait obtenu sans appel d’offres jusqu’à 43,5 M$ de fonds publics pour gérer un programme de bourses d’une valeur de 912 M$, avant que l’entente ne soit annulée.

En comité parlementaire, les deux hommes ont cherché à démontrer que leur organisation n’avait pas de relation privilégiée avec le gouvernement libéral actuel.   « [...] lors des années précédentes sous le précédent gouvernement Harper, nous avions un plus grand pourcentage de notre budget total donné par le gouvernement fédéral que l’année dernière sous le gouvernement Trudeau », a soutenu Craig Kielburger.

Cette affirmation est fausse.  Contrairement à ce qu’affirme M. Kielburger, "WE Charity" ne dépendait pas davantage du financement fédéral sous Stephen Harper que sous Justin Trudeau.   L'agence de presse QMI a déterré les déclarations financières produites par "WE Charity"  à l’Agence du revenu du Canada depuis 2006 – année où M. Harper a été élu premier ministre.

 

De 2006 à 2015, 0,4 % des sommes totales amassées par "WE Charity" provenait du gouvernement fédéral.  Ce pourcentage a fortement augmenté depuis que Justin Trudeau est au pouvoir.  Depuis 2016, c’est 1,68 % du financement total qui est venu d’Ottawa.

Pour l’année 2019 seulement, cette part était de 1,03 %.  En moins de cinq ans, le gouvernement Trudeau a donné quatre fois plus d’argent à l’organisme de bienfaisance (3,76 M$) que pendant les trois mandats du gouvernement conservateur (940 028 $).   "WE" n’a d’ailleurs reçu aucun montant pendant trois années passées sous les conservateurs. 

 

Les cofondateurs de "WE Charity", Craig et Marc Kielburger, présentent Justin Trudeau et Sophie Grégoire au public, lors d'un événement organisé en 2015.

 

Notes & Références encyclopédiques:

après son voyage sur l'île privée de l'Aga Khan...
 

« J’ai eu hier soir le grand honneur et le privilège de rencontrer à nouveau Son Altesse l’Aga Khan, ainsi que d’autres leaders de la communauté ismaélienne a déclaré Justin Trudeau

 

Commissariat aux conflits d'intérêts et à l'éthique de la chambre des communes du Canada. Le rapport Trudeau I

M. Trudeau a enfreint l’article 12 de la Loi lorsque sa famille et lui ont accepté de voyager à bord de l’hélicoptère de l’Aga Khan en décembre 2016, et lorsque sa famille a accepté de voyager à bord d’un appareil non commercial nolisé par l’Aga Khan en mars 2016, écrit la Commissaire Mary Dawson - Extrait du rapport du 20 décembre 2017.

 

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Intention en faveur de SNC/Lavalin...
 

Justin Trudeau et Jody Wilson-Raybould

Rapport Trudeau II dans l'affaire SNC-Lavalin : blâme pour le premier ministre Trudeau qui a contrevenu à la loi sur les conflits d’intérêts.

Mario Dion, le commissaire à l’éthique a donné un blâme à Justin Trudeau, car il aurait usé de sa position d’autorité pour tenter d’influencer l’ex-procureure générale du Canada, Jody Wilson-Raybould, dans le cadre de l’affaire SNC-Lavalin. Rapport du Commissaire version du 14 août 2019

 

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a accepté de voyer à bord d'un appareil non commercial nolisé par l'Aga Khan...

 
 

Mary Dawson

Affaire WES : Justin Trudeau critiqué par l’ancienne commissaire à l’éthique

L'ancienne commissaire à l'éthique, Mary Dawson, affirme que le premier ministre pourrait avoir un angle mort en matière d'éthique.

En 2017, lorsqu’elle était en poste, Mme Dawson avait conclu que M. Trudeau avait enfreint la Loi sur les conflits d’intérêts en allant passer des vacances sur l’île privée de l’Agha Khan.

On ne refait pas la même chose deux fois, a déclaré mardi Mme Dawson à l’émission Power & Politics de CBC. Il semble y avoir un petit angle mort ou quelque chose comme ça. - Source: Société Canadian Broadcasting Corporation CBC/Radio-Canada, le 15 juillet 2020

 

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Choix de photos, collection de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication le 15 juillet 2020
Mise à jour le 1er août 2020

Sources: Journal de Montréal et de Québec de QMI/Québecor Médias de Québecor Inc. pour Pierre Karl Péladeau; La Presse pour la Fiducie de soutien à La Presse; The Globe & Mail de Woodridge co. pour Sherry Brydson

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

Gaétan Barrette, l'ex-ministre des patates en poudre et des bains dans les CHSLD devrait se la fermer et dégager de la place médiatique:

Les serviteurs de l’État:
de missionnaires à mercenaires

Éthique et honneur des politiciens et politiciennes

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