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Julian ASSANGE, bio-politico-judiciaire au fil du temps

Le rédacteur en chef et éditeur de Wikileaks a passé 7 ans (19 juin 2012 à 11 avril 2019) dans une petite pièce de l'ambassade de l'Équateur située à Londres.  Il avait reçu la citoyenneté du gouvernement Raphael Corea et l'asile politique dans l'ambassade.  En tant qu'éditeur journalistique et ayant publié des documents qu'il avait reçus de divulgateurs, il a fait la preuve que les États-Unis avaient commis des crimes de guerre. 

S'il est vrai que les grands journaux ont fait leur beurre et leur pain avec ses publications, aujourd'hui ils tremblent devant la farouche détermination des États-Unis, de l'Angleterre et de la Suède de punir le messager et non ceux qui ont commis les crimes dénoncés.  Délogé de force de l'ambassade, suite à virage politique de l'Équateur, il est maintenant dans une prison au règles de sécurité maximum en Angleterre et subi un procès sur les possibilités d'être extradé vers les États-Unis.  Une décision de la juge est attendue pour janvier 2021.

Au jour le jour il subit une dose de méchanceté gratuite qu'il ne mérite pas et qui est qualité de torture psychologique par le rapporteur officiel de l'Organisation des Nations-Unies.                                  - JosPublic

2020

2 octobre 2020
John Pilger journaliste australien,
un témoin oculaire de l'agonie
de l'éditeur Julian Assange

Le journaliste John Pilger a passé les trois dernières semaines à suivre le procès d’extradition de Julian Assange à la Cour centrale de Old Bailey, à Londres. Il s’est entretenu avec le rédacteur en chef d’Arena Online, Timothy Erik Ström :

L’effet Assange se fait déjà sentir dans le monde entier.  S’ils déplaisent au régime de Washington, les journalistes d’investigation sont passibles de poursuites en vertu de la loi américaine sur l’espionnage de 1917 ; le précédent est frappant. Peu importe où vous êtes. Pour Washington, la nationalité et la souveraineté des autres peuples importaient rarement ; aujourd’hui, elles n’existent plus. La Grande-Bretagne a effectivement cédé sa juridiction au ministère de la justice corrompu de Trump. En Australie, une loi sur la sécurité nationale de l’information promet des procès kafkaïens pour les transgresseurs.  L’Australian Broadcasting Corporation [Télévision nationale australienne] a fait l’objet d’une descente de police et les ordinateurs des journalistes ont été confisqués.  Le gouvernement a donné des pouvoirs sans précédent aux agents des services de renseignement, rendant la dénonciation journalistique presque impossible.

John Pilger, journaliste, auteur et réalisateur a remporté de nombreuses distinctions pour son travail. À deux reprises il a reçu la plus haute récompense britannique pour le journalisme dont un «Emmy» américain et un British Academy Award. Ses archives complètes sont conservées à la British Library. Il vit à Londres et à Sydney.

Ici pour le texte au complet
Source: Arena on ligne Australie

 
 

19 juillet 2020
Les bourreaux de l'État pratiquent
toujours la torture en Angleterre

Cette fois c'est sur la personne de Julian Assange. Des médecins dénoncent la barbarie de la chose

Julian Assange est incarcéré depuis plus de 400 jours dans la prison de haute sécurité de Belmarsh.  Des médecins protestent contre des conditions de détention qui ont été qualifié de torture psychologique par le reporteur spécial de l'Organisation des Nations Unies ( ONU ).  Les fonctionnaire de sa Majesté la reine Élizabeth II d'Angleterre violent les droits fondamentaux d’un journaliste et d’un éditeur qui n’a été condamné pour aucun crime.   Ce fait devrait inquiéter et dégoûter quiconque croit en une démocratie transparente et juste qui rend des comptes.

Sources: Consortium for Independent Journalism (CIJ); Doctors for Assange

 
 

25 mars 2020
La Cour de Londres refuse de libérer Assange pour cause d'épidémie de coronavirus

Sur fond de propagation du Covid-19 et préoccupés par l'état de santé de Julian Assange, ses avocats ont demandé sa remise en liberté sous caution. Une demande rejetée par la justice britannique ce 25 mars 2020.

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, n’a pas été libéré sous caution ce 25 mars par la justice britannique après que ses avocats ont plaidé en faveur de sa libération en raison de l’épidémie de coronavirus. 

Selon une juge de la Westminster Magistrates' Court, M. Assange doit rester à la prison de Belmarsh à Londres.  «Aujourd'hui, la pandémie mondiale ne fournit pas de base légale suffisante pour accéder à la demande de libération formulée par monsieur Assange», a-t-elle déclaré, citée par Reuters.   Auparavant, sa défense s’était dite inquiète pour son état de santé et avait annoncé qu’elle allait présenter une demande de remise en liberté sous caution au tribunal de Westminster.  Les avocats ont considéré que Julian Assange était particulièrement vulnérable au Covid-19 en prison.

Source: Réseau RT pour l'agence de presse Rossia Segodnia une société d'État fédérale de Russie

 
 

23 février 2020
Soutenu par des codétenus de la prison de Belmarsh, l'alerteur Julian Assange sort de l'isolement

Après plusieurs mois de détention, Julian Assange vient d'être sorti de l'isolement dans lequel il était confiné et ce grâce à la mobilisation de ses soutiens, parmi lesquels des détenus de la prison de Belmarsh qui se sont mobilisés en sa faveur.

Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, le porte-parole de WikiLeaks se félicite de cette «victoire» obtenue grâce aux avocats, aux militants, mais aussi à des pressions exercées sur l'administration carcérale par les autres détenus qui estimaient que Julian Assange était injustement traité.  «Cette décision est une énorme victoire pour l'équipe juridique d'Assange et pour les militants qui insistent depuis des semaines pour que les autorités de la prison mettent fin au traitement punitif d'Assange», a déclaré Joseph Farrell, avant d'ajouter que c'était aussi une victoire «massive des prisonniers de Belmarsh».  En effet, il explique qu'un «groupe de détenus a adressé une pétition au directeur de la prison à trois reprises, insistant sur le fait que le traitement d'Assange était injuste et inique».

«C'est une victoire importante pour les militants à l'intérieur et à l'extérieur de la prison», s'est réjoui Joseph Farrell.  Ce 25 janvier 2020, une journée internationale de soutien à Julian Assange est justement organisée à l'extérieur de maison d'arrêt. Partis entre autres de France, plusieurs dizaines de militants, dont de nombreux Gilets jaunes, font le pied de grue devant les murs de la prison.

«Le traitement de Julian Assange à Belmarsh reste très préoccupant», a néanmoins dénoncé le porte-parole de WikiLeaks.  «On lui refuse encore un accès adéquat à ses avocats, comme l'a même reconnu le juge lors d'une audience au tribunal de Westminster», a-t-il expliqué.  Joseph Farrell, le porte-parole de WikiLeaks , a annoncé le 24 janvier 2020 que Julian Assange avait été sorti de son isolement dans une aile médicalisée à la prison de haute sécurité de Belmarsh et placé dans une zone du centre de détention abritant 40 autres détenus.

Source: Réseau RT pour l'agence de presse Rossia Segodnia une société d'État fédérale de Russie

 
 

20 février 2020
Julian Assange : Maître Dupond-Moretti va demander l'asile politique au président de la république de France

Eric Dupond-Moretti

Les nouveaux avocats français de Julian Assange, Eric Dupond-Moretti et Antoine Vey, souhaitent rencontrer Emmanuel Macron afin d'obtenir l'asile politique en France pour le fondateur de WikiLeaks.

"Il a de plus en plus de mal à parler. Il est parfois prostré", a expliqué Eric Dupond-Moretti, faisant part de son inquiétude.  "Les 175 ans de prison qu'on lui promet aux États-Unis, c'est une peine indigne, insupportable et contraire à l'idée que l'on peut tous se faire des droits de l'Homme", a-t-il poursuivi lors de cette conférence de presse organisée avec Reporteur sans frontière et en présence du père de Julian Assange, John Shipton.

"On travaille bien sûr sur la possibilité de demander aux autorités françaises un asile politique, notre Constitution le permet, nous avons un exemple (...) l'asile politique accordé à l'ayatollah Khomeini", a ajouté l'avocat, admettant que ce n'était "pas le meilleur exemple". 

En outre, il compte saisir avec des avocats belges la Cour européenne des droits de l'Homme : "pour des raisons techniques, cette juridiction a déjà été saisie" et a estimé la requête "irrecevable mais nous allons la saisir sur un autre fondement".

"Nous réfléchissons collectivement aux moyens juridiques qui pourraient assurer sa protection de manière concrète, nous envisageons de déposer une série de demandes devant toutes les institutions qui sont mobilisables pour permettre une protection juridique", a abondé Antoine Vey. Les deux avocats français ont intégré il y a environ un mois l'équipe de défense internationale d'Assange, aux côtés d'avocats belges, britanniques, espagnols et américains, sous la coordination de l'ancien juge espagnol Baltasar Garzon, également présent à la conférence.

Sur le choix de la France, Me Dupond-Moretti a fait valoir des critères de rattachement professionnels, une partie des structures de WikiLeaks est hébergée en France, et personnels.  Julian Assange a en effet vécu dans le pays de 2007 à 2010.  Son deuxième enfant, toujours mineur, et la mère de cet enfant sont de nationalité française et résident en France. 

Source: Radio Télé Luxembourg RTL

 
 

17 février 2020
Médecins et journalistes apportent leur soutien à Julian Assange

Le journaliste allemand Guenter Wallraff (à droite) et l'ancien ministre des Affaires étrangères Sigmar Gabriel ont réclamé la libération de Julian Assange, lundi le 17 février 2020 à Berlin.

Julian Assange a reçu le soutien d’un groupe de 117 médecins qui dénoncent la « torture psychologique » infligée au fondateur de WikiLeaks, menacé d’extradition vers les États-Unis qui l’accusent d’espionnage, ainsi que de Reporters sans frontières (RSF).

Dans une lettre publiée dans la revue médicale britannique The Lancet, un groupe de médecins de 18 pays accuse le gouvernement britannique de porter atteinte au droit fondamental de Julian Assange d’accéder aux soins, une semaine avant l’examen par la justice britannique de la demande d’extradition de cet Australien de 48 ans, détenu à la prison de haute sécurité de Belmarsh.

« Si Assange venait à mourir dans une prison britannique », comme l’a averti le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture Nils Melzer en novembre, « il aura effectivement été torturé jusqu’à la mort », estiment les signataires.  Depuis que Julian Assange a été examiné par un praticien en 2015 à l’ambassade d’Équateur à Londres où il avait trouvé refuge trois ans plus tôt, les recommandations des médecins ont été « constamment ignorées », ajoutent-ils.

Ils dénoncent une « politisation des principes fondamentaux de la médecine, dont les implications dépassent le cas de Julian Assange ». « Nous demandons aux gouvernements de mettre fin à la torture de M. Assange et de lui assurer l’accès aux meilleurs soins, avant qu’il ne soit trop tard », concluent-ils.  Fermement opposée à l’extradition d’Assange, qui a « transmis des informations d’intérêt général à des journalistes », l’association Reporters sans frontières a lancé de son côté une pétition qui a recueilli lundi plus de 20 000 signatures.

Source: Agence France-Presse

 
 

27 janvier 2020
Programmation des audiences du procès enlisées: l'affaire d'extradition d'Assange s'éternise

C’est de plus en plus lardée de rebondissements, une forme d'oppression étatique au ralenti, mais l'affaire d'extradition de Julian Assange semble maintenant pouvoir se déplacer vers le milieu de l'année 2020, traînée, ironiquement, par le parquet et les procureurs du gouvernement.

L'argumentaire états-unien insiste également sur le fait que, si l'extradition aboutit, Assange sera soumis à cet euphémisme troublant de «mesures administratives spéciales».  Même dans un système pénal bureaucratique, un tel langage entraîne une disparition formelle et légale du sujet.  La journaliste italienne Stefania Maurizi suggère avec une morosité compréhensible que "la boîte de Pandore s'ouvrira" si les procureurs ont l'occasion de présenter leur dossier devant les tribunaux.  L'extradition d'un journaliste australien ou italien par les États-Unis justifierait tout aussi facilement la même action de l'Arabie saoudite et de la Russie.  Ce terrifiant précédent est réitéré comme une possibilité distincte à travers le spectre des commentaires, une extension extraterritoriale du pouvoir américain pour punir les gribouilleurs, blogueurs et éditeurs du monde.

Le résultat de cette série de procédures bafouées semblait irriter la juge de district Vanessa Baraitser, qui a concédé à la scission, mais a sévèrement parlé de défaveur concernant toute autre demande de dates de déménagement.  Elle a cédé à une autre audience de gestion de cas prévue pour le 19 février 2020. L'audience d'extradition complète devrait maintenant s'ouvrir le 24 février 2020 au Woolwich Crown Court de Londres, ajournant après une semaine, puis se poursuivant le 18 mai 2020 avec une audience de trois semaines.  Les pièces d'échecs de cette rencontre critique ont de nouveau été déplacées.
Dans ce virage sombre, une légère lumière semblait briller. Après avoir été détenu à l'isolement cellulaire dans l'aile médicale de la prison de Belmarsh, la nouvelle est venue qu'Assange sera transféré dans une zone avec d'autres détenus. Joseph Farrell de WikiLeaks l'a décrit comme «une désescalade dramatique», «une énorme victoire pour l'équipe juridique d'Assange et pour les militants, qui insistent depuis des semaines pour que les autorités pénitentiaires mettent fin au traitement punitif d'Assange».  On ne peut pas en dire autant de l’accès légal et médical, qui font cruellement défaut

Source: Réseau RT pour l'agence de presse Rossia Segodnia une société d'État fédérale de Russie

 
 
 
 
 

20 septembre 2020
Négociation derrière les portes closes ou piège tendu?

L'ex-représentant républicain du Congrès états-unien Dana Rohrabacher a proposé un marché à Julian Assange en 2017, un an après la publication par WikiLeaks des courriels qui endommageaient la réputation d’Hillary Clinton et de la Russie.   Il a demandé à l'éditeur australien de publier le nom de sa source.

Le 18 septembre 2020 les avocats représentant les États-Unis lors du procès d'extradition de Julian Assange en Grande-Bretagne ont accepté l'affirmation selon laquelle le fondateur de WikiLeaks s'est vu offrir une grâce présidentielle par un membre du Congrès à la condition qu'il aide à prouver que la Russie n’était pas impliqué dans le piratage des courriels du Comité national démocrate.

Source: Daily Beast pour
 
The Newsweek Daily Beast Company

 
 

26 mars 2020
Yanis Varoufakis : hier soir, Julian Assange m'a téléphoné. Voici ce dont nous avons parlé

Julian voulait parler des effets de Covid-19 sur le monde dans lequel nous vivons et, bien sûr, sur son cas.  

Ou bien l'épidémie aide à implanter le bien ou bien attire le pire pour la société.  Le résultat dépendra, bien sûr, de nous et de la capacité des personnes progressistes à se regrouper.

Car, si nous ne le faisons pas comme nous avons négligé de le faire en 2008, les banquiers, les oligarques et les néofascistes prouveront, encore une fois, que ce sont eux qui savent comment ne pas laisser une bonne crise se perdre pour en profiter et faire des changements.

Allons-nous réussir?  Julian avait un commentaire plein d'espoir à ce sujet: à tout le moins, des organisations transnationales comme Wikileaks et DiEM25 avaient perfectionné des outils numériques pour permettre des débats et des campagnes d'information en ligne, bien avant que le coronavirus Covid-19 n'entre en scène.  Dans une certaine mesure, nous sommes mieux préparés que d'autres.

Ici pour le texte intégral sur MétéoPolitique

 
 

25 février 2020
Kristinn Hrafnsson, rédacteur en chef de Wikileaks:  «C'est honteux de devoir défendre le journalisme devant un tribunal»

Alors que la justice britannique examine la demande d'extradition de Julian Assange vers les États-Unis, sa défense accuse Donald Trump de vouloir faire du fondateur de Wikileaks un exemple dans sa «guerre contre les journalistes d'investigation».

«Nous devrions parler de crimes de guerre et de meurtres de civils, et non d'espionnage contre les États-Unis dans cette cour», a déclaré le journaliste et rédacteur en chef de WikiLeaks Kristinn Hrafnsson.  Il est «scandaleux» que Julian Assange soit jugé à Londres pour des «affirmations creuses des États-Unis»

Pour sa part, le représentant des États-Unis, James Lewis, a souligné que le fondateur de Wikileaks «n'est pas inculpé pour avoir dévoilé des informations embarrassantes ou gênantes» mais pour avoir mis en danger la vie de sources américaines en publiant, en 2010, 250 000 câbles diplomatiques et 500 000 documents confidentiels portant sur les activités de l'armée américaine en Irak et en Afghanistan.

Mais pour Kristinn Hrafnsson, «dix ans plus tard, il n'y a aucune preuve d'un tel préjudice». Et d'ajouter : «Au contraire, un responsable du Pentagone a été forcé d'admettre lors du procès de Manning en 2013 que personne n'avait été blessé physiquement à cause des révélations de 2010 et 2011. Et maintenant, en 2020, ils sont devant les tribunaux, pas en mesure de présenter une seule preuve de ce préjudice», a rappelé Hrafnsson à la presse.

Ici pour le texte intégrale - Source: Réseau RT pour l'agence de presse Rossia Segodnia une société d'État fédérale de Russie

 
 

24 février 2020
Angleterre : premier jour du procès d’extradition de Julian Assange

La justice britannique doit décider si le fondateur de WikiLeaks doit être transféré aux États-Unis, où il encourt jusqu’à 175 ans de prison pour espionnage.

Tous les arguments légaux possibles semblent, devoir être utilisés par les avocats de l’Australien dans les jours à venir. En premier lieu l’aspect politique qu’ils prêtent à l’accusation états-unienne.  « Cette accusation n’est pas motivée par le droit mais par la politique. Elle est dirigée contre Julian Assange en raison de ses convictions politiques », a expliqué, dans ses remarques préliminaires, Edward Fitzgerald, l’avocat représentant Julian Assange.  Il a souligné à cette occasion « l’importance des révélations amenées par WikiLeaks et Julian Assange ».

Lors de l’audience, James Lewis, pour l’accusation états-unienne, a tenté de circonscrire les débats : « Il ne s’agit pas d’un procès : la culpabilité ou l’innocence de M. Assange seront déterminées aux États-Unis, pas ici. Ce n’est pas au tribunal de déterminer si Assange est un journaliste, un lanceur d’alerte ou un hackeur. » 

« Ce que Julian Assange cherche à défendre comme relevant de la liberté d’expression n’est pas une question de publication d’informations, mais celle de l’identité de sources », a-t-il soutenu dans ses remarques préliminaires, alors que l’administration états-unienne a formellement inculpé Julian Assange pour espionnage en mai 2019.  Selon lui, la peine de prison à laquelle pourrait être condamné M. Assange aux États-Unis serait bien plus courte que la peine théorique totale.  Il a aussi écarté l’idée que l’extradition pouvait être empêchée par l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme, à laquelle le Royaume-Uni est partie, et qui protège la liberté d’expression.

Ici pour le texte intégral - Source : à partir d'un texte du Journal Le Monde pour Groupe Le Monde : propriété de  Xavier Niel et Matthieu Pigasse et des archives de meteopolitique.com

 
 

21 février 2020
Baltasar Garzon : « Julian Assange fait l’objet d’une persécution politique »

Baltasar Garzon, à Paris, jeudi 20 février 2020

Le coordinateur de l’équipe de défense du fondateur de WikiLeaks, qui va tenter d’empêcher l’extradition américaine à partir de lundi, à Londres, défend la qualité de journaliste de son client.

Le créateur du site WikiLeaks, Julian Assange, va tenter de faire échec à son extradition aux États-Unis devant un tribunal londonien, à partir du lundi 24 février 2020. Plusieurs de ses avocats et soutiens étaient réunis, le 20 février 2020, à Paris, pour alerter sur la situation du fondateur de WikiLeaks, qui encourt cent soixante-quinze ans de prison aux États-Unis pour avoir publié des documents secrets en 2010 et 2011.

Baltasar Garzon, ancien magistrat espagnol spécialiste des droits de l’homme, est le coordinateur de l’équipe de défense du fondateur de WikiLeaks.

Comment va Julian Assange ?: Il a le moral, mais il est physiquement affaibli. Il communique désormais avec l’extérieur, mais il était jusque récemment à l’isolement. Ses sept ans d’enfermement [depuis son entrée en 2012 dans l’ambassade d’
Équateur] l’ont beaucoup affaibli physiquement. Mais il a une grande force de caractère, et il a désormais très envie de s’expliquer.

Quelle sera votre stratégie, au procès ?: Par respect pour le juge, vous comprendrez que je ne peux pas développer nos arguments. D’autre part, nous ne pouvons pas présenter la stratégie de la défense sans connaître l’accusation.

De manière générale, nous expliquerons que Julian Assange est un journaliste, l’éditeur de WikiLeaks, qui a dévoilé des crimes graves et des faits illicites, et auquel on ne reconnaît pas sa condition de journaliste. Les révélations de WikiLeaks ont été bonnes pour nous tous. L’accusation d’espionnage par les États-Unis tombe de son propre poids : il a reçu des informations, il n’a pas agi en tant qu’espion ! Il a publié les informations reçues en tant que journaliste.

Source : à partir d'un texte du Journal Le Monde pour Groupe Le Monde : propriété de   Xavier Niel et Matthieu Pigasse

 
 

19 février 2020
Une proposition de grâce présidentielle pour Julian Assange ?

Dana Rohrabacher

L’ancien représentant républicain de Californie Dana Rohrabacher, agissant au nom de Donald Trump, s’est rendu à Londres et a offert à Julian Assange une grâce présidentielle s’il acceptait de dire publiquement que la Russie n’avait joué aucun rôle dans le piratage des courriels du Parti démocrate lors de la campagne présidentielle de 2016.  C’est du moins ce qu’a déclaré ce mercredi un des avocats du fondateur de WikiLeaks.

L’allégation de l’avocat est intervenue lors d’une audience devant la juge britannique qui doit statuer sur la demande d’extradition d’Assange vers les États-Unis, qui l’accusent d’espionnage.

L'ancien représentant Dana Rohrabacher, l'un des plus ardents défenseurs du président Trump dans l'enquête sur la Russie, a confirmé avoir parlé à Julian Assange d'un éventuel pardon présidentiel.

Rohrabacher et Assange se sont rencontrés à Londres en 2017. Rohrabacher cherchait des preuves à propos de la mort d'un ancien membre du personnel du Parti Démocrate, qui a été tué en juillet 2016 dans ce que la police disait être un vol bâclé, était en fait liée à Hillary Clinton.

Référence: c'était le 4 janvier 2017 et Donald Trump rabroue les services états-uniens d’espionnage et soutient Julian Assange
4 janvier 2017

Source: Business insider

 

2019

 
 
 
 

22 octobre 2019
Julian Assange mal en point
devant un tribunal fantoche

Julian Assange comparaissait devant le tribunal de première instance de Westminster pour la première audience de sa procédure d’extradition. L’ancien ambassadeur et collaborateur de Wikileaks Craig Murray y était.  Ce qu’il a à nous dire sur ce qu’est devenu le système judiciaire d’un pays d’Europe, le très libéral et éclairé Royaume-Uni, est effrayant. Par Craig Murray

J‘ai été profondément ébranlé par les événements du 21 octobre 2019 au Tribunal de première instance de Westminster.  Chaque décision a été prise à la charge, par-dessus les arguments et les objections à peine audibles de l’équipe juridique d’Assange, par une magistrate qui faisait à peine semblant d’écouter.

Avant d’en venir au manque d’équité flagrant du processus, la première chose que je dois noter, c’est l’état de Julian.  J’ai été très choquée par la perte de poids de mon ami, par la vitesse à laquelle ses cheveux se sont raréfiés et par son vieillissement prématuré.  Il avait une boiterie profonde que je ne lui avais jamais vue auparavant.  Depuis son arrestation, il a perdu plus de 15 kg.

Mais son apparence physique n’était pas aussi choquante que sa détérioration mentale. Lorsqu’on lui a demandé de donner son nom et sa date de naissance, il a visiblement lutté pendant plusieurs secondes pour se rappeler les deux.  J’en viendrai en temps voulu à l’important contenu de sa déclaration à la fin des débats, mais la difficulté qu’il a eue à la faire était évidente ; il avait beaucoup de mal à articuler les mots et à contrôler son raisonnement.

Jusqu’à hier, dans mon for intérieur, j’étais sceptique à l’égard des affirmations selon lesquelles le traitement subi par Julian était assimilable à de la torture – ce qu’avait dit même Nils Melzer, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture – et j’étais sceptique aussi envers ceux qui suggéraient qu’il était possiblement soumis à des traitements médicamenteux débilitants.  Mais après avoir assisté à des procès, en Ouzbékistan, de plusieurs victimes de tortures extrêmes, et après avoir travaillé avec des survivants de Sierra Leone et d’ailleurs, je peux vous dire qu’hier, j’ai complètement changé d’avis et que Julian présentait exactement les symptômes d’une victime de torture qui arrive en clignant des yeux dans la lumière, notamment en termes de désorientation, de confusion mentale et de réelle lutte pour affirmer un semblant de libre arbitre à travers le brouillard de l’impuissance acquise.

Ici pour la suite de la chronique complète
- Sur MétéoPolitique

 
 

29 juin 2019
"Julian Assange a été torturé"

Professeur Suisse Nils Melzer expert, auteur et praticien dans le domaine du droit international.  Depuis le 1er novembre 2016, il est rapporteur spécial des Nations unies sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

M. Assange a présenté tous les symptômes typiques d’une exposition prolongée à la torture psychologique, notamment un stress extrême, une anxiété chronique et un traumatisme psychologique intense.  «Les preuves sont accablantes et claires», a déclaré l'expert.

"Depuis lors, il y a eu une campagne incessante et effrénée de harcèlement, d'intimidation et de diffamation en public contre M. Assange.  Cela incluait un flot ininterrompu de déclarations humiliantes, dégradantes et menaçantes dans la presse et sur les médias sociaux, mais aussi de hautes personnalités politiques et même de magistrats judiciaires impliqués dans des poursuites contre Assange.»

«Au cours des neuf dernières années, M. Assange a été exposé à des abus persistants et de plus en plus graves allant de la persécution judiciaire systématique à l'isolement arbitraire dans l'ambassade de l'Équateur en passant par son isolement oppressif, son harcèlement et sa surveillance à l'intérieur de l'ambassade. Il a été ridiculisé collectivement a subi des insultes et de l’humiliation, il y a eu de l’appel à la violence et même des appels répétés pour son assassinat. "

Melzer a exhorté les quatre gouvernements concernés (Voir: les droits de l'homme dans ces pays: États-Unis, Angleterre, Suède, Équateur) à s'abstenir de diffuser, d’inciter, de faire ou de tolérer des déclarations ou d'autres activités préjudiciables aux droits de l'homme et à la dignité de monsieur Assange, et de prendre des mesures pour lui apporter réparation pour les dommages passés.

Lire la suite - Sur MétéoPolitique

 
 

4 avril 2019
Lénine Moreno se sert d’Assange pour faire oublier ses scandales

Wikileaks a appris de deux sources de haut niveau au sein de l'État équatorien «que Julian Assange sera expulsé dans « quelques jours ou quelques jours » en utilisant le scandale offshore #INAPapers comme prétexte et qu'il a déjà conclu un accord avec le Royaume-Uni pour son arrestation. "

  En février 2019, un article intitulé "Le labyrinthe offshore du cercle présidentiel" a été publié par le journal La Fuente.  Cette histoire détaille comment le président équatorien, Lenin Moreno, et sa famille ont utilisé des sociétés offshore (principalement INA Investment Corp) pour effectuer des achats coûteux (tels qu'un appartement en Espagne et des meubles) et recevoir des paiements inhabituels et potentiellement douteux.  

Peu de temps après, le 1er mars 2019, une série de documents liés au même scandale de corruption ont été publiés sur inapapers.org.  Le site Web d'INA Papers explique que les documents révèlent que Moreno et ses collaborateurs ont utilisé «au moins une douzaine de sociétés offshore incorporées dans divers paradis fiscaux» pour «commettre une série d'infractions, notamment le blanchiment d'argent, la fraude fiscale, le trafic d'influence et la collecte de pots-de-vin (corruption) au détriment de l’État équatorien. " 

Le 24 mars 2019, l’Assemblée nationale de l’Équateur a annoncé qu’elle se réunirait pour discuter des allégations soulevées dans le récit de La Fuente.  Deux jours plus tard, l'Assemblée nationale a adopté une résolution visant à analyser les allégations de corruption formulées par INA Papers et à remettre un rapport (PDF) sur leurs conclusions dans un délai de 20 jours.  Le Procureur général de l'Équateur a également ouvert une enquête préliminaire sur Moreno et certains de ses collaborateurs peu après. 

Wikileaks a-t-il publié les papiers INA? 

Wikileaks n'a pas publié les papiers INA. WikiLeaks a seulement fait rapport sur l’enquête INA Papers de l’Assemblée nationale équatorienne dans un tweet du 25 mars 2019: «Une enquête sur la corruption a été ouverte contre le président équatorien Moreno, après la divulgation du contenu divulgué de son iPhone (Whatsapp, Telegram) & Gmail. Le New York Times a signalé que Moreno avait tenté de vendre Assange aux États-Unis pour obtenir un allégement de sa dette. http://inapapers.org/. ”

Sources: première Lire la suite sur Wikileaks
Deuxième Lire la suite sur Réseau Voltaire.net

 
 

6 novembre 2019
Apparence de tentative de meurtre sur Julian Assange

Selon Roger Waters cofondateur de Pink Floyd la dernière audience d’extradition de Julian Assange devant le Westminster Magistrates Court et explique sa raison d'avoir honte d’être anglais.  Il croit que le Royaume-Uni et les États-Unis tentent de tuer Julian. Cette histoire d’extradition ne devrait même pas se dérouler. Aurore Van Opstal de Citoyens du monde écrit son indignation devant une telle injustice et la rappeuse britannique " M. I. A" a donné un concert devant le ministère de l’Intérieur à Londres pour soutenir le fondateur de WikiLeaks Julian Assange.   Ne devrait-on pas se prononcer aussi?    - JosPublic

Ici pour la suite du texte
- Sur MétéoPolitique

 
 

21 octobre 2019
La juge refuse la prolongation
de l'audience d'extradition

Lors d’une audience à Londres, la juge Vanessa Baraitser a privé l’éditeur de WikiLeaks de plus de temps pour préparer sa défense, tandis qu’un groupe de politiciens australiens se regroupaient autour d’une demande de retour à la maison de Julian Assange

Mark Summers, l'avocat d'Assange, a déclaré à la cour que ces accusations constituaient "une tentative politique" des États-Unis "de signaler aux journalistes les conséquences de la publication d'informations" .  L'acte d'accusation relevant de l’Espionage Act contre Assange par l'administration Trump est la première fois qu'un journaliste est accusé, en vertu de la loi de 1917, d’avoir publié des documents classifiés.

"C'est légalement sans précédent", a déclaré Summers à la juge Vanessa Baraitser.  Il a affirmé que le président Donald Trump était politiquement motivé par l'élection de 2020 pour poursuivre Assange.

Summers a également affirmé devant Baraitser que les États-Unis «s'étaient activement engagés dans des discussions privilégiées entre Assange et ses avocats».  Il a été révélé ce mois-ci que la CIA avait eu accès à une vidéo de surveillance filmée par une entreprise privée espagnole Assange avait avec des avocats, des médecins et des visiteurs.

"Cela fait partie d'une guerre déclarée contre les lanceurs d'alerte pour inclure les journalistes d'investigation et les éditeurs", a déclaré Summers.  "L'État américain s'est activement impliqué dans des discussions privilégiées entre M. Assange et son avocat." 

(note de JosPublic  : pour cette même raison au Canada, province de Québec, l’ex-numéro 2 de la ville de Montréal Frank Zampino accusé de corruption a plaider que la procédure d’écoute de ses avocats rendait impossible l’obtention d’un procès équitable. Le procès a été annulé.)

Ici pour la suite du texte par Joe Lauria du Consortium News

 
 

15 juillet 2019
Le ministre d'Angleterre Alan Duncan tente d’éteindre les braises d’un feu politique, ce que seuls les tribunaux ont le droit de faire.

  À gauche: Jaime Marchán Romero , ambassadeur de l' Équateur pour la Grande-Bretagne et Sir Alan Duncan, Ministre d'État pour l'Europe et les Amériques

Le fondateur de WikiLeaks, l'Australien Julian Assange, ne sera pas extradé vers un pays où il pourrait risquer la peine de mort, a assuré le 15 juillet 2019, le ministre d'État britannique pour l'Europe et les Amériques Alan Duncan, lors d'une visite en Équateur.

C'est « une condition fondamentale de l'accord auquel nous sommes parvenus, que nous ne permettrons pas qu'il soit extradé dans un lieu où il pourrait risquer la peine de mort. Cette garantie reste solide », a affirmé M. Duncan, lors d'une conférence de presse à Quito.

Le gouvernement équatorien a affirmé avoir reçu des garanties écrites de Londres, au moment où il a retiré l'asile à l'Australien, que ce dernier ne serait pas extradé vers un pays où il pourrait subir des tortures ou la peine de mort.

Selon des déclarations du secrétaire d'État états-unien Mike Pompeo publiées le 21 juillet 2019 par le quotidien équatorien El Universo.  « Nous avons déjà fait la demande et donc il va être extradé vers les États-Unis, où il est poursuivi en justice », a dit M. Pompeo.

« Je ne peux faire de plus amples commentaires mais mon gouvernement pense qu'il est important que cet homme qui a posé un risque pour le monde et a mis en danger des soldats américains soit sanctionné par la justice », a ajouté le secrétaire d'État, qui s'est entretenu samedi avec le président Lenin Moreno lors d'une visite en Équateur.

Les États-Unis ont retenu 18 chefs d'inculpation dont espionnage contre Julian Assange, et le cxumul des peines encourues pour toutes ces accusations se monte à quelque 175 ans de prison. La justice fédérale américaine autorise la peine de mort pour les crimes y compris l'espionnage selon le site spécialisé a style="font-family: Verdana; font-size: 10pt; color: #800000; text-decoration: none" target="_self" href="https://deathpenaltyinfo.org/#about"> Death Penalty Information Center.  L'audience devant les tribunaux pour étudier la demande d'extradition aura lieu fin février 2020 au Royaume Uni. 

Source: Fiducie de soutien à La Presse

 
 

11 avril 2019
Edward Snowden réagit à l'arrestation de Julian Assange

Edward Snowden

Le lanceur d'alerte états-unien et ex-employé de la CIA, a parlé de « journée noire pour la liberté de la presse»  à propos de l'arrestation de Julian Assange par les autorités britanniques.

« Les images montrant l'ambassadeur d' Équateur inviter la police secrète britannique dans l'ambassade pour faire sortir un journaliste primé — que vous appréciez ce fait ou pas — vont entrer dans les livres d'Histoire. Les opposants d'Assange peuvent applaudir, mais c'est une journée noire pour la liberté de la presse ». 

          Images vidéo ici:  https://t.co/ys1AIdh2FP

Il a rappelé dans un autre tweet que  «les Nations Unies avaient officiellement déclaré que sa détention était arbitraire, en violation des droits de l'homme»

Source - Groupe RT

 
 

11 avril 2019
Retrait de force de l'asile politique de
Julian Assange par l'Équateur

Le 11 avril 2019, la police métropolitaine de Londres arrêtait Julian Assange, éditeur et rédacteur en chef du site internet Wikileaks , à l’ambassade d’ Équateur.

En retirant le droit d'asile politique, le gouvernement de Lenin Moreno président de l'Équateur a invité la police d'Angleterre à investir son ambassade à Londres et à mettre en état de garde à vue le journaliste éditeur et diffuseur Julian Assange. (et non un pirate de l'informatique).  Dans l'instant les États-Unis ont réclamé qu'il soit extradé et arrêté pour avoir publié des documents dévoilant les turpitudes de l'État américain.  En terme de droit constitutionnel c'est toute la presse mondiale qui doit s'inquiéter de cette arrestation puisque c'est la protection de toutes les sources journalistiques qui est en cause.

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2018

 
 
 
 

16 octobre 2018
James, le chat de Julian Assange à l'ambassade d'Équateur à Londres

Ajoutant l'insulte à la blessure, l'ambassade a menacé de placer le chat de Julian Assange dans un refuge pour animaux

Les visiteurs du fondateur de Wikileaks sont également visés par de nouvelles restrictions. Ils doivent soumettre leurs demandes de visite par écrit à l'autorité de l'ambassade, en indiquant leur nom, leur nationalité, leur profession et leur lieu de travail, le motif de leur visite, leurs comptes de messagerie et de médias sociaux, ainsi que les numéros de série des téléphones et autres appareils qu'ils souhaitent faire entrer dans l'ambassade...

Les nouvelles règles exigent même le relevé des numéros IMEI des téléphones de ces visiteurs, ces numéros d'identification uniques propres à chaque appareil téléphonique. Bien que les visiteurs assidus bénéficient d'un processus de filtrage moins restrictif, leur accès peut être révoqué à tout moment sans explication. Toutes les données relatives aux visiteurs seront transmises au ministère des Affaires étrangères de l'Équateur et à d'autres parties non spécifiées.

L'Equateur se réserve en outre le droit de recourir à la police britannique pour arrêter des visiteurs ou saisir du matériel de communication si le journaliste venait à enfreindre cette longue liste de règles. Et pour couronner le tout, l'ambassade a encore menacé de placer le chat de Julian Assange dans un refuge pour animaux si les services de l'ambassade estimaient que celui-ci n'était pas suffisamment bien entretenu. Nommé James, ce chat a été offert à Julian Assange par son avocat français Juan Branco.


Le document ajoute que l’ambassade cessera de payer les frais de nourriture, de soins médicaux, de blanchisserie et les dépenses liées à Julian Assange le 1er décembre. À partir de ce moment, seuls l’eau, le chauffage, l’électricité, les communications et le loyer lui seront payés.

Toute violation de ces nouvelles règles entraînerait la révocation de l'asile. On ignore ce que cette révocation signifierait pour la citoyenneté équatorienne d'Assange qui lui a été accordée en 2017. Lenin Moreno n'a pas caché son désir de se débarrasser de l'homme qu'il a qualifié de «problème hérité», tandis que l'administration Trump a déclaré son intention de poursuivre Julian Assange.

Source - Agence France Presse

 
 

14 octobre 2018
Julian Assange récupère un accès aux communications et ses droits de visite à l'ambassade d'Équateur

Le gouvernement équatorien a consenti à un assouplissement des conditions d'accueil de Julian Assange dans son ambassade à Londres. Le célèbre lanceur d'alerte pourra à nouveau accéder à Internet et se servir d'un téléphone.

Il est également autorisé à recevoir des visiteurs, alors que jusqu'à présent il ne pouvait rencontrer que ses avocats. Cette situation durait depuis mars 2018.  Wikileaks, la plateforme de divulgation fondée par Julian Assange en 2006, a confirmé la levée de ces restrictions mais a nié l'existence d'un accord écrit entre Julian Assange et l'Équateur précisant ces nouvelles mesures. De graves craintes pèsent encore sur sa liberté d'expression qui demeure limitée

Kristinn Hrafnsson, rédacteur en chef de WikiLeaks, s'est félicité de cette avancée tout en restant prudent : «C'est très positif : grâce à l'intervention de l' ONU, l'Équateur a en partie mis fin à l'isolement de [Julian] Assange mais de graves craintes pèsent encore sur sa liberté d'expression qui demeure limitée.»

Source - Sur Justice for Assange

 

16 octobre 2018
De plus en plus de restriction pour le quotidien d'Assange

Si l'Équateur a rétabli le droit d'Assange à bénéficier d'un accès à Internet et aux communications téléphoniques, il a cependant durci ses conditions de séjour dans l'ambassade équatorienne de Londres.  Cependant, ses hôtes, qui sont paradoxalement devenus ses geôliers, lui auraient en revanche imposé une longue liste de restrictions nouvelles.

Tout en déclarant qu'il était autorisé à jouir de son «droit de communication et à la liberté d'expression», un document de neuf pages déjà divulgué en ligne interdit au journaliste de se livrer à des activités politiques ou de faire quoi que ce soit pour s'immiscer dans les affaires des autres États.

Le document stipule expressément que l’Équateur ne peut être tenu responsable du contenu des communications d’Assange mais lui interdit néanmoins de se livrer à des activités susceptibles de nuire aux relations entre l’Équateur et d’autres États.

Celui-ci doit d'ailleurs payer pour son propre WiFi, utiliser uniquement ses propres appareils, et fournir à l'ambassade le numéro de série, le numéro de modèle et la marque de ces appareils. Il doit également payer ses soins médicaux et son transfert à l'hôpital en cas d'urgence.  Cette option lui a d'ailleurs été maintes fois refusée par les autorités britanniques, qui ne voulaient pas garantir son passage en toute sécurité sans risque d'arrestation en cas de transfert.  La santé d’Assange a fait l’objet de préoccupations au cours de ses six années de confinement à l’ambassade.

Source - Groupe RT

 
 

2 octobre 2018
Julian Assange nomme un nouveau rédacteur en chef de WikiLeaks

Kristinn Hrafnsson sera le nouveau rédacteur en chef assumant l'un de ses rôles au sein de l'organisation médiatique de lanceurs d'alerte

La nomination de Kristinn Hrafnsson témoigne de la contribution inestimable de WikiLeaks à un véritable journalisme. Il souligne également la base de soutien qu'Assange conserve toujours parmi un groupe de journalistes qui ont des principes.

Ici pour le texte traduit en français - Source WSWS.org

 
 

11 janv. 2018
Le gouvernement de l'Équateur déclare avoir accordé la citoyenneté à Julian Assange

Le fondateur de WikiLeaks vit réfugié dans l’ambassade d’Équateur à Londres. L'État d'Amérique du Sud, qui qualifie la situation d'«insoutenable», lui aurait accordé un document d’identité. Une étape symbolique supplémentaire vers sa libération ?

Le ministère des Affaires étrangères de l'Équateur, cité par Reuters, a confirmé ce 11 janvier 2018 que Julian Assange bénéficiait de la citoyenneté équatorienne depuis décembre 2017.  La déclaration fait suite à l'information du quotidien équatorien  El Universo la veille. Selon le journal, le fondateur de Wikileaks a également obtenu un document d'identité équatorien.

Source - El universo d'Équateur

 

2017

31 octobre 2018
Assange dévoile la source des courriels compromettant Hillary Clinton

 

Julian Assange a confié que le site WikiLeaks s’est procuré des centaines de courriels d’Hillary Clinton sans recourir à une cyberattaque.  Le fondateur du site a assuré avoir obtenu en 2016 les courriels de l'ex-candidate à la Maison-Blanche Hillary Clinton de la part du département d'État américain.

Selon M. Assange, pour obtenir l'accès à des centaines de mails de Mme Clinton, WikiLeaks n'a rien eu besoin de pirater.  Tout a été fait par le département d'État américain «en vertu du Freedom of Information Act du 3 mars 2016», a-t-il annoncé via Twitter.

The 'thousands of Clinton emails' WikiLeaks published were not hacked but obtained from the U.S. State Department via the Freedom of Information Act ion 3 March 2016. https://t.co/RwcCuhokmN (the '2017' reference later in the document is a typo) #Papadopoulos pic.twitter.com/MEdrXY6uJz

Source - Assange sur Twitter

 

Hillary Clinton
Celle-ci aurait déclaré "n’y aurait-il pas moyen de le descendre (Assange) avec un drone" ...était-ce une boutade?  Le rapporteur du journal Breibart n’en dit pas plus.

2016

 

3 octobre 2016
WikiLeaks cite un rapport disant qu'Hillary Clinton aurait voulu tuer Assange avec des drones

 

Le journal en ligne True Pundit et repris par le Washington Examiner ont rapporté que des responsables du département d'État avaient révélé qu’ Hillary Clinton avait demandé: "Ne pouvons-nous pas droner ce type" lors d'une réunion avec d'autres responsables et rapporté par des sources du département d'État.

La déclaration a suscité des éclats de rire dans la pièce qui a rapidement disparu lorsque le secrétaire a continué à parler de manière laconique. Clinton a ajouté qu'Assange, après tout, était une cible relativement douce, "se promenant" librement et faisant un pied de nez sans crainte de représailles de la part des États-Unis. Clinton était contrarié par les précédentes publications des courriels sur WikiLeaks d’Assange en 2010, révélant des documents secrets états-uniens sur la guerre en Afghanistan en juillet et la guerre en Irak juste un mois plus tôt en octobre, ont indiqué des sources. À cette époque en 2010, Assange était relativement libre et ne vivait pas dans l’ambassade de l’Équateur à Londres.

Le stratège démocrate Bob Beckel a lancé un appel similaire en 2010. "Un homme mort ne peut pas laisser échapper des choses", a déclaré Beckel dans une apparition sur Fox News. "Ce type est un traître, il est traître et il a enfreint toutes les lois des États-Unis. Et je ne suis pas pour la peine de mort, alors ... il n'y a qu'un moyen de le faire: lui tirer dessus illégalement."

Cependant, des courriels précédemment publiés sur le serveur privé de Clinton révèlent qu' Anne Marie Slaughter, une ancienne directrice de la planification des politiques au Département d'État, a envoyé un courriel le même jour en 2010 au sujet de "stratégies non légales" possibles pour traiter avec WikiLeaks. Ce courriel indique également qu'une réunion s'est tenue ce jour-là pour discuter de WikiLeaks.

Lire la suite - Sur True Pundit 

2013

  
 
 

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Plus récente mise à jour le 2 octobre 2020

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

En exclusivité en français
Le témoignage de Julian Assange devant la procureure suédoise

Julian Assange a été torturé selon le rapporteur de l'ONU

 Retrait de l'asile politique de Julian Assange par le président de l'Équateur

Notes & Références encyclopédiques:

en 2010, révélant des documents secrets états-uniens sur la guerre en Afghanistan...
 

L’International Institute for Strategic Studies IISS conteste les justifications de la guerre en Afghanistan - Sur MétéoPolitique, le 14 septembre 2010.

Le très réputé International Institute for Strategic Studies appelle à une refonte de la stratégie occidentale en Afghanistan, qui selon John Chipman, le directeur de l’IISS, est « trop ambitieuse, trop éloignée des objectifs primordiaux d’une politique de sécurité, et trop dommageable pour les efforts diplomatiques et militaires requis dans cette région et ailleurs » dans le monde

 

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en octobre 2010, révélant des documents secrets états-unien sur la guerre d'Irak...
 

35 ans de guerre en IRAK: grâce aux États-Unis-d'Amérique?

L’ opération Tempête du désert, initiée par les États-Unis-d'Amérique à la chute du Mur de Berlin, il y a exactement 25 ans, ne s’est jamais terminée.   Elle marque la fin d’un monde bipolaire, celui de la Guerre froide , et le début d’une ère dominée par les seuls États-Unis, qui n’a pris fin que le 30 septembre 2015, avec le retour de l’armée russe sur la scène internationale (opération anti-terroriste en Syrie).   Cette guerre US avait été précédée d’une autre, fomentée par les USA mais réalisée par les seuls Irakiens, contre la Révolution iranienne.   À l’issue de 35 ans de conflits ininterrompus, il apparaît que la domination états-unienne vise d’abord à empêcher le développement des peuples du Proche-Orient et, pour cela, passe par la destruction méthodique de leurs États.

 

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