Retour à :  MétéoPolitique  Plan du site  -  Grippe A (H1N1)-Porcine/Mexicaine  -  Ce qu'en disent les élus.es  -  Mme Agnès MALTAIS

Vaccination des jeunes d'âge scolaire contre la grippe A (H1N1)

Question de Mme Agnès MALTAIS
Députée provinciale du comté de Taschereau
Assemblée nationale. Journal des débats. Période des questions des députés.es. Cahier Vol. 41 N° 71
10 novembre 2009

 

 Mme Maltais: Alors, pendant qu'on vaccine des membres de conseils d'administration, à Québec, hier, des gens de 50, 60 ans qui souffrent de maladies chroniques ont attendu des heures, puis ils sont retournés chez eux sans vaccin. Des centaines de personnes qui avaient bien lu leur petit papier jaune, qui suivaient les consignes de l'agence et celles d'Info-Santé, se sont fait refuser la vaccination parce que la consigne avait changé le vendredi après-midi. Et je vais citer le ministre de la Santé: «On va vérifier et on va donner la bonne information.»

Il serait temps, M. le Président. Quand est-ce qu'on va donner la bonne information aux gens? À la fin de l'opération, peut-être?

Le Président: M. le ministre de la Santé et des services sociaux.

M. Yves Bolduc

M. Bolduc: Merci, M. le Président. Je remercie la députée de Taschereau. Je pense qu'il y a un message à faire à la population: c'est une opération qui est évolutive, et ça change. Également, la plupart des messages qu'on fait, c'est qu'on devance la vaccination pour certains groupes et on s'adapte selon la nouvelle épidémiologie. Dans le cas qui s'est passé à Québec, encore là, on déplore la situation. Les gens avaient de l'information qui datait de trois semaines. L'information avait été faite que les groupes étaient changés, dont entre autres, compte tenu du manque de vaccins, qu'on ne voulait pas faire déplacer les populations pour rien, on avait décidé de segmenter le groupe qui était... qui devait se faire vacciner. Une fois qu'on a dit ça, hier matin, on a constaté la problématique. On a constaté également que les gens ne venaient pas autant que ça devrait. On a fait changer la consigne...

Le Président: En terminant.

M. Bolduc: ...et, depuis ce matin, la consigne est claire et est publicisée. Message pour la population...

Le Président: En question complémentaire, M. le leader de l'opposition officielle.

M. Stéphane Bédard

M. Bédard: Merci, M. le Président. Ce qui est évolutif, c'est l'improvisation. À Chicoutimi et dans ses environs, la plupart... un nombre important de groupes prioritaires ne sont pas encore vaccinés. M. le Président, depuis mercredi soir, il n'y a plus de vaccins, ni jeudi, ni vendredi, ni samedi, ni dimanche. Hier, les vaccins ont été redonnés, et c'est terminé pour le reste de la semaine. Les seules personnes qui peuvent être vaccinées actuellement, ce sont les femmes enceintes. Donc, tout le reste de la population et les enfants de moins de cinq ans ne sont pas vaccinés. Pourquoi? Et à quand on va avoir des vaccins aux alentours... à Chicoutimi et aux alentours?

Le Président: M. le ministre de la de la Santé et des Services sociaux.

M. Yves Bolduc

M. Bolduc: M. le Président, mon collègue du Saguenay―Lac-Saint-Jean, pratiquement confrère ― moi, je viens du Lac-Saint-Jean ― ...un des endroits où que la vaccination a le mieux fonctionné dans tout le Québec, c'est le Saguenay―Lac-Saint-Jean. La raison... la raison pour laquelle... la raison pour laquelle il n'y a pas de vaccins, c'est la situation que déplorait le député de Marie-Victorin la semaine passée. Y a-t-il des vaccins qui sont en stock? La réponse, c'est non, parce que les patients... les patients ont reçu les vaccins directement dans le bras...

Des voix: ...

Le Président: S'il vous plaît!

Une voix: ...

Le Président: Non, un instant. Un instant, s'il vous plaît.

Des voix: ...

Le Président: S'il vous plaît!

Une voix: ...

Le Président: Vous allez me laisser le temps que... On va vous entendre. Un instant. Premièrement, j'allais indiquer que c'était trop bruyant pendant la réponse du ministre. On interpelle le ministre pendant qu'il répond. Il faut l'entendre répondre. Il ne reste que quelques secondes à sa... Vous avez dit que vous étiez sur une question de règlement.

M. Bédard: ...la question est: À quand on va avoir des vaccins à Chicoutimi?

Le Président: Très bien.

Des voix: ...

Le Président: S'il vous plaît! S'il vous plaît! S'il vous plaît! Un instant! Là, il y a trois personnes debout. Normalement, il y en a une. M. le ministre, je vous garde votre temps de parole, là, vous pouvez vous asseoir. M. le leader va intervenir sur une question de règlement. M. le leader du gouvernement.

M. Dupuis: En vertu de... En vertu de l'article 2 du règlement, qui... Vous qui êtes responsable du décorum dans l'Assemblée, je pense que vous devriez indiquer au leader de l'opposition officielle ― d'ailleurs, je me lève pour lui permettre de se calmer ― vous devriez indiquer au leader de l'opposition officielle qu'il peut... M. le Président, qu'il pourra poser toutes les questions...

Des voix: ...

Le Président: S'il vous plaît! Alors, je ne voudrais pas qu'on s'enlise trop longtemps là-dedans. C'est une période de questions. M. le leader du gouvernement.

M. Dupuis: M. le Président, simplement pour faire réaliser au député de... au leader de l'opposition officielle qu'il aura tout le temps de poser toutes les questions qu'il veut. Qu'il laisse simplement répondre le ministre, puis il reviendra.

Le Président: M. le leader de l'opposition officielle.

n (14 h 40) n

M. Bédard: ...l'assurer qu'on va se calmer quand les enfants de moins de cinq ans vont avoir eu des...

Le Président: Voilà. Alors, M. le ministre, il vous reste 22 secondes à la question posée.

M. Bolduc: M. le Président, quand des cliniques de vaccination ferment, c'est parce qu'on a épuisé tous les vaccins qui étaient disponibles. Donc, c'est un signe de succès, ça veut dire qu'on n'a pas rien retardé. Et l'approche... et les proches... Et la vaccination va recommencer dès qu'on va avoir les nouvelles arrivées de vaccins. Et je peux vous promettre qu'on va essayer de les donner le plus rapidement possible, car c'est un critère de succès. La population doit être vaccinée...