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Vaccination des jeunes d'âge scolaire contre la grippe A (H1N1)

Question de M Bernard DRAINVILLE
Député provincial du comté de Marie-Victorin
Assemblée nationale, Journal des débats, période des question des députés.es. Cahier  Vol. 41 N° 73
12 novembre 2009

 

M. Drainville: M. le Président, je soulignais hier au ministre de la Santé que des commissaires scolaires demandent la vaccination dans les écoles plutôt que de déplacer les élèves en autobus scolaires vers les centres de vaccination. Bien, il n'y a pas juste les commissaires qui pensent que c'est une bonne idée, le directeur régional de la santé publique de Chaudière-Appalaches déclare ce matin, et je le cite: «...nous pourrions organiser la campagne de vaccination directement dans les écoles secondaires de la région...» Il y a cinq écoles de plus de 1 000 élèves en Chaudière-Appalaches, il y a 24 000 jeunes au primaire, 19 000 au secondaire en Chaudière-Appalaches. Il va falloir les transporter à bord de 860 autobus. 860 autobus, M. le Président. Trouvez-vous que ça a du bon sens, vous, 860 autobus?

M. le Président, le directeur de la santé publique de Chaudière-Appalaches est prêt à vacciner dans les écoles, qu'est-ce que le ministre de la Santé attend pour l'autoriser à le faire?

Le Président: M. le ministre de la Santé et des Services sociaux.

M. Yves Bolduc

M. Bolduc: M. le Président, juste pour... J'ai parlé hier des délais que ça prenait pour vacciner dans les écoles. En 2001, heureux hasard, M. Rémy Trudel était le ministre de la Santé et des Services sociaux. Nous avions eu la crise de méningococcémie au Québec. Pour vacciner 1,7 million d'étudiants, ça avait pris sept mois. Il faut vacciner la même clientèle en à peu près... en deux à trois semaines. Et le plan pour la vaccination dans les écoles, on va l'annoncer après-midi. La majorité doivent être faits dans les centres de vaccination massive parce qu'il faut vacciner le maximum de personnes le plus rapidement possible. Par contre, il y a certaines écoles, comme de fait, qui sont très loin, périphériques. Oui, à ce moment-là, on va avoir à s'adapter, parce que notre message depuis le début, c'est la flexibilité, vacciner le maximum de personnes dans le minimum de temps.

Le Président: En question complémentaire, M. le député de Marie-Victorin.

M. Bernard Drainville

M. Drainville: M. le Président, là, il va nous annoncer un plan de vaccination dans les écoles, cet après-midi, là. Merci! Merci, hein? Ça vous a pris un petit peu de temps, mais vous avez fini par comprendre.

Là, M. le Président... là, M. le Président, le ministre va reconnaître que c'est la façon... non seulement c'est une façon efficace, c'est le gros bon sens au service de la santé publique, mais c'est également la façon la plus sécuritaire possible de faire la vaccination des élèves.

Le Président: M. le ministre de la Santé et des Services sociaux.

M. Yves Bolduc

M. Bolduc: Il a mal compris la réponse. On va annoncer...

Des voix: ...

M. Bolduc: Monsieur... M. le Président...

Des voix: ...

Le Président: S'il vous plaît! M. le ministre.

M. Bolduc: M. le Président, on est rendus à un moment important pour la vaccination à la grandeur du Québec. On va avoir un plan de vaccination pour les gens d'âge scolaire, les cinq à 19 ans. Et, ce plan-là, on va l'annoncer après-midi, la façon dont ça va fonctionner. On reste avec la stratégie... on reste avec la stratégie de vaccination de masse parce que c'est ce qui nous donne le meilleur résultat pour la faire le plus rapidement possible.

Comme on l'a toujours dit, il y a une flexibilité dans certains cas. Mais la première chose, puis je le rappelle encore, le message le plus important, il faut maximiser... il faut vacciner le maximum de personnes dans le minimum de temps. Et la stratégie qu'on doit utiliser, c'est vraiment les centres de vaccination massive.

Le Président: En deuxième complémentaire, M. le député de Marie-Victorin.

M. Bernard Drainville

M. Drainville: M. le Président, je ne sais pas si vous avez compris, là, on va se réessayer, on va se réessayer. Il y a plus de 150 écoles de plus de 1 000 élèves au Québec. Plus de 150. Vous voulez faire de la vaccination de masse? Alignez-les dans le gymnase, mettez une infirmière ou deux au bout de la file, puis elles vont les vacciner. Ça s'appelle de la vaccination de masse.

Des voix: ...

Le Président: S'il vous plaît! Je vous demande votre collaboration. S'il vous plaît! S'il vous plaît! S'il vous plaît! Alors...

Des voix: ...

Le Président: S'il vous plaît! S'il vous plaît! Alors, M. le député, en neuf secondes, pour terminer votre question.

M. Drainville: M. le premier ministre... M. le Président, si le ministre de la Santé ne veut rien entendre, est-ce que le premier ministre est d'accord pour qu'on vaccine dans les écoles, hein?

Le Président: M. le ministre de la Santé et des Services sociaux.

M. Yves Bolduc

M. Bolduc: Bien, monsieur... M. le Président, le député a démontré sa non-connaissance du dossier. C'est de la simplicité. Deux infirmières pour 1 500 étudiants...

M. le Président, on ne peut pas prendre des mois pour vacciner. On a quelques semaines pour les vacciner tous au complet. Prendre deux infirmières pour 1 500 étudiants, manipulation du vaccin, perte des vaccins, transport de la logistique... Je pense qu'il devrait aller voir comment ça fonctionne dans les centres de vaccination, on est beaucoup plus efficaces que ça.

Le Président: En question principale, Mme la députée de Taschereau.

Des voix: ...

Le Président: S'il vous plaît! S'il vous plaît! Je vous demande votre collaboration. Évitez les interpellations. Mme la députée de Taschereau