Retour à :  MétéoPolitique  Plan du site  -  Grippe A (H1N1)-Porcine/Mexicaine  -  Ce qu'en disent les élus.es  -  M Bernard DRAINVILLE

Mesures prises à la suite de l'annonce d'une pandémie de grippe A (H1N1)
par l'Organisation mondiale de la santé

Question de M Bernard DRAINVILLE
Député provincial du comté de Marie-Victorin
Assemblée nationale du Québec. Journal des débats. Questions et réponses orales
Cahier n°44, pages 2711-2712
11 juin 2009

M. Bernard Drainville

M. Drainville: M. le Président, il y a quelques minutes de ça, l'Organisation mondiale de la santé a augmenté le niveau d'alerte à la pandémie de grippe porcine pour la faire passer à la phase 6. C'est la première fois depuis 41 ans que l'OMS déclare l'état de pandémie mondiale.

Il y a des gens qui étaient déjà inquiets, M. le Président, qui vont l'être encore davantage. Ils ont besoin d'être rassurés. Le nombre de Québécois atteints par la grippe porcine ne cesse d'augmenter, 14 nouveaux cas confirmés hier, ce qui porte à 607 le nombre de cas enregistrés. On a eu également un premier décès, au Québec, il y a quelques jours.

Alors, à la lumière, M. le Président, de ces nouvelles circonstances, de ces nouvelles assez inquiétantes, est-ce que le ministre de la Santé peut nous faire un état de la situation ici, au Québec?

Le Président: M. le ministre de la Santé et des Services sociaux.

M. Yves Bolduc

M. Bolduc: Dès le début de l'épidémie qu'il y avait eu au Mexique, on a pris toutes les mesures nécessaires pour protéger la population du Québec. Entre autres, on a mis le système de santé à un niveau d'alerte en considération des recommandations de l'OMS. Actuellement, on est encore avec des cellules de crise dans les établissements, notre surveillance journalière de tout ce qui se passe au Québec, entre autres au niveau du nombre de nouveaux cas.

La semaine dernière, on a appris avec tristesse qu'il y avait eu une patiente qui était décédée parce que l'infection s'était propagée de façon très, très, très rapide. Elle avait eu les soins qui étaient nécessaires, mais, vous savez, il y a des complications qui arrivent avec ce type d'infection, qui peuvent survenir très rapidement.

Aujourd'hui, les gens sont réunis justement suite à la réunion de l'OMS, et, depuis hier, même deux jours, on sait qu'il y avait une possibilité d'augmenter le niveau au niveau 6. Et cet après-midi il va y avoir une conférence de presse pour expliquer en quoi consistent les nouvelles manoeuvres. Mais actuellement tout est mis en place pour faire face à l'épidémie qui devient une pandémie, comme on l'avait possiblement prévu depuis quelques jours.

Le Président: En question complémentaire, M. le député de Marie-Victorin.

M. Bernard Drainville

M. Drainville: M. le Président, les circonstances sont maintenant nouvelles, là, l'OMS déclare l'état de pandémie mondiale.

Quelles sont les mesures exceptionnelles qui seront mises en place par le gouvernement du Québec? Et qu'est-ce que ces mesures vont changer dans le quotidien des Québécois?

Le Président: M. le ministre de la Santé et des Services sociaux.

M. Yves Bolduc

M. Bolduc: Dans le quotidien des Québécois, actuellement, déjà on était au niveau 5, qui nous demandait d'être très vigilants et de tout faire en sorte qu'on évite la propagation du virus, mais, comme on a pu voir, même en faisant cela, il y a des patients qui l'ont attrapé. Ça va être surtout au niveau de l'OMS, là, possiblement, qu'ils vont nous annoncer qu'ils vont vouloir développer un vaccin. Et, lorsque le vaccin va être disponible, il y aura des clientèles visées qui vont recevoir la vaccination. Donc, c'est un niveau beaucoup plus au niveau mondial.

Mais déjà, au Québec, on avait pris tous les moyens pour essayer de diminuer la propagation du virus, qui est présent dans notre population. On fait de la surveillance, on est à un niveau d'alerte très élevé, et chaque cas est pris au sérieux, et toutes les institutions de santé sont informées d'agir en conséquence.

Le Président: En deuxième complémentaire, M. le député de Marie-Victorin.

M. Bernard Drainville

M. Drainville: M. le Président, je n'ai pas entendu parler des mesures exceptionnelles, là, dans la réponse du ministre. Est-ce qu'il est en train de nous dire que le passage du niveau 5 au niveau 6 ne change absolument rien aux mesures qui sont déjà en place ou est-ce qu'ils ont l'intention, M. le Président, est-ce que le ministre, le ministère de la Santé, la Santé publique ont l'intention de mettre de l'avant des mesures exceptionnelles qui seront fonction des circonstances exceptionnelles dans lesquelles nous vivons à partir de maintenant?

Le Président: M. le ministre de la Santé et des Services sociaux.

M. Yves Bolduc

M. Bolduc: M. le Président, nous vivons des conditions exceptionnelles. Et déjà, depuis plusieurs semaines, c'est exceptionnel, au Québec, toute la surveillance qu'on fait au niveau du virus de la grippe. Ce qu'on sait actuellement, c'est que l'OMS, il y a quelques minutes, s'est mise au niveau 6. Notre équipe au niveau de la Direction de santé publique est en train de se réunir avec les équipes et, cet après-midi... Nous avions déjà prévu hier qu'il y aurait un point de presse aujourd'hui à cause qu'on serait au niveau 6. Et laissons la Santé publique bien expliquer tout ce qui doit être fait.

Ce qu'on sait: qu'au niveau mondial le fait d'être un niveau 6 veut dire qu'il va y avoir possiblement un vaccin qui va être développé. Il va falloir avoir le résultat du développement. Mais, pour ce qui s'agit d'ici, au Québec, la Santé publique va faire le point à 15 h 30, cet après-midi.