Retour à :  MétéoPolitique  Plan du site  -  Grippe A (H1N1)-Porcine/Mexicaine  -  Ce qu'en disent les élus.es  -  M Yves BOLDUC

Organisation des services de santé en prévision d'une pandémie de grippe A (H1N1)

Réponses de M Yves BOLDUC
Député provincial du comté de Jean-Talon et
Ministre de la Santé et des Services sociaux
Assemblée national du Québec. Journal des débats. Questions et réponses orales
Cahier n°22, , pages 1734-1735


									

M. Éric Caire

M. Caire: Merci, M. le Président. Dans le dossier qui nous préoccupe tous, sur le danger de pandémie de grippe porcine, des directives ont été émises et sont reprises dans les médias pour demander aux gens qui sentiraient les premiers symptômes de la grippe de ne pas aller dans les urgences, évidemment pour des raisons de danger de propagation, mais plutôt de consulter un médecin en clinique.

Ma question au ministre de la Santé, M. le Président, c'est: Est-ce que la Direction de santé publique a prévu des mécanismes de prise en charge pour les gens qui n'ont pas accès à un médecin de famille et dont la tendance naturelle évidemment serait d'aller à l'urgence?

Le Président: M. le ministre de la Santé et des Services sociaux.

M. Yves Bolduc

M. Bolduc: M. le Président, quelques secondes pour répondre à la chef de l'opposition: On n'a pas eu de demande du gouvernement fédéral pour la prise en charge des travailleurs mexicains.

Pour ce qui s'agit de l'organisation des services actuellement, c'est que toute personne qui est susceptible d'avoir des symptômes respiratoires dans lesquels on pourrait penser à ce qu'il y ait une grippe, on demande de consulter un professionnel le plus tôt possible. À ma connaissance, il n'y a pas de directive d'aller dans les urgences, mais il est certain qu'il est préférable d'aller dans les cliniques médicales pour pouvoir rencontrer un professionnel. Mais, advenant le cas que c'est la fin de semaine, qu'il n'y a pas de clinique médicale disponible ou que les gens veulent consulter le soir ou la nuit, à ce moment-là ils peuvent consulter dans une urgence, où on a mis en place des protocoles. Dès qu'ils entrent dans l'urgence, ils doivent mettre un masque, avertir l'infirmière, au niveau du triage, du risque. À ce moment-là, la personne est isolée, et par la suite on procède aux tests habituels.

La recommandation que l'on fait à tous, tant les professionnels que le personnel, qu'au niveau des usagers eux autres mêmes, c'est d'être très vigilant, de nous avertir au moindre signe que ça pourrait être une infection respiratoire en regard...

Le Président: En terminant.

M. Bolduc: ...lorsqu'on parle de la grippe porcine, et, à ce moment-là, les mesures vont être prises pour être sûr de bien les prendre en charge.

Le Président: En première complémentaire, M. le député de La Peltrie.

M. Éric Caire

M. Caire: M. le Président, les médecins, surtout les directions régionales de médecine générale, disent que les médecins qui travaillent en cabinet n'ont peut-être pas tous les outils en main pour faire face à la situation.

Est-ce que la Direction de santé publique travaille sur des protocoles pour assister ces médecins-là qui pourraient être face à des cas de grippe porcine? Et, au niveau des urgences, est-ce que les protocoles ont été mis à jour pour s'assurer que non seulement, oui, on a des protocoles en place, mais que ce sont les bons protocoles, M. le Président?

Le Président: M. le ministre de la Santé et des Services sociaux.

M. Yves Bolduc

M. Bolduc: M. le Président, le Québec peut être fier de son plan de pandémie qui a été construit au cours des dernières années, et je peux vous dire qu'actuellement on est en train de le valider, c'est-à-dire qu'on l'évalue avec la grippe porcine, et puis tout semble très bien fonctionner. Au niveau des communications, les professionnels ont eu l'information nécessaire. On continue de transférer l'information au niveau des agences, des établissements. On fait des communiqués publics.

Il faut dire au départ que chaque professionnel a la responsabilité également de s'informer et de prendre en charge les clientèles lorsqu'elles se présentent. Mais actuellement on met tout en oeuvre et on prend tous les moyens pour que tous les professionnels et le personnel du Québec suivent les protocoles tels qu'ils ont été prescrits.

Le Président: Votre dernière complémentaire, M. le député de La Peltrie.

M. Éric Caire

M. Caire: Oui, M. le Président. L'Organisation mondiale de la santé prévoit utiliser le Tamiflu comme vaccin contre le risque de pandémie. Le Québec en a stocké un certain nombre de doses.

Ma question, c'est: Ça fait déjà un certain temps, il y a une date de péremption là-dessus, est-ce qu'on s'est assuré que le médicament est encore en force, encore efficace et est-ce qu'on a les doses nécessaires pour faire face à une pandémie?

Le Président: M. le ministre de la Santé et des Services sociaux.

M. Yves Bolduc

M. Bolduc: M. le Président, comme de fait, le Québec était bien préparé. Nous avons en disponibilité 11 millions de doses de Tamiflu ou de d'autres antiviraux, qui sont le Relenza.

Également, on suit à la lettre les recommandations de l'OMS, entre autres en se mettant au niveau 4. Et, comme de fait également, advenant le cas qu'on monte à un niveau supérieur, on est prêts à faire face à la situation.

Mais ce qu'il faut tenir compte également, il y a du temps qu'il faut aller chercher tant au niveau du développement d'un nouveau vaccin qui pourrait être donné par la suite qu'également il ne faut pas donner de doses de médications antivirales, à moins d'en avoir l'indication. Mais actuellement ce qu'on a eu comme information, c'est qu'on est relativement... on est absolument bien préparés à pouvoir faire face à la situation dans le cas d'une épidémie qui surviendrait.