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Grippe A : l’État assigné en justice

par Ricardo Gutierrez
Pour Le soir (Belgique)
Retransmission: Mondialisation.ca
Le 15 octobre 2009

 

Cinq membres du collectif Initiative citoyenne, qui contestent la campagne de vaccination volontaire et gratuite contre le virus de la grippe A/H1N1, ont assigné l’État belge en justice. Leurs avocats, Georges-Henri Beauthier, Philippe Vanlangendonck et Inès Wouters, ont déposé, les 14 octobre 2009, une citation, en référés, au tribunal civil de Bruxelles.

D’autres actions judiciaires sont annoncées, alors que les députés sont appelés à voter, ce jeudi, la loi de pouvoirs spéciaux qui régularisera les procédures engagées par le ministère de la Santé pour lutter contre l’épidémie… La présidente de la Commission santé de la Chambre, Muriel Gerkens (Ecolo) annonce des amendements afin d’éviter le risque de voir les autorités sanitaires imposer une campagne de vaccination obligatoire (ce qui reste possible, dans l’état actuel du projet de loi déposé par le gouvernement).

Plaidant le caractère expérimental du vaccin contre la grippe « pandémique » et le manque d’informations de la part des autorités sanitaires face aux risques encourus par les candidats à la vaccination, les plaignants estiment que l’État belge porte atteinte à leur « droit fondamental et absolu à l’intégrité physique ».

« Des cobayes »

« Les citoyens qui se verront administrer le vaccin sont en fait des cobayes, commente Me Wouters, faute d’un consentement éclairé de leur part ». « Il est strictement interdit de faire des essais cliniques de vaccins sur des femmes enceintes, pour des raisons éthiques évidentes, ajoute Me Vanlangendonck, mais nos autorités s’apprêtent, la semaine prochaine, à administrer gratuitement le vaccin contre la grippe A/H1N1 aux femmes enceintes, en tant que groupe à risque à protéger ! Qu’on nous explique ? ».

Les plaignants contestent aussi la procédure d’enregistrement centralisé des patients vaccinés, via la plateforme électronique e-health. Cette formalité, qui est également contestée par les syndicats médicaux (tant l’Absym que le GBO), violerait leur droit à la vie privée. La citation introduite en référés demande la suspension de la campagne de vaccination.

 

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