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Vaccin contre la grippe A (H1N1)
Des études sèment la confusion

Société Radio-Canada Information
avec CBC News
Publié le 24 septembre 2009


Un bien pour un mal. C'est ce qui ressort des conclusions préliminaires de quatre études canadiennes, menées auprès de 2000 sujets, qui semblent indiquer que les personnes ayant reçu un vaccin contre la grippe saisonnière sont plus exposées que les autres au virus de la grippe A (H1N1).

Les chercheurs soulignent qu'il ne s'agit que d'une hypothèse. « Nous avons repéré des indices. Il n'ont pas encore été validés, on en est encore à un stade préliminaire », a déclaré à CBC News le Dr Donald Low, microbiologiste en chef à l'hôpital Mount Sinaï de Toronto.

Il faudrait, entre autres, s'assurer que ce phénomène existe aussi dans l'hémisphère sud, où la période annuelle de grippe saisonnière vient de s'achever.

Améliorer les campagnes de vaccinations

Si les conclusions de ces études sont confirmées, les campagnes de vaccination contre la grippe, saisonnière ou A (H1N1), pourraient être mieux planifiées.

Il serait, par exemple, possible de déterminer dans quel ordre il vaut mieux administrer les vaccins pour obtenir une protection optimale.

Le débat est d'actualité au Canada, puisqu'on envisage de reporter, voire d'annuler, la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière au profit de la vaccination contre la grippe A (H1N1).

Au Québec, cette décision pourrait concerner en priorité certains groupes comme les jeunes adultes en bonne santé.

L'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) rappelle qu'il appartient à chaque province et territoire de décider ou non de reporter ou d'annuler les campagnes de vaccination.

Les professionnels de la santé méfiants

En attendant, c'est le doute sur la fiabilité du vaccin contre le virus de la grippe A (H1N1) lui-même qui prévaut au sein de la communauté des professionnels de la santé en France, au Royaume-Uni et à Hong Kong.

Selon la radio de Radio-Canada, des consultations menées auprès de ces professionnels montrent que la moitié d'entre eux ne se fera pas vacciner contre le virus de la grippe A (H1N1). Ils estiment que les risques associés à un nouveau vaccin dépassent les bénéfices possibles.

 
 

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