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Vaccin grippe A H1N1 : la majorité des médecins refusent de se faire vacciner?

Syndicat National des Professionnels Infirmiers SNPI CFE-CGC France
Publié le 20 septembre 2009

On n’a pas terminé d’entendre parler du vaccin pour se protéger du virus de la grippe A H1N1. Ce n’est même que le début… Le vaccin n’est pas encore disponible, tous les tests ne sont pas encore terminés que le vaccin fait déjà scandale! S’agit-il d’une vaccination sûre, fiable et sans soucis? Où s’agit-il d’un test à l’aveuglette grandeur nature… on vaccine et on verra après? Le débat est lancé et plus généralement… la santé publique et le fonctionnement du pays passent-ils avant la santé personnelle de l’individu?

En effet, dans de nombreux pays du monde, des sondages sont lancés par le biais de syndicats professionnels. Ainsi, en France, le syndicat infirmier a lancé une consultation pour savoir si le personnel infirmier avait l’intention de se faire vacciner ou pas. Sur 4000 réponses, 65% refusent la vaccination H1N1.

Selon un sondage du magazine Nursing Times, réalisé auprès des infirmières anglaises du secteur public de santé NHS (National Health Service), seulement 37% d’entre elles ont dit qu’elles se feraient vacciner contre la grippe porcine! On retrouve aussi de fortes réticences à Hong Kong, où des chercheurs de l’Université de Hong Kong ont fait une étude sur un échantillon de 2.255 médecins et infirmières des hôpitaux publics : seulement 48% accepteraient de se faire vacciner, si le vaccin est fabriqué à partir d’une souche d’origine porcine. La proportion tombe même à 35% avec une souche d’origine aviaire.

Sur son site internet, le Syndicat Infirmier estime nécessaire de se faire vacciner contre la grippe saisonnière, car cela permet de réaliser rapidement un diagnostic différentiel : une personne vaccinée qui présente un syndrome grippal aurait a priori une grippe H1N1, et pourrait être mise rapidement sous Tamiflu.

“Mais le vaccin H1N1 est particulier (fabriqué rapidement dans un cadre réglementaire dérogatoire, avec présence discutable d’un adjuvant), et injecter 94 millions de doses d’un produit sur lequel nous n’avons aucun recul peut poser un problème de santé publique. Nous estimons qu’il est de notre devoir d’infirmières d’informer correctement la population, pour que chacun prenne sa décision en toute connaissance de cause, par un consentement libre et éclairé, en fonction de son état de santé personnel, de son environnement familial et de son lieu de travail” précise Thierry Amouroux, le Secrétaire Général du Syndicat National des Professionnels Infirmiers SNPI CFE-CGC.

Toutes les infos complémentaires sur ces enquêtes à retrouver directement sur le site internet du Syndicat Infirmier : www.syndicat-infirmier.com