Retour à : Plan du site - Entrée de MétéoPolitique - Santé - Fiche: Grippe A (H1N1) - Regard sur la grippe

Petit tour d'horizon A H1N1: pour la France, les USA et le Canada

La directrice générale de l'Organisation Mondiale de la Santé nie toute influence des laboratoires. Tous les pays ayant suivi l'appel de l'OMS ont des vaccins en trop sauf la Pologne. Des médecins éclaircissent la notion de pandémie

 

Index

Margaret Chan, Directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS)

Sous-titres

Position de l'Organisation mondiale de la santé OMS

Le comité d'évaluation indépendant

Les ministres de la santé ont eu peur

Entrevue avec le responsable de la Santé publique de France

Au Canada les fabricants de vaccins sur la défensive

Pandémie: autre définition que celle de l'OMS

Note de JosPublic: il serait intéressant de parler de la situation du Québec, mais c'est "silence et bouche cousue". Un virus qui germe dans des sociétés où l'absence de débat se conjugue au petit monde des intérêts ou aux intérêts du p'tit monde des professionnels.

Position de l'OMS - La directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Margaret Chan, a défendu sa gestion de la grippe pandémique H1N1, niant fermement avoir été influencée par les laboratoires pharmaceutiques.

"Permettez-moi d'être parfaitement claire sur un point. A aucun moment, ni pendant une seconde, des intérêts commerciaux n'ont influencé ma décision", se défend Margaret Chan dans une lettre adressée au British Medical Journal (BMJ) qui a critiqué sévèrement l'OMS dans un récent article de presse.

"La décision de déclarer la pandémie a été fondée sur des critères clairement virologiques et épidémiologiques", poursuit Mme Chan dans ce courrier rendu public par l'OMS pour réfuter toutes "accusations selon lesquelles l'OMS aurait modifié sa définition de pandémie afin (...) d'en faire profiter l'industrie" pharmaceutique.
 

Selon le British Medical Journal (BMJ), l'une des principales publications du genre, l'action de l'OMS a été profondément entachée par le secret et les conflits d'intérêts avec l'industrie pharmaceutique.


D'après l'enquête du BMJ, les recommandations de l'OMS sur l'utilisation des antiviraux ont été préparées par des experts appointés comme consultants par les fabricants des antiviraux, Roche et GlaxoSmithKline (GSK).


Dans sa lettre, Mme Chan souligne que ces questions seront abordées par le comité d'évaluation établi en début d'année par l'OMS pour répondre justement à la vague montante de critiques sur l'alerte générale lancée par l'agence onusienne le 11 juin 2009.


Cette alerte avait activé la production massive de vaccins qui ont finalement peu servi en raison de la virulence moins forte qu'attendue du virus d'origine porcine, aviaire et humaine.


Ce groupe de 29 experts, qui s'est réuni pour la première fois en avril, devait se retrouver à nouveau du 30 juin au 2 juillet 2010 à Genève. Ses conclusions sont attendues début 2011.


Le 3 juin dernier, Margaret Chan a décidé de maintenir l'alerte pandémique sur la grippe H1N1 qui a fait quelque 18 100 morts avérés dans le monde depuis sa découverte en avril 2009 sur le continent américain.

Le journal Nature a aussi attaqué le BMJ, pour, selon eux, des inexactitude dans le reportage. Le British Medical Journal a répliqué par une série de mises au point démontrant que Nature avait tout faux en mélangeant rapport santé et rapport des politiciens. Lorsqu'il y a des milliards $ en cause les parties en litige se trouvent toujours des applaudisseurs intéressés pour justifier la dilapidation des fonds publics. Nos impôts quoi!

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Résumé et commentaires par JosPublic pour MétéoPolitique
En ligne le 29 juillet 2010

Personnes intervenantes

Bennett, Dre Carolyn  - ex-ministre de la santé publique au Canada

Chan, Margaret  - Directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé OMS

Kopacz, Ewa   - Ministre de la santé de la Pologne

Organisations intervenantes

Eudravigilence

GlaxoSmithKline

ID Biomedical Corp

Organisation mondiale de la santé

Sources

Agence France Presse
8 juin 2010


Agence QMI
Journaliste
Christina Spencer
17 juin 2010

Associated Press
2 juillet 2010

eitb.com
2 juillet 2010


Journal Libération - France
Journaliste
Éric Favereau
3 mars 2010


Journal Marianne  - France
Journaliste Clotilde Cadu
12 juin 2010

Journal Nouvel Observateur - France
2 juin 2010

Slate France
Par Dr. Antoine Flahault et
 Jean-Yves Nau
27 juin 2010

Le comité d'évaluation indépendant
 

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé que deux membres d'un comité d'experts travaillant sur la réaction à apporter à la pandémie de grippe A/H1N1 avaient démissionné en raison d'un conflit d'intérêt présumé.
 

John MacKenzie et Tony Evans ont démissionné parce que leur étroite association avec l'OMS pendant la pandémie pouvait être perçue comme conflictuelle avec l'aptitude du comité à rester indépendant, selon l'OMS.