La Corruption cause et conséquence de la Crise Financière ?

Par Toulouse 7 - France
Publié le 10 novembre 2009

 

Les États signataires du traité anti-corruption des Nations Unies étaient réunis lundi à Doha, au Qatar, pour en dresser un bilan depuis son entrée en vigueur en décembre 2005, un haut responsable des Nations Unies rappelant que la corruption n’était pas une fatalité.

Rétablir la confiance sur les marchés, les affaires

Cette conférence est le « forum intergouvernemental par excellence pour combattre la corruption, » a déclaré le ministre de la justice du Qatar, Ali Al-Marri, à l’ouverture de la réunion.

De son côté, le directeur exécutif de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Antonio Maria Costa, a dénoncé la corruption comme la « cause et la conséquence » de la crise financière. Il a critiqué les gouvernements pour avoir laissé le système évoluer sans restriction ainsi que les financiers et les capitaines d’industrie pour leurs transactions artificielles.

Il a pressé tout les États à utiliser le traité anti-corruption des Nations Unies comme « un outil pour rétablir la confiance sur les marchés, les affaires, et les gouvernements. »

M. Costa a insisté sur le fait que « la corruption peut être évité, ce n’est pas une fatalité, ou un élément du commerce. » Le traité de l’ONU a des dispositions préventives s’appliquant au secteur privé comme au secteur public. C’est sa mise en oeuvre qui est examinée à Doha.

Une des questions débattues à Doha est la création d’un mécanisme pour vérifier l’exécution du traité. « Actuellement, la corruption a un côté subjectif – il n’y a pas de moyen de la quantifier,  » a dit le directeur de l’ONUDC. Un mécanisme de vérification permettrait, pour la première fois, aux États de jauger l’efficacité de leur lutte contre la corruption et d’identifier les progrès nécessaires. L’intention est de créer un mécanisme transparent, sans ingérence, global et équitable. « Cela doit être une vérification technique intergouvernementale pour mesurer les progrès et non un jeu de délation et d’humiliation », a déclaré M. Costa. Il a exhorté les États membres à « entériner l’accord » sur le mécanisme de vérification à l’issue de la conférence qui se déroule jusqu’à vendredi.

La conférence des États membres rassemble plus de 1.000 délégués de 125 pays, ainsi que des représentants de la société civile, des organisations internationales, des parlements, des médias et du secteur privé.