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Culture antisociale états-unienne en marche au Canada
Après avoir détruit RONA, l’États-Unienne Lowe’s s’affaire à détruire les syndicats

Lowe's annonce qu'il embauche quelqu'un pour diriger une équipe d'enquêteurs antisyndicaux afin de garder les magasins «libres de syndicats».   Les experts du monde des affaires et des relations de travail confirment que la rhétorique antisyndicale en des termes francs dans les offres d’emploi est rare et «surprenante» au Canada.

 
 

Lowe’s, une chaîne de magasins de quincaillerie de bricolage qui exploite plus de 2 000 emplacements au Canada et aux États-Unis, est en plein recrutement et à la recherche de quelqu'un qui puisse « diriger une équipe d’investigateurs anti-union pour réaliser la vision de Lowe’s de magasins sans syndicat »

Une récente offre d'emploi répertoriée sur le site Web de Lowe’s International montre que la société cherche à embaucher un « directeur associé pour diriger une équipe de consultants enquêteurs pour s’occuper des dossiers d’employés.es à haut risque de syndicalisation suite à des plaintes à leur patron sur les lieux de travail.»

La description de poste indique que Lowe’s veut une personne ayant « de l’expérience dans la création d’un environnement sans syndicat », car le travail implique des « approches programmatiques d'évitement des syndicats » et « des directives sur les procédures de gestion à suivre dans les efforts potentiels de syndicalisation ».

L'affichage du poste indique que le responsable « supervise et dirige une équipe de consultants » pour « les enquêtes sur les relations entre les associés et les allégations de pratiques déloyales de travail » et cultive « des relations de confiance et productives avec les responsables des ressources humaines, juridiques et des opérations commerciales de toute l'entreprise. »

On ne sait pas si le poste supervise les enquêtes uniquement dans les magasins Lowe’s canadiens.  Bien que le poste lui-même soit basé au siège social international de Lowe's à Mooresville, en Caroline du Nord.   La publication mentionne spécifiquement les sites de Lowe's au Canada et stipule à plusieurs reprises que la personne sera responsable des opérations « dans toute l'entreprise ».

Lowe’s a déjà publié une offre d’emploi pour un poste de « consultant en relations associées » basé à Surrey, en Colombie-Britannique, qui se concentre principalement sur les « problèmes de relations de travail ».   Les descriptions de poste des enquêteurs au Canada et aux États-Unis mentionnent le dépôt de rapports à l’aide du « système de gestion de cas Lowe's ».

Marvin Ellison, président et directeur général de Lowe's. Lu sur Facebook: dédié à sa religion, à sa famille et à la compagnie.

Le bureau du siège sociale de Lowe's en Caroline du Nord n’a pas répondu à de multiples demandes de commentaires sur le poste et sur la question de savoir si la « philosophie sans syndicat » de l’entreprise s’applique également à ses magasins canadiens.

Le bureau canadien de Lowe's a également refusé de commenter lorsqu'on lui a demandé si leurs enquêteurs relevaient du directeur de la Relation avec les associés ou recevaient des instructions directement de la Caroline du Nord.

«C'est une de nos politique de ne pas partager ce type d’informations», a déclaré le bureau canadien de Lowe's.

Stéphane Lacroix, directeur des relations publiques de Teamsters Canada, qui représente les travailleurs de RONA au Québec, s’est dit surpris d’apprendre que le siège social de Lowe's recrute des enquêteurs antisyndicaux. 

« Sauf erreur de ma part, nous n’avons pas de mauvaises relations avec la direction au Québec, alors je me demande pourquoi Lowe’s aurait besoin de quelqu'un comme ça ?  C'est assez surprenant et honnêtement un peu décevant.

Stéphane Lacroix
Directeur des relations publiques pour les Teamsters Canada

Je ne sais pas comment les choses fonctionnent aux États-Unis, mais au Canada et au Québec, nous nous asseyons et négocions les problèmes, j’espère que la direction de Lowe's le garde à l’esprit. »

Nita Chhinzer

Nita Chhinzer, professeure en gestion organisationnelle à l’Université de Guelph, a convenu que la rhétorique antisyndicale sur les affichage de poste est inhabituelle au Canada.   « Je suis surprise de voir une discussion aussi flagrante sur le remplacement des syndicats et le maintien des syndicats hors du lieu de travail.  Voilà une rareté au Canada. »

Chhinzer a suggéré que la société pourrait avoir des équipes d'enquêteurs distinctes au Canada et aux États-Unis pour traiter « de la législation uniquement canadienne », mais en fin de compte « l'idéologie et l'approche devraient être centralisées ».

« Le pouvoir et le contrôle de l’organisation sont entièrement aux États-Unis », a observé Chhinzer, notant la structure de l’entreprise de Lowe's.  « L'idéologie de la relation employeur-employé est généralement centralisée dans la sous-culture du conseil d'administration de l'entreprise. »

En 2016, la société états-unienne a acquis les 496 points de vente au détail canadiens et neuf centres de distribution de RONA dans le cadre d'une transaction de 3,2 milliards de dollars approuvée par le gouvernement du Parti Libéral du Canada (PLC) de Justin Trudeau.

En 2018, Lowe's a fermé 31 établissements, dont 25 magasins RONA.

Justin Trudeau

Et plus tôt en 2020, Lowe’s a fermé 36 magasins supplémentaires, dont 24 autres magasins RONA.  Un certain nombre d'emplacements de RONA étaient syndiqués.  Lowe’s a également mis à pied 60 travailleurs à son bureau canadien de Boucherville, au Québec.

 

On se souviendra que le Parti Libéral du Québec (PLQ) menait le bal durant cette transaction et que c’est la vente des parts du gouvernement dans RONA qui fit la différence. 

Il fallait entendre les applaudissements à cette trahison de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) sous la gouverne de Michael Sabia pour bien comprendre la vision mondialiste au profit des multinationales états-uniennes. 

Dominique Anglade
cheffe du Parti Libéral du Québec

Michael Sabia...
bon débarras ou pas ?

Il est à noter aussi que l’actuelle chef du parti libéral Dominique Anglade s’était mouillée jusqu’au cou pour défendre la transaction.  Il est facile d’extrapoler que ce genre de situation l’avait confortée dans sa vision économique, soit celle qu’elle a défendue lorsqu’elle était à la Coalition Avenir Québec (CAQ) et maintenant digne successeure idéologique du Dr Philippe Couillard et de Jean Charest au Parti Libéral du Québec.  Voilà une contribution au fait que la race et le genre d’une personne ne contribue en rien à la défense de l'intérêt du peuple, à la hauteur de vue et à la sagesse.

 

Commentaire de JosPublic

Notes & Références encyclopédiques:

Teamsters Canada qui représente les travailleurs de RONA au Québec...
 

 

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la société états-unienne a acquis les 496 points de vente au détail canadiens et neuf centres de distribution de RONA....
 

 Navdeep Bains

Le Parti Libéral du Canada de Justin Trudeau approuve la vente de RONA.  Le ministre de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains, a approuvé la vente du détaillant québécois Rona au géant américain de la rénovation domiciliaire Lowe’s

Ce dernier affirme que l'entreprise était déterminée à maintenir une présence dans la province. Vidéo en anglais sur Global News, le 13 mai 2016.

 

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Fermetures de magasins

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Choix de photos, collection de textes, mise en page, références, titrage et traduction de l'anglais par : JosPublic
Mise à jour le 19 août 2020

Source:  PressProgress pour l'Institut et Fondation Broadbent

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