Voici qui explique pourquoi la population états-unienne ou canadienne
n'a plus aucune confiance dans les médias traditionnels?

Cela se passe à la télévision de Radio-Canada en octobre et en novembre 2016.   Patrice Roy l'animateur pro-élite-anti-populiste qui se réjouit et annonce que Trump ne sera jamais Président des États-Unis. Mais surtout Rafael Jacob, "spécialiste" de politique états-unienne trop sûr de lui dérape en ondes et fait des promesses de ce qu'il fera si Trump gagne!   Celui-là est prêt pour la radio poubelle de Québec!

Nous sommes le 11 novembre 2016 et Donald Trump est président des États-Unis.  Finalement nos zozos reviennent en ondes pour s'excuser et,  le plus cocasse, montrent une belle unanimité entre eux pour garder le chroniqueur incompétent, donc en gros, pour continuer à nous désinformer, nous faire croire que la bourse parle, que la loi du marché existe, que les sondages sont encore crédibles, que la vérité a été dite par l'agent de communication du ministre, qu'il n'y a pas de démocratie en Russie, que la Chine est méchante parce qu'elle ne choisit pas notre mode de représentation du peuple.  Une chance qu'il reste quelques journalistes d'enquête... mais la classe politique n'écoute plus.  Tristes médias!

 

 
 

Le temps des «mea culpa» made in USA
Stéphane Baillargeon
Chroniqueur au journal Le Devoir

 
 

Une faute partielle. Les médias n’ont quand même pas tout raté en couvrant la présidentielle.   Ils ont plutôt sous-estimé la force pro-Trump et l’aversion à l’endroit de Clinton.

Un défaut majeur. Plusieurs analystes affirment que les médias majeurs, concentrés dans les villes des côtes, semblent déconnectés de la réalité de l’hinterland étasunien.   « Si vous ne vivez pas dans une de ces petites villes, vous ne pouvez comprendre la désespérance, dit l’éditeur de Cracked.   La grande majorité desjobs sont dans les villes, mais autour de chaque ville il y a maintenant un mur de cent pieds appelé le coût de la vie. »

Une perte étendue. Les médias de qualité ont passé la campagne à dénicher des erreurs chez les candidats et à documenter leurs mensonges.   Des scoops majeurs ont entaché les réputations.   Le Nieman’s Lab rapportait jeudi que 229 quotidiens et 131 hebdos ont soutenu Mme Clinton par rapport à 13 publications en faveur de M. Trump, un rapport de 27 contre 1.

Seulement, à peine 18 % de la population américaine leur fait encore confiance, selon les derniers sondages du Poynter Institute.   Les journalistes pensaient donc que leurs informations servaient à tous, et en particulier pour noircir la candidature de M. Trump, alors que la révolution numérique a fait éclater le magistère des médias traditionnels tout en diversifiant les sources d’informations, vraies et fausses.   Les médias sociaux servent en plus de chambre de répercussion aux nouvelles et commentaires hyperpartisans et biaisés.   Une vidéo du clan Trump mis en ligne le 4 novembre 2016 a été vue 2,1 millions de fois en 14 heures. 

Un aveuglement total. Les journalistes ont-ils inconsciemment détourné les yeux de la force du mouvement conservateur parce qu’en tant que partie intégrante de « l’élite » ils ne pouvaient la concevoir ?   « Les médias libéraux sont dans une bulle », résume Nick Denton, fondateur de Gawker.

« Pour beaucoup de journalistes diplômés, libéraux et urbains, l’idée d’un président Trump excessif — vu ses penchants racistes, xénophobes et sexistes et ses comportements douteux — paraissait impensable, explique la chroniqueuse média du Washington Post Margaret Sullivan à poynter.org.    Littéralement impensable.    Alors, nous nous sommes engagés dans notre propre année de pensée magique.   Ça ne pouvait pas arriver, alors ça n’arriverait pas.   Et puis, c’est arrivé. »

Le temps des «mea culpa made in USA (Le Devoir, 11 novembre 2016)

 

Source: U-Tube de la clique du plateau

Choix de photos, mise en page et titrage par : JosPublic
Publication :9 novembre 2016
Mise à jour le 11 novembre 2016

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