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Pour une fois laissons la parole à Ron Unz,
un conspirationniste, selon les médias grand public

Il existe de bonnes et de mauvaises théories conspirationnistes, les premières étant celles mises en avant par les vedettes de l’information médiatique de grande écoute et n’étant donc pas étiquetées comme telles.  

Et celles des dissidents, des recherchistes autonomes, des journalistes indépendants, des économistes hétéroclites, des savants sans chapelle et des chercheurs sans liens avec des actions en bourse ou des compagnies subventionnaires. 

Voici donc Ron Unz , un chercheur sans titre réservé, mais avec un pédigrée impressionnant qui nous fait faire le tour du jardin états-unien et par effet d'imbrication géopolitique, du jardin Canadien.   Laissons parler sa plume ou l'"output" de son clavier prédictif.

  - JosPublic

 
 
 

Un outil entre les mains des agences d'espionnage des États
Les conspirations de faits et les théories conspirationnistes

 
 

Il y a un an ou deux, j’ai vu ce film de science-fiction "Interstellar" (au Québec "Interstellaire") qui fit tant parler de lui, et, même si le scénario n’était pas très bon, une des scènes du début était assez amusante.

Pour différentes raisons, le gouvernement états-uniens du futur avait déclaré que l’alunissage de la fin des années 1960 était un faux, un truc fait pour gagner la guerre froide en tentant de mener la Russie à la faillite en la poussant à faire d’inutiles efforts pour tenter le même exploit.

Cette inversion de la réalité était acceptée comme vraie par presque tout le monde et les rares personnes prétendant que Neil Armstrong avait vraiment posé le pied sur la Lune étaient ridiculisées devant tout le monde en étant traitées de conspirationnistes.  

Cela m’a semblé un portrait de la nature humaine assez réaliste.

En vérité, une grande partie de ce qui est raconté par nos élites gouvernementales ou présenté dans les pages de nos plus respectables journaux – de l’attentat du 11 septembre 2001 aux cas les plus insignifiants de petite corruption urbaine – pourrait objectivement être catégorisée comme des théories conspirationnistes, mais cela ne sera jamais étiqueté comme tel.  

Au contraire, l’utilisation de ce terme si chargé est réservée à ces théories, qu’elles soient plausibles ou difficiles à croire, qui ne sont pas approuvées par l'élite gouvernante.

J’ai souvent plaisanté avec les gens en disant que si la propriété et le contrôle de nos télés et journaux changeaient soudainement, le nouveau régime médiatique n’aurait besoin que de quelques semaines pour totalement inverser toutes ces fameuses théories conspirationnistes dans l’esprit du crédule public états-unien.

L’idée que 19 Arabes armés de canifs (cutters) puissent détourner plusieurs avions de ligne, échapper facilement au système de défense aérienne NORAD, et réduire plusieurs gratte-ciel imposants en poussière deviendrait vite ridiculisée comme la plus minable des théories conspirationnistes, sortie droit des bandes dessinées pour envahir l’esprit de malades mentaux, surpassant facilement l’absurde théorie du tireur solitaire de l’assassinat de John F. Kennedy.     Même sans de tels changements dans le contrôle des médias, de profonds changements dans les croyances du public sont fréquemment arrivés récemment, simplement sur la base d’association d’idées. 

Dans les semaines et mois qui ont suivi l’attentat du 11 septembre 2001, tous les médias états-uniens se sont empressés de dénoncer et diaboliser Oussama Ben Laden, le soi-disant maître d’œuvre islamiste, en le présentant comme l’ennemi numéro 1, avec son visage barbu apparaissant sans fin à la télévision ou imprimé dans les journaux, devenant vite un des visages le plus reconnus au monde.

Mais, alors que l’administration Bush et ses alliés médiatiques préparaient une guerre contre l’Irak , des images des tours en feu étaient juxtaposées à des photos du moustachu Saddam Hussein, ennemi mortel de Ben Laden.

En conséquence, au moment de l’invasion de l’Irak en 2003, les sondages montraient que 70% du public états-unien croyait que Saddam Hussein était personnellement impliqué dans la destruction du World Trade Center.    À ce moment, aucun doute que des millions d’États-Uniens patriotes, mais sous-informés auraient diabolisé et traité avec colère de conspirationniste quiconque aurait la témérité de suggérer que Saddam n’était peut-être pour rien dans le 11 septembre 2001, même si aucune autorité n’avait explicitement fait une telle fausse déclaration.

Ces principes de manipulation médiatique m’occupaient souvent l’esprit il y a quelques années quand je suis tombé sur un livre court, mais fascinant publié par le journal académique de l’université du Texas.   L’auteur de la «  Théorie de la conspiration aux États-Unis » est le professeur Lance DeHaven-Smith, un ancien président de l’ Association pour la science politique de Floride.

Basée sur d’importantes révélations par la FOIA [Freedom of Information Act, loi pour la liberté d’information, NdT], la révélation du livre était que la CIA était probablement responsable de la large dissémination du concept de théorie de la conspiration comme terme de manipulation politique, ayant orchestré ce développement comme un moyen d’influencer l’opinion publique.

Le milieu des années 1960 a connu une augmentation du scepticisme public à propos de la commission Warren qui avait trouvé qu’un tireur solitaire, Lee Harvey Oswald, était le seul responsable de l’assassinat du président Kennedy, de plus en plus de gens pensant que de hauts dirigeants états-uniens étaient aussi impliqués.  

Alors, comme outil pour contrôler les dégâts, la CIA a distribué un mémorandum secret à tous ses officiers de terrain demandant qu’ils enrôlent les médias dans une tentative d’attaquer et de ridiculiser de telles critiques en les traitant d’adeptes irrationnels de théories de la conspiration.

Rapidement, apparurent dans les médias de telles déclarations dont les mots, les arguments et la logique correspondaient exactement aux directives de la CIA.

  Le résultat en fut une large augmentation dans l’utilisation péjorative de la phrase, qui s’est répandue dans les médias états-uniens et dont l’impact continue jusqu’à maintenant.  

Il existe donc la preuve qui soutient cette conspiration bien spécifique de la part de la CIA, expliquant l’apparition soudaine et à grande échelle des attaques sur les théoriciens de la conspiration dans les médias grand public.

Mais même si la CIA apparaît comme ayant effectivement manipulé l’opinion publique de façon à transformer le concept de théorie de la conspiration en un outil de combat idéologique, l’auteur décrit aussi comment l’arrière-plan philosophique avait déjà été préparé une vingtaine d’années plus tôt.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, un changement important en théorie politique a causé une forte baisse de respectabilité à l’égard de toute explication conspirationniste d’événements historiques.

Des dizaines d’années avant ce conflit, un de nos plus réputés et brillants universitaires et figure intellectuelle était l’historien Charles Beard, dont la pensée influente s’était focalisée sur le rôle néfaste de plusieurs théories conspirationnistes dans la structuration de la politique états-unienne, au bénéfice de l’élite et aux dépens du public, avec des exemples allant des débuts de l’histoire états-unienne jusqu’au début de la Première Guerre mondiale.

Évidemment, les chercheurs n’ont pas prétendu que tous les événements historiques majeurs avaient des causes cachées, mais il était largement accepté que quelques-uns en avaient et essayer de rechercher ces possibilités était considéré comme un travail académique acceptable.

Pourtant, Beard fut un opposant virulent à l’entrée des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale, il fut donc marginalisé dans les années qui ont suivi et jusqu’à sa mort en 1948.   De nombreux autres intellectuels de tendance similaire ont subi le même destin et ont même perdu toute respectabilité, se voyant refuser tout accès aux médias.

Parallèlement, les idées totalement opposées de deux philosophes politiques européens, Karl Popper et Léo Strauss, s’imposaient petit à petit dans les cercles intellectuels états-uniens et leurs idées devinrent dominantes dans la vie publique.

Popper, celui ayant le plus d’influence, a présenté des objections théoriques mettant en doute le fait même que d’importantes conspirations puissent exister en suggérant qu’il serait impossible de les mettre en place, étant donné la faillibilité de l’agent humain.

Ce qui apparaît comme une conspiration n’est en réalité que des agents individuels poursuivant leurs étroits objectifs.  Encore plus, il considérait les croyances conspirationnistes comme une maladie sociale extrêmement dangereuse, un facteur majeur dans le développement du nazisme et d’autres idéologies totalitaires.  Sa propre histoire de descendant juif ayant fui l’Autriche en 1937 a sûrement contribué à la profondeur de ses sentiments sur ces sujets philosophiques.

De même, Strauss, une figure fondatrice de la pensée néoconservatrice actuelle, était également très dur dans ses attaques contre l’analyse conspirationniste, mais pour des raisons totalement opposées.  Dans son esprit, les conspirations élitistes étaient absolument nécessaires et bénéfiques, une défense sociale cruciale contre l’anarchie et le totalitarisme, mais leur efficacité dépendait évidemment du fait de bien les cacher aux yeux curieux des masses ignorantes.

Son principal problème vis-à-vis des théories de la conspiration n’était pas qu’elles étaient fausses, mais qu’elles étaient souvent vraies et que leur révélation pouvait potentiellement gêner le bon fonctionnement de la société.   Donc, par légitime défense, les élites devaient activement supprimer ou au moins empêcher les enquêtes non autorisées au sujet de conspirations suspectées.

Même pour les États-Uniens les plus éduqués, des théoriciens comme Beard, Popper et Strauss ne sont probablement que de vagues noms aperçus dans les manuels scolaires, et c’était certainement mon cas.

Mais alors que l’influence de Beard semble avoir largement disparu dans le cercle des élites, ce n’est pas du tout le cas de ses rivaux.   

Popper est l’un des fondateurs de la pensée libérale moderne et un individu politiquement influent.  George Soros  (le grand ami de Justin Trudeau et de sa belliqueuse Chrystia Freeland) se déclare un des disciples intellectuels de Popper.  De même les intellectuels néoconservateurs qui ont totalement dominé le Parti républicain et le mouvement conservateur depuis quelques dizaines d’années font fièrement référence aux idées de Strauss.

Le site web du Parlement canadien a publié cette photo d’une conversation avec George Soros (à gauche), le premier ministre du Canada, Justin Trudeau (au centre) et Chrystia Freeland (à droite) lors d'une réunion du Forum économique mondial à Davos, organisé en janvier 2016.

Donc, par ce mélange d’influence poppérienne et straussienne, la tendance traditionnelle états-unienne à considérer les conspirations des élites comme un aspect réel et dangereux de notre société a été petit à petit stigmatisée en étant étiquetée soit comme paranoïaque soit comme politiquement dangereuse, mettant en place les conditions de son exclusion des discours respectables.

En 1964, cette révolution intellectuelle était quasiment achevée, comme le montrent les réactions totalement positives au fameux article écrit par l’analyste politique Richard Hofstadter qui critiquait le soi-disant «style paranoïaque» de la politique états-unienne, qu’il dénonçait comme étant la cause sous-jacente à la croyance populaire répandue en d’improbables théories conspirationnistes.

Il attaquait souvent des hommes de paille, racontant et ridiculisant les croyances conspirationnistes les plus ridicules, tout en ignorant celles qui s’étaient révélées vraies.   Il a, par exemple, raconté comment les plus hystériques des anticommunistes avaient prétendu que des dizaines de milliers de soldats de l’Armée rouge chinoise se cachaient au Mexique pour préparer une attaque sur la ville de San Diego , alors même qu’il n’a pas reconnu que pendant des années des espions communistes avaient réellement officié aux plus hauts niveaux du gouvernement états-unien.   Même l’esprit le plus conspirationniste reconnaît que les théories conspirationnistes proposées ne sont pas toutes vraies, mais que seulement certaines d’entre elles peuvent l’être.

La plupart de ces changements dans le sentiment public se sont passés avant ma naissance ou lors de ma prime jeunesse, et ma propre vision a été façonnée par le consensus médiatique que j’avais absorbé.  

Ainsi, pendant presque toute ma vie, j’ai automatiquement considéré les soi-disant théories conspirationnistes comme ridicules, sans jamais penser que certaines pouvaient être vraies.  Les rares moments où j’ai réfléchi au sujet, mon raisonnement était simple et basé sur ce qui me semblait un solide bon sens.  

Toute conspiration responsable d’événements publics importants devait sûrement impliquer plusieurs agents ou groupes, dans plusieurs endroits, impliquant au moins 100 personnes.  Et donc, étant donné la nature imparfaite de toute tentative de secret, il devait donc être impossible que tout cela puisse rester totalement caché.

Même si une conspiration pouvait rester cachée à 95%, cinq indices majeurs resteraient encore visibles pour les enquêteurs.   Alors, lorsque l’essaim de journalistes d’investigation le remarquerait, de tels signes de conspiration ne manqueraient pas d’attirer les autres journalistes et enquêteurs et les feraient remonter jusqu’à la source, révélant encore d’autres indices et preuves jusqu’à ce que la conspiration soit totalement dévoilée.  Et même si tous les faits n’apparaissaient pas au grand jour, on pourrait au moins tirer la conclusion qu’il y a vraiment une sorte de conspiration.

Mais cette sorte de raisonnement comporte une affirmation tacite dont j’ai, depuis, réalisé qu’elle est complètement fausse.   Évidemment, de nombreuses conspirations potentielles impliquent soit des fonctionnaires haut placés soit des situations dont la révélation représenterait une source d’embarras considérable pour ces individus.   J’ai toujours pensé que même si le gouvernement échoue donc dans son rôle d’enquêteur, les acteurs du 4e pouvoir débarqueraient inévitablement, cherchant sans arrêt la vérité, la reconnaissance et le prix Pulitzer.

Hélas, lorsque j’ai progressivement réalisé que nos médias n’étaient rien d’autre qu’une Pravda états-unienne et l’étaient peut-être même déjà depuis des dizaines d’années, j’ai commencé à réaliser la faille dans ma logique.   Car si ces cinq, dix ou vingt indices étaient simplement ignorés par les médias, par paresse, incompétence ou vénalité, il n’y aurait alors plus rien pour empêcher que les conspirations puissent se réaliser et rester non dévoilées, peut-être même les plus évidentes et les plus mal faites.

En fait, je voudrais élargir cette notion à un principe plus général.   Un contrôle total des médias est nécessaire et même une condition "sine qua non" pour le succès d’une conspiration.   Donc pour envisager la plausibilité d’une conspiration la première chose à regarder est qui contrôle les médias locaux et jusqu’à quel point.

Faisons une simple expérience mentale.  Pour différentes raisons, les médias états-uniens sont, de nos jours, extraordinairement hostiles à la Russie, certainement bien plus encore qu’à l’époque de l’Union soviétique dans les années 1970 et 1980.

Par conséquent, je dirais que les possibilités d’une conspiration russe se déroulant dans la zone d’opération de ces médias sont virtuellement nulles.   Pourtant, nous sommes bombardés d’histoires de prétendues conspirations russes qui semblent être des faux positifs, d’horribles allégations ne reposant visiblement sur aucune base factuelle ou étant même totalement ridicules.

Par contre même la plus vulgaire conspiration anti-russe peut se dérouler sans être rapportée dans les médias grand public ou sans subir la moindre enquête sérieuse comme pour l’interdiction aux sportifs russes de participer aux derniers Jeux olympiques. 

Cet argument est loin de n’être qu’une simple hypothèse.  

Un point de bascule dans la nouvelle Guerre froide contre la Russie fut le vote, en 2012, de la loi Magnitsky par le Congrès des États-Unis, cherchant à punir plusieurs soi-disant fonctionnaires russes corrompus pour leur implication présumée dans la persécution et l’assassinat d’un employé de Bill Browder, un directeur de fonds de pension états-unien ayant fait de gros investissements en Russie.

Pourtant, il existe des preuves convaincantes que Browder lui-même fut le cerveau et le bénéficiaire de ce gigantesque détournement de fonds et que son employé prévoyait de témoigner contre lui et craignait donc pour sa vie.   Évidemment, les médias états-uniens n’ont quasiment pas mentionné ces remarquables révélations concernant ce qui ressemble à un gigantesque traquenard géopolitique.

L’apparition d’internet et la vaste prolifération de sites de médias alternatifs, dont le mien, ont, jusqu’à un certain point, changé cette situation déprimante.   Il n’est donc pas surprenant de constater que les discussions dominant ces sites concernent les sujets régulièrement condamnés comme des théories de la conspiration de dingues par nos médias grand public.

De telles spéculations doivent certainement irriter et inquiéter le gouvernement qui s’est longtemps appuyé sur la complicité dont il tire profit de la part des médias pour permettre leurs actes malfaisants de se dérouler sans être remarqués ni punis.

Effectivement, il y a quelques années de cela un fonctionnaire de l’administration Obama prétendait que la libre discussion sur internet à propos des théories conspirationnistes était potentiellement dangereuse et que le gouvernement devrait embaucher des agents pour infiltrer cognitivement ces sites et tenter de les interrompre, proposant ainsi une variante haute technologie des très controversées opérations Cointelpro mises en place par le FBI de J. Edgar Hoover.

Avant, j’avais rarement entendu parler de Charles Beard, pourtant considéré à l’époque comme une figure de la vie intellectuelle états-unienne du XXe (vingtième) siècle.  Mais plus je découvre le nombre de crimes et désastres sérieux qui ont complètement échappé à l’attention des médias, plus je me demande ce qui peut encore nous être caché.

Beard avait donc probablement raison en reconnaissant la respectabilité des théories conspirationnistes, et nous devrions revenir à la manière de penser traditionnelle états-unienne, malgré la propagande sans fin menée par la CIA et d’autres afin de nous persuader que nous devrions considérer de telles notions comme ne méritant aucune considération. 

un texte de Ron Unz

Né en Californie dans une famille juive, Unz a étudié à Cambridge et Stanford avant de gagner des millions grâce à une société de logiciels financiers.   Certains d'entre nous se seraient retirés à ce moment-là pour profiter de la vie sans des activités plus ardues que la natation occasionnelle, mais pas Unz.   Il a commencé à s'impliquer dans la politique.  Unz s'est également forgé une réputation d'écrivain.  Ses articles, pour des journaux et des magazines comme le Wall Street Journal et le Weekly Standard, étaient largement axés sur l'éducation, mais son essai le plus important et le plus controversé, pour la revue néoconservatrice Commentary  " California and the End of White America".     Il décida de tenir en ligne son propre site internet nommé Unz Review.   En 2020, le site est considéré comme un site conspirationniste par les libéraux états-uniens et les médias grand public.

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Commentaire de
JosPublic

L'État qui conspire pour notre bien, devrions-nous accepter cela ?  On voit ici déjà se poindre tel et tel politicien qui utilise un mélange de mensonge, de propagande, de gestes posés sous fausses bannières pour nous faire avaler sa vision du monde.   Je pense aussi aux révélations devant la Commission Keable qui enquêtait sur le comportement policiers qui posaient plus de gestes illégaux et illégitimes que leurs souffre-douleur, c'était avant et pendant la crise d'Octobre 1970 au Québec et plus récemment,  je relis le texte de l'urgentologue québécois Dr Vadeboncoeur qui invoque le besoin de faire de la "réingénierie sociale" pour nous convaincre de porter un masque antibactérien.  J'aimerais bien savoir ce que cache toute cette histoire de coronavirus ?  Déjà la boîte à mensonges déborde.

Les conspirations se présentent sous différentes formes, du délit d'initiés financier manipulant les marchés boursiers, le verdissement de produit toxiques,  l'instauration de la peur sanitaire pour justifier la création de vaccins et de passeports santé qui feront les beaux jours de l'industrie pharmaceutique, la mobilisation de terroristes pour créer la peur incitant les citoyens.nes à demander plus de sécurité, soit par l'attrition de libertés individuelles ou des systèmes de surveillance électronique.

 L'utilisation de faux drapeaux, on dit aujourd'hui de fausses bannières et l'histoire nous enseigne que chez les romains cela se disait "Casus belli".   Pour réaliser tout cela il a fallu que des gens conspirent..

Alors qualifier de conspirationnistes ceux et celles qui tentent de faire la lumière sur les vraies conspirations cela devient du ridicule mensonger et malhonnête et comme l'a expliqué Ron Unz, cela fait le jeu des organismes comme la CIA aux États-Unis, le M16 en Angleterre (Royaume-Uni), le SCRS au Canada. 

Finalement il faut nommer ce que font les grands médias.  À cause de leur implication volontaire aux conspirations d'État, le terme médiamensonge est tout-à-fait approprié.

 

Liste non exhaustive des vraies conspirations organisées par des États
et soutenues par les médias à grand public.
On nomme aussi cette tactique de contrôle des populations "Opération sous fausses bannières"

Par Tyler DURDEN

 

Il existe de nombreuses attaques sous fausse bannière bien documentées dans lesquelles un gouvernement est l’instigateur, (les grands médias les diffuseurs ) et qui, pour des raisons politiques, en reporte la faute sur son ennemi.

Les opérations sous fausse bannière ont, sans arrêt, changé le cours de l’Histoire, dans le monde entier.  Sauf si le peuple prend conscience de ce style d’opération, les gouvernements continueront à les utiliser pour provoquer de plus en plus de guerres désastreuses.

Dans les exemples suivants, les officiels gouvernementaux qui ont participé à ces attaques (ou en ont sérieusement proposé) l’ont avoué, oralement ou par écrit :   

Note du webmestrel'auteur a utilisé comme référence l'outils de recherche Yandex (le Google de la Russie).  Malheureusement pour une raison qui m'échappe, les textes ne sont plus accessibles.  Le webmestre a retrouvé quelques références par d'autres moteurs de recherche.  Mais de refaire le tout est trop fastidieux.

1. – En 1931, les troupes japonaises ont déclenché une petite explosion dans un train et ont accusé la Chine pour justifier l’invasion de la Mandchourie. C’est une histoire connue sous le nom de  l’incident de Munken ou l’incident de Mandchourie.   Le tribunal militaire international de Tokyo a trouvé que «plusieurs des participants à ce plan, dont Hashimoto (un officier supérieur de l’armée japonaise) ont plusieurs fois admis leur participation à ce complot et ont déclaré que le but de cet incident était de donner une excuse à l’occupation de la Mandchourie par l’armée du Kwantun ».

2. – Un haut officier de la SS nazi a avoué au tribunal de Nuremberg que, sous les ordres du chef de la Gestapo, lui et d’autres militaires nazis ont attaqué leur propre peuple et des infrastructures pour en rejeter la faute sur les Polonais afin de justifier l’invasion de la Pologne.

3. – Le général nazi Franz Halder a aussi témoigné au tribunal de Nuremberg que le dirigeant nazi Goering avait admis avoir donné l’ordre de mettre le feu au parlement allemand (le Reichstag) en 1933 et avait accusé à tort les communistes de cet acte criminel.

4. – Le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev a admis par écrit que l’Armée rouge soviétique avait bombardé le village russe de Mainila en 1939, tout en accusant la Finlande de cette attaque, et s’en est servi comme prétexte pour lancer la guerre d’hiver contre la Finlande.  Le président russe Boris Eltsine a aussi admis que la Russie avait été l’agresseur dans la guerre d’hiver.

5. – Le parlement russe, l’actuel président russe Vladimir Poutine et l’ancien dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev ont tous reconnu que Joseph Staline avait ordonné à sa police secrète d’exécuter 22 000 officiers de l’armée polonaise à Katyn, en 1940, et en a fait porter la faute aux nazis.

6. – Le gouvernement britannique a admis avoir bombardé, entre 1946 et 1948,  cinq bateaux transportant des juifs cherchant à fuir l’holocauste pour se réfugier en Israël et avoir créé un faux groupe appelé Défenseurs de la Palestine arabe, qu’il a accusé d’avoir bombardé ces bateaux.

7. – Israël a reconnu qu’en 1954 une cellule terroriste israélienne opérant en Égypte avait placé des bombes dans plusieurs bâtiments, dont des bureaux diplomatiques américains, et avait laissé des preuves impliquant les Arabes.  (Une des bombes s’est déclenchée prématurément, permettant aux Égyptiens d’identifier les coupables et plusieurs Israéliens impliqués ont avoué.) 

8. – La CIA a admis qu’elle avait employé des Iraniens dans les années 1950 pour se faire passer pour des communistes cherchant à commettre des attentats, tout cela pour essayer de retourner la population contre le premier ministre élu démocratiquement.

9. – Le premier ministre turc a reconnu que le gouvernement turc avait organisé les attentats de 1955 contre le consulat turc en Grèce, endommageant par la même occasion le lieu de naissance, situé a proximité, du fondateur de la Turquie moderne, tout en faisant porter la responsabilité à la Grèce et justifier les violences anti-grecques.

10. – Le premier ministre britannique a avoué à son secrétaire de la défense que le président états-unien Dwight Eisenhower et lui avaient approuvé un plan en 1957 pour lancer des attaques sur la Syrie et en reporter la faute sur le gouvernement syrien comme moyen de parvenir à un changement de régime

11. – Un ancien premier ministre italien, un juge italien et un ancien chef du contre-espionnage italien ont admis que l’OTAN, avec l’aide du Pentagone et de la CIA ont organisé des attentats en Italie et d’autres pays européens pour que la population se joigne aux gouvernements dans leur lutte contre le communisme.  Comme l’a fait remarquer un participant à ce programme secret:  « Vous devez attaquer des civils, des gens, des femmes et des enfants, des innocents et des inconnus totalement éloignés de la sphère politique.  La raison en est très simple.  Tout cela pour pousser les gens, le peuple italien, à se tourner vers l’État pour demander plus de sécurité. »   (L’Italie et d’autres pays européens avaient déjà rejoint l’OTAN avant que ces attentats ne soient perpétrés.)   La BBC d'Angleterre a déjà produit une émission sur ce sujet.   Ils ont aussi exécuté des attentats en France, en Belgique, au Danemark, en Allemagne, en Grèce, en Hollande, en Norvège, au Portugal, au Royaume Uni et encore dans d’autres pays.

Les attentats sous fausse bannière exécutés sous ce programme OTAN/CIA comportent entre autres : L’assassinat du premier ministre turc (1960);
Des attentats à la bombe au Portugal (1966);
Le massacre de la Piazza Fontana en Italie (1969) ;
Des attaques terroristes en Turquie (1971);
Les attentats à la bombe de Peteano (1972);
Les fusillades de Brescia en Italie et un attentat à la bombe dans un train (1974);
Des fusillades à Istanbul (1977);
Le massacre d’Atocha à Madrid (1977):
L’enlèvement et le meurtre d’un Premier ministre italien (1978);

Les attentats de la gare de Bologna en Italie (1980); La fusillade et l’assassinat de 28 passants à Brabant en Belgique (1985);

12. – En 1960, le sénateur américain George Smathers propose que les États Unis lancent «une fausse attaque sur la baie de Guantanamo qui nous donnerait l’excuse pour déclencher une bataille puis d’aller renverser Castro.»

13. – Des documents du département d’État montrent que, en 1961, le chef de l’armée et d’autres fonctionnaires de haut niveau discutaient de l’opportunité de faire exploser un consulat en République dominicaine pour avoir le prétexte d’envahir le pays.  Le plan ne fut jamais exécuté mais tout ce beau monde l’envisageait comme une sérieuse possibilité.

 

14. – Comme le gouvernement américain l’a reconnu, des documents de 1962 récemment déclassifiés montrent que le chef des armées a donné son accord à un plan pour faire exploser des avions États-Uniens (sous un plan très élaboré d’échange d’avions) et pour commettre aussi des actes terroristes sur le sol états-unien, en accuser des Cubains et justifier ainsi une invasion de Cuba.  Regardez l’article de ABC, les documents officiels et l’interview par Peter Jennings de l’ancien journaliste d’investigation d’ABC world news.  Ici pour le livre de James Bamford

15. – En 1963, le département de la Défense américain a écrit un mémo poussant à des attaques à l’intérieur de l’Organisation des États d’Amérique, dans des pays comme la Jamaïque ou Trinité et Tobago, pour ensuite en accuser le gouvernement cubain.

16. – Le département de la Défense américain a même été jusqu’à proposer de secrètement payer quelqu’un dans le gouvernement Castro pour attaquer les États-Unis:  «La seule solution restante à envisager serait alors de corrompre un des subordonnés militaire de Castro pour qu’il lance une attaque sur Guantanamo.»

17. – La NSA a avoué qu’elle avait menti à propos de ce qu’il s’était réellement passé dans le golfe du Tonkin en 1964, manipulant les données pour qu’elles montrent des bateaux vietnamiens tirer sur un navire états-unien, justifiant ainsi le déclenchement de la guerre du Vietnam.

18. – Un comité d’enquête du Congrès américain a montré que, dans le cours de sa campagne COINTELPRO , le FBI avait utilisé de nombreux provocateurs, des années 1950 jusqu’aux années 1970, pour perpétrer des violences et les utiliser pour faussement accuser des activistes politiques.

19. – Un haut général turc a admis que les forces turques avaient incendié une mosquée à Chypre dans les années 1970 pour en faire porter la responsabilité sur leurs ennemis. Il expliqua: «Au cours de certaines guerres on accuse l’ennemi d’actes de sabotage pour augmenter la résistance populaire. On l’a fait à Chypre, on a même brûlé une mosquée.»  En réponse à l’air incrédule de son interlocuteur, le général a ajouté «C’est juste un exemple

20. – Un document déclassifié de la CIA, datant de 1973, a révélé un programme pour entraîner des forces de police et militaires étrangères à la manière de fabriquer des dispositifs piégés, en faisant croire qu’ils les entraînaient seulement à la façon d’enquêter sur les actes terroristes:

Voici le programme:

a.  Enseigner aux stagiaires les techniques de base pour utiliser des explosifs de démolition, commerciaux ou militaires, et la manière de les utiliser dans des opérations de terrorisme ou de sabotage industriel;

b. Présenter aux stagiaires le matériel et l’équipement disponibles sur le marché, ceux qui sont susceptible d’être utilisés par des terroristes ou des saboteurs pour fabriquer des explosifs; c. Familiariser les stagiaires avec les concepts d’analyse de la cible et de planification des opérations utiles à un terroriste ou un saboteur;

d. Présenter aux stagiaires les moyens et techniques concernant les dispositifs piégés avec des travaux pratiques sur des dispositifs déjà fabriqués ou à fabriquer eux-mêmes;

Le programme fournit aux stagiaires de bonnes opportunités de familiarisation et d’entrainement en manipulant, préparant et utilisant les diverses charges explosives, agents incendiaires, outils de terrorisme et techniques de sabotage.

 

21. – Le gouvernement a admis qu’en 1978 les services secrets allemands ont fait exploser une bombe contre le mur extérieur d’une prison et placé des outils d’évasion pour qu’un prisonnier, un membre de la Faction armée rouge, puisse s’évader et qu’on lui fasse porter la responsabilité d’un attentat.

22. – Un agent du Mossad a reconnu qu’en 1984 le Mossad avait placé un émetteur radio dans la résidence de Kadhafi à Tripoli pour transmettre de fausses émissions enregistrées par le Mossad, dans le but de faire croire que Kadhafi soutenait le terrorisme.

23. – Le Conseil sud-africain pour la vérité et la réconciliation a trouvé qu’en 1989, le Bureau de coopération civile (une branche secrète des forces de défense sud-africaines) avait proposé à un expert en explosifs de «participer à une opération destinée à discréditer l’ANC en faisant exploser le véhicule de police de l’officier chargé de l’enquête sur le meurtre», faisant ainsi croire que l’ANC était responsable de l’opération.

24. – Un diplomate algérien ainsi que plusieurs officiers de l’armée algérienne ont reconnu que, dans les années 1990, l’armée algérienne massacrait fréquemment des civils et en accusait les militants islamiques.

25. – Une publication de 1994 de l’armée américaine, les Tactiques techniques et procédures de défense internes pour les Forces spéciales, rééditée en 2004, recommande ouvertement d’employer des terroristes et d’utiliser des opérations sous fausses bannières pour déstabiliser les régimes de gauche en Amérique latine. Des attaques sous fausse bannière ont donc été exécutées en Amérique du sud et d’autres régions du monde dans le cadre de la guerre sale de la CIA.

26. – Dans le même genre, un manuel d’opérations psychologiques rédigé par un contractant de la CIA pour le compte des rebelles contras du Nicaragua fait remarquer l’intérêt d’assassiner quelqu’un de son bord pour créer un martyr pour la cause.   Le manuel a été authentifié par le gouvernement américain.  Le Washington Post, l’AP et d’autres médias ont fait un tel remue-ménage autour de cette affaire que, durant la campagne présidentielle de 1984, le président Reagan, a été confronté à cette question à la télévision nationale, il disait:

«En ce moment, nous faisons face à cette extraordinaire histoire de manuel de guérilla de la CIA distribué aux anti-sandinistes que nous soutenons, manuel qui professe non seulement le meurtre de sandinistes, mais aussi l’utilisation de criminels pour tuer des membres de la guérilla que nous soutenons, afin d’en faire des martyrs.»

27. – Une équipe indonésienne enquêtant sur les violents pillages qui se sont déroulés en 1998 a déterminé que «des membres de l’armée ont été impliqués dans les pillages, certains dans le but délibéré de les provoquer.»

28. – Des officiers supérieurs du renseignement et de l’armée russe ont reconnu que le KGB avait, en 1999, fait exploser des appartements occupés par des Russes pour en accuser les Tchétchènes et justifier l’invasion de la Tchétchénie.

29. – Comme le rapportent la BBC, le New York Times, et l’AP, des officiels de Macédoine ont admis que le gouvernement avait tué de sang-froid sept immigrants innocents et prétendu que c’étaient des soldats d’ Al-Qaïda qui tentaient de tuer des policiers macédoniens, ceci pour essayer de se joindre à la guerre contre la terreur.

30. – Des officiers supérieurs de la police de Gènes, en Italie, ont avoué que, en juillet 2001, au G8 de Gènes, la police avait placé des cocktails Molotov et simulé le poignardage d’un officier de police pour justifier une violente répression contre les manifestants.

31. – Les États-Unis ont lancé de fausses accusations contre l’Irak en disant qu’il avait joué un rôle dans les attaques du 11 septembre 2001, comme le montre un mémo du secrétariat à la Défense.  Ces accusations ont été la justification principale pour déclencher la guerre contre ce pays.  Même après que la Commission sur le 11 septembre n’ait reconnu aucune relation entre les deux, Dick Cheney a dit avoir des preuves accablantes de relations entre al-Qaida et le régime de Saddam Hussein.  Les médias ne faisaient pas leur devoir en rapportant de tels liens non prouvés.  Les hauts fonctionnaires états-uniens reconnaissent maintenant que la guerre d’Irak a été lancée pour le pétrole, pas pour le 11 septembre ou les armes de destruction massive.  A la suite des déclarations de quelques loups solitaires, de nombreux officiels américains disent maintenant que le 11 septembre a été du terrorisme d’État, mais que ce n’était pas l’Irak qui était derrière les terroristes.

De nombreux officiels ont aussi supposé que le 11 septembre était une opération sous fausse bannière organisée par quelques voyous dans le gouvernement états-unien, mais une telle affirmation sort du sujet de notre discussion.  Le point actuel est que les États-Unis ont accusé l’Irak tout en sachant que l’Irak n’avait rien à voir là-dedans.

32. – Même si le FBI reconnaît maintenant que les attaques à l’anthrax ont été lancées par un ou plusieurs scientifiques travaillant pour le gouvernement, un haut dirigeant du FBI a dit que des officiels de la Maison Blanche leur avaient ordonné d’accuser al-Qaida pour ces attaques à l’anthrax.  Des officiels du gouvernement confirment aussi que la Maison Blanche avait essayé de lier ces attaques à l’Irak pour justifier un changement de régime dans ce pays.

33. – Selon le Washington Post, la police indonésienne a reconnu que les militaires avaient tué des professeurs américains à Papua en 2002 et accusé le groupe séparatiste papou pour qu’il soit placé sur la liste des organisations terroristes.

34. – Le très respecté ancien président indonésien Gus Dur a aussi reconnu que le gouvernement avait probablement joué un rôle dans les attentats de Bali en 2002.

35. – La police gardant le sommet de l’Union européenne de 2003 en Grèce a été filmée en train de donner des cocktails Molotov à un manifestant pacifique.

36. – L’ancien avocat du département de la Justice, John Yoo a suggéré en 2005 que les Américains devraient lancer l’offensive contre al-Qaida en «créant une fausse organisation terroriste.  Elle pourrait avoir ses propres sites web, centres de recrutement et d’entraînement et opérations de financement. Elle pourrait lancer de fausses opérations terroristes et se donner le crédit pour les vraies, semant la confusion dans les rangs d’al-Qaida, semant le doute et remettant en question la validité de ces communications.»

37. – Dans le même genre, le professeur John Arquilla de la Naval Postgraduate School, un analyste stratégique réputé pour avoir développé le concept de guerre du net, a poussé les services de renseignement occidentaux à créer de nouveaux pseudo gangs de terroristes comme moyen de perturber les vrais réseaux terroristes.  Selon Seymour Hersh, un journaliste ayant été honoré d’un prix Pulitzer, la stratégie des pseudo gangs est déjà utilisée par le Pentagone:

«Selon la nouvelle méthode de Rumsfeld, m’a-t-on-dit, les stratèges militaires américains auront l’autorisation, à l’étranger, de se faire passer pour des hommes d’affaires corrompus cherchant à acheter de la contrebande pouvant être utilisée dans la fabrication de systèmes nucléaires.  Selon des conseillers du Pentagone, des citoyens locaux pourront être recrutés et envoyés rejoindre des guérillas ou des terroristes…»

Ces nouvelles règles permettront à la communauté des Forces spéciales de mettre en place ce qu’ils appellent des groupes d’action dans le pays cible et qui pourront être utilisés pour infiltrer et éliminer des organisations terroristes.  « Vous souvenez-vous de ces groupes paramilitaires d’extrême droite du Salvador?», me demanda l’ancien officiel du renseignement, en se référant à ces gangs ayant commis des atrocités au début des années 1990.   «Nous les avons créés et financés.  L’objectif maintenant est d’embaucher des gens locaux partout où nous en avons besoin. Et nous ne dirons rien au congrès à ce sujet.»  Un ancien officier militaire, au courant des actions commandos du Pentagone a dit:  «Nous allons marcher côte à côte avec les voyous.»

38. – En juin 2005, United Press International a publié ce rapport :

«Des officiers des renseignements états-uniens nous ont fait savoir que quelques rebelles en Irak utilisent des pistolets Beretta 92, tous récents mais avec leurs numéros de série non visibles.  Ces numéros ne semblent pas avoir été physiquement enlevés.  On dirait plutôt qu’ils sont sortis de la chaine de production sans numéro de série.  Ce qui indiquerait que ces armes étaient destinées à des groupes de terrain ou des cellules terroristes avec l’accord du gouvernement.  Des analystes soupçonnent que ces armes ont été fournies par le Mossad ou la CIA et qu’elles sont utilisées par des agents provocateurs, car les autorités états-uniennes montent ces attaques de rebelles contre des civils pour délégitimer la résistance.»

39. – En 2005, des soldats israéliens déguisés ont avoué avoir jeté des cailloux sur d’autres soldats israéliens pour pouvoir accuser les Palestiniens et utiliser cette excuse pour réprimer les manifestations pacifiques palestiniennes.

40. – En 2007 et en 2012 (lutte des étudiants), la police du Québec a reconnu que les voyous (portant l'uniforme noir des "Black Block") qui portaient des cailloux au milieu d’une manifestation pacifique étaient en réalité des policiers déguisés

41. – En 2008 un manuel sur les opérations spéciales de terrain recommande que l’armée américaine manipule à ses fins des organisations non étatiques tels que groupes paramilitaires, individus, chefs d’entreprises, organisations politiques étrangères, organisations de résistance, expatriés, terroristes transnationaux, terroristes désillusionnés, contrebandiers ou tout autre groupe d’indésirables.   Le manuel indique ouvertement que les opérations spéciales états-unienne peuvent utiliser autant le terrorisme que le contre-terrorisme (mais aussi des activités criminelles transnationales comme le trafic de drogue, d’armes et des transactions financières illégales.)

42. – Aux manifestations du G20 de 2009, à Londres, un membre du parlement britannique a vu des policiers en civil en train d’inciter la foule à la violence.

43. – En 2011, des politiciens égyptiens ont reconnu que des fonctionnaires avaient pillé les musées de leurs objets de grande valeur et mis cela sur le dos des manifestants pour les discréditer.

44. – Un colonel de l’armée colombienne a avoué que son unité avait tué 57 civils puis leur avait mis des uniformes pour faire croire qu’ils étaient des rebelles tués au combat.

45. – Embrose Evans-Pritchard, le très respecté journaliste du Telegraph, a dit que l’ancien chef des renseignements saoudien, le prince Bandar, avait récemment reconnu que le gouvernement saoudien contrôlait les terroristes tchétchènes.

46. – Des sources états-uniennes de haut niveau ont admis que le gouvernement turc, membre de l’OTAN, avait organisé l’attaque chimique dont on avait accusé le gouvernement syrien.  Un membre haut placé du gouvernement turc a reconnu que des plans était prévus pour perpétrer des attaques et accuser le gouvernement syrien de celles-ci.

47. – Le chef de la sécurité ukrainienne a reconnu que les tirs de snipers qui ont déclenché le coup d’État ont été réalisés dans ce but.  Des officiels ukrainiens ont précisé que les snipers ukrainiens avaient tiré sur les deux camps afin de provoquer le maximum de désordre.

48. – L’agence d’espionnage britannique a admis qu’elle exécute des cyber attaques sous fausse bannière sur des cibles, piégeant ces cibles en écrivant des propos offensifs ou illégaux… pour ensuite prétendre que ce sont elles qui les ont écrites.

49. – Des soldats américains ont avoué que s’ils tuaient des innocents en Irak ou en Afghanistan, alors ils abandonnaient des armes près des corps pour faire croire qu’ils étaient des militants.

50. – De la même manière, la police piège des innocents pour des crimes qu’ils n’ont pas commis. Cette pratique est si connue que le New York Times écrit en 1981:  «Dans le jargon policier états-uniens, un "throwdown" est une arme que l’on place intentionnellement près de la victime.»

En 1999, Newsweek rapporte:

Raphael Perez, un ancien policier de Los Angeles, fut surpris en train de voler huit livres de cocaïne du casier à preuves de la police. 

Après avoir plaidé coupable, il demanda un allègement de sentence en racontant une étonnante histoire de tentative de meurtre et de "throwdown", mot d’argot pour une arme déposée par des policiers pour justifier légalement une fusillade. 

Perez a dit que son partenaire, l’officier Nino Durden, et lui avaient tué un membre désarmé du Gang de la 18e Rue, puis placé un fusil semi automatique près du suspect inconscient pour déclarer que celui-ci avait essayé de leur tirer dessus.

Wikipédia note:   «Dans le cadre de son allègement de peine, Perez impliqua des dizaines d’officiers de la division antigang, en racontant qu’ils battaient régulièrement les membres des gangs, plaçaient des preuves sur les suspects, falsifiaient les rapports et provoquaient eux-mêmes des fusillades.»  (En aparté, même si ce ne sont techniquement pas des attaques sous fausse bannière, la police a été prise piégeant des innocents par de nombreux autres moyens, aussi)  C’est tellement commun qu’il y a un nom pour cela.  Un ancien officier des renseignements a récemment soutenu que:  « La plupart des terroristes sont des terroristes sous fausse bannière ou sont créés par nos propres services de sécurité. »

Cela pourrait être une exagération (et, comme on a vu dans les exemples ci-dessus, les États-Unis ne sont pas les seuls à avoir employé cette méthode).  Le fait est que c’est une stratégie largement utilisée.   Cette forme de tromperie est si commune qu’on lui a donné un nom il y a des centaines d’années.   Le terrorisme sous fausse bannière est défini comme un gouvernement qui attaque son propre peuple, pour reporter l’accusation sur d’autres et justifier la guerre qu’il va leur faire.

Ou, comme le définit Wikipédia :   «Une opération sous fausse bannière est une opération secrète conduite par des gouvernements, des corporations ou autres organisations, qui est planifiée pour faire croire qu’elle a été perpétrée par une autre entité.  Le terme vient du concept militaire d’utiliser un faux drapeau, c’est-à-dire utiliser un drapeau d’un pays qui n’est pas le sien.  Les opérations sous fausse bannière ne se limitent pas aux temps de guerre ou de contre-révolution et ont aussi été utilisées en temps de paix, par exemple durant la stratégie de la tension en Italie.»

Le mot vient de l’époque des bateaux en bois, lorsqu’un bateau hissait le pavillon de son ennemi avant de l’attaquer.  De cette inversion de bannière vient le terme attaque sous fausse bannière.

En fait, ce concept est si bien accepté que les règles d’engagement naval, aérien ou terrestre interdisent toutes les attaques sous fausse bannière.  Plus précisément, les règles d’engagement statuent qu’une force militaire peut porter le drapeau de l’ennemi, imiter leurs insignes ou en porter les vêtements… mais que la ruse doit être révélée avant l’attaque.

Pourquoi les règles d’engagement sont-elles si spécifiques?  Sûrement parce que les nations ont utilisé les attaques sous fausse bannière depuis des siècles.  Et les règles de guerre ont au moins tenté de décréter que les attaques sous fausse bannière ne soient pas utilisées comme justificatif au déclenchement d’une guerre.  

En d’autres mots, ces règles d’engagement montrent que les attaques sous fausse bannière sont des tactiques récurrentes.

Tout au long de l’histoire les dirigeants ont reconnu le danger d’une attaque sous fausse bannière:  «Le terrorisme est la meilleure arme politique car rien ne permet de mieux diriger les gens que la peur d’une mort soudaine.»                                                           Adolf Hitler

«Bien sûr que le peuple ne veut pas la guerre… Mais, après tout, c’est aux dirigeants d’un pays d’en choisir la politique, et c’est assez simple d’y rattacher les gens, que ce soit dans une démocratie, une dictature fasciste, une régime parlementaire ou une dictature communiste…  Avec ou sans voix, le peuple peut toujours être amené à suivre la volonté des dirigeants.  C’est facile.  Tout ce qu’il y a à faire, c’est de leur dire qu’ils sont attaqués, dénoncer les pacifistes pour leur manque de patriotisme et exposer le pays à un danger. Cela marche de la même façon dans tous les pays.»
                                                                                    
Hermann Goering

«La manière la plus simple de contrôler le peuple est de perpétuer des actes de terreur. Le peuple réclamera de telles lois si sa sécurité est mise en jeu.»                                                                              Joseph Staline

Adolf Hitler
Hermann Goering
Joseph Staline

Allez-vous rester silencieux alors que votre gouvernement utilise les méthodes d’Hitler, de Goering ou de Staline?  Ou allez-vous répandre le message et montrer aux autres cette pièce manquante cruciale du puzzle de l’histoire…  Le terrorisme sous fausse bannière.

 

Notes & Références encyclopédiques:

sans subir la moindre enquête sérieuse...
 

Alexeï Pouchkov

Il ne reste plus au CIO que «d'interdire aux sportifs de Russie de parler russe». Le Comité international olympique a déjà interdit tout ce qu'il pouvait aux sportifs russes aux JO de Pyeongchang.

Le sénateur Pouchkov a exprimé son indignation face aux interdictions qui n'en finissent pas d'être imposées aux sportifs russes pourtant admis aux Jeux olympiques d'hiver de 2018.   «Il ne reste plus au Comité international olympique que d'interdire aux sportifs de Russie de parler russe et de quitter leur hôtel pour prendre part aux compétitions.  Toutes les autres interdictions sont d'ores et déjà en vigueur», a-t-il écrit sur sa page Twitter.

Le comité exécutif du CIO a annoncé en décembre 2017 la possibilité pour les sportifs russes «propres» de prendre part aux Jeux en Corée du Sud sous la bannière olympique et sous statut neutre. Jeudi le 25 janvier 2018, le Comité national olympique de Russie a rendu publique la liste des 169 admis aux JO. Toutefois, plusieurs athlètes de premier plan n'ont pas été inscrits sur cette liste. Source : Sputnik France, le 27 janvier 2018.

 

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le gouvernement devrait emboucher des agents pour infiltrer cognitivement...
 

COINTELPRO (1956-1971) est un programme de contre-espionnage du Federal Bureau of Investigation (FBI) sous la direction de son directeur J. Edgar Hoover qui avait pour objectif d'enquêter sur les organisations politiques dissidentes aux États-Unis et de perturber leurs activités.

Le FBI et le Gouvernement états-unien ont longtemps nié son existence, faisant passer les allégations pour une théorie du complot. Sur Wikipédia en français.

 

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surpassant facilement l'absurde théorie du tireur solitaire...
 

Assassinat de John F. Kennedy  

Histoire raconté sur Wikipédia en français

 

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une grande partie de ce qui est raconté par nos élites gouvernementales ou présenté dans les pages de nos plus respectables journaux...

 

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L'auteur de la Théorie de la conspiration aux États-Unis est le professeur Lance DeHaven-Smith...
 

Conspiracy Theory in America by Lance Dehaven-Smith

Depuis que la Commission Warren a conclu qu'un seul homme armé avait assassiné le président John F. Kennedy, les personnes qui doutent de cette conclusion ont été largement rejetées en tant que théoriciens du complot.

Malgré des preuves crédibles que des gens de la droite politique, de la CIA, du FBI et des services secrets - et peut-être même de hauts responsables gouvernementaux - étaient également impliqués.  Pourquoi la suspicion d'actes criminels aux plus hauts niveaux du gouvernement a-t-elle été rejetée d'emblée comme une pensée paranoïaque proche de la superstition ?   Ce livre étudie comment le réalisme intransigeant des fondateurs quant à la probabilité d'inconduite politique des élites - articulé dans la Déclaration d'indépendance - a été remplacé par la condamnation générale d'aujourd'hui des croyances en matière de complot comme ridicule par définition.  Lance deHaven-Smith révèle que le terme "théorie du complot" est entré dans le lexique américain du discours politique pour détourner les critiques de la Commission Warren et remonte à une campagne de propagande de la CIA pour discréditer les sceptiques du rapport de la commission. Il pose des questions difficiles et relie les points entre cinq décennies d'événements suspects, y compris les assassinats de John et Robert Kennedy, les tentatives d'assassinats de George Wallace et Ronald Reagan, les crimes de Watergate, les armes contre otages Iran-Contra accord, les élections présidentielles contestées de 2000 et 2004, le principal échec de la défense du 11 septembre et les attaques par lettre au charbon subséquentes. Sûr de susciter un débat intense sur la véracité et la fiabilité de notre gouvernement, la théorie du complot en Amérique nous rappelle avec force qu'une attitude suspecte, voire radicalement suspecte envers le gouvernement est cruciale pour maintenir notre démocratie.

 

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Ici pour le livre de James Bamford...
 

Joint Chief (1962)
Prêt à tuer des États-Uniens dans un complot bizarre

Texte en français

Extraits de Body of Secrets, Chapter Four, par James Bamford. Ancien producteur d'investigation pour ABC's World News Tonight avec Peter Jennings

 

 

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Le point actuel est que les États-Unis ont accusé l'Irak...
 

Colin Powell : comment la CIA m'a trompé sur l'Irak et les armes de destruction massive

En 2003, le secrétaire d'État américain prononçait à l'ONU son discours sur les armes de destruction massive en Irak. "Une tache dans ma carrière", dit-il aujourd'hui. A l'occasion de la publication de son livre « J'ai eu de la chance » aux Éditions Odile Jacob, il revient sur cet épisode et sur la politique étrangère de son pays. 1er mars 2013 

 

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Source:  Zerohedge & The Ron Unz review

Choix de photos, collection de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 12 juillet 2020

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

Les fausses nouvelles, "fake news", nouvelles maquillées, le conspirationnisme et la prétendue objectivité des médias grand public

Les chefferies éditoriales: parmi les chauffards de la fausse nouvelle

  Regard sur la qualité et quantité d'information disponible à la population

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Personnalités dans l'ordre de citation dans le texte

Neil Armstrong

 
 
 

John F. Kennedy

 
 
 

Oussama Ben Laden

 
 
 

Saddam Hussein

 
 
 

Lance DeHaven-Smith

 
 
 

Lee Harvey Oswald

 
 
 

Charles Beard

 
 
 

Karl Popper

 
 
 

Léo Strauss

 
 
 

George Soros

 
 
 

Richard Hofstadter

 
 
 

Bill Browder

 
 
 

Barack Obama

 
 
 

  J. Edgar Hoover