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Un lutin des fêtes qui fait les cadeaux
Le Père Noël est vraiment une ordure

 
Source:
Papy MOUZEOT

Choix de photos, références et mise en page : JosPublic

Voici un des vrais lutins du Père Noël et il réside en Chine

 En cette période de Noël votre boite à lettre est assaillie de tonnes de prospectus, tous plus alléchants les uns que les autres, vous incitant à dépenser vos maigres revenus dans ce moment "magique" que revêt cette circonstance...

Comme beaucoup de personnes vous croyez que le Père Noël vit en Laponie avec une armée de petits lutins dévoués à son service. Je vais vous faire une révélation quitte à casser le mythe : ON VOUS A MENTI ! Le Père Noël est un pourri de capitaliste, qui délocalise la production des jouets en Chine et exploite sans vergogne la main d'œuvre infantile !

Barbies, voitures télécommandées et peluches déferlent dans les magasins pour Noël.

Une avalanche chinoise puisque plus de 70% des jouets vendus à travers le monde sont fabriqués dans ce pays.

Les scandales sanitaires n’ont pas eu raison de cette industrie où les camions de nos bambins sont fabriqués pour quelques centimes seulement, au détriment des droits des quelques 4 millions d’ouvriers qui les produisent à la chaîne.

Dans son nouveau rapport publié le 5 décembre, l’ONG chinoise Sacom ( 01 )  pointe du doigt l’inaction des géants du jouet comme Mattel ou Disney ( 02 ) pour protéger les travailleurs de leurs sous-traitants chinois, sous couvert d’une certification bido
n.

12h par jour, 6 jours sur 7

L’ONG a décidé d’enquêter après le suicide le 16 mai 2011 sur son lieu de travail de Nianzhen Hu, ouvrière chez un fournisseur de Mattel. Sa famille affirme qu’elle subissait de nombreuses pressions et réprimandes.

Les enquêteurs de l’association se sont rendus entre juin et octobre 2011 dans 3 usines basées dans la province de Guangdong au sud de la Chine. En cette période de l’année, les usines tournent à plein régime en prévision des fêtes.

Les ouvriers, majoritairement des migrantes chinoises éloignées de leur famille, travaillent 11 à 12 heures par jour et 6 jours sur 7 pour un salaire de base de 130 à 160 euros mensuel (173 à 213 $ canadiens). Les heures supplémentaires peuvent aller jusqu’à 140 heures par mois, 4 fois plus que la limite légale, pour gagner à peine plus de 300 euros ( 400 $ canadiens).

A ce salaire de misère s’ajoutent des conditions de travail difficiles : outre le cumul des heures, la sécurité est minime (équipement inadéquat pour la manipulation des produits chimiques, pas d’alarme incendie ou pas d’extincteurs), peu d’assurance sociale, hygiène des cantines et dortoirs déplorables pression des superviseurs, amendes pour être aller aux toilettes sans autorisation... la liste est longue.

En sept ans, il n’y a eu aucune amélioration, constate l’association qui surveille les conditions de travail de l’industrie du jouet en Chine depuis 2005.

En 2010, deux ouvrières ont été empoisonnées par un produit chimique, un autre est décédé suite à un accident sur une machine ancienne et trois enfants (de 14 et 15 ans) travaillaient pour l’été dans l’une des usines infiltrées.

Des rapports d'inspections (audits) faussés

Ces trois usines sont pourtant certifiées par l’ICTI, le Conseil international des industries du jouet ( 03 ), regroupant 780 marques, dans le cadre de son "programme CARE" pour une "fabrication éthique des jouets" via divers audits.

Pour l’ONG Sacom, ICTI CARE n’est « qu’une combine pour couvrir l’exploitation des travailleurs chinois par les multinationales ». Selon l’Association, les usines de sous-traitants paient l’ICTI pour passer les audits et même les ouvriers pour mentir. Les marques comme Mattel peuvent ainsi « fuir toute responsabilité puisque l’ICTI s’occupe du contrôle des conditions de travail ».

C’est à ce prix que, par exemple, plus de trois poupées Barbie sont vendues chaque seconde dans le monde.

Le Père Noël victime de la crise ?

 

Cures d'austérité obligent, les décorations qui ornent les rues en cette période de l'année sont bien plus modestes que d'habitude à Lisbonne, Athènes et Madrid, et on se dirige vers une chute des dépenses de Noël en Grèce, en Irlande et au Portugal. Reste que dans d'autres pays européens, les fêtes de fin d'année devraient ignorer la crise.

A Lisbonne, la mairie a taillé dans le budget pour les fêtes, ramené à seulement 150.000 euros alors qu'il s'élevait à 850.000 euros l'an dernier.

Pour compenser des illuminations de Noël moins présentes qu'à l'accoutumée, la municipalité mise sur l'originalité.

Des artistes invités à égayer la capitale portugaise ont déployé sur une place des parapluies multicolores dotés de lumières clignotantes. Des pins lumineux sont également distribués aux passants dans toute la ville pour renforcer l'ambiance festive.

« Avec des budgets restreints, nous apportons quelque chose de différent pour faire sourire les gens », explique Catarina Pestana, qui a conçu les éclairages des parapluies.

À Athènes, l'heure est également aux restrictions. La capitale grecque a annoncé que ses dépenses pour les fêtes de fin d'année ne représenteraient qu'un dixième de la facture de l'an dernier, soit un total de 200.000 euros. Ce qui correspond à la somme dépensée par une équipe municipale précédente pour le principal arbre de Noël de la ville, incendié lors d'émeutes en décembre 2008.

En Espagne, où le taux de chômage atteint 21,5%, Madrid a également décidé de faire des économies, réutilisant une partie des décorations de l'an dernier et réduisant le nombre d'ampoules installées. Le coût des décorations dans la capitale espagnole s'élève ainsi à 2,5 millions d'euros, un chiffre en baisse de 15% sur un an.

Des magasins madrilènes proposent des réductions jusqu'à 50%, mais certains commerces souffrent. « Seulement une personne est entrée dans la boutique samedi, à trois semaines de Noël », déplore Dolores Sanchez, une antiquaire.

En Irlande, qui comme la Grèce et le Portugal a dû solliciter l'assistance financière de l'Union européenne et du Fonds monétaire international, les grandes fêtes de Noël organisées par les entreprises quand le "Tigre celtique" rugissait encore sont passées de mode.

« Les entreprises sont embarrassées qu'on les voit dépenser dans des fêtes alors qu'elles licencient, et cela ne fera que s'aggraver en 2012 », souligne le père Sean Healy, à la tête de l'association Justice sociale Irlande.

En Italie, les nouvelles mesures d'austérité présentées au Parlement cette semaine ont jeté une ombre sur les fêtes. Mais les associations de défense des consommateurs, les voyagistes, ainsi que des enquêtes, indiquent que les Italiens ne devraient pas se serrer la ceinture.

Du côté des consommateurs, les dépenses de Noël devraient dégringoler cette année de presque 25% en Grèce, de 9,4% en Irlande et de 7,8% au Portugal, selon une récente étude du cabinet Deloitte. En Allemagne, elles devraient en revanche grimper de près de 5%.

En fait, la situation est très variable d'un pays européen à l'autre. En Suède ou au Danemark, deux pays hors de la zone euro, aucune mesure d'austérité ne devrait gâcher Noël. En revanche, les dépenses des Finlandais devraient baisser de 38 euros ( 51 $ canadiens), à 492 euros ( 656 $ canadien) en moyenne par personne, selon la banque Nordea. En France, les dépenses de Noël devraient connaître une hausse modeste de 1,85%.

En conclusion, votre acte d'achat sera soumis à une pression importante car il aura un impact direct sur l'économie française et européenne selon que vous encouragerez ou non l'esclavagisme infantile exercé par les multinationales.

 

 

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

Notes & Références encyclopédiques:

01

L'ONG chinoise Sacom est une organisation d'Étudiants et universitaires contre la mauvaise conduite des entreprises

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02

Qui sont Mattel ou Disney ?

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03

Qu'est-ce que l’ICTI, le Conseil international des industries du jouet

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