Selon Saïf al Islam, l'un des fils du Guide Libyen
La Libye négocie avec la France et non avec les rebelles
Paris dément, mais Paris ment diplomatiquement

Saïf Al-Islam Kadhafi, deuxième fils du Guide libyen et porte-parole officieux du régime, a affirmé que Tripoli menait les véritables négociations sur le conflit en Libye avec la France et non avec les rebelles, dans un entretien publié lundi par le quotidien algérien El Khabar.

Saïf Al-Islam Kadhafi ( 01 )

Publications: 30 juin, 11, 12 juillet 2011 Fusion de textes et commentairesJosPublic Publié ici : le 14 juillet 2011

Sources: Afriquinfo, Arrêt sur Images, Rue 89, La Presse, Agence France Presse, Agence Reuters, 20 minutes Fr, CRI on ligne Radio Chine International, Le Temps d'Algérie, l'Expension El Khabar (L'information) d’Algérie

Textes de base écrit par :
Mohamed Baghali, Daniel Schneidermann, autres textes non signés

 

C'est le ministre de la Défense, Gérard Longuet, qui a revu cette exigence à la baisse (sans toutefois préciser quelle pièce du Palais avait sa préférence).

Pour un gouvernement qui n'a cessé, sur tous les tons, d'exiger le départ du Libyen, c'est une belle et bonne capitulation (qui n'a d'ailleurs pas échappé aux Américains, lesquels se sont empressés de préciser que le départ de Kadhafi, à leurs yeux, constituait toujours un but de guerre).

A ce stade, je m'empresse de préciser que les choses sont peut-être moins claires. Car pendant que Longuet expliquait qu'il se satisferait d'un exil de Kadhafi vers le vestibule ou le grenier, Juppé maintenait que son départ, son départ pour de bon, restait « un élément clé ».

Qu'est-ce qu'un « élément clé », en langage Juppé ? Peut-il y avoir plusieurs « clés » simultanément ? Une clé doit-elle forcément ouvrir ou fermer ? Il est vrai que Juppé s'exprimait en anglais, ce qui est, pour un Français normalement constitué, une initiative toujours hasardeuse, source possible de nombreux malentendus.

Quoi qu'il en soit, dans cette guerre qui aura été marquée tout du long par une propagande effrénée, on sent bien qu'une capitulation française se prépare, que l'on camouflera par tous les moyens sémantiques connus.

La fille de Kadhafi évoque des négociations
avec les rebelles

Aïcha Kadhafi, fille de Mouammar Kadhafi, a exclu le départ du dirigeant libyen et affirmé que des négociations directes et indirectes avaient lieu avec les rebelles armés. «Où voulez-vous qu'il parte? Ici, c'est son pays, sa terre, son peuple, où pourrait-il partir? (...) Mon père est un symbole, un guide», a-t-elle déclaré sur France 2, lors d'une interview réalisée à Tripoli.

Aïcha Kadhafi ( 07 )

Niant tout différend au sein du clan familial, elle a assuré que son père tendait la main aux rebelles.

«Il y a actuellement des négociations directes et indirectes. Nous oeuvrons pour que cesse de couler le sang des Libyens et pour cela, nous sommes prêts à nous allier au diable, aux rebelles armés», a-t-elle dit.

Un message lancé aux femmes des soldats français

Maison ou Seif al-Arab Kadhafi, ( 08)
et trois de ses petits-enfants ont été tués

Aïcha Kadhafi, qui dit avoir étudié en France et aimer ce pays, a affirmé qu'elle n'aurait jamais imaginé que Paris «tuerait» un jour son frère et sa famille.

Début juin 2011, cette avocate a porté plainte contre l'Otan devant la justice belge pour «crimes de guerre».

La plainte concerne un raid de l'Alliance atlantique du 30 avril 2011 durant lequel, selon elle, le plus jeune fils du colonel Kadhafi, Seif al-Arab, et trois de ses petits-enfants ont été tués.

«Je veux lancer un message aux mères et aux femmes des pilotes français qui nous bombardent. Vos maris n'oeuvrent pas pour protéger les civils en Libye, ils tuent mon peuple et nos enfants», a dit Aïcha Kafhafi.

«Et tout ça pour quoi faire? Pour satisfaire Sarkozy qui croit que plus il tue de Libyens, plus il gagne de voix aux élections», a-t-elle ajouté.

Les rebelles commettent des «violations des droits de l'homme»
Les pays engagés dans la guerre en Libye supportent des criminels

Les accusations de Human Right Watch ( 09 ) pourraient affecter l'image des rebelles, qui combattent le régime de Mouammar Kadhafi au nom du respect des droits de l'homme et des libertés.

Les rebelles libyens se sont rendus responsables d'incendies, de pillages et d'abus sur des civils lors de leur offensive sur Tripoli à partir du Djebel Nafusa (ouest), a accusé Human Right Watch (HRW).

Regroupement de rebelles libyens avant de partir vers une mission

L'organisation de défense des droits de l'homme «a été témoin de certains de ces actes, a interrogé des témoins pour d'autres et a parlé avec un commandant rebelle de ces abus», a déclaré l'organisation dans un communiqué.

HRW indique que ces violences ont eu lieu en juin et juillet et jusqu'à la semaine dernière, alors que les rebelles engageaient leur offensive à partir du Djebel Nafusa, une région montagneuse au sud de Tripoli.

«Dans quatre villages capturés par les rebelles dans les monts Nafusa ces derniers mois, les combattants rebelles et leurs sympathisants ont saccagé des biens, brûlé certaines habitations, pillé des hôpitaux, des maisons et des commerces, et frappé certaines personnes soupçonnées de soutenir les forces gouvernementales», écrit HRW.

«Les chefs rebelles ont le devoir de protéger les civils et leurs biens, particulièrement les hôpitaux, et de sanctionner quiconque se livre au pillage ou à d'autres abus», déclare encore HRW.

Un commandant rebelle de la région, que l'organisation identifie comme le colonel El-Moktar Firnana, a admis que des abus avaient été commis et que certains combattants ou sympathisants avaient été punis.

«Si nous n'avions pas donné des instructions, les gens auraient brûlé ces villages jusqu'au dernier», a déclaré le responsable, cité par HRW, qui précise que deux de ces villages abritent une tribu proche du colonel Kadhafi.

«Al-Awaniya et Zawiyat al-Bagul sont les villages de la tribu des Mesheshiya, connue pour sa fidélité au gouvernement libyen et à Mouammar Kadhafi», indique HRW.

Selon des témoignages recueillis par HRW, au moins un civil aurait été blessé d'une balle dans le pied par les rebelles.

Dans le bastion rebelle de Benghazi (est), le Conseil national de transition (CNT, direction des rebelles) n'a pas répondu aux questions sur la réalité de ces violations.

Après plusieurs semaines d'enlisement du conflit, les insurgés ont déclenché à partir des montagnes du Djebel Nafusa, une offensive dans l'ouest de la Libye. Ils visent désormais deux verrous stratégiques pour prendre Tripoli en tenaille au sud et à l'ouest.

Ces accusations pourraient affecter l'image des rebelles, qui combattent le régime de Mouammar Kadhafi, en place depuis près de 42 ans, au nom du respect des droits de l'homme et des libertés, gagnant le soutien des Occidentaux et de l'ONU.

La France, qui a admis récemment avoir procédé à des parachutages d'armes légères dans le Djebel Nafusa, a prolongé son engagement en Libye lors d'un vote au parlement qui a réuni majorité et opposition.

 

Notes & Références:

01

Qui est Saïf Al-Islam Kadhafi ?

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02

Qui est Nicolas Sarkozy ?

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03

Qui est Mouammar el-Kadhafi ?

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04

Qui est Gérard Longuet ?

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05

Qui est Alain Juppé ? La moralité de cet individu à plus qu'été mise en doute. Il a été condamné à quatorze mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité à occuper un poste électif en France. À la grande déception des québécois ayant une vision honnête de la politique il a été embauché par l'École nationale d'administration publique du Québec pour une année. Une honte...quel exemple pour les étudiants!

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06

Qu'est-ce que l'Union africaine (UA) ?

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07

Qui est Aïcha Kadhafi ?

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08

Qui est Seif al-Arab Kadhafi ?

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09

Qu'est ce que le Human right watch

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