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Une première journée de témoignage devant la
Commission Charbonneau
Amer, Gérald Tremblay se dit intègre. L’ex-maire
regrette d’avoir choisi Frank Zampino
Audience du 25 avril 2013 |
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Ni
naïf ni complice. Guidé par ses valeurs
d’honnêteté et d’intégrité, Gérald Tremblay a
couru à sa perte en présumant de la bonne foi de
son entourage politique. S’il avait su que Frank
Zampino frayait avec l’ingénieur Rosaire Sauriol
et l’entrepreneur Tony Accurso, il n’aurait
jamais fait de lui son bras droit en 2001.
«
C’était pas dans son intérêt de me le dire. Si
j’avais été avisé, il aurait perdu son poste de
président du comité exécutif », a dit M.
Tremblay, jeudi, à la commission Charbonneau.
Personne n’a levé de drapeau rouge sur les
fréquentations de Frank Zampino. La commission
Charbonneau lui en a appris plus à ce sujet que
tous les membres de son entourage politique
réunis.
Les cachotteries de M. Zampino ont duré jusqu’à
la toute fin de leur collaboration. Lors de sa
démission, en 2008, il n’a jamais voulu révéler
au maire l’identité des personnes qui avaient
séjourné avec lui sur le bateau de Tony Accurso,
soit le bras droit de l’entrepreneur, Frank
Minicucci, et Rosaire Sauriol. À la suite de ces
croisières, Dessau et Simard Beaudry ont mis la
main sur le contrat litigieux de 356 millions
pour l’installation des compteurs d’eau. « Il
sait très bien que s’il donne les noms, c’est la
fin du contrat », a dit M. Tremblay, qui se
targue d’avoir résilié ledit contrat.
M.
Tremblay est d’attaque et visiblement déterminé
à se camper en politicien intègre, qui a pris
tous les moyens pour lutter contre la corruption
et la collusion à l’Hôtel de Ville du temps où
il était maire de Montréal, de 2001 à 2012. La
commission lui offre l’une des dernières
tribunes de sa vie publique afin de rétablir un
tant soit peu sa réputation, durement malmenée
par une décennie de scandales.
M.
Tremblay ne posera pas en victime, comme il l’a
laissé entendre dans son discours de démission,
le 5 novembre. « Si je me suis entouré de
certaines personnes qui peuvent avoir trahi ma
confiance, j’en assume l’entière responsabilité.
Ce sont mes choix. Je ne blâme personne »,
a-t-il dit à la commission sur un ton blessé, et
parfois même amer.
Fidèle aux valeurs inculquées par ses parents -
honnêteté, intégrité, solidarité -, M. Tremblay
a présumé de la probité et de la bonne foi de
ses plus proches collaborateurs, pour son plus
grand malheur.
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Où étiez-vous ?
Sonia LeBel, procureure en chef, a
résumé l’état d’esprit du public à
l’égard de l’ex-maire, qui souffre d’un
déficit de crédibilité en matière de
lutte contre la corruption et la
collusion.
« Où étiez-vous ? », lui a-t-elle demandé, tout simplement. |
«
Je n’ai jamais fait d’aveuglement volontaire,
je ne suis pas naïf, je suis une personne qui
fait confiance. […] Toutes les fois que j’ai été
informé d’une situation, j’ai agi », a
répliqué M. Tremblay, répétant une ligne
familière, pour ne pas dire usée, qu’il a servie
pendant des années aux journalistes couvrant la
politique municipale.
M.
Tremblay a donné en exemple le cas de Robert
Abdallah pour bonifier son image de maire
intransigeant quant aux dérives éthiques. En
2006, il a montré la porte à son directeur
général en raison de ses mauvaises
fréquentations. En pleine préparation de l’appel
d’offres pour le contrat des compteurs d’eau, M.
Abdallah avait été vu à plusieurs reprises avec
Tony Accurso (Simard Beaudry) dans le salon
privé d’un restaurant du centre-ville. « Le lien
de confiance était brisé », a-t-il dit. Jusqu’à
ce jour, le maire n’avait expliqué à personne,
pas même à M. Abdallah, les raisons de ce renvoi
prématuré.
M.
Tremblay s’est montré tout aussi expéditif avec
Bernard Trépanier, le directeur du financement
d’Union Montréal. Le maire était horrifié après
avoir reçu un appel de la haute direction de
SmartCentres, à Toronto. En se présentant comme
un de ses conseillers, Bernard Trépanier aurait
réclamé un pot-de-vin d’un million de dollars
pour un projet dans Saint-Michel.
M.
Tremblay a tout révélé à Frank Zampino, en
l’informant qu’il allait congédier le directeur
du financement dans la minute. La seule
préoccupation de M. Zampino était de savoir s’il
y avait une enquête de police sur cette
tentative d’extorsion. Fait à souligner, M.
Zampino a témoigné que le maire ne lui avait
jamais parlé du renvoi de Bernard Trépanier.
«
Frank Zampino était au courant », assure M.
Tremblay. Ses démarches n’en sont pas restées
là. M. Tremblay a raconté l’épisode au directeur
du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM),
Yvan Delorme. Son analyse l’a surpris. M.
Delorme lui aurait dit : « Il n’y a pas eu de
tort de commis, donc il n’y a pas matière à
enquête. »
Impossible 3 %
Bernard Trépanier a été congédié « pour la
forme » en février 2006, a reconnu l’agent
officiel du parti, Marc Deschamps. « Monsieur
3 % » a continué de s’occuper des cocktails
de financement du maire, et il a conservé son
certificat de collecteur jusqu’en 2009.
Selon Gérald Tremblay, M. Deschamps a fait une
erreur en permettant à M. Trépanier de rester
dans l’entourage du parti. M. Tremblay a lui
aussi toléré la présence de l’arnaqueur présumé,
en allant même jusqu’à le féliciter pour un
cocktail particulièrement réussi, qu’il avait
organisé après son « départ » du parti.
À
l’instar de Marc Deschamps, M. Tremblay ne croit
pas un seul instant à l’existence d’un
stratagème grâce auquel Union Montréal aurait
perçu des ristournes de 3 % sur la valeur des
contrats accordés aux entrepreneurs et aux
firmes de génie-conseil. « Il n’y a jamais eu
de 3 % à Union Montréal. C’est impossible »,
a-t-il lancé.
Malgré l’avalanche des révélations sur le
financement illégal du parti, M. Tremblay
continue de croire que tout était en ordre. Il a
invité la commission à considérer sérieusement
la possibilité que des gens malintentionnés s’en
soient mis plein les poches en utilisant le
prestige du parti. « C’est trop gros pour
être vrai. C’est certain que ce n’est pas allé
dans les coffres d’Union Montréal »,
estime-t-il.
Pressé d’en découdre avec l’ancien organisateur
du parti, Martin Dumont, il a également dit
qu’il est « irréel » de penser qu’Union Montréal
utilisait une double comptabilité pour cacher le
financement illicite.
Son témoignage reprendra le 28 avril 2013
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Dix questions à
Gérald Tremblay |
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Le 24 avril 2013, à l'approche
du témoignage de l'ancien
maire de Montréal, Yves Boisvert
chroniqueur au journal La Presse
suggère quelques questions pour
Gérald Tremblay...
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1. Le cas Zampino
Comment avez-vous connu Frank Zampino? Qui vous
a mis en contact? Est-ce que quiconque, au fil
de vos années en politique municipale, vous a
mis en garde contre l'ancien maire de
Saint-Léonard, dont on voit maintenant qu'il
allait à des mariages de gens de la mafia? Dans
quelles circonstances est-il parti de l'hôtel de
ville? Trouvez-vous encore que c'était un
administrateur exemplaire?
2. Les bombes
En
2005, en pleine campagne électorale, deux bombes
ont été découvertes à votre chalet à
Saint-Hippolyte. Qu'en savez-vous? Que vous ont
dit les enquêteurs?
3. Les menaces
En
entrevue au Devoir, en octobre 2009, vous
déclariez craindre pour votre famille. Vous
disiez être très prudent dans vos déclarations:
«Il faut faire attention aux réputations. Quand
on n'a pas de preuves, on se ramasse avec des
mises en demeure, peut-être des menaces et de
l'intimidation.»
Vous disiez aussi: «J'ai eu des
avertissements dans le passé. Je n'ai pas appelé
la police pour me protéger.»
De
quels événements parliez-vous? Avez-vous déjà
été menacé, directement ou indirectement? De
quoi aviez-vous peur?
4. La corruption
Extrait de cette entrevue accordée au Devoir en
octobre 2009: «Dès son arrivée au pouvoir en
2001, il (Gérald Tremblay) a été mis au courant
par un haut fonctionnaire des rumeurs concernant
des enveloppes brunes qui circulaient à l'hôtel
de ville. "Il y a un certain nombre
d'entrepreneurs qui se partagent des contrats et
des territoires, comme ce que vous entendez qui
sort présentement [dans les médias].
Honnêtement, j'ai tout fait pour essayer
d'éclaircir la situation en mettant en place des
clauses anticorruption et anticollusion [dans
les contrats]."»
Quand avez-vous eu la conviction que les
entrepreneurs s'entendaient entre eux pour se
partager les contrats? Quand avez-vous été
convaincu d'un problème de corruption dans la
fonction publique?
5. Monsieur 3%
Qui a pris la décision de congédier Bernard
Trépanier comme directeur du financement d'Union
Montréal, votre parti, en 2006? Pourquoi?
Pourquoi avez-vous accepté qu'il continue
officieusement à collecter des fonds pour le
parti dans les trois années suivantes? Comment
expliquer qu'il se soit occupé de la Banque du
Maire les années subséquentes? En politique
depuis presque 25 ans, êtes-vous surpris
d'entendre parler de financement illégal?
6. Le savoir ou pas
Avez-vous pris connaissance du rapport d'expert
déposé au comité exécutif, en 2006, qui faisait
état des coûts trop élevés des travaux à
Montréal et en attribuait la cause à la
collusion entre entrepreneurs?
7. Les avis juridiques
Saviez-vous qu'en plus des fonctionnaires, le
contentieux de la Ville s'opposait à la
transformation de la Société d'habitation de
Montréal en organisme privé? C'est après cette
transformation que les ventes douteuses de
terrains ont eu lieu, notamment au Faubourg
Contrecoeur, qui a donné lieu à des accusations
criminelles.
8. Robert Abdallah
Pourquoi ce directeur général de la Ville a-t-il
été congédié? Certains disent que c'est parce
qu'il voulait faire le ménage; d'autres témoins,
au contraire, avancent que c'est à cause de sa
complaisance, sinon sa complicité avec les
responsables du «système». Quand a-t-il
découvert un problème? Comment?
9. Les compteurs d'eau
En
tant que «gestionnaire responsable», comme vous
vous êtes décrit souvent, avez-vous demandé un
avis externe avant d'accepter le projet
d'infrastructure le plus coûteux de l'histoire
de Montréal (356 millions)? Avez-vous consulté
personnellement des experts d'autres grandes
villes?
10. L'argent et les
relations
Jacques Duchesneau affirme vous avoir mis en
garde contre quatre personnes de votre
entourage. Selon lui, vous avez répliqué que
vous n'y pouviez rien. Benoît Labonté, autrefois
du parti du maire, a affirmé qu'il avait dénoncé
devant vous la corruption et le financement
illégal (notamment Monsieur 3%). Il dit que vous
auriez répondu «en politique municipale, c'est
juste de ça». Niez-vous encore qu'ils vous ont
averti? Estimez-vous que ce que vous appeliez
des «insinuations» en 2009 est maintenant
prouvé: la corruption endémique à l'hôtel de
ville, le financement illégal et la complicité
du monde politique?
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Gérald Tremblay, un bon chrétien pratiquant le
néo-libéralisme comme son pape François le
prône. En tant qu'ex-maire il n'en revient pas d'être
crucifié sur la place publique pour des
gestes posés par des mauvais larrons.
L'homme, a la réputation du célèbre
professeur Tournesol dans les aventures de
Tintin et conclut dans le déshonneur une
aventure de 12 ans à la tête de la ville de
Montréal. Un pratiquant des postulats du
Parti Libéral du Québec, ayant un préjugé
aveugle quant à l'honneur des gens
d'affaires quitte à brader le bien commun et
permettre l'hégémonie de l'entreprise privée
sur les services que doit rendre l'État. Il
a dû accepter son corollaire... la collusion,
la corruption et les conflits d'intérêts.
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Commentaire de
JosPublic |
Tout cela malgré un argumentaire bien fignolé par Morrow communication, une entreprise de
propagande à son service. N'oubliez jamais
que le maire était le patron de Frank
Zampino, et non son égal, comme lorsqu'il dit:
je m'occupais des orientations de la ville et
Frank de la quincaillerie. Peut-être
cela était vrai dans sa tête, mais il avait
oublié de regarder l'organigramme de la
ville et face auquel il a prêté serment de
se conformer, ainsi qu'aux tâches en
découlant. Dès les premiers soupçons sur
Frank Zampino il aurait dû dire: Démissionne, tu n'entacheras pas ma
réputation. Mais non, il a dit, "ben
je n'ai pas pu voir les factures de son
voyage sur la bateau à Accurso".
Gérald Tremblay est responsable de tout
avoir cautionné.
Comme tout bon parrain il a su déléguer à
tous et chacun des membres de son équipe
qu'il a lui-même choisis, les tâches qu'il
jugeaient nécessaires à la réalisation de
son programme tout en se tenant au-dessus de
la mêlée pour ne pas avoir à subir les
affres et les effets pervers de son laisser
faire. Dans
une autre vie,
JosPublic avait eu l'occasion de lui faire
savoir que la mise sur pied d'un service "des grands
projets" qui servait à privatiser les travaux de la
ville était un calque des pratiques provinciales
telles que menées par Jean Charest, que cela lui
serait néfaste et lourd de conséquences pour les
intérêts des montréalais et montréalaises, mais il
resta sourd d'oreille à toutes les
avertissements venant de toutes parts.
Son
discours de démission empreint de références
judéo-chrétiennes ne suffira pas à faire oublier les
jeux de coulisses auxquels il s'est prêté, les
nominations partisanes de personnages incompétents
et en déficit de moralité qu'il a cautionnées.
L'histoire se chargera de la pérennité de son legs,
et surtout des quatre mots qui le suivront partout,
même dans le dictionnaire sous son nom on lira
toujours: je ne savais pas!
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Mandats chaotiques de Gérald Tremblay |
Dès son arrivée au pouvoir, en janvier 2002,
Gérald Tremblay embauche 65 personnes pour son
cabinet politique, dont 38 conseillers. En
février, une entreprise fondée par lui-même,
l'Institut pour le progrès socioéconomique (IPSE),
obtient de l'administration montréalaise un
contrat de 850 000$.
On
apprend que des résidants de L'Île-Dorval
ont
racheté les infrastructures municipales pour une
bouchée de pain. Des contrats sont attribués aux
principaux organisateurs politiques du parti du
maire. «Les assistés sociaux ne financent pas
les campagnes électorales»,
explique Frank
Zampino, président du comité exécutif
( 07 ).
En
mai, le ministre de la Justice,
Paul Bégin, tape
sur les doigts du maire pour avoir fourni une
déclaration d'intérêts pécuniaires incomplète.
Deux conseillers de l'Union des citoyens de
l'île de Montréal (UCIM, ancien nom d'Union
Montréal) de l'arrondissement de Saint-Laurent,
Irving Grundman et René Dussault, sont arrêtés
et accusés de complot, d'abus de confiance et de
corruption. Ils ont exigé une somme de 75 000$
pour faciliter un changement de zonage pour un
complexe immobilier. Ils sont condamnés en 2005
à 23 mois de prison à purger dans la société et
à des amendes totalisant 75 000$.
( 10 )
L'administration de l'ex-maire d'Outremont
Stéphane Harbour, élu sous la bannière d'Union
Montréal, est visée par une enquête de la Sûreté
du Québec (SQ) pour la construction d'un centre
communautaire dont les coûts ont explosé. La
Presse révèle par ailleurs les habitudes
extravagantes de son administration,
notamment
en ce qui concerne la consommation d'alcool.
( 11 )
Le
plus important contrat de l'histoire de la Ville
- 356 millions pour installer des compteurs
d'eau -, attribué au consortium formé de Dessau
et de Simard-Beaudry, tourne rapidement au
fiasco. Improvisation, accusations de
favoritisme, irrégularités et une croisière que
le président du comité exécutif, Frank Zampino,
a faite sur le bateau de Tony Accurso: le
contrat sera finalement annulé en septembre
2009. Deux hauts fonctionnaires, le directeur
général Claude Léger et le directeur des
affaires corporatives Robert Cassius de Linval,
sont limogés.
( 12 )
Une enquête interne révèle une fraude de 8
millions $ à la division des services
informatiques (DSI) de la Ville de Montréal. Le
directeur général du service, Gilles Parent, est
congédié.
( 13 )
L'affaire du Faubourg Contrecoeur éclate. La
Société d'habitation et de développement de
Montréal (SHDM) a vendu à Catania un terrain
évalué à 31 millions de dollars au rôle
d'évaluation municipale pour 4,4 millions. Le
directeur général Martial Fillion est démis de
ses fonctions, la SHDM réintègre le giron des
sociétés paramunicipales
et le vérificateur
général se penche sur le dossier.
( 09 )
La
SQ ouvre une enquête concernant le contrat de
10,6 millions pour la réfection du toit de
l'hôtel de ville. Selon l'entrepreneur Paul
Sauvé, la mafia lui aurait demandé une somme de
40 000$ destinée à deux élus du parti du maire
Tremblay.
( 14 )
Les liens troubles entre une entreprise de
sécurité, BCIA, et plusieurs décideurs, dont
Yvan Delorme, chef de la police de Montréal, et
Frank Zampino, ex-numéro deux de la Ville, sont
révélés au grand jour. Financement politique
douteux, odomètres trafiqués, BCIA surveillait
également les locaux de la police de Montréal
sans contrat formel.
( 15 )
La
Presse révèle que le vérificateur général de la
Ville, Jacques Bergeron, a vu ses courriels
interceptés pendant 10 mois par le Service du
contrôleur général, Pierre Reid. Deux mois plus
tard, on apprend que le président du conseil
municipal, Claude Dauphin, a fait l'objet du
même traitement. Le 5 mai, Québec envoie les
enquêteurs de l'Unité permanente
anticorruption
à l'hôtel de ville de Montréal.
( 16 )
Arrestation de trois proches de Gérald Tremblay:
Frank Zampino, son ancien bras droit, Martial
Fillion, son ancien chef de cabinet, et Bernard
Trépanier, ancien responsable du financement de
son parti. Les trois hommes sont soupçonnés de
fraude et de complot dans l'affaire du Faubourg
Contrecoeur.
( 17 )
L'équivalent de 3% des contrats détourné dans
les coffres du parti du maire, ou du comité
exécutif, corruption généralisée, négligence des
élus et, finalement, témoignage voulant que le
maire Gérald Tremblay ait déclaré ne pas avoir
«à savoir ça».
Le tableau dressé par la
commission Charbonneau de l'administration
municipale montréalaise est tout simplement
dévastateur et plonge l'administration
Tremblay
dans une crise sans précédent.
( 18 )
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Le chef du parti Union Montréal n'a rien fait pour
arrêter
une pratique de comptabilité
truquée |
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Martin Dumont,
( 01 ) ancien organisateur
politique d'Union Montréal, a soutenu devant la
commission Charbonneau
( 02 ) que le maire de Montréal,
Gérald Tremblay, était présent lorsqu'il a été
question du financement truqué d'une élection
partielle dans l'arrondissement Saint-Laurent, en
décembre 2004.
M. Dumont, qui était organisateur en chef de cette
élection complémentaire, s'inquiétait de dépasser le
budget maximal de 46 000 $ autorisable par le
directeur général des élections, voyant des dizaines
de soi-disant bénévoles affluer pour travailler au
comité électoral. Il constatait aussi d'autres
irrégularités.
Il avait donc demandé des comptes à l'agent officiel
Marc Deschamps
( 03 ), devant le maire de Montréal et chef
du parti, Gérald Tremblay.
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Martin Dumont, ex-organisateur pour Union
Montréal |
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C'est
alors que M. Deschamps lui avait dit de ne pas
s'inquiéter. Il a sorti une feuille illustrant deux
colonnes de chiffres, le budget dit officiel et le
budget dit officieux.
Le budget officiel respectait le plafond et
atteignait 52 000 $, à deux semaines du scrutin,
mais le budget réel ou officieux atteignait déjà 96
000 $, soit presque le double du plafond permis. |
En entendant
cela, le maire Tremblay se serait levé, aurait dit «je
n'ai pas à savoir ça» et aurait quitté la salle, a
rapporté le témoin Dumont. Ultimement, cette élection
partielle aura coûté 110 000 $ à Union Montréal, ce qui
défonçait le plafond alors permis.
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« |
Je n'ai pas
à savoir ça
- Gérald Tremblay |
» |
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Gérald Tremblay ne démissionnera pas |
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Le maire de Montréal a affirmé avoir la ferme intention de
compléter son mandat par respect pour les citoyens qui l'ont
élu.
Malgré les allégations qui pèsent sur son parti Union
Montréal, M. Tremblay ne compte pas se laisser distraire. Il
dit vouloir continuer à donner suite à des projets qui sont
fondamentaux pour la ville. Le maire ne veut surtout pas
«trahir ses engagements», pris sous serment en 2009.
|
« |
L'hôtel de ville est aux prises
avec la corruption et la collusion depuis des
décennies
- Gérald Tremblay |
» |
Gérald Tremblay a réitéré que la métropole
était gérée «de façon saine», avec la
meilleure équipe qu'elle ait jamais
eue. Il n'imitera
pas son homologue de Laval, Gilles Vaillancourt
( 04 ), qui se retire temporairement de ses fonctions.
 |
Je
viens de lire la plus bizarre chose qui soit. Pas du
surréalisme, pas du dadaïsme, deux qualificatifs
trop sérieux pour ces mots. Je vous les soumets,
qualifiez-les à votre aise: Le maire de Montréal
affirme le 24 octobre 2012: «que la métropole est
gérée «de façon saine», avec la meilleure équipe
qu'elle n'a jamais eue»
Dix sur dix pour la firme de propagande qui le
conseille, sauf qu'ils oublient que nous ne sommes
pas tous des tarés.es. Après les témoignages à la
Commission Charbonneau, il est temps d'affirmer que
Gérald Tremblay est un faux naïf, un incompétent
et... mon père ajouterait «un sans jugement».
Maintenant, j'évite de qualifier les électeurs et
électrices qu'il ne veut pas trahir. |
M.
Tremblay, qui s'est dit «attentif aux
témoignages de la Commission Charbonneau»,
demande maintenant à ce que tous les témoins
soient entendus «avant de porter jugement sur
des personnes».
Il a laissé planer le doute quant à ses
intentions de solliciter un nouveau mandat en
2013, indiquant simplement qu'il ferait part de
sa décision «au moment opportun».
Faisant référence aux problèmes de santé évoqués
par M. Vaillancourt, Gérald Tremblay a assuré
être en «pleine forme» et n'avoir aucun «problème
de conscience» au moment de s'endormir.
|
Une réunion du conseil municipal
qualifiée de «festival de l'humour» |
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L'administration
du
maire
Gérald
Tremblay
a
réellement
mis
le
feu
aux
poudres
en
déposant
quatre
motions
destinées
à
lutter
contre
la
corruption
et
la
collusion.
L'opération
a
été
dénoncée
par
la
leader
de
l'opposition
officielle,
Anie
Samson,
qui
y a
vu «une
tentative
de
se
refaire
une
virginité
politique»
après
10
ans
de
laisser-aller. |
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En
signe
de
protestation,
les
10
élus
du
parti
de
la
deuxième
opposition,
Projet
Montréal,
ont
quitté
la
salle
dès
l'ouverture
du
débat,
qualifié
de «mascarade»
par
le
chef,
Richard
Bergeron.
«Ce
cirque
minable
ne
nous
intéresse
pas,
a-t-il
expliqué
en
point
de
presse.
On
va
laisser
les
deux
vieux
partis
corrompus
se
salir
l'un
l'autre.» |
Selon le
leader
d'Union
Montréal,
Marvin
Rotrand,
ces motions
étaient
plutôt
dictées par
«l'intérêt
public, pas
l'intérêt
partisan».
Le parti
du maire a cependant essuyé une défaite inattendue d'entrée
de jeu, quand sa première motion a été jugée irrecevable par
le président du conseil,
Harout Chitilian.
Elle demandait à la commission Charbonneau de se pencher sur
les dernières années de l'administration Bourque, à partir
de 1994, accusée de «blanchiment d'argent par l'entremise
de prête-noms».
Le président
Chitilian a précisé ressentir «un très grave malaise»
que cette accusation de blanchiment, «infraction
criminelle punissable de 10 ans d'emprisonnement», soit
incluse dans une motion. Il l'a rejetée, ce qui a forcé le
leader du parti, Marvin Rotrand, à promettre une version
expurgée le mois prochain.
Vision
Montréal a profité de l'occasion pour demander, encore une
fois, la démission de Gérald Tremblay pour cette motion «abusive».
Le maire a été ferme dès le début de la séance: «Je le
répète encore une fois, je ne démissionnerai pas.»
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La
deuxième motion proposait d'«appuyer
l'administration Tremblay pour tous les gestes
qu'elle a posés et continue de poser dans la lutte à
la corruption et à la collusion». |
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Elle a été accueillie avec dérision par les conseillers de l'opposition présents, ceux de Vision Montréal. «Il y a un méchant front de troupeau de boeufs à présenter ces motions», a déclaré Réal Ménard, maire de l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.
Cette motion sera «reprise dans différents festivals de l'humour, a prédit la chef de l'opposition, Louise Harel. C'est tellement risible que ça n'a pas de sens.» Fort de sa majorité, le parti du maire a obtenu son adoption. |
|
Le
vent
est
quelque
peu
tombé
avec
la
troisième
motion,
qui
demandait
le
renforcement
de
la
Loi
visant
à
combattre
la
collusion
et
la
corruption
dans
l'industrie
de
la
construction
(loi
35).
( 05
)
On
souhaite
que
cette
nouvelle
mouture
de
la
loi
soit
présentée
dès
la
reprise
des
travaux
de
l'Assemblée
nationale,
fin
octobre
2012.
Même
si
la
porte-parole
de
Vision
Montréal,
Chantal
Rouleau,
a
reconnu
être
«mal
à
l'aise»
avec
certains
aspects
de
la
déclaration,
l'opposition
officielle
l'a
appuyée.
Pour la
quatrième motion, qui concerne le financement des partis
politiques municipaux, le parti du maire a accepté de
reporter le vote «à une phase ultérieure», à la
demande de Vision Montréal. Le parti de l'opposition voulait
ainsi dénoncer «l'improvisation suspecte» entourant
cette motion apparue vendredi dernier.
|
Depuis
2001, Gérald Tremblay, avocat et ancien ministre libéral
de
l'Industrie, du Commerce et de la Technologie, est
maire de la Ville de Montréal.
L'homme s'est entouré de collaborateurs autant dans
le parti politique qui le promeut, Union Montréal
qu'au comité exécutif ou aux comités permanents qui
oeuvrent à réaliser le mandat du parti.
Il a choisi
aussi les directeurs généraux de la ville qui
doivent être à son service pour réaliser la vision
du conseil de ville. |
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Parlant de collaborateurs, à moins de jouir d'une
malchance exécrable, Gérald Tremblay semble diriger
un incompétent comité d'embauche, ou encore il
manque de jugement dans le choix de ses
collaborateurs... la liste des cancres s'allonge à
tous les ans. La Commission
Charbonneau risque de nous en apprendre davantage
sur ses collaborateurs qui ne semblent pas avoir une
haute opinion de lui. Ces personnes démissionnent
lorsqu’elles sont des politiciens ou politiciennes
et se font congédier lorsque ce sont des
employés.es. |
Compte
tenu du nombre de scandales liés à de la collusion
et de la corruption, l'homme n'assume pas que son
parti se nomme Équipe Tremblay Union Montréal. S'il
est honnête, il nous fait la preuve qu'il est seul
dans son entreprise politique sinon c'est un parrain
qui ne se salit jamais les mains. |
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Le 1er
octobre 2012, l'entrepreneur en
construction Lino
Zambito
( 07 ) révèle à la Commission
Charbonneau
qu'un cartel mafieux de réfection des
égouts, qui obtenait des contrats à la
Ville de Montréal, versait une somme
équivalente à 3 % de leur valeur au
parti de Gérald Tremblay, Union Montréal.
Le 22 octobre 2012, un ingénieur de la
ville Gilles Surprenant
( 08 ) affirme que le 3% allait
plutôt au comité exécutif....! |
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Sources:
Agences de presse: La Presse Canadienne pour
Enterprises propriété de CTVglobemedia, Torstar et
Power Corporation of Canada, QMI pour Quebecor
Journaux: La Presse pour Power Corporation of
Canada, Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc.
Internet:Wikipédia site indépendant à but non
lucratif, Radio-Canada pour la
Société CBC/Radio-Canada,
Communiqué de presse: Vision Montréal |
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Choix de photos,
fusion des textes, mise en page, références
et titrage
par :
JosPublic
Mise à
jour: 20 janvier 2013 |
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On
dit en boutade que si René Lévesque ne
savait pas mentir et que Jean Charest ne
savait que mentir, Gérald Tremblay lui,
ne comprend pas la différence entre les
deux |
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Ci-dessous:
des textes en lien direct avec le sujet:
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Notes & Références encyclopédiques: |
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