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Les collaborateurs du maire de Montréal
Claude DAUPHIN a des ennemis, mais soigne bien ses amis

 

Frank Zampino et Claude Dauphin ont tenté d'influencer l'octroi de contrats à des firmes de génie, a affirmé devant la commission Charbonneau l'ex-directeur général de la métropole, Claude Léger
                                                                                                       - 11 mars 2013
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Le 28 novembre 2012, la Commission Charbonneau à mis en preuve qu'entre 2005 et 2012 Claude Dauphin, maire de Lachine et ancien président du comité exécutif de la ville de Montréal était en compagnie de Paolo Catania ( 02 ), accusé entre autres de fraude et de complot, au club privé 357c, rue de la commune à Montréal.

12 juillet 2012: la Ville de Montréal et Claude Dauphin, maire de l'arrondissement de Lachine, ont choisi de régler à l’amiable leur mésentente liée à l’espionnage des courriels de M. Dauphin.

Les parties ont convenu de régler le litige à l'amiable pour une somme de 115 000 $, dont 100 000 $ pour les honoraires légaux engagés et 15 000 $ pour les troubles, les inconvénients et les dommages moraux encourus. Pour lire la suite

 

 
 

Portrait

 
 

Homme de loi (avocat) né en 1953 à Lachine. Études à l'Université Laval à Québec-ULQ et à la University of British Columbia.

Député du Parti libéral du Québec-PLQ de Marquette, Région de l'Île-de-Montréal, à l'Assemblée nationale du Québec-ANQ de 1981-1993).

Nommé par Robert Bourassa délégué général du Québec à Boston (USA) en avril 1994, il est démis par le nouveau premier ministre Jacques Parizeau en décembre 1994.

Président d'Option Canada, un organisme chargé de faire la promotion du fédéralisme à l'époque de la campagne référendaire québécoise de 1995.

Conseiller principal pour le Québec auprès du ministre des Finances du Canada, Paul Martin (1997-2001).

Élu membre du conseil municipal de Montréal en 2001-). Maire de l'arrondissement de Lachine de la ville de Montréal (2005-).

Président de la Société de transports de Montréal (2002-2005). Président du Comité exécutif de la Ville de Montréal (2008-2009). Président du Conseil de la Ville de Montréal (2009-2011).

 
 

Espionnage des courriels de Claude Dauphin par l'administration de Montréal

 
 

En 2011, lorsqu'il est révélé que Pierre Reid ( 01 ), le contrôleur général de la Ville s'était immiscé dans les courriels de M. Dauphin, celui-ci menaça de poursuivre la ville. Pierre Reid est alors relevé de ses fonctions et le maire Gérald Tremblay demande à Dauphin de laisser son poste de président du conseil pendant que dure une enquête de la Sûreté du Québec sur de présumées malversations dans l'arrondissement de Lachine ; il laisse temporairement la présidence le 12 avril 2011.

Montréal versera 115 000$ à Claude Dauphin

Le 12 juillet 2012 l'administration de Gérald Tremblay et l'ex-président du conseil municipal, Claude Dauphin ont dévoilé une entente à l'amiable. La Ville a accepté de lui verser 115 000$, soit 100 000$ pour ses honoraires d'avocats et 15 000$ « à titre de troubles, inconvénients et dommages moraux ».

M. Dauphin réclamait 250 000$ pour avoir été l'objet, pendant de longs mois jusqu'en 2011, d'«une violation grossière à son droit à la vie privée», selon ses propres termes. Il se disait en outre victime «d'un espionnage et/ou d'une interception illégale de ses courriels et de son agenda électronique» de la part du Bureau du contrôleur général de Montréal.

Il avait déposé une poursuite en mai 2011 contre la Ville et certains fonctionnaires impliqués. Dans le communiqué commun on admet que le litige découlait «d'une situation qui n'aurait pas dû avoir lieu, c'est-à-dire l'accès à des courriels d'un élu à son insu».

«La collecte des données a été faite à la demande du bureau du contrôleur général [Pierre Reid]», précise-t-on dans le communiqué. Cette entente met fin au litige et permet d'«ainsi éviter, de part et d'autre, d'engager des frais et honoraires légaux additionnels et dépenser inutilement les deniers publics

Le 10 mai 2011, Claude Dauphin demande une injonction contre la Ville de Montréal, l'ancien contrôleur de la Ville, Pierre Reid, l'informaticien Michel Nantel, le chef des enquêtes et analyse, Yves Grimard, l'enquêteur John Broderick et le directeur général de la Ville, Louis Roquet et demande réparation pour l'interception illégale de ses courriels ou agenda électronique à laquelle ces individus auraient participé à son endroit ; il demande que tous les courriels interceptés lui soient remis.

Le maire Gérald Tremblay a laissé entendre que l'interception des courriels avait été faite avec l'assentiment de la Sûreté du Québec ; la Sûreté du Québec déclare qu'en aucun temps elle n'a suggéré ou demandé aux représentants de la Ville de Montréal de procéder à l'interception ou la récupération des courriels.

 
 

Manque d'éthique ?

Projets à Lachine: Claude Dauphin soigne bien ses amis.es

 
 
 

Le maire de Lachine et ex-président du conseil municipal, Claude Dauphin, serait intervenu à de multiples reprises auprès de ses fonctionnaires pour qu'on accorde un «traitement VIP» à une demande de permis effectuée par des «amis personnels». 23 avril 2012 Karim Benessaieh - Journal La Presse  Pour lire la suite

Le maire Dauphin avait, explique-t-on, exercé d'énormes pressions pour que la Ville décaisse les sommes, des «engagements excédentaires» à un premier contrat, et s'en était même ouvert au caucus des cinq élus de Lachine. La directrice de l'arrondissement, Jocelyne Dragon, faisait face à des démarches pressantes de M. Dauphin, jusqu'à ce que cette facture controversée «bloque dans la machine administrative».

Claude Dauphin voit les choses d'un autre oeil. « Genipur m'a appelé et m'a dit qu'il y avait un mandat qui remontait à deux ans et pour lequel ils n'avaient jamais été payés. Je me suis retourné vers ma DG, l'ex-adjointe de Pierre Reid, pour qu'elle vérifie cela! »

M. Dauphin est un ami de très longue date de Pierre Turmel, ingénieur associé chez Genipur. «Je le connais depuis ville Saint-Pierre, j'étais député à l'Assemblée nationale à l'époque», explique-t-il.

Ce dossier s'ajoute à celui de la teinturerie Global, achetée par Mindev, associée à Louisbourg Construction. Le patron de Mindev est Frank Minicucci secrétaire de la firme de Tony Accurso.

Pour ce secteur à revitaliser, Montréal a donné le feu vert à un programme de 1,5 million $, dont deux parties de 500 000 $ venaient des fonds publics, Lachine et Montréal. La première entreprise a fait faillite, les élus étaient confrontés à la fin du projet. Jusqu'à ce que Mindev se montre disponible. «Tout est arrivé à la minute près», a résumé un élu proche du dossier. Après la décontamination, Mindev a vite revendu le terrain. «Si c'était à refaire, je le referais», insiste M. Dauphin

Vito Rizzuto

Des mauvaises fréquentations ou des relations d'affaires?

TVA Nouvelles a révélé en avril 2012 que Claude Dauphin avait été photographié en 2006 avec un proche du parrain Vito Rizzuto lors de l'opération antimafia Colisée.

Ici pour voir le reportage vidéo

Radio-Canada a appris de nouvelles informations sur le maire de Lachine, Claude Dauphin, à qui l'administration Tremblay n'a pas redonné le siège de président du conseil municipal, à la suite d'un rapport du contrôleur général.

M. Dauphin a admis au journaliste Alain Gravel, de l'émission Enquête, avoir rencontré plusieurs fois à son bureau un homme d'affaires proche de la mafia, Tony Maggi.

C'est en compagnie d'autres fonctionnaires que ces rencontres ont eu lieu, selon M. Dauphin. Elles portaient notamment sur un projet de construction résidentielle.

Victime d'un enlèvement en 2005 puis d'un attentat en 2008, Tony Maggi a été arrêté en 2010 en possession d'armes à feu. Sa conjointe a elle aussi échappé à un attentat en 2011.

Tony Maggi a également été associé en affaires avec Nick Rizzuto Jr, tué par balle en décembre 2009 en pleine rue, dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce, à Montréal.

Claude Dauphin, qui ferait également l'objet d'une enquête par le contrôleur de la Ville pour favoritisme, aurait été photographié avec Michael Strizzi, un autre homme proche des Rizzuto et de la mafia.

Ce serait sur la base de cette photographie que le maire de Montréal, Gérald Tremblay, aurait décidé de ne pas renommer Claude Dauphin au comité exécutif de la Ville de Montréal.

Le maire Gérald Tremblay, tout en admettant qu'un contrôleur se soit intéressé à l'arrondissement de Lachine que dirige Claude Dauphin, est resté muet sur le motif de cette enquête.

M. Dauphin poursuit la Ville de Montréal pour espionnage de ses courriels et exige sa réintégration au conseil exécutif comme président.

Claude Dauphin se défend

Invité du Téléjournal Grand Montréal, Claude Dauphin a tenu à préciser qu'il avait reçu Tony Maggi en sa qualité d'entrepreneur qui construisait partout dans la région métropolitaine, et qu'il ne connaissait pas alors ses liens avec la mafia.

Lorsqu'il l'a reçu de nouveau après sa tentative d'assassinat en 2008, l'affaire était de notoriété publique et il n'avait pas à appeler les policiers.

Il a également soutenu que le projet engagé avec sa municipalité était achevé à 90 % et qu'il n'avait aucun motif de mettre un terme au contrat qui avait été respecté.

« À ma connaissance, il n'y a jamais eu d'allégations ou de manquements à ses obligations comme entrepreneur. » - Claude Dauphin, maire de Lachine

Pour ce qui est de la photographie, M. Dauphin affirme ne pas connaître Michael Strizzi, réputé proche de la mafia.

Le maire de Lachine affirme avoir contacté le Service de police de la Ville de Montréal, qui l'avait informé qu'il avait été pris en photo avec un individu lié à la mafia et que le dossier était clos.

Quant au rapport du contrôleur général de la Ville, Claude Dauphin soutient qu'on lui a refusé la possibilité de le rendre public. Il aurait même reçu un avis lui interdisant de le rendre public, sous peine d'amende.

 
 

Projet à Lachine: Claude Dauphin a «poussé» fort

 
 

Le maire de Lachine et ex-président du conseil municipal, Claude Dauphin, serait intervenu à de multiples reprises auprès de ses fonctionnaires pour qu'on accorde un «traitement VIP» à une demande de permis effectuée par des «amis personnels».

Ce sont quelques-unes des «allégations très sérieuses» contre M. Dauphin, signalées la semaine dernière par le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Michael Applebaum. Celui-ci avait justifié son refus de redonner le siège de président du conseil à M. Dauphin par les conclusions d'un récent rapport du contrôleur général sur l'arrondissement de Lachine.

Ce rapport confidentiel, daté du 24 février 2012 et dont La Presse a obtenu des extraits, décrit le comportement du maire Dauphin à partir de l'automne 2010. Les extraits concernent les interventions du maire entourant une demande de certificat d'autorisation pour modifier l'usage d'un immeuble commercial profitant d'un droit acquis, sis au 200, rue Richmond, propriété de la firme Service d'entretien Distinction.

M. Dauphin nie catégoriquement avoir agi de façon irrégulière (voir autre texte). Ses interventions étaient motivées par la perspective d'un investissement prometteur, qui aurait créé des dizaines d'emplois dans un quartier défavorisé de Lachine. «J'admets avoir poussé, mais j'ai fait mon job de maire.»

«Pression indue»

À cette époque, Louise Martell, épouse de l'entrepreneur Fausto Lévy, a tenté à de multiples reprises d'obtenir un changement d'usage. En vain. Elle souhaitait établir au 200, rue Richmond les activités d'un groupe d'entreprises appartenant à

M. Lévy. Le matin du 5 octobre 2010, selon le rapport, le maire Dauphin aurait appelé un fonctionnaire pour lui demander de s'occuper du projet de Mme Martell. Il a alors précisé qu'ils étaient des «amis personnels» et qu'un «traitement VIP était souhaité».

Selon le rapport du contrôleur général, «certains fonctionnaires ont allégué avoir subi une pression indue de la part du maire de l'arrondissement dans le traitement de ce dossier».

On relève notamment qu'une rencontre a été organisée à la demande du maire Dauphin, au cours de laquelle Mme Martell a pu présenter et défendre son projet. Les fonctionnaires, appuyés ensuite par les services juridiques de la Ville, ont maintenu leur refus d'accorder le changement d'usage.

Mme Martell a par la suite déposé trois demandes formelles sur une période de huit mois, et envoyé de nombreux courriels à l'attention du responsable du dossier. Malgré les refus répétés, «les demandes soumises étaient toutes relativement semblables» et ne répondaient pas aux précisions demandées par les fonctionnaires.

«Les principaux fonctionnaires impliqués au dossier ont indiqué qu'il s'agissait de la première fois de leur carrière que de multiples demandes pour un certificat d'occupation étaient soumises pour la même adresse», note le Service du contrôleur général.

Un fonctionnaire a notamment rapporté un échange verbal avec le maire Dauphin, qui lui aurait déclaré: «S'il faut changer le zonage, on va le changer. Il faut que l'administration me suive là-dedans ou sinon je vais me débarrasser de l'administration qu'on a

Fonctionnaires absous

D'autres fonctionnaires ont souligné que ce dossier devait être considéré «comme la priorité de l'arrondissement», à la demande du maire. Un employé a indiqué qu'il s'agissait du dossier sur lequel «on avait mis le plus d'insistance depuis son entrée en poste à Lachine». Le Service du contrôleur général se montre perplexe: «Nous ne sommes pas en mesure de saisir le raisonnement derrière la priorisation du dossier.»

La vérification ne visait pas directement le maire de l'arrondissement, puisque le contrôleur général n'a théoriquement pas le pouvoir d'enquêter sur les élus. Il s'agissait de s'assurer que les pressions exercées par le maire n'étaient pas justifiées par «le laxisme des fonctionnaires ou par leur méconnaissance des encadrements en vigueur».

Le rapport absout les fonctionnaires sur ce dernier point.

En ce qui concerne les pressions, on note d'emblée qu'«un comportement ou un échange verbal peut être interprété différemment d'une personne à l'autre».

Dans ce dossier, toutefois, «le contexte particulier des demandes répétées et l'accumulation des témoignages recueillis laissent peu de doute quant à l'existence d'une influence qui aurait été exercée, en vain, par le maire de l'arrondissement».

La Ville n'a pas voulu émettre de commentaires sur ce rapport confidentiel. La demande de Claude Dauphin pour le rendre public s'était butée à un refus de l'administration Tremblay, sur la base d'un avis juridique.

En avril 2012 un deuxième rapport !

Le contrôleur de la Ville de Montréal a remis un rapport concernant le fonctionnement de l’arrondissement de Lachine et le comportement de Claude Dauphin, a expliqué Michael Applebaum, le président du comité exécutif. Ce dernier n’a toutefois pas voulu donner davantage de détails, puisque le dossier serait maintenant entre les mains de la Sûreté du Québec (SQ).

«Avec ce que j’ai vu dans le rapport, je ne pense pas que c’est le moment opportun pour nommer Claude Dauphin comme président du conseil municipal», a cependant indiqué M. Applebaum

 

 
Sources: Journal La Presse pour Gesca Ltée, Journal Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc., Coopérative Agence de presse canadienne, Site La Mémoire du Québec

Choix de photos, fusion de textes, mise en page et titrage : JosPublic
Texte mis à jour le : 11 mars 2013

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

Politiciens et politiciennes en conflits d'intérêts   Cadres de la ville de Montréal en conflits d'intérêts   Gens d'affaires en conflits d'intérêts   Fiche Corruption et Éthique à la ville de Montréal

Notes & Références encyclopédiques:

01
 

Montréal: Pierre Reid est écarté et Claude Dauphin refuse de démissionner - La presse canadienne 11 avril 2011

 

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02

Qui est Paolo Catania ? - Sur MétéoPolitique

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03

 

À propos de Claude Léger, ex-directeur général de la ville de Montréal - Sur MétéoPolitique

 

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