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Portrait de M. Tony Accurso

9 mai 2013 - Le gangster des affaires est mis sous arrêt encore une fois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les chefs d'accusation

Tony Accurso, Gilles Vaillancourt, Claude Asselin et Claude De Guise feront face à une accusation de gangstérisme. Les autres accusations sont, fraudes envers le gouvernement, complot, abus de confiance, corruption dans les affaires municipales, recyclage des produits de la criminalité.

Liste des personnes visées par les chefs d'accusations déposés :
Arrestation et interrogation le 9 mai 2013
Comparution devant le juge le 10 juillet 2013

Antonio Accurso

Louisbourg/Simard-Beaudry

Claude Asselin

ex-directeur général de Laval, aujourd'hui dirigeant chez Plania, la filiale spécialisée en urbanisme de la firme de génie Dessau

Jean Bertrand

avocat agent officiel du défunt parti politique le Pro de Laval et responsable du financement

Yanick Bouchard

 

Genivar, ingénierie-conseil

Robert Cloutier

 

Parti politique Pro des Lavallois et MLC Polytech construction

Claude Deguise

Directeur de l'ingénierie de Laval

Claude Desjardins

 

Desjardins Asphalte

Guy Desjardins

 

 

Mario Desrochers

 

Sintra construction

Jocelyn Dufresne

CIMA+ ingénierie

Serge Duplessis

 

Dessau ingénierie

Louis Farley

 

CIMA+ ingénierie

Alain Filiatreault

Filiatrault McNeil ingénierie, le beau-fils de l'ancienne ministre libérale Michelle Courchesne

Laval Gagnon

 

CIMA+ ingénierie

Jean Gauthier

 

Notaire

Giuliano Giuliani

Giuliani construction

Guy Jobin

 

Equilux ingénierie

Carl Ladouceur

 

Carl Ladouceur Excavation

Pierre L. Lambert

avocat chez Dunton Rainville

Daniel Lavallée

 

Dufresne Asphalte

Lyan Lavallée

 

Ciment Lavallée

Patrick Lavallée

 

Dufresne Asphalte

Marc Lefrançois

Poly-Excavation

Luc Lemay

 

Dufresne Asphalte

Anthony Mergl

Nepcon, Excavation MergI

Mike Mergl

 

Nepcon, Excavation MergI

Ronnie Mergl

 

Nepcon, Excavation MergI

Joseph Molluso

Louisbourg construction

Léonardo Moscato

 

Construction Timberstone

Valmont Nadon

Valmont Nadon Excavation

François Perreault

Genivar

Rosaire Sauriol

Dessau ingénierie

Robert Talbot

 

Avocat Talbot et associés

Yves Théberge

 

Cima+ ingénierie

Gilles Vaillancourt

Ex-maire de Laval

Guy Vaillancourt

 

Cordem, MDV - ingénierie

 
 

Accurso se retire de la construction pour se concentrer dans l'immobilier

 

29 avril 2013 - L'empire Accurso est devenu au fil des ans le symbole de tout ce qui ne tourne pas rond dans l'industrie de la construction. Le changement de main s'imposait. Des proches de l'entrepreneur, menés par l'avocat Joël Gauthier, prennent le relais et créent le Groupe Hexagone.....ici, pour plus de détail

Tony Antonio Accuso - Soumissions - contrats - cahier de charge - entreprises - CCQ

 - Accurso

 
 

Retour sur les origines

 
 

L'histoire de Tony Accurso, ( 01 ) c'est aussi celle de l'industrie de la construction au Québec, de syndicats et de la vie politique.

Le père de Tony Accurso, Vincenzo, est arrivé au Québec en 1922 à l'âge de 22 ans, parmi les vagues d'immigrants italiens qui fuyaient la misère après la Première Guerre mondiale. Comme bien d'autres, il a gagné son pain au pic et à la pelle.

Me Louis Demers

Il envoyait son salaire de manoeuvre «à sa mère et à ses deux soeurs restées en Italie», a raconté l'avocat de Tony Accurso, Me Louis Demers, dans une déclaration remplie d'émotion qu'il a lue l'automne dernier devant la Régie du bâtiment ( 02 ).

C'est lui, Vincenzo, qui a fondé Constructions Louisbourg, ( 03 ) qui allait devenir l'une des plus importantes entreprises de construction du Québec. Il était aussi propriétaire de la carrière Mirabel et a investi dans l'immobilier et les courses de chevaux, mais ses actifs restaient limités.

Vincenzo Accurso était le vieil ami de l'entrepreneur bien connu Jean-Guy Mathers, lui-même propriétaire d'une grande carrière à Saint-Eustache. ( 04 )

Quand M. Accurso est mort, en 1982, ses affaires ont été reprises par son fils Tony, alors âgé de 30 ans, et par son beau-fils, Mario Taddeo, 44 ans.

En mai 1986, M. Mathers se rend à un mariage à l'hôtel Ritz-Carlton. Il a la surprise de voir Mario Taddeo, alors organisateur politique pour le Parti conservateur et proche du Parti Libéral du Québec, non pas en compagnie de sa femme, Géraldine (soeur de Tony Accurso), mais avec Louise Caron... qui est la femme de Tony.

Mario Taddeo se lie pour de bon avec Louise Caron. Sa femme Géraldine entreprend le processus de divorce. Elle dépose en cour une déclaration de Jean-Guy Mathers faite sous serment. Ce dernier répond aux questions des avocats.

«Je les ai vus grandir, ces enfants», dit-il en parlant de Tony et de sa soeur Géraldine Accurso-Taddeo. Jean-Guy Mathers est propriétaire du Centre sportif Saint-Eustache. Au cours de sa déclaration, il indique que Tony Accurso se rend tous les mois ou presque à ce centre, souvent en compagnie du président de la FTQ, Louis Laberge. ( 05 )

Un an plus tard, Mario Taddeo et un de ses employés se font assassiner par un tueur masqué, au fond de la carrière Mirabel. Le meurtre n'a jamais été éclairci. L'enquête policière a catégoriquement écarté Tony Accurso comme suspect.

 

Réseaux politiques

 
Tony Antonio Accuso - Soumissions - contrats - cahier de charge - entreprises - CCQ - Accurso

 Cet homme d'affaires prospère soigne ses relations auprès de tous les gros donneurs d'ouvrage, c'est-à-dire le monde municipal et les gouvernements, peu importe leur allégeance politique. Il est dans l'orbite des partis politiques sans y jouer un rôle officiel.

L'ancien ministre péquiste Guy Chevrette ( 06 ) connaît M. Accurso, qui est un ami de Marcel Melançon, un ancien collecteur de fonds pour le Parti québécois et qui a présidé l'entreprise Constructions Marton («Mar» pour Marcel et «Ton» pour Tony). Souvent responsable des campagnes annuelles de financement de son parti, M. Chevrette a maintes fois croisé M. Accurso dans les cocktails de financement et a soupé quelques fois avec lui, sans discuter, assure-t-il, des projets de l'entrepreneur. «Il donne à tous les partis politiques. Comme ministre, je rencontrais tout le monde. On dit bonjour, bonjour, mais ce n'est pas toi qui récolte l'argent, qui voit le chèque», a expliqué M. Chevrette au Devoir.

En 2002, lorsque l'Action démocratique du Québec ( 07 ) effectuait une montée en flèche dans les intentions de vote, l'entourage de M. Accurso s'en était rapproché, notamment en participant au tournoi de golf annuel de l'ADQ.

Dans les coulisses du Parti libéral du Québec, le magnat de la construction n'est jamais bien loin non plus. «Il fait beaucoup de représentations mais de façon discrète. Il est très bon dans les relations publiques», explique-t-on dans les rangs libéraux, sous le couvert de l'anonymat. En 2000, M. Accurso a racheté la société en faillite Beaver Asphalte fondée par Tommy D'Errico, longtemps trésorier du Parti libéral du Québec.

Au fil des ans, Tony Accurso a souvent été décrit dans les médias comme un «militant» politique de Laval ou comme un proche du maire Gilles Vaillancourt ( 08 ). Mais son nom n'apparaît pas sur la liste des donateurs à la caisse électorale. Au cabinet de M. Vaillancourt, on se contente de dire avec ironie que «beaucoup de monde s'identifie comme un proche du maire Vaillancourt».

La situation est semblable à Montréal. L'ancien président du comité exécutif, Frank Zampino ( 09 ), et Tony Accurso sont si proches que M. Zampino aurait, tout comme Michel Arsenault de la FTQ ( 10 ), profité du luxe du yacht de M. Accurso. Frank Zampino est passé de la ville de Montréal à numéro deux de la firme d'ingénierie Dessau, partenaire d'affaires de M. Accurso, pour ensuite "pour ne pas nuire à la réputation de son ami Accurso", il a quitté pour travailler dans l'immobilier.

Aussi, lorsque le directeur général de Montréal, Robert Abdallah ( 11 ), a quitté ses fonctions en juin 2006, Tony Accurso l'a embauché à la suite des efforts ratés de Frank Zampino pour que son ami Abdallah prenne les rênes du Port de Montréal. En tant que gestionnaire, M. Abdallah dirige les opérations de Gastier et de ses filiales (Gastier projets, Gastier international, Les gestions Gastier, Gastier M.P.).

Toni Accurso accepte d'héberger le fils d'un directeur de la Ville de Laval dans son domaine de Deux-Montagnes. Il distribue les invitations pour assister à des matchs de hockey dans sa loge du Centre Bell. Il côtoie des personnalités politiques, comme l'ancien ministre péquiste Guy Chevrette, se rend à des mariages avec des organisateurs libéraux et soutient l'Action démocratique lorsque son chef Mario Dumont a le vent dans les voiles.

 

Profusion de contrats

 
Tony Antonio Accuso - Soumissions - contrats - cahier de charge - entreprises - CCQ - Accurso

Tony Accurso fait partie du cercle restreint des grands entrepreneurs retenus par Montréal année après année pour effectuer les travaux d'infrastructures.

L'entreprise Simard-Beaudry de M. Accurso, dans laquelle a investi le Fonds de solidarité, a obtenu avec Dessau (dans un consortium nommé Génieau) le plus important contrat jamais consenti par la Ville de Montréal.

 Il s'agit d'un contrat de 355 millions pour l'installation et l'entretien sur une période de 15 ans de 30 000 compteurs d'eau dans les immeubles industriels, commerciaux et institutionnels de toute l'île de Montréal. Le consortium Génieau aura également un mandat de 25 ans pour mesurer la consommation d'eau.

L'appel d'offres pour ce lucratif contrat a été orchestré par la firme d'ingénieurs BPR. Une fois le contrat accordé à Génieau, Yves Provost ( 12 ), le haut fonctionnaire de Montréal responsable du dossier de l'eau qui avait travaillé main dans la main avec BPR, a pris sa retraite avant d'être embauché par BPR. Un autre contrat est lié à celui des compteurs d'eau à Montréal, soit celui du plan d'intervention pour remplacer les futures conduites d'eau vétustes.

Or, M. Provost avait expliqué en entrevue au Devoir, en décembre 2007, que l'une des entreprises de Tony Accurso, Hyprescon ( 13 ), dans laquelle a aussi investi le Fonds de solidarité de la FTQ ( 14 ), gagnait presque à tout coup les appels d'offres pour l'installation de conduites souterraines de grandes dimensions. Seule Hyprescon peut répondre aux spécificités techniques exigées par Montréal concernant ces tuyaux puisque cette entreprise est le seul fournisseur de tuyaux d'acier recouverts de béton précontraint. «C'est vrai que le marché est faible. Il y a un autre fournisseur au Texas et un aux Émirats arabes unis, mais les tuyaux de béton ne supportent pas l'aspect financier du transport sur des longues distances. Ici, il y a un seul fournisseur, c'est Hyprescon», disait-il.

Tony Accurso brasse également des affaires à Laval. L'homme d'affaires a tenté d'obtenir la permission d'agrandir en zone agricole sa carrière située dans Chomedey. La Ville avait adopté en première lecture un changement de zonage appuyant le projet de M. Accurso, mais la Commission de protection du territoire agricole a jugé le dossier irrecevable.

Aussi, M. Accurso est propriétaire, en partenariat notamment avec le Fonds de solidarité, d'un terrain voisin de la station de métro Montmorency, à Laval. L'administration Vaillancourt souhaite y voir se développer des projets «de type centre-ville». L'immobilier est l'une des nombreuses cordes à l'arc Accurso.

Au gouvernement du Québec, les entreprises Accurso sont également parmi les grands contacteurs retenus régulièrement pour effectuer des travaux majeurs de pavage de route, de construction d'échangeurs ou d'immeubles institutionnels, par exemple. On retrouve l'entrepreneur dans les grands centres urbains, mais également en région.

 En 2002, il a participé au projet de 23,9 millions $ de l'Hôtel-Dieu de Roberval. L'année suivante, Constructions Marton participait à la réalisation pour 13 millions $ du Centre de développement des biotechnologies de Sherbrooke. En 2005, la même entreprise collaborait au campus de l'Institut national de recherche scientifique de Laval (27 millions $).

Tony Accurso est doué pour flairer les bonnes affaires. Le gouvernement libéral a ouvert la porte des partenariats public-privé et M. Accurso s'y est engouffré. Dans le projet de 1,6 milliard $ du Centre universitaire de santé McGill, Simard-Beaudry fait partie d'un des consortiums d'entreprises soumissionnaires.

Tout semble sourire à M. Accurso, sauf en quelques occasions. Ce fut le cas lorsqu'en 2000, l'Inspecteur-chef responsable des enquêtes criminelles à la police de Laval, Ronald Montpetit, a quitté ses fonctions après avoir mené illégalement des vérifications sur le casier judiciaire de personnes ayant postulé un emploi au complexe Tops (Tops billard de Laval inc.) appartenant à Tony Accurso. Le policier Montpetit avait consulté les banques de données du Centre de renseignements policiers du Québec pour fournir des informations confidentielles à la demande du resto-bar.

 

Liens avec le monde syndical

 
Tony Antonio Accuso - Soumissions - contrats - cahier de charge - entreprises - CCQ - Accurso

Louis Laberge ( 18 ), le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ-CTC), avec l'appui des membres de la centrale syndicale ont créé un outil "le Fonds de solidarité" pour investir dans les usines qui fermaient en laissant les travailleurs et travailleuses dans la misère.

Laberge avait côtoyé l'homme d'affaires dans de multiples situations de négociation pour les syndicats de la construction. Ayant résolu des problèmes de façon bénéfique pour leurs deux organisations, ils étaient devenus amis. L'homme d'affaires dit de monsieur Laberge qu'il était «un père pour moi». L'avocat Louis Demers déclare que Louis Laberge avait pris sous son aile Tony Accurso.

Après le départ de Laberge, les présidents du Fonds et de la FTQ se sont succédé et l'amitié est demeurée. solidarité FTQ. Ce fut une collaboration fructueuse tant pour Louisbourg que pour le Fonds FTQ, a ajouté Me Demers.

En 1990, le Fonds investit 4,4 millions de dollars dans l'usine de tuyaux de béton de M. Accurso, Hyprescon, afin qu'il puisse acheter un concurrent sur le point de fermer. En 1993, le Fonds investit 16 millions dans les Galeries Laval, centre commercial acquis par M. Accurso. La société Marton, dont M. Accurso est copropriétaire, construit le siège social de la FTQ.

Louis Laberge continue de voir M. Accurso en dehors du travail, et voyage avec lui. Son départ à la retraite n'altère en rien les bonnes relations de l'entrepreneur avec la centrale syndicale. Le fils d'un de ses successeurs, Henri Massé, ira ainsi travailler chez Marton.

Le Fonds achète la moitié d'un immeuble de M. Accurso à Saint-Eustache, où est située Louisbourg. En 1999, le Fonds et M. Accurso achètent ensemble Simard-Beaudry, importante entreprise de construction de Laval. L'année suivante, Simard-Beaudry achète le gros des actifs de la société d'asphaltage Beaver, qui a fait faillite après l'effondrement du viaduc du Souvenir.

M. Accurso, que tous décrivent comme un homme charmant, a le tour d'entretenir des relations dans le monde syndical, mais aussi de se lier d'amitié avec des directeurs de firmes d'ingénierie, des maires et des cadres municipaux, des organisateurs politiques provinciaux et fédéraux... et même des journalistes.

 

 

Soumissions publiques: comment Accurso peut contourner la loi

 
Tony Antonio Accuso - Soumissions - contrats - cahier de charge - entreprises - CCQ - Accurso

La loi interdit aux fraudeurs fiscaux de soumissionner à des contrats publics pour cinq ans. Pourtant, le groupe Accurso peut continuer à le faire malgré des aveux de fraude fiscale. Voici comment Tony Accurso y parvient.

Pour comprendre, il faut remonter au début de 2008. L'Agence du revenu du Canada lance une enquête sur un réseau de fausses factures qui touche les entreprises de Tony Accurso. Dans les semaines qui suivent, le groupe Accurso réorganise complètement ses affaires.

La première visite du fisc dans les bureaux de Simard-Beaudry Construction, à Saint-Eustache, a lieu le 18 février 2008. Le fisc vérifie des factures faites par un tiers. Le 2 avril, le dossier est confié au module d'enquêtes criminelles de Revenu Canada. Les premières perquisitions ont lieu le 6 mai.

Pendant ce temps, le 8 avril, une PME externe au groupe Accurso, Réseaux Simpler, se protège de la faillite. Le contrôleur sollicite des offres pour les restes de Simpler et finit par accepter celle de Simard-Beaudry Construction.

La transaction est approuvée par le tribunal en août 2008 et l'entreprise Louisbourg SBC est créée. Elle obtiendra sa licence de la Régie du bâtiment (RBQ) en octobre 2008.

Entre-temps, Revenu Canada poursuit son enquête. Au printemps 2009, le ministre du Revenu, Jean-Pierre Blackburn, évoque la possibilité de fraude fiscale et de corruption de fonctionnaires. Les accusations contre Simard-Beaudry Construction et Construction Louisbourg ne seront déposées qu'en décembre 2010. Ces entreprises se reconnaissent coupables d'une fraude fiscale de 4,1 millions.

La culpabilité amène la Régie du bâtiment du Québec à suspendre les licences des deux entreprises, en février 2012. Paradoxalement, la nouvelle entité créée par Accurso, Louisbourg SBC, n'est pas touchée. Elle peut conserver sa licence et faire des affaires avec le gouvernement même si elle a été créée par Simard-Beaudry Construction et qu'elle est gérée par Tony Accurso.

La structure de Louisbourg SBC contourne en effet la nouvelle loi de la RBQ destinée à combattre la fraude dans l'industrie de la construction.

En vertu de cette loi, les actionnaires directs de SBC et leurs dirigeants ne doivent pas avoir été pris en faute. Or, le commanditaire de Louisbourg SBC, Simpler, n'a jamais été déclaré coupable. Pas plus que le commandité de Louisbourg SBC (une entreprise détenue par Tony Accurso) ni Accurso lui-même.

Bref, malgré la fraude fiscale, la nouvelle loi est ainsi faite que Tony Accurso continue d'avoir le champ libre. Quant aux récentes accusations de fraude et de pots-de-vin à Mascouche, elles n'ont pas encore été prouvées en cour et n'ont aucune portée

Échangeur Turcot: Accurso s'associe à SNC-Lavalin pour obtenir le contrat

Louisbourg SBC, s'est associée à SNC-Lavalin, autre firme plongée dans la tourmente
( 21 ) , pour obtenir le contrat de reconstruction de l'échangeur Turcot, un projet de 3 milliards de dollars. Les deux sociétés et leurs partenaires ont formé le Groupe Futur Turcot, un des cinq consortiums qui ont répondu à l'appel de qualification lancé par le ministère des Transports du Québec et Infrastructure Québec.

Le consortium comprend aussi la firme d'ingénieurs Cima". Cette société et SNC-Lavalin ont déjà obtenu des mandats du MTQ pour des travaux préparatoires dans l'échangeur Turcot.

Juste à côté de l'échangeur se trouve le vaste chantier du nouveau Centre universitaire de santé McGill, construit au coût de 1,3 milliard par un consortium réunissant SNC-Lavalin et une autre société liée à M. Accurso, Simard-Beaudry.

Tourmente

En janvier, Simard-Beaudry Construction inc. et Louisbourg Construction ltée ont vu leur licence être suspendue temporairement parce qu'elles ont été condamnées pour une fraude fiscale et de nombreuses infractions en santé et en sécurité du travail.

En avril 2012, Tony Accurso a été arrêté, puis accusé de fraude et de corruption à la suite d'une enquête de l'escouade Marteau à Mascouche.

De son côté, SNC-Lavalin est plongée dans la tourmente depuis trois mois. La GRC a fait des perquisitions dans ses bureaux de Montréal et de Toronto dans le cadre d'enquêtes sur le versement de pots-de-vin à l'étranger.

En février, le MTQ a annoncé son intention de déposer une poursuite civile contre le consortium chargé des travaux dans le tunnel Viger, où des paralumes se sont effondrés. Ce consortium est composé de SNC-Lavalin, de Cima" et de Dessau.

Les cinq consortiums qui ont posé leur candidature pour la reconstruction de l'échangeur Turcot comprennent une quarantaine d'entreprises, en majorité québécoises, mais aussi étrangères.

Le MTQ va retenir trois de ces cinq consortiums. À la fin de l'été, il lancera l'appel de propositions. Les trois consortiums devront déposer leurs propositions en mars 2012. Le soumissionnaire sera choisi l'été prochain et les travaux pourront alors commencer. Cet énorme chantier durera au moins cinq ans.

Sources: Agence QMI pour Quebecor Inc, La Presse pour Power Corporation of Canada, Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc., The Gazette pour  Paul Victor Godfrey, Radio-Canada pour la Société CBC/Radio-Canada

Choix de photos, fusion de textes, mise en page et titrage par : JosPublic
Publication mise à jour
le 29 avril 2013

Ci-dessous: textes en lien direct avec le sujet

  Empire Accurso

Accurso sous arrêt

  Gens d'affaires

Notes & Références encyclopédiques:

01

Qui est Tony Accurso ? (selon Wikipédia)
 

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02

Qu'est-ce que la Régie du bâtiment du Québec ?

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03

Qu'est-ce que Constructions Louisbourg ?

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04

 
 
 
 
 
 

Jean-Guy Mathers, lui-même propriétaire d'une grande carrière à Saint-Eustache: en avril 2003, ce dernier plaide coupable à des accusations d'évasion fiscale déposées par Revenu Canada. Les sociétés qu'il contrôle à Saint-Eustache sont également visées par les accusations. Ils ont été condamnés à une amende totale de 1 261 000 dollars. L'enquête couvrait des irrégularités constatées entre les années 1993 et 2000. Les enquêteurs ont étudié les comptes de 52 compagnies et 37 contribuables reliés de près ou de loin à la famille Mathers.

 
 
 
 
 
 

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05

Qui est Louis Laberge ?

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06

Qui est Guy Chevrette ?

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07

Qu'est-ce que l'Action démocratique du Québec ?

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08

Qui est Gilles Vaillancourt ?

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09
 
 
 
 

Qui est Frank Zampino ?

 
 
 
 

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10

Qui est Michel Arsenault ?

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11

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Robert Abdallah, ingénieur et gestionnaire. Employé de Hydro-Québec pendant 27 ans. Directeur général de la Ville de Montréal (Février 2003-mai 2006).

Président directeur général de la Compagnie Gastier, une filiale de la Compagnie Simard-Beaudry Ltd (2008-2010), membre du consortium GeniEau avec la firme d'ingénierie Dessau ; Simard-Beaudry appartient à Antony Accurso et au Fonds de solidarité de la FTQ.

Le 19 avril 2011, une émission de Radio-Canada fait entendre une conversation datée de 2007 entre M. Accurso et M. Bernard Poulin, de la firme d'ingénierie SM au cours de laquelle les deux hommes discutent de la façon de faire nommer l'ex directeur général de la Ville de Montréal, Robert Abdallah, au conseil d'administration du Port de Montréal ; ils estimaient qu'il pouvaient faire passer leur message par Léo Housakos, un collecteur de fonds pour le Parti conservateur du Canada qui le passerait à son tour à Dimitri Soudas, l'homme de confiance du premier ministre Stephen Harper au Québec. Lorsque Dominic Taddeo a annoncé qu'il prenait sa retraite comme pdg du Port de Montréal, un comité formé de Jeremy Bolger, Diane Provost et Marc Bruneau ont étudié les candidatures pour le remplacer ; au printemps 2007, le comité de sélection dont l'indépendance est garantie par la loi ont été convoqués au restaurant Le Muscadin de Montréal par Dimitri Sousa qui leur aurait clairement dit que Robert Abdallah était le choix du gouvernement fédéral ; Claude Dauphin, au nom de Frank Zampino, aurait demandé à Diane Provost de voter pour Abdallah sous peine de perdre son poste ; effectivement, Mme Provost fut démise de cette fonction, mais la Cour supérieure du Québec a ordonné sa réintégration ; Abdallah n'a finalement pas été nommé.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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12
 
 
 

Qui est Yves Provost ?

 
 
 

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13

 

Hyprescon est aujourd'hui a été vendu en novembre 2011 à Hanson Pressure Pipes filiale de Lehigh Hanson inc du Groupe Heidelberg Cement Group

 

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14

Qu'est-ce que le Fonds de solidarité de la FTQ ?

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15

Qui est Jean-Pierre Blackburn ?

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16

Qui est Victor Rizzuto ?

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17

Qui est Paolo Renda ?

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18

Qui est Louis Laberge ?

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19

Accurso et Arsenault sur son yacht  Société Radio-Canada, 11 mars 2009

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20
 
 
 
 

Qui est Benoît Labonté ?

 
 
 
 

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21

En quoi SNC/Lavalin est plongée dans la tourmente ?

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