Le 17 janvier 2013, le patron de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), Robert Lafrenière ( 02 ) annonce une poursuite de deux millions $ en amendes envers les membres du cartel de Saint-Jean-sur-Richelieu qui truquait les appels d'offres municipaux dans la région.
Après les arrestations pour corruption et collusion, voici venu le moment de récupérer au moins en partie l'argent des contribuables. Les experts de Revenu Québec intégrés à l'UPAC soupçonnaient depuis longtemps que le «cartel de Saint-Jean» se livrait à la fraude fiscale au moyen de fausses déclarations et fausses factures, qui leur permettaient de réclamer indûment des crédits et remboursements de taxes ou de réduire leurs impôts.
Les autorités ont annoncé le dépôt de 388 accusations pénales contre les participants allégués au stratagème.
En juin 2012, le bras armé de l'UPAC, l'escouade Marteau ( 03 ), avait frappé neuf entreprises et leurs dirigeants, ainsi que deux fonctionnaires de la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu, dans le cadre de cette enquête baptisée «Grattoir». Il s'agit de 77 chefs d'accusations criminelles liées au truquage de huit contrats municipaux à Saint-Jean-sur-Richelieu, Henryville, Lacolle et Carignan, qui totalisaient environs 20 millions de dollars.
À l'époque, la Sûreté du
Québec avait estimé que
la collusion avait
possiblement
entraîné
une hausse de 25% à 30%
du prix des contrats. Le
Bureau de la concurrence
avait identifié la firme Civ-Bec
( 01 ) comme le
leader du groupe
d'entrepreneurs.
Les accusations portées par
Revenu Québec visent les
entreprises Civ-Bec,
Bailourd inc, Excavation
et Transport Lacroix et
Defcon. Elles auraient
commis des fraudes
fiscales d'un montant
global de 644 698 $.
Les administrateurs
Pasquale Fedele, Jacques
Lavoie, Patrick Alain,
Marc Baillargeon,
Louis-Philippe Lacroix,
Thierry Lacroix et
Yannick Lacroix sont
pour leur part accusés
d'avoir fraudé le fisc
de 1,43 million.
MM. Fedele, Lavoie et
Alain (tous de Civ-Bec)
auraient fait de fausses
déclarations, des
fausses réclamations de
dépenses et ils auraient
demandé indûment des
crédits et des
remboursements de taxe
sur les intrants.
Quant aux Lacroix, ils
auraient fait des
fausses factures à
Civ-Bec par l'entremise
de leurs entreprises.
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L'UPAC procède à neuf arrestations |






