7 000 pages d'archives et un moteur de recherche sur MétéoPolitique

Éthique et corruption

 

Retour à : Plan du site -  MétéoPolitique - Finance - Fiche: Corruption & éthique - Gens d'affaires

Paolo Catania: portrait d'un entrepreneur en affaires louches
  28 novembre 2012: Rencontres secrètes avec des donneurs d'ouvrage

Le « flirt » avec l'illégalité de la compagnie de construction Frank Catania & Associés, fondée par Frank Catania et reprise par son fils, Paolo, en 2002, s'est retrouvé sous les projecteurs à plusieurs reprises depuis sa création en 1987.

Gens d'affaires

 
 
 

Sujets abordés

Portrait

Rencontres secrètes avec des donneurs d'ouvrage

Un train de vie somptueux pour un simple entrepreneur en construction

Quand Catania frappe un noeud de citoyennes et citoyens à Longueuil
 

Des ministres du Parti Libéral du Québec dans l'eau chaude de Paolo Catania

Paolo Catania se fait arrêter par l'escouade Marteau

Revue de presse non exhaustive à propos des activités de l'entrepreneur en construction

Structure de propriété du Groupe Frank Catania & Associés Inc.

 
 
 

Portrait de l'homme d'affaires

 
 

Le scandale du Faubourg Contrecoeur ( 01 ), qui a mené à l'arrestation de l'homme d'affaires Paolo Catania, n'est pas le premier à éclabousser sa compagnie, qui s'est retrouvée sous les projecteurs à plusieurs reprises depuis sa création en 1987.

En 1996, un homme d'affaires, René Tétreault, de Laval, était condamné à un an de prison relativement à la vente de 7 M$ de fausses factures au nom de différentes compagnies, dont Construction Frank Catania & Associés. ( 02 )

L'entreprise écopait, elle, d'une amende de 150 130$ pour évasion fiscale.

Au tournant des années 2000, le Vérificateur général de la ville de Montréal, Guy Lefebvre, s'est inquiété à trois reprises du fait que c'était toujours les mêmes entreprises qui récoltaient les gros contrats de travaux octroyés par la Ville de Montréal, sous l'administration du maire Pierre Bourque.

Frank Catania & Associés figurait parmi les plus grands récipiendaires de contrats, en ayant recueilli pour une valeur totalisant 6 M$ pour la seule année 1999.

Six entrepreneurs ont défilé au Consenza, haut lieu de la mafia montréalaise, entre 2001 et 2006 :
dont "Frank" Francesco Catania, de Construction Frank Catania (19 visites) ;

La mafia se cotise

En 2005, des caméras de la GRC croquaient Frank Catania de passage au café Consenza, dans le quartier Villeray, réputé être le quartier général de la mafia montréalaise.

Des parrains de la mafia, dont Vito Rizzuto, se seraient cotisés pour lui offrir un cadeau de retraite.

La même année, l'ancien directeur général de l'arrondissement Saint-Laurent, Robert Fortin, était accusé d'avoir accepté des pots-de-vin.

Paolo Catania aurait payé le voyage de M. Fortin et de sa femme en Toscane, où il les l'accompagnait avec sa propre femme. La facture s'élevait à 6 602$.

Elio Pagliarulo ( 03 ) et Paolo Catania

Le 11 septembre 2009, Paolo Catania a été accusé de menaces de mort, de tentative d'extorsion et de harcèlement envers l'homme d'affaires Elio Pagliarulo, qui lui doit 1,4 million$.

Dans une déclaration sous serment, Pagliarulo affirme que 600 000$ des 1,4 million de dollars lui ont été remis en liquide, ce que nie Catania.

Pagliarulo affirme que lui-même et Catania faisaient du prêt usuraire, ce que nie aussi Catania.

En septembre 2010, il évitait un procès au criminel après que la Couronne eut décidé de retirer les chefs d'accusations pesant sur lui.

Il s'est aussi retrouvé dans l'actualité pour avoir voulu transformer en condos de luxe un ancien couvent acquis auprès de l'Université de Montréal, un projet qui avait suscité l'ire de professeurs de l'établissement d'enseignement supérieur. ( 04 )

V
isiblement dans l’embarras, le Conseil de l’Université a fait savoir le 8 décembre 2012 qu’il avait décidé de ne pas prolonger au-delà du 31 décembre l’entente avec Construction Frank Catania Associés, qui voulait faire des condos de luxe dans ce bâtiment patrimonial, situé au 1420, boulevard Mont-Royal, à Outremont.

L’Université explique qu’elle annule l’offre d’achat parce qu’elle a perdu espoir que la transaction se conclue, en raison de procédures judiciaires qui bloquent la vente. « La décision a été prise en raison des incertitudes soulevées par les procédures judiciaires intentées par différents groupes », a dit le porte-parole de l’UdeM, Mathieu Filion.

Il ne nie pas que le non-renouvellement de contrat soit lié aux soupçons de corruption qui pèsent sur le Groupe Catania, dont les liens avec la mafia ont été mis au jour à la commission Charbonneau. « Les allégations, ça fait partie des éléments, mais c’est l’ensemble des éléments qui nous a fait prendre cette décision », a précisé M. Filion. L’Unité permanente anticorruption (UPAC) s’intéressait actuellement au dossier de vente avec Catania.

Sur son site internet, l'entreprise dit avoir changé de modèle d'affaires récemment.

« L'année 2011 marque un moment important dans l'histoire de Catania puisque l'entreprise a choisi de cesser de participer à des processus d'appels d'offres publics pour la réalisation de projets d'infrastructures », peut-on lire.

 
 

Un train de vie somptueux pour un simple entrepreneur en construction

 
 

Paolo Catania cède sa part pour 1 $

L'entrepreneur en construction qui fait l'objet d'allégations de fraude, de corruption, de collusion et de liens avec le crime organisé, a entièrement transféré à sa femme leur résidence d'Outremont, d'une valeur de 2 millions $ en 2009. Il a effectué cette transaction quelques semaines avant que n'éclate un scandale qui a mené à des accusations criminelles contre lui.

M. Catania compte parmi une demi-douzaine de personnes reliées aux cas de corruption et de collusion dans l'industrie de la construction, qui se sont débarrassées de biens de grande valeur lorsque les policiers commençaient à s'intéresser à eux.

Deux ex-ingénieurs de la Ville de Montréal, Luc Leclerc et Gilles Surprenant ( 05  ), qui ont témoigné à la commission Charbonneau ( 06 ), ont eux aussi donné ou transféré leurs résidences.

M. Catania et sa femme Nathalie Boutin ont acheté au prix de 1,85 million $, en 2004, la résidence dans l'arrondissement d'Outremont. Le 17 avril 2009, M. Catania a cédé sa part de 50 % à Mme Boutin pour 1 $. La résidence était alors évaluée à plus de 2 millions $.

Ne manquant pas l'opportunité d'intervenir, Revenu Québec a imposé une hypothèque légale de 1,6 million $ sur cette luxueuse propriété. L'agence gouvernementale a procédé à l'inscription de l'hypothèque légale le jour même où l'Agence QMI révélait que Paolo Catania avait transféré en avril 2009 sa part de la propriété, évaluée à 2 millions, à son épouse Nathalie Boutin pour 1 $ - deux semaines avant que la Ville de Montréal ne demande à la police d'enquêter sur des fraudes alléguées de M. Catania.

Une avocate de l'Agence de revenu du Québec, Sylvie Sarrazin, a rédigé le document légal indiquant que Mme Boutin doit une somme importante au fisc pour l'année 2012. Le document, qui a été déposé au Registre foncier du Québec, ne dévoile cependant pas les raisons de cette dette envers l'Agence du revenu.

M. Catania et Mme Boutin ont refusé faire des commentaires sur le transfert de la propriété ou encore l'hypothèque légale. «Ces informations relèvent de la vie privée de M. Catania et de sa conjointe et ils ne feront pas de commentaires», a indiqué leur porte-parole, la propagandiste de Catania, Mylène Forget.

L'agence gouvernementale peut imposer une hypothèque légale sur une maison ou une propriété commerciale dans le but de récupérer une dette importante pour taxes impayées. Une telle hypothèque prévient un acheteur potentiel que, si la propriété est vendue, une partie de la somme versée au vendeur pourrait être remise au gouvernement.

Pas qu'un seul problème

Faubourg Contrecoeur n'était pas l'unique problème qu'a dû affronter l'entrepreneur en 2009.
À la fin 2008, Revenu Québec a fait parvenir à M. Catania une cotisation de 157 815 $.

Selon Revenu Québec, il avait facturé des dépenses personnelles à sa compagnie et avait omis de les déclarer comme revenu personnel.

Ces dépenses incluaient la location et des réparations de véhicules, des frais d'avocat, d'autres honoraires de gestion ainsi que des voyages personnels en Jamaïque, en Espagne, en Floride, à Las Vegas, dans les Laurentides et à Montebello.

M. Catania nie avoir fraudé et conteste ces cotisations, estimant que sa responsabilité pour les exercices fiscaux de 2001 à 2004 avait expiré.

Revenu Québec a manifesté son désaccord : Construction F. Catania avait déjà plaidé coupable en 2004 à des accusations d'évasion fiscale au fédéral pour des actions semblables, écopant d'une amende de
109 375 $. La cause demeure devant les tribunaux.

Depuis 1990, Groupe Catania et ses filiales ont empoché plus de 100 millions $ en contrats de construction et d'infrastructures, et ont réalisé de gros profits sur les marchés immobiliers commerciaux et résidentiels avec des transactions à Brossard et d'autres banlieues de Montréal.

Une rue à Brossard

Mais ni M. Catania ni aucun autre des dirigeants de Catania ne donnent d'entrevues, même si le nom de la famille désigne aujourd'hui une rue de Brossard.

À la table du conseil d'administration de Frank Catania au centre le parrain Rizutto

Des photographies déposées à la commission Charbonneau ont montré des Catania en train de manger avec des membres du clan Rizzuto. De multiples témoins ont associé l'homme d'affaires à la fraude, collusion et corruption.

M. Pagliarulo a raconté à la commission Charbonneau que M. Catania obtenait des millions en argent comptant avec de fausses factures. M. Catania a démenti ces informations.

Mais toutes ces controverses ont eu des conséquences : Groupe Catania ne soumissionne désormais plus pour des projets d'infrastructures publiques.

Un MBA qui n'existe pas

Paolo Catania affirmait sur un site de réseautage professionnel qu'il détenait un MBA pour cadres de l'université Harvard, alors que ce n'est pas le cas.

La référence au MBA sur le profil de M. Catania sur LinkedIn a d'ailleurs été rapidement supprimée, après que l'Agence QMI eut contacté l'Université Harvard et le Groupe Catania pour vérifier la chose.

Un tel programme de MBA pour cadres n'existe pas au Harvard Business School (HBS), selon Kristen Raymaaker, l'adjointe au directeur des communications de l'établissement. Elle a précisé que M. Catania n'a complété aucun programme offert par Harvard.

Lorsqu'elle a tenté de contacter M. Catania, l'«Agence QMI» a plutôt été référée à Mylène Forget, une consultante en relations publiques pour sa compagnie.

Mme Forget a rappelé une heure plus tard pour spécifier que la mention du MBA avait été retirée des détails du profil LinkedIn de M. Catania.  «Il y avait erreur. Je ne sais pas d'où vient l'inexactitude, mais on vous remercie», a dit Mme Forget.

Que quelques séminaires

Mme Raymaaker a précisé que M. Catania avait suivi plusieurs séminaires d'une semaine à Harvard, donnés par la Young Presidents Organization (YPO), entre 2008 et 2012. Les sessions d'étude et de réseautage pour cadres sont bien dirigées par des professeurs de Harvard.

«Mais la YPO est un organisme distinct de la Harvard Business School, a ajouté Mme Raymaaker. La HBS fournit le programme et les services d'enseignement, mais le service des admissions (au programme de séminaire) est géré par la YPO, pas par Harvard.»

«Parfois, les gens (qui s'inscrivent au programme de la YPO) croient qu'ils ont un MBA, mais ce n'est pas un MBA. Ce programme comprend typiquement deux années de cours et d'études intenses», a-t-elle poursuivi.

Le site de la YPO ne fait pas non plus mention d'un programme de MBA pour les cadres, mais décrit Harvard plutôt comme un «partenaire à la formation».

Difficile à excuser

Pour recevoir un certificat de formation continue pour cadre de la YPO, un étudiant doit suivre 10 sessions de cours d'une semaine, a expliqué Mme Raymaaker. M. Catania a participé à seulement cinq semaines de formation, a-t-elle ajouté.

Embellir son parcours académique ou professionnel est un «drapeau rouge», souligne Christopher Marquet, un expert en fraude chez Marquet International Ltd, une firme d'enquête privée basée à Boston.

«C'est difficile à excuser. Il trafique son curriculum vitae pour s'avantager. Si vous mentez à ce propos, que cachez-vous d'autre?» s'est questionné M. Marquet.

Des maisons à profusion ?

L'homme d'affaires ne fait pas dans la pauvreté, il est propriétaire de plusieurs habitations de grand luxe, dont une résidence dans l'arrondissement d'Outremont à Montréal, valant 5 à 6 millions.

Une autre propriété dans la région des Laurentides, à Piedmont, évaluation marchande entre 6 et 7 millions $

Il possède aussi une résidence à Brossard sur la rive sud de Montréal.

Pendant que les Québécois se battaient avec les rigueurs de l'hiver, l'habile magouilleur et son épouse goûtaient à leur plus récente acquisition, soit un luxueux condo de 3 000 pieds carrés situé dans une tour, pour la modique somme de 2 millions $.

Ce condo aux États-Unis en Floride acheté en 2008 situé dans une tour du complexe Ocean Shores est l'une de quatre tours construites à Sunny Isles Beach, une localité bien connue des Québécois et située juste au nord de Miami Beach. La tour de 45 étages compte 264 résidences. Elle est construite à 300 pieds en bordure de l'océan Atlantique, indique un registre foncier de la Floride.

La Banque Nationale a financé la transaction avec un billet à ordre de 1,125 million $ US.

Le couple a acheté le plus grand condo disponible au 39e étage, comprenant trois chambres à coucher et trois salles de bain. Il offre une vue panoramique sur l'océan à travers des fenêtres, qui vont du sol au plafond.

Ocean Shores IV à Sunny Isles Beach

Il a acquis cette propriété au moment où il s'engageait dans des activités de collusion sur des contrats de construction, des fausses factures, de la fraude envers la Ville de Montréal, de l'évasion fiscale et de versements de sommes d'argent au crime organisé, selon des témoignages de personnes qui ont comparu devant la commission Charbonneau et des documents obtenus auprès des archives des tribunaux civil et criminels.

Vroum Vroum aussi !

Grand amateur de voitures de luxe, Catania a fait l'acquisition d'une Lamborghini valant au moins un demi million $. Il aurait même emmené Elio Pagliarulo avec lui chez le concessionnaire, pour l'aider à choisir la couleur et les options de son bolide de rêve. Quand il n'était pas au volant de sa voiture sport italienne, Catania avait aussi l'option de conduire sa «superbe Bentley noire» ou son Land Rover.

Du vin

L'entrepreneur était également un grand amateur de vin. Il possédait une collection d'au moins 20 000 bouteilles valant au moins un million $, selon ce qu'il aurait raconté à Elio Pagliarulo. Et le géant de la construction ne faisait pas que boire du vin. Il en offrait également. «Chaque Noël, il entreposait 1 000 bouteilles de vin dans une pièce de son siège social. Il les offrait à ceux de qui il avait besoin de quelque chose», s'est souvenu Pagliarulo. «C'était du bon vin. J'étais moi-même un collectionneur, et c'est du vin que j'aurais bu», a-t-il ajouté.

La Banque Nationale du Canada prend ses précautions

La Banque Nationale a pris des garanties financières totalisant 108 millions de dollars depuis janvier 2009 sur les propriétés du promoteur et constructeur Catania, perquisitionné à Brossard par Revenu Québec et l’Unité permanente anticorruption (UPAC). ( 07 )

La Nationale est aussi le plus important prêteur de Tony Accurso, arrêté le 17 avril pour corruption à Mascouche. 

Banque Nationale du Canada

Selon le registre foncier, l’institution financière est la seule à avoir pris des garanties sur des propriétés de Catania ces dernières années.

La Banque Nationale a aussi enregistré depuis 2009 des garanties totalisant 62,5 millions$ sur la totalité des biens de Construction Frank Catania & Associés inc., ainsi que sur un lot et un immeuble des Terrains Frank Catania & Associés inc., boulevard Matte, à Brossard, indique le Registre des droits personnels et réels mobiliers (RDPRM).

Le fisc a déployé 80 agents pour amasser des preuves dans le cadre d’une enquête de l’Unité permanente anticorruption ( 08 ) . Les sociétés de l’entrepreneur Frank Catania figurent parmi les entreprises visées et plusieurs enquêteurs se sont rendus à son siège social de Brossard pour la perquisition.

La Banque Nationale assure que les montants octroyés à Catania sont «très inférieurs» à celui des garanties. Le porte-parole Claude Breton ajoute que le total des garanties en vigueur sur les actifs de Catania est inférieur à 108 millions $. Il n’a cependant pas expliqué la différence entre la valeur des garanties dans les dossiers de la Banque et celles du registre foncier. Il n’a pas voulu préciser non plus le montant des créances réellement en jeu, ni spécifier si Catania a remboursé ses prêts. «On ne commentera pas le dossier de notre client», dit Claude Breton.

Les garanties trouvées dans les registres ont été prises des mois après la publication des premiers reportages sur les relations entre le fondateur du groupe Catania, Frank Catania, et la mafia. La Gendarmerie royale du Canada avait notamment déposé en preuve des images filmées dans le cadre de l'opération Colisée au café Consenza, rue Jarry Est à Montréal, lieu de rendez-vous de la mafia italienne. On pouvait y voir Frank Catania remettre de l'argent au parrain de l'époque, Nick Rizzuto, abattu en novembre 2010 par un tireur inconnu.

La GRC démontrait également que les principaux chefs de la mafia sicilienne s'étaient cotisés pour offrir un cadeau au fondateur du groupe Catania. Il n'a jamais été accusé dans cette affaire.

La Banque Nationale est aussi le plus grand financier de Tony Accurso ( 09 ), arrêté le 17 avril 2012 pour répondre à des accusations de fraude, de complot et de versement de pots-de-vin à Mascouche. En juillet 2011, notamment, l'institution financière a pris une garantie de 100 millions sur un ensemble de biens de son entreprise Constructions Louisbourg, dont le siège social de la filiale Construction Marton, dans l'arrondissement d'Anjou, à Montréal.

La Banque n’a pas voulu spécifier si des changements pourraient être apportés à la façon dont elle accorde ses prêts dans le domaine de la construction.

Paolo Catania se fait arrêter par l'escouade Marteau

L'arrestation de M. Catania, président de Construction Frank Catania et associés, de Brossard, survient un mois après celle de l'entrepreneur Tony Accurso, qui contrôle la firme Louisbourg SBC. Bon an mal an, ces deux sociétés obtenaient depuis plusieurs années la part du lion parmi les contrats publics de la Ville de Montréal.

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) a mené onze perquisitions dans un dossier impliquant l'important entrepreneur en construction et promoteur immobilier Catania.

«C'est l'Agence du revenu du Québec (ARQ), qui mène une série de perquisitions, mais c'est un dossier UPAC.

 Le rôle de l'ARQ dans l'UPAC est de détecter les infractions liées à la corruption et la malversation en utilisant les dispositions fiscales
», explique Anne-Frédérick Laurence, porte-parole de l'UPAC.

Les bureaux de la firme Catania à Brossard sont notamment perquisitionnés. Les enquêteurs du fisc ont déployé 80 personnes sur le terrain pour amasser des documents en preuve dans cette affaire. Toutes les perquisitions ont lieu dans la grande région de Montréal.

Catania est un développeur important à Montréal. L'entreprise est connue pour le controversé projet du Faubourg Contrecoeur, dans l'est de la ville, qui est aussi sous enquête par l'Escouade Marteau, bras armé de l'UPAC. Les policiers de Marteau ont d'ailleurs déjà perquisitionné chez Catania.

Par l'entremise de la Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM), la Ville de Montréal avait vendu au Groupe F. Catania un immense terrain à l'est de l'autoroute 25. L'évaluation municipale était de 31 millions de dollars, mais la SHDM l'a vendu au prix de l'évaluation marchande de 19 millions. Elle a déduit de ce prix divers frais, dont 11 millions pour la décontamination du terrain.

Or, des enquêtes ont établi que la décontamination pourrait avoir coûté beaucoup moins cher.
 
 

La Commission Charbonneau s'intéresse aussi:

 
 

 

 

Revue de presse non exhaustive de textes en lien avec les activités de l'entrepreneur




En photo: M. Paolo Catania et un de ses avocats à l'arrière plan

Quand Catania frappe un noeud à Longueuil.
C’est vrai qu’une victoire citoyenne représente le meilleur antidote au cynisme ambiant. Des citoyennes et des citoyens du Vieux-Longueuil l’ont vécu récemment. 2 octobre 2012.

L'ensemble des entreprises contrôlés par Paolo Catania tel que déposé à la Commission Charbonneau.      Dépôt à la Commission 20 juin 2012 1 page PDF

Catania se fait arrêter par l'escouade Marteau - 17 mai 2012

Affaire du Faubourg Contrecoeur à Montréal

L'entrepreneur Paolo Catania libéré des accusations - 16 septembre 2010

Paolo Catania plaide coupable-  7 mai 2010

Paolo Catania défend son honneur. Le magnat de la construction nie être associé dans une entreprise de prêts usuraires avec un homme qui l'accuse de menaces de mort - 15 décembre 2009

L'entreprise Catania - site internet

Sources internet:
Cyberpresse.ca et La Presse pour Power Corporation of Canada et Huffington Post Québec pour AOL Inc, L'Actualité pour
Rogers Enterprises Inc., Les affaires pour Transcontinental Inc., Agence QMI et Argent pour Quebecor Inc. Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc.

Choix de photos, mise en page, références et titrage : JosPublic
Publication : 2010 - La plus récente mise à jour 15 novembre 2012

Notes & Références encyclopédiques:

01

Qu'est-ce que Le scandale du Faubourg Contrecoeur - Sur MétéoPolitique

Retour au texte

02

Qu'est-ce que Construction Frank Catania & Associés - Sur MétéoPolitique

Retour au texte

03

Qui est Elio Pagliarulo ? Sur MétéoPolitique

Retour au texte

04

L’Université de Montréal vend à perte un couvent à Catania. L’entrepreneur aurait bénéficié d’un coup de pouce politique - Sur Le Devoir, le 3 novembre 2012

Retour au texte

05

Qui sont Luc Leclerc et Gilles Surprenant ? Sur MétéoPolitique

Retour au texte

06

Qu'est-ce que la Commission Charbonneau ? Sur MétéoPolitique

Retour au texte

07

Qu'est-ce que l'Unité permanente anticorruption (UPAC) ? - Sur MétéoPolitique

Retour au texte

08

Le fisc a déployé 80 agents pour amasser des preuves - Sur Les Affaires, le 26 avril 2012

Retour au texte

09

Qui est Tony Accurso ? - Sur MétéoPolitique

Retour au texte

Retour à : Plan du site -  MétéoPolitique - Finance - Corruption & éthique - Gens d'affaires - Haut de page

 

Sujets abordés

Portrait

Rencontres secrètes avec des donneurs d'ouvrage

Un train de vie somptueux pour un simple entrepreneur en construction

Quand Catania frappe un noeud de citoyennes et citoyens à Longueuil
 

Des ministres du Parti Libéral du Québec dans l'eau chaude de Paolo Catania

Paolo Catania se fait arrêter par l'escouade Marteau

Revue de presse non exhaustive à propos des activités de l'entrepreneur en construction

Structure de propriété du Groupe Frank Catania & Associés Inc.