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Depuis, quinze (15) députés.es, (8 du
Parti québécois et 7 du Parti libéral)
ont touché de rondelettes allocations de
transition dont le total dépasse
1,300,000 $.
Ils ont tous effectué en
peu de temps un retour inattendu et
inexpliqué sur les banquettes
parlementaires. Que diable sont-ils
allés faire dans le secteur privé pour
revenir rapidement au confort douillet
de la vie politique ?
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Ci-après le
tableau des 15 prébendés par des
allocations de transition :
JEAN-MARC FOURNIER PLQ 146,000$
PAULINE MAROIS PQ 128,000$
LOUISE BEAUDOIN PQ 128,000$
NICOLE LÉGER PQ 128,000$
FRANÇOIS LEGAULT PQ 128,000$
CLAUDE PINARD PQ 99 000 $
PIERRE CORBEIL PLQ 93 000 $
CLAUDE BACHAND PLQ 63 000 $
DANIEL BERNARD PLQ 63 000 $
RAYMOND BERNIER PLQ 63 000 $
PIERRE MOREAU PLQ 63 000 $
DOMINIQUE VIEN PLQ 63 000 $
NORBERT MORIN PQ 63 000 $
DENISE BEAUDOIN PQ 53 000 $
NOËLLA CHAMPAGNE PQ 52 000 $
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Cela va sans dire,
sans rembourser le moindre sou de la
rondelette prime de départ qu’ils ont
touchée. Le pire est qu’ils peuvent
récidiver. Il n’y a aucune disposition
législative interdisant d’autres
allers-retours en première classe de ces
députés baladeurs. Ce serait le bout de
ce que vous savez, mais la cupidité
humaine n’ayant pas de limite, rien
n’est exclu.
Le pillage des fonds publics par des
élus du peuple prend ainsi une dimension
ahurissante. Dans un premier temps, avec
une rare et suspecte unanimité, les
élus de notre Assemblée nationale ont
fait chorus pour s’assurer des retraites
dorées sur tranche parmi les plus
alléchantes du monde. Suivirent des
inventions de fraîche date pour
resquiller les fonds publics : des
allocations dites de transition (sic).
Elles ont permis jusqu’ici à un nombre
effarant de députés, 44, d’aucuns en
délicatesse avec le chef de leur parti,
d’autres lassés du rôle de figurant,
certains par l’odeur fric alléchés, ou
pour tout autre prétexte, de siphonner
les fonds de l’État et d’aller paître
dans les verts pâturages du secteur
privé et revenir le temps d’une fugue à
leurs confortables fauteuils capitonnés.
Plus inacceptable encore est la décision
de membres de la députation de se
prévaloir des conditions d’une retraite
payée par les fonds publics, enrichie
d’une allocation coquine de transition
vers le troisième âge. Il n’y a pas de
précédent de la sorte dans le secteur
privé, nous voilà dans l’inédit et du
jamais vu dans les démocraties modernes.
Il faut que nous ayons perdu la tête et
que nous soyons collectivement riches à
craquer pour gaver nos élus dans des
proportions aussi gargantuesques.
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Un
exemple : Monique Jérôme-Forget, - pas
le plus mauvaise des ministres des
Finances soit dit en passant - a quitté
la vie politique à 69 ans et encaissé la
somme rondelette de 146,000 $ adossée à
une pension annuelle de 49,786.00$ pour
10 ans de service. Trois mois après sa
démission, elle pantouflait chez un
cabinet d’avocats de Montréal. |
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Telle que vue par
certains opposants |
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« C’est ce que l’on appelle le cornet à
deux boules dans le milieu politique,
écrivait le chroniqueur Vincent Marissal dans LA PRESSE
le 17 juin 2009, se référant à une étude
de la Ligue des contribuables du Québec.
On n’a pas besoin de gratter très
longtemps, poursuivait-il, pour
comprendre que le sujet est tabou.
Madame Jérôme-Forget n’est pas la seule
à avoir reçu double ration. Depuis les
dernières élections, 11 autres anciens
députés partis à la retraite ont aussi
touché une allocation de transition tout
en étant pleinement pensionnés, dont
Louise Harel, Rita Dionne-Marsolais et
Michel Bissonnet ».
Aux mamelles du Québec et de la
ville de Montréal
Les chiffres de M. Marissal souffrent
d’être actualisés. Trois ans ont passé.
Depuis 11 ans en 2009, par l’odeur du
fric alléchés, les députés en transit
son rendus à 31.
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Ancien président de l’Assemblée
nationale, Michel Bissonnet
est le champion toutes catégories de nos
cumulards avec 125,000 $ de pension
annuelle plus une allocation de
transition de 146,000 $, pour un joli
pactole total de 271,000 $ la première
année de ses adieux au salon de la race.
Pour ajouter au bouquet déjà amplement
garni, M. Bissonnet, 71 ans, est
maire de l’arrondissement de
Saint-Léonard à Montréal depuis 2008 et
membre du comité exécutif de la Ville de
Montréal . |
Son
salaire annuel à ce titre est de 125,000
$, agrémenté d’une allocation de
dépenses de 15,000$. Les payeurs de
taxes du Québec et de Montréal lui
versent au total 245,000 $ par an.
Cerise sur le gâteau, le cumulard en
chef sera éligible à une pension
municipale en vertu de la Loi sur le
régime de retraite des élus municipaux (L.R.Q.,
chapitre R-9.3). L’article 27 se lit
comme suit : une pension est accordée en
vertu du présent régime à la personne
âgée d’au moins 60 ans qui cesse d’être
membre du conseil d’une municipalité
après avoir été créditée de deux années
de service.
Avec une opinion publique indifférente
parce que mal informée, nos élus
s’entendent comme larrons en foire pour
écumer les fonds publics et se voter des
avantages pécuniaires à susciter l’envie
des républiques de bananes. Ce n’est pas
faute d’avoir sonné le tocsin. Il y a
une douzaine d’années, j’écrivais sous
le titre prémonitoire LES CUMULARDS DE
l’ÉTAT :
« L’amicale des anciens députés de
l’Assemblée nationale du Québec
tiendra bientôt sa réunion annuelle
dans la Vieille Capitale. On y
étudiera un excellent rapport
préparé de main de maître sur
l’agaçant phénomène de la double
rémunération dans la fonction
publique ou parapublique.
‘Les recommandations du rapport,
ajoutais-je, sont excellentes à
plusieurs points de vue, dures dans
certains cas, mais à mon sens elles
ne vont pas assez loin. Une nouvelle
réglementation passée à Québec veut
qu’un retraité de l’État ne touche
que la moitié de sa pension de
député ou de ministre s’il est
appelé à servir de nouveau dans
l’appareil de la fonction publique.
Cette mesure est trop timide et
j’estime que la totalité du montant
de la pension devrait être
soustraite du salaire de celui ou de
celle qui est appelé à remplir de
nouvelles ou anciennes fonctions
auprès des gouvernements. Il n’est
ni juste, ni moral, ni éthique,
qu’un employé reçoive à la fois un
salaire et une pension du même
employeur ».
Un exemple récent de cumul éhonté me
fait bondir.
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Diane Lemieux, ex-ministre
péquiste, démissionne en septembre 2007
pour se présenter aux élections
municipales de Montréal et rafle au
passage une allocation de transition de
128,000$. Défaite, le maire Tremblay la
récupère une courte année à titre
directrice de son cabinet au salaire
coquet de (145 000$). Peu de temps
après, un décret No. (35-20ll ) de notre
État terriblement provincial la couche
sur un matelas rembourré de 160 000 $ le
24 janvier 2011 pour assumer la
présidence de la Commission de la
construction du Québec. |
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Une disposition de l’arrêté prévoit pour
la lionne de Bourget une deuxième
allocation de transition si elle
abandonne ses fonctions de plein gré ou
un prime de départ si elle est remerciée
de ses coûteux et éminents services.
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Autre exemple.
Dans l’état actuel des
choses et sous réserve que l’Assemblée
nationale mette de l’ordre dans l’orgie
de dépenses au frais des contribuables,
Louise Beaudoin, actuelle députée de
Rosemont, déjà bénéficiaire d’une
allocation de transition de 128 000$ en
2003 est éligible à une deuxième
allocation de ce type, bien que réduite,
du fait qu’elle renoncera, paraît-il, à
solliciter un autre mandat à la
prochaine élection. |
Pour ses vieux jours, celle qui fut un
temps la passionaria du PQ touchera grosso modo
une double pension : 70 000 $ comme
députée, couplée d’une pension de
fonctionnaire de l’ordre de 50 000$.
Total de 120 000 $ par an, l’équivalent
actuel d’un capital de 3 millions à 4%
d’intérêts.
J’ai toujours été farouchement opposé au
principe de la double rémunération d’un
organisme public et pension du même
employeur. Ce n’est pas demain que je
vais changer d’idée. Si un ancien député
ou ministre retraité est appelé à
occuper des fonctions dans l’appareil
gouvernemental ou parapublic, il ou elle
ne devrait pas être éligible à une autre
forme de rémunération permanente.
Sous
bénéfice d’inventaire, tout au plus
pourrait-on envisager dans certains cas
le paiement de la différence entre le
montant de pension et le salaire de la
fonction, je pense ici à d’anciens élus
invités à effectuer des prestations
universitaires. J’ajouterais, sans trop
y croire, que les gouvernements n’ont
même pas à édicter des règles à ce sujet
et que la plus élémentaire décence
commanderait aux intéressés de renoncer
de leur propre chef à toucher
simultanément un salaire complet et une
pension à vie des fonds publics.
Un bar ouvert d’allocations et
d’indemnités
J’ai trouvé un seul exemple de
transparence sur les notes de frais des
députés. Il vient de France. René Dosière, député du parti socialiste,
vice-président du groupe parlementaire France-Québec, a publié sur son site
internet le fin détail de ses indemnités
représentatives de frais de mandat.
( 03 ) En
guise de représailles, le Parti
socialiste lui a refusé l’investiture
pour les actuelles élections
législatives !
Au Québec, c’est un véritable travail
d’Hercule de s’y retrouver dans la
pléthore d’indemnités et d’allocations
que peuvent toucher les députés de
l’Assemblée nationale. Une chatte n’y
retrouverait pas ses petits.
Plusieurs
des sommes allouées sont soustraites à
toute forme de vérification par les
employés de l’État dont l’allocation
annuelle de dépenses de 15 000$ de même
que l’allocation de déplacement dans la
circonscription électorale. En revanche,
les frais de logement et de déplacement
à Québec nécessitent des pièces
justificatives.
Au fil des ans, la
kyrielle de frais assumés par l’État
comprend :l’indemnité pour l’exercice
d’une fonction parlementaire ; le
fonctionnement du bureau de comté ; une
masse salariale pour la rémunération du
personnel du député ; les frais de
déplacement du personnel du député ; des
allocations pour des travaux de
recherche et de documentation et tutti
quanti !. Pour celles et ceux qui
auraient la patience de s’y retrouver
dans le dédale des indemnités de soutien
au travail des bienheureux élus du
suffrage universel, voici la liste
truffée de tentations qui n’est
peut-être pas exhaustive :
Indemnité annuelle de
base ; Indemnité pour l’exercice
d’une fonction
parlementaire ; Allocation annuelle de
dépenses ; Remboursement des frais de
déplacement ; Remboursement des frais de
logement à Québec ; Budget pour le
fonctionnement du local de
circonscription ; Masse salariale pour la
rémunération du personnel du
député ; Frais de déplacement du
personnel du député ; Rémunération du personnel
d’un cabinet de
l’Assemblée ; Budget pour le
fonctionnement du cabinet ;
Sommes allouées aux partis
à des fins de recherche.
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Triangle vicieux Québec,
Ottawa, Montréal ?
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Le contribuable québécois est déjà ou
sera doublement rançonné par les
gouvernements fédéral et provincial pour
défrayer les allocations de retraite de
députés de L’Assemblée nationale et de
la Chambre des communes du Canada. Au
nombre de ces joyeux cumulards, l’on
retrouve Lucien Bouchard et Jean
Charest, deux anciens ministres
conservateurs parvenus au poste de
premier ministre du Québec. Le premier,
sous la bannière séparatiste sans trop y
croire et le second sous l’oriflamme
libérale, parti honnit de la famille
conservatrice dont il est issu. Comme
disait Edgar Faure, ancien président du
conseil de la République française,
« ce
n’est pas la girouette qui tourne, c’est
le vent ».
( 04 )
Suivent Serge Ménard et Jacques Léonard,
députés du Bloc à Ottawa. Le dernier des
voraces est Thomas Mulcair, ancien
ministre libéral du Québec converti au
socialisme canadien, chef de
l’Opposition de Sa Majesté au règne de
diamant, hébergé et entretenu à nos
frais dans une datcha d’Ottawa. Des
rumeurs ont déjà brui qu’il pourrait
songer à la mairie de Montréal. Si cela
devait s’avérer, le contribuable que je
suis de la métropole du Québec -ou sa
descendance- serait triplement mis à
contribution pour assurer les vieux
jours du randonneur que je viens de
citer.
FAISONS UN RÊVE
Nous sommes à l’Assemblée des
actionnaires de la Banque Nationale du
Canada au printemps 2014. Avec la
complicité d’usage des membres du
conseil d’administration, Louis Vachon,
président-directeur
général, rafle le
gros lot avec un salaire annuel de près
de 10 millions de dollars.
( 05 ) Plus de 225
fois le salaire moyen des employés. Une
banque emprunte à un demi d’un pour cent
(0.50%) à la Banque du Canada et prête à
ses clients entre 4 et 5%, et à 18% sur
les cartes de crédit. Encaisser des
profits mirobolants dans de telles
conditions de facilité ne relève ni d’un
génie de la finance, ni de l’exploit, ni
d’une compétence hors de pair, ni d’une
intelligence exceptionnelle. Tout au
plus, il faut de bonnes relations avec
les membres du conseil de la Banque qui
sont payés plus de 100,000 $ par an pour
opiner du bonnet et voter la
rémunération délirante du PDG.
Suivant l’exemple français de 2012, la
rémunération de M. Vachon excédant
1 250 000 $ est imposée à 75%. Une
disposition similaire a été votée par
les parlements du Québec d’Ottawa en
2013 !!!!! |
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