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Les archives vivantes de MétéoPolitique en lien avec l'actualité

 

 

 

 

Eau embouteillée: l'Ontario agit, le Québec regarde le train passer

 

L'eau coûtera plus cher pour les embouteilleurs en Ontario à partir du 1er août 2017

Les embouteilleurs devront payer 503,71 $ par million de litres d'eau souterraine puisée en Ontario à partir du 1er août 2017, soit 500 $ de plus qu'actuellement. Le gouvernement avait proposé cette mesure en janvier dernier après que des critiques eurent accusé la province de brader la ressource.

« Le nouveau droit aidera à récupérer les coûts de gestion des eaux souterraines [...], notamment les études scientifiques portant sur l'impact environnemental », assure le ministère de l’Environnement dans un communiqué de presse.

Le groupe écologiste Environmental Defence espère que ce sera effectivement le cas.  Par voie de communiqué, il dit se réjouir de la hausse du tarif et admet qu'il s'agira du plus élevé au Canada, mais il estime que la province ne va pas assez loin.   « Il y a encore des choses à faire pour régler les problèmes que cause l'eau en bouteille », dit l'organisme. ici pour lire la suite

  Eau potable en bouteille  - Sur MétéoPolitique

« Des milliards de dollars se dépensent pour savoir si nous sommes seuls dans l’Univers, alors que nos semblables sur Terre meurent de soif.  Voilà qui témoigne de nos différents niveaux de conscience.  Nous accaparons, dilapidons, marchandons l’eau de façon illégitime; pire, nous méprisons nos propre lois.  C’est criminel.  Agissons sans complaisance envers ceux et celles pour qui l’eau ne représente qu’une source de bénéfices parmi d’autres.  Il faut s'assurer que les droits des citoyens et citoyennes reconnaissent enfin l’accès à l’eau de qualité et en quantité suffisante dans le respect de sa pérennité.  Si cela se réalise dans le cadre du principe que l’intérêt du plus grand nombre doit prévaloir sur l’intérêt de quelques-uns, nous réussirons à ne pas trop dégrader l’eau, élément primaire vital à notre passage sur Terre. »    - JosPublic

04

La rectitude politique encourage l'extrémisme musulman

Salman Rushdie sur l'islamisme : "Il faut arrêter cet aveuglement stupide"

   Salman Rushdie, qui vit toujours sous la menace d'une fatwa, s'inquiète de la montée des forces obscurantistes.   Et lance un cri d'alarme en direction de l'Occident.   "Cessons, dit-il, de refuser de voir la réalité des origines du djihadisme".

Question: Après la France et la Belgique, la Grande-Bretagne, où vous avez vécu longtemps, est à nouveau prise pour cible par les terroristes.   Selon vous, le djihadisme procède-t-il d'une radicalisation de l'islam ou d'une révolte nihiliste qui s'est cristallisée sur l'islam ?

Je suis en désaccord fondamental avec ces gens de gauche qui font tout pour dissocier le fondamentalisme de l'islam.   Depuis cinquante ans, l'islam s'est radicalisé.   Côté chiite, il y a eu l' imam Khomeini et sa révolution islamique.   Dans le monde sunnite, il y a eu l' Arabie saoudite, qui a utilisé ses immenses ressources pour financer la diffusion de ce fanatisme qu'est le wahhabisme.   Mais cette évolution historique a eu lieu au sein de l' islam et non à l'extérieur.   Quand les gens de Daech se font sauter, ils le font en disant "Allahou Akbar", alors comment peut-on dès lors dire que cela n'a rien à voir avec l'islam ?  Il faut arrêter cet aveuglement stupide.

Bien entendu, je comprends que la raison de ce déni est d'éviter la stigmatisation de l'islam.   Mais, précisément, pour éviter cette stigmatisation, il est bien plus efficace de reconnaître la nature du problème et de le traiter.   Ce que je trouve consternant, c'est d'entendre Marine Le Pen analyser l'islamisme avec plus de justesse que la gauche...  C'est très inquiétant, vraiment, de voir que l'extrême droite est capable de prendre la mesure de la menace plus clairement que la gauche.  C'est pour cela que je vous mets en garde, cela va poser un problème à l'avenir, à moins que nous ne changions notre façon d'appréhender les choses.

C'est très bien de rappeler que la plupart des musulmans ne sont pas des extrémistes.  Il était également vrai que la plupart des Russes n'étaient pas des partisans du Goulag ou que la plupart des Allemands n'étaient pas des nazis.   Pourtant, l'Union soviétique et l'Allemagne hitlérienne ont bien existé.   Ainsi, lorsqu'une déviance grandit à l'intérieur d'un système, elle peut le dévorer, et tel est ce qui se passe avec le fondamentalisme en islam.   Je me souviens d'ailleurs que, quand j'ai commencé à être la cible des attaques des islamistes, quelques journalistes américains de gauche avaient apporté leur soutien à l'imam Khomeini parce qu'il luttait contre le pouvoir hégémonique de l'Ouest.   Le présupposé constant de la gauche, c'est que le monde occidental est mauvais.   Et donc tout est passé au crible de cette analyse : en quoi une telle situation est-elle de notre faute ?   Je me souviens aussi de mes querelles avec Derrida sur ce sujet et sur tous les sujets du reste !

Propos recueillis par Sara Daniel, aux Assises internationales du Roman de la Villa Gillet à Lyon  L'Obs (propriétaires: 66 % Bergé-Niel-Pigasse et 34 % Groupe Perdriel), jeudi 8 juin 2017.

  Analyses & Opinions à propos de la spiritualité, de la religion et de la laïcité -  Sur MétéoPolitique

JosPublic soumet que si la religion se présente aujourd'hui comme une solution au désarroi, elle ne peut qu'instrumentaliser le consumérisme des idées prêt-à-porter et ne représente plus qu'un opium pour les masse de gens désœuvrée... réinventons la spiritualité!

05

La ministre de l'impôt fédéral doit nettoyer une auge à cochon où patauge une classe sociale cupide et ratoureuse

Un conseiller de la ministre du Revenu a participé à une conférence financée par KPMG - Sur SRC, 17 mai 2017

Le dossier de KPMG, ce cabinet comptable qui a offert aux grandes fortunes du pays des stratagèmes pour éviter de payer de l'impôt, « n'est pas réglé » et il est devant la justice, affirme la ministre Diane Lebouthillier, selon qui les riches clients de la firme n'ont pas été amnistiés par le fisc.

La ministre fédérale du Revenu national, Diane Lebouthillier, se dit « très contente que » cette situation « soit dénoncée », dans les reportages d'Enquête.

En entrevue à Radio-Canada, la ministre Lebouthillier a déclaré qu'elle comprenait l'indignation des Canadiens à l'idée que « des personnes qui sont fortunées se paient des stratagèmes pour ne pas payer leur juste part ».

Elle se dit déterminée à « s'attaquer aux entreprises et [à] s'attaquer aux stratagèmes pour faire en sorte que les gens paient leur juste part », au plan fiscal. « C'est sûr que l'Agence va aller jusqu'au bout dans les procédures judiciaires et je veux rassurer la population à ce sujet-là : nul ne va éviter de payer sa juste part. »

«On le sait, moi, je viens de la Gaspésie et je vise les gros poissons. Et je vais les avoir.»

Diane Lebouthillier, ministre du Revenu national en entrevue à Radio-Canada

 Fiscalité, Évasion fiscale et Paradis fiscaux  - Sur MétéoPolitique

« Quand j’étais jeune, une personne riche c'était une personne qui payait beaucoup d’impôts. Aujourd’hui une personne riche c'est une personne qui paie peu ou pas d’impôts. » - JosPublic

10

Trump gagne: le mensonge et la fabulation cautionnés par l'Université Laval

 

Claude SIMARD
Professeur retraité de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval

 

L'université Laval succombe aux missionnaires protestants évangéliques.  Retour aux heures sombres du Québec -Texte par Claude Simard, le 22 avril 2017

La Faculté de théologie et des sciences religieuses de l’Université Laval vient de se doter d’une nouvelle chaire en « missiologie protestante évangélique ».  Cette chaire a été rendue possible grâce à une allocation de 420 000 $ versée par des donateurs évangéliques du Canada et des États-Unis.   Un poste de professeur a été créé relativement à cette nouvelle chaire.  Au terme de cinq ans, l’Université financera complètement ce poste.  La Faculté offrait déjà un cours de missiologie (THL-2301) depuis plusieurs années.

Pour ce projet, les collecteurs de fonds se sont tournés vers la communauté évangélique, sans doute à cause du succès impressionnant de son activité missionnaire.  En effet, le protestantisme évangélique est, avec l’islam, la confession qui croît le plus dans le monde d’aujourd’hui, particulièrement en Amérique du Sud, en Afrique et en Asie.

... Oui, quelle honte! Accepter des religions tissée "du mensonge" de par ses dogmes.  La religion n'a pas de spiritualité, elle a une doctrine.... Et on accepterait les religions à l'intérieur de nos universités; allant ainsi à l'encontre de leur vocation première de savoir et de science; c'est révoltant! - Andréa Richard

 

 Islamisation de la démocratie par des politiciens qui n'ont d'Homme d'État que le nom - Sur MétéoPolitique

Réflexion sur le carnage de la Grande Mosquée de Québec.   Je crains que nos décideurs nous aient placés dans une logique infernale.   Ils se sont drapés dans les paroles des religieux.   Nous avons assisté à un rare moment d'islamisation de la démocratie en direct.   Ils n'ont pas su afficher la hauteur qu’exigent d'eux leurs fonctions.   Un politique n'a pas à reprendre les paroles d'un religieux.   Car il représente les Québécois dans leur pluralité et leur diversité.   Il doit toujours incarner avec dignité sa fonction et ne jamais perdre de vue le sens de la nation et des grands principes démocratiques.

03

Révolution informatique ou un pas de plus vers le post-humain?

Est-ce vraiment la fin du code de programmation en informatique ?
par
Rémi SUSSAN

Pour beaucoup, l’art de la programmation est le sésame nécessaire à la compréhension du monde moderne… et à un emploi bien rémunéré.   Le fameux débat autour de l’apprentissage du code à l’école en est d’ailleurs l’illustration la plus évidente.   Et si les jours du « codeur » étaient comptés ?   C’est la question que pose le journaliste Jason Tanz dans un récent article de Wired au titre provocateur : « Bientôt, nous ne programmerons plus les ordinateurs, nous les dresserons comme des chiens ».

  La robolution: 80 % des moins de 25 ans en 2016 n’auront bientôt plus aucune perspective d'emploi  - Sur MétéoPolitique

D’ici une vingtaine d’années, l’automatisation va déferler sur tous les secteurs de l’économie mondiale et signer la mort définitive de l’emploi.   Et si c’était une vraie bonne nouvelle ?   Parce que l’emploi, cette activité privée de sens qui est sanctionnée par un salaire, a détruit le travail, explique le philosophe Bernard Stiegler.   Et parce que la fin de l’emploi est l’occasion de réinventer le travail au cœur de nos sociétés du numérique, de construire une économie contributive en lieu et place de cette «économie de l’incurie» qui nous détruit à petit feu.   Face aux bouleversements induits par l’explosion des données numériques, le philosophe, qui développe ses recherches dans le cadre du groupe de réflexion Ars industrialis et de l’Institut de recherche et d’innovation, invite à repenser le travail de fond en comble.   Deux entrevues avec Bernard Stiegler.

02

Les médecins russes testent un outil détectant le cancer avec 100 % de certitude

 

Identifier une tumeur maline dans 100% des cas dès le premier stade est maintenant possible

Le Centre fédéral des hautes technologies de la radiologie médicale de la ville russe de Dimitrovgrad (région d' Oulianovsk) a testé avec succès un équipement unique permettant d'identifier à coup sûr une tumeur dès le premier stade de la maladie et de fabriquer des médicaments pour un traitement du cancer.   Grâce à la protonthérapie, les médecins seront capables d'atteindre la tumeur dans n'importe quelle zone du corps, même dans les endroits inaccessibles pour les instruments chirurgicaux et résistants à la chimiothérapie, a déclaré le directeur du Centre médical Vladimir Ouïba  « C'est une méthode unique pour identifier le cancer dès le premier stade de la maladie.  Il n'y a pas d'autres méthodes de ce type dans le monde.  Le médecin reçoit rapidement l'image précise et les moyens de traitement », a expliqué aux journalistes le directeur du Centre.
Source : Le gouvernement de la région d'Oulianovsk, Russie, le 18 mars 2017.

  Dépistage des maladies - Sur MétéoPolitique

01

Conflits d'éthique: Pierre Moreau cautionne le système des portes tournantes

Pierre Moreau
Député et ministre du Parti Libéral du Québec

Pour
JosPublic: Il est maintenant bien documenté dans les sciences de la gestion que les hauts fonctionnaires, politiciens et politiciennes qui passent du secteur privé au secteur public et de retour au secteur privé finissent par ne plus savoir à qui prêter allégeance. C'est rarement à la fonction publique.

 

Le ministre Pierre Moreau a recommandé un ancien patron de Bell aux commandes du CSPQ - 12 avril 2017 - extrait d'un texte du Journal de Montréal

Questionné par des journalistes sur la nomination d’un ancien patron de Bell à la tête d’un organisme qui octroie des dizaines de millions de dollars chaque année à Bell, Pierre Moreau réplique qu’il faut éviter «les chasses aux sorcières».

Président du Conseil du trésor, M. Moreau a recommandé la nomination de Christian Goulet à titre de président du Centre des services partagés du Québec (CSPQ).   La nouvelle a été officialisée le 5 avril 2017.   Le CSPQ dépense près d’un demi-milliard de dollars par année, dont une grande partie en informatique et en télécommunication.   L’organisme a versé plus de 300 M$ à Bell depuis 2009. 

De 1997 à 2014, M. Goulet était chez Bell Canada successivement directeur général des ventes et vice-président adjoint, secteur public, au Québec.  Il a aussi été président de la Chambre de commerce de Québec.

Il est ensuite passé au secteur public comme gestionnaire à la CARRA et à Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail la nouvelle CSST, la CNESST.  

Est-ce que M. Goulet devrait se retirer de certains dossiers impliquant son ancien employeur?   «Vous demandez s’il y a un conflit d’intérêts?   La question des conflits d’intérêts est réglée par la publicité qui est faite de l’ensemble des contrats publiés par le CSPQ selon les seuils, par les mécanismes de contrôle, par l’ensemble des dispositions légales adoptées depuis et avant la Commission Charbonneau pour l’intégrité des marchés», réplique le ministre Moreau.

«Je ne vois pas en quoi le fait que ce monsieur ait été un gestionnaire d’une grande entreprise le disqualifierait pour un travail au sein de la fonction publique.»

La réponse de
JosPublic au ministre est dans le texte ci-dessous

 

 Corruption et collusion par le système des portes tournantes - Sur MétéoPolitique

Un politicien ou un haut fonctionnaire qui accepte une enveloppe brune, c'est de la corruption.  Il y a risque de prison si cela est découvert et prouvé.  Un politicien ou un haut fonctionnaire qui fait ou fait faire des lois favorables aux intérêts privés ?  Récompense : un poste avec un salaire bien dodu à l'heure de la retraite et cela se nomme collusion.  C'est beaucoup plus payant que des enveloppes brunes les risques en moins.  En plus, c'est légal.  Est-ce moral pour autant ?  Non! répond JosPublic.  Sous l'angle de l'honneur et l'honnêteté, c'est encore pire, puisque cela relève de la tromperie et de l'hypocrisie des plus malsaines.  Dans cet état d'esprit, un politicien ou une politicienne ou des hauts fonctionnaire utilisant les portes tournantes entre le secteur public et privé devient incapable d'articuler un projet de société accueillant pour l'ensemble de la population.

09

Bombardements états-uniens en Syrie: c'est illégal en droit international et le tout est abrié d'une bonne couche de fausses nouvelles.

Hillary Clinton et  Donald Trump

Note de JosPublic: je ne peux m'empêcher de dire que ces salauds ne disent pas un mot des milliers d'enfants dans le monde qui meurent de faim à cause du non-partage de la richesse et qu'ils justifient une guerre pour venger quelques enfants déjà morts parmi les 450 000 morts durant une guerre qu'ils ont eux-mêmes provoquée. Avez-vous déjà entendu dire que la Syrie avait déclaré la guerre au Canada, États-Unis, France, Angleterre ou autre?

Donald Trump affirme son autorité sur ses alliés et fait taire son opposition

Ne vous laissez pas illusionner par les jeux diplomatiques et le suivisme des grands médias.  Ce qui s’est passé dans la nuit du 6 au 7 avril 2017 en Syrie n’a aucun rapport ni avec la présentation qui vous en est faite ni avec les conclusions qui en sont tirées. 

La défense antiaérienne syrienne comprend des S-300 contrôlés par l’armée arabe syrienne et des S-400 servis par l’armée russe.

Ces armes sont supposées capables d’intercepter des missiles de croisière, bien que cette situation ne s’est à ce jour jamais présentée au combat.  Il s’agit bien sûr d’armes au déclenchement automatique.  Elles n’ont pas fonctionné non plus. Aucun missile antimissile n’a été tiré, ni par l’armée russe, ni par l’armée syrienne.

Lorsque les missiles de croisière états-uniens ont atteint leur cible, ils ont trouvé une base militaire quasi vide, qui venait juste d’être évacuée. 

Ils auraient donc détruit le tarmac, des radars et des avions depuis longtemps hors d’usage, des hangars et des habitations. 

Ils ont cependant fait une douzaine de victimes, dont neuf sont décédées.

Alors qu’aucun missile de croisière n’a officiellement été égaré ou détruit, seuls 23 et non pas 59 ont frappé la base de Sha’irat.  Que signifie cette mise en scène.

... ici pour la suite du texte

John KERRY
secrétaire d’État des États-Unis-d'Amérique

 

Intervenir dans le choix des dirigeants d'un autre pays, les États-Unis le fait

Preuve audio : John Kerry secrétaire d’État états-unien confirme en privé soutenir et armer Daesh.  Dans un enregistrement audio complet, on entend le secrétaire d’État:
- confirmer que le but stratégique de la guerre menée depuis 2011 par l’administration Obama contre la République arabe syrienne est de renverser le régime;
- confirmer que l’administration Obama espérait que Daesh serait en mesure de renverser à sa place la République arabe syrienne;
- confirmer que l’administration Obama a approvisionné Daesh en armes pour qu’il renverse la République arabe syrienne.
Le tout dans le cadre de décisions commerciales pour le bien des multinationales états-uniennes.

08

Le journal La Presse fait circuler de la fausse information!

 

La Norvège inventée du journal La Presse. Analyse par Bruno Fortin pour Science Presse, le 27 mars 2017

Ou comment faire la promotion de politiques néolibérales à l'aide de trompe-l’œil et autres "faits alternatifs".   Depuis que j’habite à Trondheim, au milieu de la Norvège, chaque fois qu’on me donne à lire un éditorial de La Presse où il est question de mon pays d’accueil, je désespère un peu.

 La dernière fois, c’était une chronique d’Alain Dubuc, qui parlait des ressources hydro-électriques au Québec et en Norvège (« Norvégiens… quand ça nous arrange », La Presse, 9 mars 2017).

C’est suite à cette annonce de la Norvège : les véhicules électriques ou hybrides avaient représenté la moitié des nouvelles immatriculations au pays depuis le début de l’année 2017.  À juste titre, plusieurs médias ont détaillé la stratégie qui a mené à ce succès : de lourdes taxes imposées à l’achat de véhicules diesel et à essence, versus de nombreux avantages consentis aux propriétaires de véhicules « propres » ; exemptions de taxes, de péages routiers, de frais de stationnement et de tarifs sur les traversiers. 

Dans sa chronique, Alain Dubuc se saisit de cette nouvelle pour plaider en faveur de l’ajustement des tarifs d’électricité au prix du marché, comme en Norvège.   « Au Québec on aime le modèle norvégien quand ça nous arrange », écrit-il.   Et lui-même s’arrange plutôt bien du fait que « les Norvégiens paient le kilowattheure plus du double (que les Québécois)». Pour lui, ça fait partie des « compromis et des contraintes derrière les réalisations du modèle norvégien ».

Or, le collaborateur spécial fait de grands bonds au-dessus de la réalité du contexte norvégien : d’abord, tout est deux fois plus cher en Norvège. L’électricité, mais aussi les patins à roulettes, les moules à gaufres et les casseaux de fraises.   Non plus, il ne précisera que les salaires sont également plus de deux fois plus élevés en Norvège, et que par conséquent, l’impact du coût de l’électricité sur le consommateur est le même, prix du marché ou pas.    Ici pour lire la suite

Journalistes agissant en robots remplacés par de vrais robots - Sur MétéoPolitique

De l’écriture au choix des sujets, jusqu’à la mise en scène de l'information, les algorithmes sont capables de produire quasi instantanément du contenu à bas coût.

07

Budget du Québec en 2017 : arnaque au profit du secteur privé

 

Les maux derrière les mots

Les communications sont devenues une science que l’on enseigne dans des départements universitaires où l'on peut faire un Baccalauréat. Tous les diplômé.e.s savent ce qu’est une stratégie de communication.

Comme à la guerre, une stratégie relève d’un plan. Ici, on parle d’un plan de communication, avec ses objectifs, ses cibles, le message à véhiculer, les actions de communication à réaliser, un calendrier-échéancier et une évaluation des coûts.

En temps de guerre, il y a ce que l’on dit et fait savoir à la ronde et à l’ennemi, et il y a ce que l’on ne dit pas, ce que l’on cache. On peut même mentir pour induire l’adversaire en erreur, l’amener sur une fausse piste, le tromper et ultimement, le vaincre.

Il en est de même en politique, où communication n’est malheureusement pas toujours synonyme de clarté, d’honnêteté, de démocratie. Puisqu’en politique il est mal vu de mentir, alors on se contente de ne pas tout dire, c’est suffisant. Les mots choisis et utilisés, de même que ceux qui sont absents, le non-dit, le sous-texte, tout cela mérite d’être décortiqué pour bien saisir ce qu’on veut nous faire savoir, et surtout, ce qu’on veut nous cacher dans le message. C’est ainsi que les communications favorisent ou non l’exercice de la démocratie.

Par exemple, dans le Devoir de ce matin, on nous annonçait que... La suite ici

Langue de bois

La langue de bois ou de coton

est une figure de rhétorique consistant à détourner la réalité par les mots. C'est une forme d'expression qui, notamment en matière politique, vise à dissimuler une incompétence ou une réticence à aborder un sujet en proclamant des banalités abstraites, pompeuses, ou qui font plus appel aux sentiments qu'aux faits.

En tête de mon palmarès: cette phrase sublimement floue de Frank Zampino devant la Commission Charbonneau lors de son témoignage du 23 avril 2013: « Je ne confirmerais pas non plus que je ne peux pas l’exclure. »