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Les archives vivantes de MétéoPolitique en lien avec l'actualité

 

 

 

La radiation de Fukushima ne faiblit pas en 2017

Dr Helen CALDICOTT

 

... et pourrait se trouver dans votre assiette

La Dr Helen Caldicott nous remet sur les rails en commentant les dernières nouvelles provenant du Japon.  Nous savions qu'à terme la pollution se rendrait inéluctablement chez chacun de nous peu importe notre lieu de résidence sur Terre.   Le dire nous méritait le titre de complotiste.   Pourtant nous savons que la pollution voyage par l'air, par l'eau, mais aussi par la nourriture qui se retrouve aujourd'hui dans un marché mondialisé et des poissons de l'océan Pacific sont déjà à proscrire de notre régime alimentaire.  

Les tares politiques de ce dossier résident dans quelques faits:
1-en février 2017, la centrale émet toujours autant de radiations et Tepco ne sait pas quoi faire;
2-l'eau contaminée continue de se répandre dans l'océan Pacifique;
3-les statistiques de maladies liées sont triturées par le gouvernement japonais à la solde de l'industrie nucléaire;
4-une législation du nouvel ami de Donald Trump, le premier ministre Shinzo Abe rend criminelle la publication d'information sur le sujet.

Pour la suite de la nouvelle déprimante: ici

Naoto KAN
ex-premier ministre du Japon

 

 

 Analyses et Opinions à propos de l'électronucléaire - Sur MétéoPolitique

Le nucléaire et la démocratie sont-ils conciliables ?

Je dirais : le plutonium et les êtres humains peuvent-ils cohabiter ?  Le plutonium n’existe pas dans la nature.  Il a été créé il y a soixante-dix ans.  Y a-t-il sur la planète des êtres vivants qui peuvent cohabiter avec le plutonium ?  J’en doute.

Cela s’oppose à la démocratie.  Car pour utiliser le nucléaire, il faut un pouvoir puissant, il faut prendre des mesures de sécurité très développées, donc une très forte police, une puissance militaire, donc une solide structure de pouvoir.  Alors qu’avec l’énergie renouvelable, le pouvoir ne se concentre pas.  

03

Trump: le populisme et l'enjeu d'un gouvernement mondial

 

Le populisme de Trump : Si on prend un peu de recul, que constate-t-on?
Extrait d'une chronique de Normand Baillargeon, du 7 février 2017.
 Ici pour lire le début de la chronique

Depuis des décennies, les élections sont modelées sur l’exemple des campagnes de marketing de vulgaires dentifrices: la vie démocratique y est profondément pervertie par l’argent, les lobbies et les firmes de relations publiques. Elles font appel aux émotions et sont sans grande substance, ignorent peu ou prou des enjeux que les gens disent importants pour eux, sont faites de promesses vides et généralement non tenues; des politiques d’une immense importance, notamment celles qui concernent l’économie, sont exposées au public dans une langue qui rappelle la novlangue d’Orwell et sont largement décidées par des grandes entreprises et des politiciens qui les servent, cela à l’abri de toute supervision et sans reddition de comptes à… Mais à qui donc? Au peuple!

Et le dire n’a rien de populiste.

C’est pour une bonne part lui, le peuple, qui vient d’élire Trump, plus précisément cette classe moyenne qui croyait au rêve américain et qui est persuadée d’avoir joué le jeu en toute honnêteté, d’avoir fait tout ce qu’il fallait pour avancer, à qui on a promis que les échanges supposément libres apporteraient la réalisation de toutes les promesses de mobilité sociale et de réussite économique, mais qui s’est retrouvée flouée et qui ressent intimement cette trahison… et qui s’est une fois de plus fait rouler dans la farine, comme le démontrent les nominations aussitôt faites par Trump, les réactions enthousiastes des marchés à son élection et le fait qu’il s’apprête, comme c’était prévisible, à gouverner comme un bon républicain – ce qui n’est pas si loin d’un bon démocrate, de la même manière que bien des partis politiques de gauche, depuis 40 ans, ont mené des politiques de droite.

Ce qui s’est passé aux États-Unis, par-delà la bouffonnerie et la grossièreté de l’homme à la moumoute jaune, c’est, j’en conviens, une forme de populisme à l’heure de la postvérité. Mais, ne l’oublions surtout pas, rien de tout cela n’est entièrement neuf, sinon la dangereuse imprévisibilité du personnage. Trump est ainsi le prolongement bouffon de ce qui se vit depuis trop longtemps dans ce pays – et ailleurs dans le monde aussi. Ce qu’on appelle le populisme de Trump, c’est la démocratie bafouée depuis des décennies qui tire la langue, c’est le «peuple» qui réclame qu’on l’entende, tirant lui aussi la langue.

On jurerait qu’une partie de la gauche et des forces progressistes n’a rien entendu de ces cris de colère et de détresse et qu’elle s’est contentée de critiquer les victimes; une autre partie a bien tenté de répondre à ces attentes, par exemple Sanders. Avec un certain succès, il est vrai.

Mais si on a à cœur l’avenir de la démocratie, tout cela devrait nous inquiéter. En fait, nous sommes nombreux à ne pas avoir attendu Trump pour être inquiets… et à espérer que les Sanders de ce monde trouvent mieux – et vite – les oreilles, le ton et les mots pour dialoguer avec le… peuple.

 Donald Trump: le populisme et l'enjeu d'un gouvernement mondial
-
Sur MétéoPolitique

Voici une vision inusitée et décapante d'une lutte mettant en vedette le nouveau président états-unien.   Ce genre d'analyse est de haute voltige mais pleine de sens politique à un niveau où peu de commentateurs osent s'aventurer.  Pour faire ce genre d'analyse, il faut avoir des contacts dans le monde des enjeux géopolitique et suivre les discours des diplomates autant russes, chinois qu'européens pour saisir la nature des enjeux en cause.

02

L'abandon de la réforme électorale: une trahison du Parti Libéral du Canada

 

Justin Trudeau perd de la crédibilité.  La «trahison» coûtera-t-elle des votes aux libéraux?

Le comédien Vincent Graton a résumé sur les ondes de Radio-Canada ce que bien des citoyens — et des lecteurs du Devoir, comme en fait foi le nombre élevé de lettres reçues portant sur le sujet— ont ressenti au lendemain de l’annonce par Ottawa que la promesse de réforme électorale était morte et enterrée.   Comme d’autres électeurs progressistes, M. Graton avait voté pour le Parti libéral du Canada (PLQ)de Justin Trudeau en 2015 et il se sentait trahi. 

« Des gens comme moi l’ont cru et sont allés cocher à côté de son nom en se disant : “Je fais un gros sacrifice, je vais au-delà de mes convictions parce que, dans le prochain mandat, les petits partis seront respectés.” Alors il vient nous chercher en joual vert. »

Aux oreilles de Réal Lavergne, le président de Représentation équitable au Canada, tous ces arguments ne sont que des excuses. « On abandonnerait beaucoup de dossiers politiques si c’était ça le critère [de ne pas trop consommer de ressources gouvernementales]. Il faut parfois du leadership en politique pour faire avancer un dossier, et le leadership a été extrêmement faible dans ce cas-ci. »

M. Lavergne rejette l’inéluctabilité du référendum. Si le gouvernement avait obtenu l’appui du NPD, du Parti vert et du Bloc québécois au système de son choix, il aurait eu la légitimité de l’instaurer sans passer par un référendum, croit-il.

Le dénouement de ce dossier l’oblige à conclure que les libéraux n’ont jamais eu l’intention de réformer le système. « Dès le départ, c’était de la manipulation politique. Ils ont utilisé le lexique de la réforme électorale et de la représentation proportionnelle pour aller chercher des votes au NPD. »

  Système électoral et financement des partis politiques
        - Sur MétéoPolitique

Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, s'est engagé en octobre 2015 à réformer le mode de scrutin d'ici les prochaines élections en octobre 2019.   Si plusieurs s'entendent sur l'importance de moderniser le système pour faire en sorte que les résultats soient plus représentatifs des choix des électeurs, les avis divergent sur le meilleur système à mettre en place.   Avant de regarder des systèmes compliqués, il faut comprendre le b-a-ba du système proportionnel en comparaison avec le système actuel.

 
01

Donald Trump a raison l'ALENA: c'est pourri. Justin Trudeau défendra-t-il nos intérêts?

 

Le Canada n'est pas obligé de renégocier l'ALÉNA puisqu'il a toujours l'ALÉ, ce traité bilatéral avec les États-Unis-d'Amérique

Le caractère très revendicateur du gouvernement Trump sur l’ALÉNA est une manoeuvre politique visant principalement le Mexique, mais le Canada, qui a son propre accord avec les États-Uniens, doit garder son calme et traiter l’affaire avec grand sérieux, affirme un négociateur d’expérience. 

« Une fois que vous franchissez le chahut, la réalité, c’est que les États-Unis bénéficient énormément de leur relation avec nous, et nous avec eux. Point final », a dit en entrevue Gordon Ritchie, négociateur en chef adjoint pour le Canada lors de l’Accord de libre-échange avec les États-Unis, en vigueur de 1989 à 1994. 

« Mais on ne peut pas dire la même chose au sujet de l’ALÉNA, a mentionné M. Ritchie. Il n’y a aucun doute qu’il s’est produit un exode, surtout aux États-Unis, mais au Canada aussi, d’activités manufacturières au sud de cette frontière [américaine].  Par exemple, Trump a récemment menacé Toyota pour la production des modèles Corolla au Mexique. En fait, cette production était autrefois au Canada. »

 Avant l’entrée en vigueur de l’entente tripartite, fait valoir M. Ritchie, le Canada avait son propre accord avec les Américains, l'ALÉ, ce qui pourrait servir de rempart advenant une décision radicale du gouvernement Trump au sujet de l’ALENA.  « Nous avons quand même un fondement assez substantiel pour nous protéger », selon lui, même s’il faudrait « certains ajustements et des négociations ». 

Si la négociation du traité de libre-échange avec l'Europe est une indication de ce qui attend les canadiens avec la négociation qui s'ouvre sur l'ALÉNA, il faut craindre le pire d'un premier ministre que les milieux diplomatiques européens classent parmi les petites intelligences des dirigeants mondiaux et qui n'a rien retenu de l'opposition des Belges francophones (Wallons) quant aux droit des multinationales de poursuivre un gouvernement qui leur fait perdre des profits parce qu'il protège ses citoyens.nes.

 La destruction des économies nationales par la pensée magique principale assise de l'ALÉNA - Sur MétéoPolitique

La résistance contre la déferlante du commerce sans limites commence à trouver un écho chez les parlementaires états-uniens, qui ont rechigné devant la ratification accélérée du traité de partenariat transpacifique voulue par le président Barack Obama.   Après deux décennies, le bilan accablant de l’accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) ne devrait guère les inciter à persévérer dans cette voie.

09

L'Espagne comme l'Islande prend le chemin de la Justice: enfin! des banksters en prison

 

Les banquiers véreux enfin rattrapés par la justice espagnole

Cinq ex-dirigeants de la banque NovaCaixaGalicia, condamnés à deux ans de prison pour s’être accordé de généreux parachutes dorés en pleine crise, ont été incarcérés.  Contre toute attente.

Les Espagnols n’en ont pas cru leurs yeux : lundi 16 janvier 2017, cinq ex-dirigeants de NovaCaixaGalicia, l’ancienne Caisse d’épargne de Galice, ont finalement été incarcérés.  Une première.  Ces banquiers véreux étaient jugés pour le pillage de leur établissement, alors que le sauvetage de ce dernier, en 2012, avait failli provoquer la faillite de l’Espagne…

Pillage sans scrupule

L’affaire remonte à 2010.  À l’époque, la crise économique fait déjà des ravages en Espagne.  Le chômage explose.  Les caisses de l’État se vident.  Les risques de faillite pèsent sur les taux de la dette, qui flambent.  Les caisses d’épargne, établissements semi-publics gérés suivant des critères politiques, appellent le gouvernement au secours. Parmi elles, NovaCaixaGalicia, née de la fusion de deux caisses d’épargne. En 2010, elle obtient 1,16 milliard d’euros d’aide publique.   Source: Le Monde

L'Islande n'a pas suivi la même route que le reste de l'Occident.

Crise économique de 2008: l'Islande décide de poursuivre les banquiers et en 2016 gagne le procès en Cour Suprême. Les "banksters" sont déclarés coupables et les peines d'emprisonnement ont été confirmées. En 2015, le Fonds monétaire international (FMI) a déclaré que l'économie de l'Islande s'était remise de la crise de 2008 sans compromettre son soutien au bien-être de la population, son système universel de santé et d'éducation.

08

Le monde des affaires en qui nous devrions avoir confiance!

 

25 entubeurs du monde des affaires

Certains propriétaires font tourner les coins ronds à leur entreprise, offrent de faux rabais ou omettent de tout dire à leurs clients. Qui donc? Les entreprises! Voici celles ayant écopé des plus lourdes amendes en 2016. Parmi elles: Toyota, Club Piscine, Kia, Brault & Martineau et Groupe Laro Alta.

Demi-vérités, clauses abusives dans des contrats, fausses promesses: certaines entreprises se faufilent entre les mailles du filet alors que d’autres se font prendre en flagrant délit. Afin de faciliter la vie aux consommateurs soucieux de faire affaire avec des sociétés qui respectent la loi, nous avons dressé la liste des commerçants ayant écopé des amendes les plus sévères en 2016. La liste concerne uniquement les infractions de nature pénale (lorsque le gouvernement poursuit un commerçant qui a violé la loi) prononcées en vertu des lois sous la responsabilité de l’Office de la protection du consommateur. Le palmarès ne tient donc pas compte des litiges de nature civile, par exemple si un consommateur est mécontent parce qu’un commerçant lui a vendu un grille-pain ayant rendu l’âme au bout de deux mois. Source: Protégez-vous.

Dix compagnies contrôlent votre consommation domestique: l'illusion du choix  - Sur MétéoPolitique

C’est sûr qu’un livre intitulé : « On veut votre bien et on l’aura : la dangereuse efficacité du marketing», ne pouvait pas faire autrement qu’attirer l'attention. D’autant plus que l’initiateur de l’ouvrage est une figure connue dans le milieu du marketing, à savoir Jacques Nantel, professeur titulaire à HEC Montréal, et qu’il co-signe ce livre avec la journaliste Ariane Krol, éditorialiste chez les médias Gesca de Power Corporation of Canada

07

La classe moyenne et les pauvres sont forcés de retourner dans des zones irradiées

Shinzo Abe
Premier ministre du Japon

 

Catastrophe de Fukushima: retours forcés d'une partie de la population

À peine 6 ans après, l'accident nucléaire, la population vivant dans les zones périphériques de la centrale nucléaire toujours irradiante, se voit pressurisée de rentrer dans des zones irradiées et toujours dangereuses.  Le gouvernement ultraconservateur de Shinzo Abe cherche à économiser des coûts sur le dos des victimes tout en ayant ouvert les coffres de l'État aux entreprises privées de la grappe économique du nucléaire.

Le 17 janvier 2017 à Tokyo, des citoyens et citoyennes ont dénoncé publiquement la politique des autorités.  Celle-ci les prive de soutien pour les forcer à rentrer chez eux. Il faut se souvenir qu'après l'explosion nucléaire, le gouvernement avait déjà augmenté les barèmes de dangerosité des retombées atomiques pour diminuer le nombre de victimes.

«À cause des saignements de nez, diarrhées et vomissements de ma fille de 12 ans, en juin 2011 (trois mois après l'accident nucléaire), nous avons décidé que je devais partir avec les enfants, laissant mon mari continuer à tenir notre restaurant à Koriyama.   Nous avons fui vers la région de Kanagawa (banlieue de Tokyo), ce que nous n'aurions pas fait sans cette catastrophe atomique», a raconté à des journalistes étrangers une ex-habitante de la province de Fukushima, Noriko Matsumoto.

Comme elle, quelque 26 600 personnes parties «de leur propre initiative» (selon le vocabulaire officiel) n'auront bientôt plus d'aide financière au logement, les autorités cessant de les subventionner le 31 mars 2017.  «Ils ont le choix entre rentrer dans une zone dans laquelle ils ne veulent pas habiter, craignant d'être exposés aux radiations nucléaires, ou devenir pauvres à cause de la charge financière d'un logement qu'ils devront payer eux-mêmes».  Source: extraits du Matin de Suisse - 17 janvier 2017  Catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon

Photo prise lors de l'évacuation des résidents autour de la centrale nucléaire de Fukushima en mars 2011

 

Le Canada en attente d'une catastrophe à la Fukushima - Sur MétéoPolitique

À l’approche du 5e anniversaire du désastre de Fukushima, plus d’une dizaine de groupes environnementalistes canadiens demandent au premier ministre Justin Trudeau de renforcer la loi sur la sûreté nucléaire au Canada, en vue d’exposer les failles ayant mené à cette tragédie et les préoccupations d’intérêt public quant à l’indépendance de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN).  

Soixante-dix ans après Hiroshima et Nagasaki, l'écrivain prix Nobel de littérature de 1994 Kenzaburô Oé parle ici de la situation de son pays, de la résistance au gouvernement, de ses hantises et de ses espoirs.   « Il y a eu Hiroshima, il y a Fukushima, une troisième tragédie est envisageable » et pas nécessairement au Japon, ajoute JosPublic.

13

La peur des autres

François ROUSTANG, s.j.
Revue Christus 1965

 

Extrait d’un texte de François Roustang à propos de la rencontre de l’autre : Exister ou l’espace du silence.

L’autre existe avant même que je m’approche de lui.  Il est marqué par une histoire personnelle inconnue de moi, il est inséré dans un tissu de relations qui exigent de lui des comportements dont j’ignore le sens, il est contraint de jouer un rôle dans la société, rôle qui le montre et le cache tour à tour.   Si je souhaite le rencontrer, je dois tout d’abord ne pas trancher arbitrairement dans cette complexité qui m’échappe pour ne retenir que tel ou tel côté de son visage.   En un mot je dois lui permettre d’exister devant moi tel qu’il est sans prononcer des jugements hâtifs, sans lui imposer les normes de mes idées préconçues ou de mon système d’interprétation, sans chercher à le faire entrer dans mes projets, mes préoccupations ou mes désirs.

J’ai beaucoup de mal à supporter l’étrangeté de l’autre, son caractère insolite, sa nouveauté par rapport à ce que je puis savoir ou à ce que mes conversations avec les hommes ont pu m’apprendre antérieurement ; j’ai donc tendance à le réduire au déjà vu et au déjà connu.   Comment tolérer longtemps que cet étranger qui prend place en face de moi me fasse revenir à un état d’ignorance, trouble ma tranquillité, m’oblige à sortir de mon propre pays pour entrer dans le sien, remette en question mes manières trop étroites de penser et de voir et finisse par ébranler mes certitudes établies.   Pourtant, si je n’accepte pas tous ces risques, la communication entre nous ne pourra pas s’établir, pour la bonne raison que je ne lui donne pas la possibilité d’exister.

      Laisser exister l’autre, c’est lui permettre, en effet, d’être lui-même.   S’il veut s’enfermer dans un rôle ou dans les limites que sa fonction sociale lui assigne, peu importe.   Puisque c’est aujourd’hui ou maintenant son souhait, je n’ai pas à forcer sa porte, à le contraindre à manifester le fond de sa personne.    S’il veut se contenter à l’heure présente de parler de la pluie et du beau temps, de n’aborder que des questions qui ne le concernent pas directement, de bavarder de tout et de rien, j’ai à le laisser être ce qu’il désire.   À travers ces paroles banales ou surfaites, il en dit déjà bien assez sur lui-même, car il y a l’intonation de la voix, il y a les gestes, il y a les accents; et peu à peu se lève une série d’harmoniques qui le dévoile bien au-delà de ce qu’il formule en clair.   Quelqu’un apparaît dans sa complexité vivante que je m’efforce seulement de laisser être ce qu’elle est, de laisser se répandre et me remplir sans savoir où nous allons, sans comprendre, sans interpréter, sans réfléchir surtout, car cela mettrait fin à cette relation de pure existence, qui est comme l’humus de toute rencontre possible.

Si je ne laisse pas l’autre et les autres exister, c’est que je n’existe pas moi-même.   Il me semble que permettre à mon interlocuteur de se livrer ainsi devient pour moi une menace.   Je crains de me voir engloutir par cette marée qui monte, par ces forces premières qui ne vont pas manquer de se manifester si je n’élève immédiatement quelque digue puissante, si je ne m’affirme pas moi-même par un contre-bavardage, si je ne tente tout de suite de dire ma propre pensée et de formuler un certain nombre de propositions qui diffèrent des siennes.    Je suis incapable de me taire et de recevoir l’autre qui m’arrive de plein fouet, parce que je manque de véritable base personnelle, parce que l’arrière-pays me fait défaut et que, autoriser l’autre à passer mes frontières les plus visibles, c’est me condamner, semble-t-il, à une irrémédiable invasion.

Apprendre à se taire constitue la première condition de toute rencontre.   Il ne s’agit pas de mutisme, cette caricature du véritable silence, mais d’un accueil sans limite, qui peut d’ailleurs se traduire en surface tout aussi bien par la parole que par son absence.   Tant que l’on arrive à l’autre avec ses prétentions, fussent celles de l’affection la plus intelligente ou du zèle le mieux intentionné, on ne le respecte pas vraiment dans ce qu’il a de plus personnel. À l’inverse, faire silence en soi-même, non par principe ou par méthode, ce qui serait encore une façon de s’imposer, mais parce qu’on accepte d’abord de ne pas comprendre, de ne pas savoir, de ne rien connaître, donne à l’autre l’occasion d’expérimenter quelque chose de l’amour créateur, car il existe, il se met à exister pour quelqu’un, il entre dans une relation où la totalité de sa personne, et pas seulement l’un ou l’autre de ses aspects, est prise en considération.

Si l’on peut reconnaître en cette attitude la base de la véritable charité, on peut y voir également son faîte, car le plus grand amour est celui qui embrasse, reçoit, affirme toute l’existence de l’autre et se lie à tout ce qu’il est aujourd’hui.

Lorsque le silence s’établit entre deux individus, lorsqu’il se propage dans un groupe ou qu’il circule au cœur d’une assemblée, chacun découvre qu’il existe avec et pour les autres.    Il reprend contact avec les forces mystérieuses qui bien au-delà des paroles, des gestes ou des actions, impactent les personnes réunies et leur permettent de communiquer à un niveau qui peut d’abord sembler élémentaire, mais qui en faisant tomber les barrières formelles et pauvres des relations coutumières, se révèle comme l’origine de tout.    Il ne s’agit pas là cependant d’un retour au chaos, mais d’une participation aux sources vives de l’humanité que les lois, les règlements, les habitudes sociales et les dogmes tendent à cacher par souci d’établir l’ordre et d’introduire à un univers policé.   L’Esprit d’amour, seul capable de rassembler les hommes, est d’abord l’Esprit Créateur qui vient briser tous nos cadres rigides et froids, qui rend fluides toutes les institutions, bouscule toutes les défenses, pour transmettre la vie et le mouvement.    Il faut se taire devant les autres pour entendre bruire ce souffle plus puissant que tous les efforts des volontés humaines, furent-elles attelées au même labeur, plus saines déjà que la hauteur des pensées communes et l’élan conjugué des cœurs.  

  Être bien dans sa peau, tout un programme. Entretien avec François Roustang - Sur MétéoPolitique

Se connaître soi-même ?  Une fausse piste.  Le langage ?  Un leurre.  La technique ?  Inutile.  Pour François Roustang, le psychothérapeute doit être avant tout un « provocateur », pour rappeler au patient qu’il n’a rien d’autre à faire que vivre.  Finalement, choisir la simplicité, la sensation d’être vivant et puiser dans son animalité pour se ressourcer.  C’est ce que propose le grand thérapeute François Roustang. 

04

Intervenir dans le choix des dirigeants d'un autre pays, les États-Unis-d'Amérique le fait

 

Preuve audio : John Kerry confirme en privé soutenir et armer Daesh

Dans un enregistrement audio complet, on entend le secrétaire d’État:
- confirmer que le but stratégique de la guerre menée depuis 2011 par l’administration Obama contre la République arabe syrienne est de renverser le régime;
- confirmer que l’administration Obama espérait que Daesh serait en mesure de renverser à sa place la République arabe syrienne;
- confirmer que l’administration Obama a approvisionné Daesh en armes pour qu’il renverse la République arabe syrienne.

Cet enregistrement met fin au mythe de la prétendue révolution syrienne aussi bien qu’à celui de la lutte de l’Occident contre Daesh.

Il permet de mieux comprendre les tensions au sein de l’administration Obama et la démission du général Michael Flynn.

En droit international, le soutien à Daesh viole plusieurs résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et constitue un crime contre l’Humanité.    Source (en anglais) Leaked audio of John Kerry's meeting with Syrian revolutionaries/UN (improved audio) (The Conservative Tree House), January 1, 2017.

 

  Syrie Sur MétéoPolitique

La racine du conflit armé en Syrie, provient en grande partie du refus du président syrien Bachar al-Assad du passage d’un pipeline de gaz du Qatar vers l’Europe.

« La décision états-unienne d’organiser une campagne contre Bachar al-Assad n’a pas commencé avec les manifestations pacifiques du printemps arabe en 2011, mais en 2009, lorsque le Qatar a offert de construire un pipeline pour 10 000 millions de dollars qui traverserait l’Arabie Saoudite, la Jordanie, la Syrie et la Turquie » 

Ce projet aurait veillé à ce que les pays arabes du Golfe persique aient un avantage décisif sur les marchés mondiaux de gaz et aurait renforcé le Qatar, un proche allié des États-Unis-d'Amérique dans la région.

05

Les Russes arrivent!... Les Russes arrivent! On dirait un vieux film!

 

   La grande débâcle des merdias - Chronique d’Antoine Cosentino

JosPublic venait de lire un texte de Glenn Greenwald de l'Intercept et de prendre la décision de le traduire lorsqu'il a trouvé le texte ci-dessus. Un texte complémentaire et qui va encore plus loin dans l'analyse puisqu'il englobe l'Europe et le Canada et qu'il a la grande qualité d'être en français.

Dans le texte de Greenwald, en anglais, ressortent deux faits fondamentaux nécessaires pour comprendre la campagne médiatique qui affirme que la Russie s'introduirait par piratage dans les ordinateurs états-uniens.  Initialement publié par le Washington Post, le journal s'est rétracté après deux semaines de tergiversations.   Il n'y a jamais eu de campagne de fausses nouvelles pilotée par la Russie et le système informatique de la compagnie d'électricité du Vermont n'a jamais été piraté par qui que ce soit encore moins les Russes.  Les deux rétractations ont bel et bien été publiées, mais jamais publicisées.  Après vérifications, ce sont bel et bien de fausses nouvelles.  

Quant à l'histoire que la Russie aurait piraté les courriels du Parti Démocrate états-unien le texte d'Antoine Consentino en fait une analyse sérieuse et qui nous mène jusqu'à l'espionnage de la vie privée de Patrick Lagacé, chroniqueur au journal La Presse.

Le groupe des banquiers, financiers, lobbyistes et hauts fonctionnaires que l'on nomme souvent "l'État profond" sont sur le qui-vive et ont déjà mis en place une narration médiatique qui favorise leur classe économique du 1%.

  Regard sur la qualité et quantité d'information disponible à la population  - Sur MétéoPolitique

Toute la narration des médias-mensonges que nous vivons maintenant  avait été prévue dans mes deux livres de chevet - "Le meilleur des mondes" de Aldous Huxley et "1984"  de George Orwell.