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55 000$ ne fait pas le compte - Démission nécessaire
Nouvelles analyse: le Dr Yves Bolduc a menti à tout'l'monde
Qui déposera une plainte à l'Ordre des médecins?

Depuis le début de l'affaire Bolduc, JosPublic a suivi toute l'argumentation des uns et des autres. À son avis la vision du chroniqueur financier, François Pouliot du journal Les Affaires, est la plus claire. Sauf, que ni Pouliot ni JosPublic n'avait vu ou relu ce que le Dr Bolduc avait déclaré le 4 octobre 2012.

Dr Yves Bolduc en 2012

 

Dans une entrevue au journal Le Soleil, le Dr. Bolduc a dit qu'il comptait suivre les patients d'un médecin qui venait de prendre sa retraite dans la même clinique, ce dernier avait donc des clients qui le considéraient comme leur médecin de famille. Le médecin retraité ne leur a pas dit allez vous chercher un médecin de famille ailleurs, moi je ne pratique plus. Dans ce cas les patients auraient été orphelins d'un médecin de famille. Mais non, le Dr. Yves Bolduc a tout simplement pris la suite des choses. Donc à mon avis il n'avait pas droit à la lettre d’entente no. 245 signée avec la Fédération des médecins.

À propos de la médecine sans rendez-vous la fin de semaine, le concept de médecin de famille ne s'applique pas puisque tu prends le médecin qui est de garde. C'est une clinique externe et tu y vas pour une urgence.

S'il a donné la priorité à son travail de député de Jean-Talon, il a donc menti en prenant sous sa charge 1500 patients. Ou il a menti sur ses intentions en 2012. La cupidité dans toute sa splendeur et le mensonge pour la couvrir forment le miasme visqueux de cette affaire.

Même s'il est heureux de revenir partiellement à ses anciennes amours, le Dr Yves Bolduc considère toutefois son travail de député de Jean-Talon comme une priorité.

Ce fut dit à la télévision de TVA Nouvelles, le 4 novembre 2012

Le Dr Bolduc compte suivre des patients d'un médecin qui vient de prendre sa retraite. Il fera aussi du sans rendez-vous la fin de semaine

Ce fut rapporté dans le journal Le Soleil, le 04 octobre 2012

 
 
  • Pendant qu'il était dans l'opposition, le docteur Bolduc est retourné à la pratique à temps partiel à la clinique Cité médicale de Québec et s'est constitué une nouvelle clientèle de 1500 patients;

  • Il a bénéficié d'une prime de 100 à 200$ par patient (dépendamment de leur vulnérabilité), ce qui lui a donné la somme totale de 215 000$ (en plus des honoraires facturés);

  • Pour ce faire il s'est servi d'une entente qu'il avait lui même négociée avec la Fédération des médecins du Québec;

  • La fin de semaine, quand je travaillais, juste pour vous donner un exemple, en termes de rémunération, quand on voit les patients en fin de semaine, ce n’est pas de ma faute, c’est 30 % de plus parce que les docteurs ne travaillent pas la fin de semaine. Pourquoi est-ce que moi, je ne chargerais pas ce que les autres font? - Déclare le Dr Bolduc;

  • En tant que député de l'opposition il a aussi eu son salaire de député;

  • Total sur un an: au bas mot, 450 000$ en fonds publics; ( 01 )

  • En tant qu'homme d'affaires, il a continué à recevoir des revenus de son restaurant (Goofy) et motel (Du pont); ( 02 )

  • De retour au pouvoir, il obtint le poste de ministre de l'Éducation avec la majoration de salaire qui vient avec le poste tout en conservant la prime de médecin de famille, même s'il a laissé tombé les patients.

Depuis, il a menti sur toute la ligne, arrangeant ses mensonges à mesure du dévoilement du dossier dans les médias. L'homme n'a pas d'honneur, il fait partie de ces libéraux qui, comme le maire de Mascouche, Richard Marcotte ( 03 ), ou l'ex-député/ministre Tony Tomassi ( 04 ), ne veulent pas démissionner même lorsqu'ils sont pris la main dans l'sac. Alors en tant que citoyen lésé par l'attitude du médecin Bolduc, qui déposera une plainte au Collège des médecins du Québec?

Si le premier ministre du Québec, Philippe Couillard ( 05) n'était pas empêtré lui-même dans des histoires de conflits d'intérêts avec son ami Arthur T. Porter ( 06 ), on pourrait croire qu'il obligerait son ministre à démissionner. Mais c'est vraiment trop demander à des gens qui portent ce genre d'éthique en eux.... savez le Je, Me, Moi...la morale c'est pour les cons, moi je suis intelligent, la preuve je fais de l'argent et j'encule tout'l'monde.

En attendant la suite des choses voici le texte clairvoyant de François Pouliot tel que publié par le Journal Les Affaires.

 

 
 

Yves Bolduc: remboursement inadéquat, démission nécessaire
16 juillet 2014
François Pouliot

 

Le ministre Yves Bolduc remboursera plus de primes que ce qu'exige la loi, a annoncé le gouvernement. C'est malheureusement beaucoup moins que ce que commande l'éthique. Cette annonce vient couler la dernière bouée qui permettait à monsieur Bolduc d'espérer demeurer légitimement en fonctions.

Du temps qu'il était dans l'opposition, Yves Bolduc est retourné à la pratique où il a pris en charge 1500 patients qui n'avaient pas de médecin de famille. En plus des honoraires liés au suivi de ces patients, monsieur Bolduc a reçu une prime de 100$ à 200$ par individu totalisant 215 000$.

Cette prime visait à solutionner le problème de pénurie de médecins de famille. Les règles la gouvernant stipulaient qu'elle n'était exigible que si les patients étaient suivis pour un minimum d'un an.

Or, entre 300 et 400 patients de monsieur Bolduc ont été suivis moins d'un an.

On croyait que les 100$ à 200$ reçus pour ces 300-400 patients devraient être remboursés à 100% au trésor public. Surprise, les règles parlent plutôt d'un remboursement de 50%.

Dans un souci de bonne foi, et compte tenu du débat public, le ministre dit qu'il fera un don de charité pour le 50% manquant, et qu'il ne se prévaudra pas des crédits d'impôt reliés à la donation.

Certains se demanderont si le don ne devrait pas aller au trésor public plutôt qu'à un organisme de charité. Le cabinet explique qu'il sera fait à une œuvre en lien avec les patients. Il n'y a pas lieu de s'étendre en arguties.

La démarche de monsieur Bolduc est malheureusement insuffisante.

On a écrit quelques fois depuis le début de cette affaire que le véritable problème de monsieur Bolduc est qu'il avait abusé du système, et que, même en réparant totalement sa faute en monétaire par le remboursement du 215 000$, il lui serait difficile de rester en fonctions.

Le programme d'incitation a été créé afin d'amener des médecins ayant des patients à en prendre davantage.

Il s'agissait à l'époque d'ajouter quelque chose comme entre 100 et 150 patients à la liste de suivi d'un médecin. Un ajout de 10 à 15% par rapport à la moyenne québécoise de patients suivis par médecin qui est de 1100 patients.

Le problème est que monsieur Bolduc a utilisé un programme destiné à convaincre les médecins d'alourdir leur tâche de 10-15% pour plutôt se construire à bonis 100% d'une clientèle.

Il est vrai que le but de la politique (un ajout de 100-150 patients plutôt que la construction de 100% d'une clientèle) n'était pas écrit en toutes lettres dans celle-ci. La limite de patients éligibles au bonus n'a été portée à 150 qu'après les faits.

Même avant les précisions, et c'est ici le nœud de l'affaire, il était cependant évident que l'intention du programme n'était pas d'encourager la construction d'une clientèle importante et son abandon dans un horizon rapproché. Comment le gouvernement aurait-il pu en effet espérer régler son problème de médecins de famille en donnant une prime pour 1500 patients et en autorisant leur abandon un an plus tard?

Ça n'a aucun sens, et monsieur Bolduc, qui était ministre de la santé lors de l'élaboration du programme, pouvait difficilement ne pas se rendre compte qu'il était à risque de dénaturer totalement le programme et d'outrepasser déraisonnablement son objectif.

C'est ce qui allait se produire et conduire à l'abus de système actuel.

Un simple citoyen serait absous de faute puisqu'il n'y a pas eu transgression de règles légales. Ce n'est cependant pas les règles légales qui gouvernent la légitimité de représentation à l'Assemblée nationale, mais les règles d'éthique et de gouvernance. Un parlementaire qui dénature un programme en travestissant son objectif, alors même qu'il était responsable de sa mise en place, viole ces règles et abuse de la confiance du public.

Yves Bolduc aurait probablement pu éteindre le feu en remboursant la totalité de la prime et en indiquant qu'il avait agi un peu rapidement, sans trop réfléchir à l'objet du programme. Au pire, il aurait peut-être pu faire acte de contrition tout en précisant que la hauteur du remboursement demandé était actuellement trop élevée pour ses capacités.

Voilà malheureusement que, réflexion faite, il ferme définitivement la porte à un remboursement total et préfère continuer de prétendre qu'il n'a pas abusé du système. Il n'est plus possible d'éteindre le feu. L'abus de la confiance du public est confirmé.

Cette fois, il n'y a plus d'alternative à la démission. Il est surprenant que le premier ministre et le conseil des ministres cautionnent pareille situation.

Les "Trois Docteurs" une nouvelle parodie des "Three Stooges" à l'affiche bientôt sur vos écrans

Source : Note: vous aurez compris que Monsieur François Pouliot n'a pas participer à la mise en page de ce mini-dossier. Il est journaliste chroniqueur au Journal Les Affaires pour Transcontinental Inc.

Choix de photos, commentaires, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 29 juillet 2014

 

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

 

 

 

 

 

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

Les dessous de l’«affaire» Bolduc par Josée Legault - Sur Journal de Montréal, le 12 juillet 2014

 

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02

 

Le ministre Bolduc propriétaire d'un «fast-food» - Sur Canoë, le 13 août 2012 et d'un motel, selon le journal "Métropole Montréal"

 

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03

 

Le maire de Mascouche, Richard Marcotte, un ex-candidat aux élections provinciales sous la bannière du Parti Libéral du Québec refusait de démissionner même lorsqu'il fut accusé par l'Unité permanente anticorruption du Québec (UPAC) - Sur MétéoPolitique

 

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04

 

Tony Tomassi, ex-député et ministre de la Famille sous le gouvernement de Jean Charest du Parti Libéral du Québec, ne s'est plus montré à l'Assemblée nationale du Québec dès qu'il a été accusé par l'UPAC, mais a gardé son poste de député et le salaire. Ce n'est qu'à l'élection suivante qu'il n'a pas posé sa candidature. Il a été trouvé coupable de fraude envers l'État par la cour. - Sur MétéoPolitique

 

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05

 
 

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06

 

Arthur T. Porter partenaire d'affaires de Philippe Couillard - Sur MétéoPolitique

 
 

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