Le mensonge de Mélanie Joly pour justifier l'avantage donné au diffuseur états-unien Netflix

"Aucun pays au monde arrive à avoir de l'argent auprès des plateformes numériques" redit Mélanie Joly à l'émission de télévision "Tout le monde en parle" le 1er octobre 2017. C'est complètement faux - Selon Pierre Nantel, voir le tableau ci-dessous.

 

Encore une fois, les journalistes ne font pas leur travail.  Nous parler de Netflix ne dit absolument rien sur le dossier politique. Pour la majorité des gens qui connaissent le diffuseur de films et de séries anglophones, les propriétaires et membres du conseil d'administration sont de purs inconnus. Pourtant ce sont bien eux qui vont bénéficier des largesses du Gouvernement du Parti Libéral du Canada. 

Faudra-t-il encore attendre un journaliste indépendant qui sur un site décrié par les grands médias dévoilera les noms de ceux et celles qui vont s'en mettre plein les poches?  D'ailleurs il serait aussi intéressant de connaître les liens d'affaires entre ces personnes et les élus.es canadiens qui les favorisent tant. 
Il faut lever le voile corporatif.
À quand un UPAC canadien ?


Commentaire de JosPublic

 
 

Entente avec Netflix : Mélanie Joly se fait brasser la cage

 
 

La ministre a passé un mauvais quart d'heure avec l'animateur de la radio 98,5 Fm Paul Arcand, alors que le Nouveau Parti Démocratique NPD l'a accusée de s'être fait berner.   Pour en rajouter à l'émission de télévision "Tout le monde en parle" sur les ondes de CBC/Radio-Canada, elle a menti pour se justifier.

La ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, aurait bien aimé se retrouver sur une autre planète ce vendredi 29 septembre 2017, car elle a dû essuyer une vague de mécontentement à la suite de l'entente conclue entre le gouvernement du Parti Libéral du Canada et la multinationale états-unienne Netflix.

D'abord en matinée où elle était en entrevue à l'émission de Paul Arcand. Le ton était incisif, l'animateur l'ayant carrément traitée de « naïve ».

« Il ne faut pas être naïve non plus et signer des chèques en blanc à des multinationales américaines », a lancé M. Arcand à la ministre, qui lui a répondu ceci : « S’il y a une chose que je ne suis pas, c’est naïve. »

À la Chambre des communes, le ton était plus poli, mais l'opposition s'est montrée tout aussi critique.  Pour le NPD, Netflix s'est joué du gouvernement.

« C'est un très beau coup de relations publiques pour Netflix, qui conservera son avantage injuste sur le marché. Une entente fantastique pour Netflix, mais qu'avons-nous obtenu en retour ? », a demandé la députée néo-démocrate, Rachel Blaney.

Rappelons que Netflix a augmenté il y a quelques jours le prix de base de ses abonnements au Canada, qui passe de 7,99 $ à 8,99 $.  Or, l'un des arguments de Mme Joly pour ne pas imposer une taxe à Netflix était que l'entreprise allait la refiler aux consommateurs.

 
«

Taxer Netflix: «On aurait pu le faire» - Mélanie Joly

sur les ondes de la radio 98,5 FM de Montréal - le 29 septembre 2017

»

 
 

Le mélaniejolysme
par Mathieu Bock-Côté

 
 

Je ne connais pas d’exercice plus pénible que d’écouter une entrevue de Mélanie Joly.  Je cherche, je cherche encore, je cherche toujours, mais non, je ne trouve pas.

La ministre du Patrimoine débite son baratin, enfile les slogans, radote sa cassette, mais se montre incapable, et je dis bien absolument incapable de répondre aux questions qu’on lui pose.

On l’écoute et on se demande : comment elle fait ?  Mais hier, le 29 septembre 2017 en entrevue avec Paul Arcand, elle s’est dépassée en multipliant les acrobaties verbales.  Elle a presque inventé le mélaniejolysme.

Netflix

La chose était pourtant toute simple : est-ce que Netflix sera taxée, oui ou non ?

La réponse, c’est non.

Cette entreprise disposera donc d’un privilège par rapport à ses concurrentes dans le même domaine.  On veut nous rassurer en nous disant qu’en échange, elle investira 500 millions $ pour la culture canadienne.

Mais on ne savait pas que le gouvernement acceptait désormais de déléguer ses pouvoirs culturels aux multinationales.  On a aussi compris une chose : la part réservée au « contenu francophone » sera minimale.  Quelle surprise !

Le gouvernement d’un pays démocratique se couche devant une multinationale étrangère.  Encore une fois, il abandonne les forces vives de son pays pour se soumettre à l’idéologie de la mondialisation.

À Ottawa, ces derniers jours, les cultures canadienne et québécoise, qui ont besoin d’infrastructures fortes pour s’épanouir en Amérique du Nord, n’ont pas reçu le soutien auquel elles avaient droit.

Dans n’importe quel pays, on jugerait sévèrement la ministre responsable du dossier.

Gênant

Mais ici, elle claironne, elle plastronne, elle fait la fière.

Mélanie Joly s’est voulue mairesse de Montréal.  Elle est désormais une figure majeure du cabinet fédéral. On devine qu’elle ne s’arrêtera pas là et qu’elle se croit appelée à viser le sommet.

Mais elle nous fait immanquablement penser à cette formule de Chateaubriand : « L’ambition dont on n’a pas les talents est un crime. »

 
 
 
 

Notes & Références encyclopédiques:

un mauvais quart d'heure avec...

 

Entente entre Netflix et Ottawa: entrevue avec la ministre Mélanie Joly - Entrevue audio sur la radio 98.5 FM Montréal - Émission animée par Paul Arcand

 

Retour au texte

Sur CBC/Radio-Canada...

 

Mélanie Joly : le prix à payer pour du contenu canadien - À l'émission télévisée "Tout le monde en parle" le 1er octobre 2017

 

Retour au texte

pour le NPD Netflix s'est joué du gouvernement...

 

Parlement canadien - Question posée le 29 septembre 2017:  L'année dernière, Netflix a dit qu'elle continuerait à dépenser « des centaines de millions de dollars » au Canada. Cependant, la ministre du Patrimoine canadien s'est vantée hier d'avoir conclu une bonne entente en obtenant 100 millions de dollars par an.

 Or, cette somme ne représente qu'environ 1 % du budget de Netflix uniquement pour la création de contenu.  En outre, cette entente a été conclue au moment même où Netflix augmentait le prix de son abonnement au Canada.

    Il s'agit là d'un très bon coup de publicité pour Netflix, qui conservera en plus son avantage injuste sur le marché.  C'est vraiment une entente formidable pour elle, mais qu'avons-nous obtenu en retour?     Ici pour la suite du débat à la Chambre des communes

 

Retour au texte

Retour à : Plan du site - Entrée de MétéoPolitique - Vrai ou faux - Mensonge - Haut de page