Retour à : Plan du site -  MétéoPolitique - Santé - Fiche La Santé est malade! - Éditorial de JosPublic

«On me vole mon assurance santé»
Il faut cesser la privatisation du système de santé pour que notre Assurance collective fonctionne
selon sa conception initiale

Outrés par les non-dits, les louvoiements, et les réponses en langue de bois utilisés par le gouvernement du Parti Libéral du Québec pour définancer notre Assurance publique de santé au bénéfice de quelques profiteurs, de nombreux médecins, chercheurs et décideurs ont voulu faire connaître leur analyse de la situation et font circuler un texte qui clôt le bec aux ramancheurs qui participent au système de santé du Québec que parce qu'ils et elles y cultivent leurs conflits d'intérêts...

Texte par: André BOUTHILLIER
Source: L'Aut'Journal

En photo: chambre dans un hôpital du Québec en 1961

Choix de photos, mise en page et références : JosPublic
Publication :10 mars 2012
Mis à jour le 11 mars 2017

Bon je l’sais, vous prenez soin de votre santé et jamais, mais au grand jamais vous n’avez l’intention de faire appel aux services de santé. Mourir en santé et mourir de rire sont mes deux objectifs principaux dans la vie. Si vous avez aussi cette intention, cela vous honore.

Bien que plusieurs essaient de nous faire croire que c’est toujours de notre faute si on est malade… nous ou bien un gène de nos parents passé par l’ADN

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Sujets abordés

Pour un système de santé de qualité pour tous

Un système public et universel

Des soins de première ligne de proximité

Organiser la dispensation de soins

Des soins pertinents

       …dès lors nous sommes tous des abuseurs de soins de santé.  Admettons que mon grand-père celte a trop bu de bière frelatée et m’a légué un foie… disons … endommagé.  Alors, je ne vais pas demander à tout l’monde de payer pour moi.

Sauf qu'en 1961 j’ai accepté de participer à une assurance. Comme je l’ai fait pour mon char, j’ai assuré ma santé personnelle auprès de l’Assurance hospitalisation du Québec.  Au moment où je risque d’être malade, la compagnie d'assurance m’apprend qu’elle n’a pas l’argent pour couvrir mes soins.  Pourtant durant les 10 dernières années, mes primes ont augmenté et mon assureur a décidé qu’il pouvait réduire volontairement ses revenus de 117 milliards de $. ( 01 )  De plus l'argent qu'il reçoit n'est pas dépensé dans l'Assurance santé mais dans des activités de santé hors de l'assurance. ( 02 )

Hey! L’arnaque, ça va faire!

Alors, j’ai écouté des spécialistes de la santé qui m’ont expliqué que mon gouvernement, oups! s’cusez, mon assureur me mentait.

Puis, j’ai bien lu ce qu’ils affirmaient ci-dessous.


J’ai fait un copier-coller et je l’ai envoyé à mon député et au ministre de la Santé … Çé ben le minimum que je peux faire….
 

Une assurance c’est pas le bien-être social. Je paye mon assurance par une contribution payée par mon employeur (et qui n'apparaît pas sur mon talon de paie) et par une cotisation annuelle de 200$  ( 03 ), je veux du service. Point.

Je vous incite à faire la même chose….Si un jour et je dis bien SI, vous mourez autrement qu’en santé, il serait utile de ne pas laisser une dette de soins de santé à votre succession, déjà que votre carte de crédit….enfin j’entre pas là-dedans….

Une dette de soin de santé cela se passe aux États-Unis et j'entends que notre premier ministre, le "good cop" le Dr Couillard et son acolyte le "bad cop" le Dr Barrette aimeraient bien qu'on imite l'industrie de la santé états-unienne. D'avoir permis que les médecins puissent s'incorporer lance le message que c'est par là qu'ils souhaitent nous emmener. Même si en 2003, Dr Couillard tenait un discours tout à fait contraire.

Pour ceux et celles qui approuveraient l'idée de laisser faire des profits dans le domaine de la santé, voici un petit aperçu des coûts des soins aux États-Unis tel que présenté par l'écrivain-peintre James Howard Kunstler en mars 2017:

Le coût moyen d’un accouchement hospitalier normal (non chirurgical) aux États-Unis de nos jours est de 10 000 $.  Quoi?

Une appendicectomie: entre 9 000 $ et 20 000 $ selon le lieu. Quoi?

Ces jours-ci, un remplacement d’une hanche coûte environ $ 38 000.  Bien sûr, vous ne saurez jamais ce qu’un traitement ou une procédure coûte avant de l’avoir fait.  Ils ne vous le diront tout simplement pas.  Ils diront quelque chose de complètement ridicule comme « nous ne savons pas, il y a trop de facteurs possibles. »

La dernière fois que j’ai eu une arthroplastie de la hanche, j’ai reçu un rapport d’assurance-hospitalisation de la compagnie d’assurance qui disait : « Chambre et pension, 36 heures… 23 000 $ », sans compter la facture du chirurgien et le coût de l’implant métallique, juste pour occuper un lit pendant un jour et demi en attendant d’être pris en charge.  Ils n’ont rien fait d’autre que prendre ma tension et ma température une dizaine de fois, et me donner quelques pilules d’hydrocodone.

La vérité laide, chers lecteurs, est que la médecine aux États-Unis est un racket avec prise d’otages.  Ils vous coincent contre un mur dans un moment de faiblesse et ils extraient de vos poches le maximum pour vous permettre de continuer à vivre, sans aucune corrélation significative avec les services rendus

Le texte ci-dessous a été envoyé au premier ministre du Québec, au ministre de la Santé, aux fédérations médicales, à l'AQESSS, à l'OIIQ, l'INESSS, au Collège des médecins ( 04 ). Il a été en même temps soumise aux journaux, Le Devoir, La Presse et Le Soleil. Lors de sa soumission initiale, il était cosigné par 38 experts en analyses du système de santé. Depuis, de nombreux médecins, chercheurs et décideurs ont voulu ajouter leur signature.

Réforme Assurance santé du Québec Santé Québec assurance système public et universel Soins santé qualité pour tous

 Vaut mieux être riche et en santé
que pauvre et malade ?

                        - Yvon Deschamps

ou
vaut-il mieux être pauvre et en santé
que riche et malade ?

   

 

Pour un système de santé de qualité pour tous  

Nous souhaitons tous vivre longtemps et en bonne santé. Et tous, à un moment donné, nous ferons l'expérience de la maladie. À ce moment, nous aimerions recevoir des soins de qualité, le plus rapidement possible, dans un environnement accueillant et rassurant.

C'est l'objectif de notre système de santé. Malheureusement, les résultats des recherches, des évaluations et des analyses que nous menons sur le système de santé du Québec nous inquiètent pour l'avenir.

La source de nos inquiétudes peut être résumée en trois constats objectifs.

Premier constat, les problèmes de notre système de santé ne sont pas dus à un simple manque d'argent.

Les données montrent que le Canada et le Québec sont parmi les juridictions qui dépensent le plus en santé à l'échelle mondiale.

Pourtant, par rapport aux grands pays développés nous avons proportionnellement peu de lits, peu de médecins et peu d'infirmières par habitant. Dit simplement nous payons très cher pour relativement peu de ressources et ceci est un fait objectif et indiscutable.

Encore plus problématique, au cours des dernières années nos dépenses de santé ont crû nettement plus vite que la richesse collective sans que ces investissements massifs ne se traduisent par une amélioration de la quantité ou de la qualité des services offerts.

En fait, et nous y reviendrons, l'accessibilité aux soins est de plus en plus limitée. Le fait que ce soient les dépenses de santé privées qui augmentent le plus rapidement n'est pas étranger à cette réalité.

Les leçons des dernières années indiquent hors de tout doute que d'ajouter plus d'argent dans le système actuel, que ce soit de l'argent public ou du financement privé, n'est pas la solution aux problèmes auxquels le système est confronté.

Second constat, le problème se situe au niveau de l'organisation du système de santé et de la manière dont on produit les soins.

Il ne se situe pas au niveau des grands principes sur lesquels repose notre système public et universel d'assurance maladie.

Malheureusement, il existe des groupes d'intérêts puissants qui utilisent les problèmes réels du système comme arguments pour tenter de rendre socialement et politiquement acceptable une privatisation du financement.

Or, le système de financement actuel fondé sur une cotisation principalement par le biais des impôts (plus on est riche plus on paye) et un accès sur la base des besoins (couverture universelle) est un actif fondamental qu'il faut conserver. Ce système d'assurance publique est sain et produit effectivement les résultats escomptés en termes d'équité d'accès aux soins.

Pour prendre une analogie, le système de santé québécois a une jambe malade, la manière dont on produit les soins, et une jambe saine, la manière dont on finance les soins.

Les chantres de la privatisation veulent couper la jambe saine et laisser le marché s'occuper de la gangrène dans l'autre jambe.

L'effet prévisible d'un recours accru au financement privé est un accroissement des problèmes. Il n'existe absolument aucune base scientifique crédible ni aucune leçon tirée d'un autre pays qui permettent de justifier le financement privé du système de santé. Au contraire, nous devons réaffirmer et renforcer le caractère public du financement de notre système de santé.

Troisième constat, la trajectoire d'évolution du système de santé est inquiétante. Les services auxquels la population a accès stagnent ou se dégradent.

Liste partielle des signataires
du texte

Astrid Brousselle

André-Pierre Contandriopoulos

Damien Contandriopoulos

Lucien Albert

Anne Andermann

Joanne Aubé-Maurice

Clément  Beaucage

Jean-Pierre Bergeron

Manon Blackburn

Régis Blais

Danielle Blondeau

Yv Bonnier-Viger

Roxane Borges Da Silva

Richard Boudreau

Mylaine Breton

Alexandre Bureau

Ariane Courville

Danielle D'Amour

Catherine Dea

Carl-Ardy Dubois

Pierre Jacob Durand

Martin Fortin

Katherine Frohlich

Marie Gervais

Frédéric Gilbert

Maryse Guay

Réjean Hébert

Daves Holmes

Julie Lajeunesse

Paul Lamarche

Nicole Leduc

Alain M. Lefevre

Marc Lemire

Christine  Loignon

Julie Loslier

Alain Messier

Sami Mohanna

Michel O'Neill

Michel Y. Pelletier

Raynald Pineault

Bernard Pouliot

Amélie Quesnel-Vallée

Faisca Richer

Valery Ridde

Jacques Ringuet

Danièle  Roberge

Pasquale Roberge
Élisabeth Robinson

Geneviève Roch

Jean Rochon

Bernard Roy

Chantale Sauvageau

Claude Sicotte

Eric Tchouaket

Nasséra Touati

Fernand Turcotte

Michel Vézina

Bilkis Vissandjee

Marc Zaffran

André Bouthillier

On déplore des problèmes d'accès aux services de première ligne, aux services diagnostiques, aux services spécialisés. Les professionnels sont désabusés, souvent épuisés et peu appuyés dans leur pratique.

Simultanément, on observe le développement d'un secteur privé peu et mal encadré qui consomme une part croissante de nos ressources humaines et financières, qui contribue peu à la santé de la population, mais qui crée des iniquités dans l'accès aux soins.

Finalement, les besoins de la population évoluent (augmentation des maladies chroniques, vieillissement de la population) et vont créer de nouveaux défis. Or, nous croyons que les interventions actuelles ne permettent ni de corriger les dysfonctionnements du système, ni de l'orienter de façon à mieux répondre aux défis futurs.

En tant qu'experts en analyse des systèmes de santé, nous sommes profondément inquiets et nous pensons qu'il est urgent de sortir de la complaisance, du corporatisme et de l'attentisme.

Pour maintenir un système de santé en mesure de couvrir les besoins de l'ensemble de la population avec les ressources financières dont nous disposons, il faut à court terme profondément transformer la manière dont les soins sont offerts.

Ni la cause des problèmes actuels ni leurs solutions ne se trouvent au niveau individuel.

Les professionnels qui travaillent dans le système de santé sont, dans leur immense majorité, compétents et bien intentionnés.

De même, l'épouvantail du patient surconsommateur qui encombre les urgences et les couloirs des hôpitaux devrait aller rejoindre les autres personnages imaginaires qui font peur aux petits enfants et arrêter d'encombrer les débats sérieux.

Les solutions sont systémiques, collectives et publiques. Elles passent par une révision profonde de la façon dont la médecine au sens large est pratiquée, ce qui implique de repenser le rôle et les fonctions des professionnels, des établissements et du Ministère.

Nous devons développer une vision collective de ce que serait un système de santé adapté aux défis de demain. Pour sortir de l'ornière où le débat est enlisé, nous proposons dix principes de base qui sont incontournables pour faire face aux défis actuels.

 

Un système public et universel  
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Prétendre qu'il y a quoi que ce soit à attendre d'un recours accru au financement privé, que ce soient les paiements directs ou les assurances complémentaires, relève soit de l'ignorance ou de la propagande.

Défendre des soins de qualité, accessibles et collectivement abordables implique, avant toute chose, un financement public.

Il faudrait donc mettre fin au processus de désassurance passive de services ainsi qu'aux divers « frais afférents » demandés aux patients et rapatrier au sein des services couverts par la RAMQ l'ensemble des tests diagnostiques, procédures et matériels nécessaires aux soins et dont l'efficacité a été scientifiquement démontrée.

En caricature Claude Castonguay, l'inventeur de la carte d'assurance maladie outil de sécurité de paiement pour les médecins qui refusent le salariat. Il est depuis longtemps à la solde des compagnies d'assurances qui militent pour la privatisation du système de santé. Ainsi, vous seriez obligé d'acheter de l'assurance-santé auprès d'elles. Si vous n'en avez pas les moyens, alors là ils s'en foutent tout simplement.

Un vrai régime universel d'assurance médicaments permettrait des économies substantielles. Par ailleurs, certains services actuellement financés sur une base privée pourraient être intégrés au système public de santé. Ainsi:

1.    Le financement du système doit reposer sur une contribution progressive en fonction du revenu de façon à offrir de façon équitable à chacun tous les soins requis.

 

Des soins de première ligne de proximité  
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Édith Lussier est devenue il y a deux ans l'une des premières infirmières praticiennes spécialisées en soins de première ligne au Québec. On l'aperçoit ici soigner le petit Jérémy Robichaud, 9 mois, au grand plaisir de sa maman Marie-Hélène Bégin

L'ensemble des connaissances scientifiques disponibles confirme qu'une première ligne forte a des effets positifs sur la santé des personnes, sur la qualité et sur les coûts du système de santé.

Une première ligne forte offre à la totalité de la population, des soins de premier contact accessibles en tout temps, des soins globaux à toutes les périodes de la vie, pour la majorité des problèmes de santé, tout en offrant une fonction de coordination pour les services diagnostiques et spécialisés nécessaires. En conséquence, la solution aux problèmes actuels implique:

2. que le gouvernement mette en place et soutienne avec beaucoup d'énergie et de cohérence le déploiement d'organisations de soins réellement responsables de fournir l'ensemble des soins de proximité à la population de son territoire 24 h sur 24 h, 7 jours sur 7.

3. que le gouvernement, les ordres professionnels et les fédérations médicales travaillent collectivement pour que la prise en charge des patients en première ligne soit globale multidisciplinaire avec un rôle et une étendue de pratique accrus pour les pharmaciens, les infirmières, les sages-femmes, et autres professionnels.

4. que les médecins omnipraticiens actuellement en exercice réorientent leurs modes de pratique vers une vraie médecine familiale, au sein de ces organisations.

5. que ces organisations de première ligne jouent un rôle central et déterminant dans l'accès aux services diagnostiques, aux soins spécialisés et dans la coordination des soins pour les patients dont ils ont la responsabilité. Les organisations et professionnels de santé de deuxième et troisième ligne tels les centres hospitaliers et les médecins spécialistes doivent orienter prioritairement leurs rôles, fonctions et services de façon à supporter ces organisations de première ligne.

6. que les facultés de médecine et le Collège des médecins interviennent pour modifier le ratio omnipraticiens/ spécialistes de manière à ce que la majorité des médecins choisissent la médecine de famille et que le nombre de postes par spécialité soit établi en fonction des besoins de santé anticipés.

7. que les organisations locales de santé, d'éducation, de services aux aînés, de services municipaux, etc. travaillent de façon coordonnée et fassent de la prévention des problèmes de santé une de leurs responsabilités.

 

Organiser la dispensation de soins  
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Le prix unitaire des services et la rémunération des professionnels sont nettement plus élevés au Canada et même au Québec que dans la plupart des pays industrialisés. Même si nos dépenses sont élevées, nous avons donc proportionnellement relativement peu de médecins, peu d'infirmières et peu de lits. Il est possible d'offrir à toute la population du Québec des soins accessibles et de première qualité avec les ressources humaines et matérielles actuelles, mais uniquement si, de façon proactive et collectivement, nous révisons la façon dont est structurée l'offre de soins.

Ceci implique entre autres:

8. que le Ministère, les Agences et les établissements implantent un système d'information clinique et administratif unifié pour à la fois soutenir les professionnels dans leur travail et produire une information fiable sur le fonctionnement des organisations et du système.

9. que le Ministère et les Agences s'assurent que les modes de financement des établissements et de rémunération des professionnels soient cohérents avec les modes de pratiques souhaités. Ceci implique aussi que les liens financeur-financés, employeurs-employés soient modifiés afin de donner aux diverses organisations du système de soins des leviers pour l'organisation des services dont ils sont responsables.

 

Des soins pertinents  
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De nombreux services médicaux et chirurgicaux sont offerts à des patients pour lesquels ces interventions ne sont pas indiquées ou encore sont utilisés malgré l'absence de preuves scientifiques convaincantes de leur efficacité. Ces services non pertinents constituent un volume et des coûts très importants. Pour améliorer la santé et la qualité de vie de la population et pour limiter les dépenses inutiles, il faudrait:

10.  que le Collège des médecins, le Ministère et l'INESSS fassent de la pertinence des soins un dossier prioritaire et interviennent de manière coordonnée et agressive pour limiter autant que possible la dispensation de soins non pertinents.

Nous sommes parfaitement conscients que toutes ces propositions sont politiquement difficiles à mettre en œuvre et qu'elles risquent de se heurter au lobby de groupes d'intérêt puissants.

Toutefois, en tant qu'experts et en tant que citoyens nous croyons qu'il est indispensable et urgent d'agir pour garantir un accès à tous à un système de santé de qualité.

L'histoire de notre système de santé est une saga de mesures à la pièce et de réformes à demi-implantées. Nous ne pouvons continuer ainsi. Seuls un renforcement du système public d'assurance et une transformation profonde, intégrale et cohérente de l'organisation des soins permettront de mieux répondre à nos besoins de santé, d'aujourd'hui et de demain.

 

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

Les budgets du Québec entre 2000 et 2011 ont réduit les revenus gouvernementaux à maintes reprises (2000-2001:indexation des paliers d’imposition: 2 G$ par année en moins; 2001-2002: Réduction des taux d’imposition: 1.2 G$ par année en moins; 2005-2006: poursuite de l’allègement fiscal et indexation: 622 M$; 2006-2007: Réduction d’impôt: 950 M$ par année en moins;  2007-2008: Élimination progressive de la taxe sur le capital: 890 M$. Ainsi, le gouvernement se serait intentionnellement privé
d’au moins 47 milliards depuis 10 ans, 117.6 milliards
en considérant tous les allègements fiscaux!
     Simon CRÉPAULT Source: Crépolitique

 

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02

 

Le tiers de la «taxe santé» utilisée à l'encontre de la loi. Journal Le Devoir. Amélie Daoust-Boisvert 9 mars 2012

 

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03

 

Les employeurs paient au Fonds des services de santé (FSS) un montant sur la masse salariale :
Le taux jusqu'à 1 million en salaires est de $ 2,70 % 
Le taux de 1 à 5 millions en salaires de $2,70 % à 4,26 %
Le taux pour 5 millions et plus en salaires est de $4,26 %

 

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04

 

Que sont l'AQESSS ( L'Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux) , l'OIIQ (Ordre des infirmières et infirmiers du Québec), l' INESSS (Institut national d'excellence en santé et en services sociaux), le Collège des médecins du Québec ?

 

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Références historiques:

 

 

Entrée en vigueur de l'Assurance hospitalisation du Québec

 

 

La lutte pour l'assurance maladie au Canada - l'histoire des soins de santé au Canada 1914-2007