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Ce qui est bon pour les veaux est franchement dangereux pour l'humain

Selon deux nouvelles études scientifiques, cancer et mortalité précoce iraient de pair. Consommer trop de lait peut réduire l’espérance de vie et augmenter le risque de certains cancers. Voilà qui semble confirmer ce que le journaliste Claude-Jean Devirieux savait déjà en 1976 et n'avait pu publier à cause du lobby du lait.

 

 
 

Derrière  l'information officielle

 
 

Dans son livre "Derrière l'information officielle, Claude-Jean Devirieux ( 01 ) nous raconte sa démarche journalistique pour comprendre l'impact du lait dans l'économie et en santé. 

En 1976, pour protester contre la réduction des quotas de lait et la diminution de leurs revenus, les producteurs avaient imaginé une manière spectaculaire de manifester: il déversaient des hectolitres de lait dans les fossés, si possible devant les caméras de télévision.

On m'a donc demandé de faire un enquête sur le lait. Ne me limitant pas aux causes immédiates, j'ai refait, avec l'aide de spécialistes, toute la biochimie du lait.

D'abord, contrairement aux idées reçues, le lait de vache n'est pas fait pour les hommes, il est fait pour les veaux: les humains ne devraient prendre que du lait de femme. Ensuite, l'industrie laitière est une industrie artificielle, hypertrophiée pour plusieurs raisons.

Les Bureaux de nourrices, qui au XVIII (18e siècle) existaient dans toutes les grandes villes d'Europe, avaient disparu; de même au XIXe siècle (19e siècle) avaient disparu; "La Goute de Lait" du Québec. Il n'y avait plus de vacheries (ou laiterie) urbaines, les habitants des grandes villes ne pouvant plus supporter les bouses de vaches et les odeurs de fumier et les promoteurs immobiliers étant avides de s'approprier les terrains servant de pacage pour construire.

On est allé chercher le lait dans les campagnes avoisinantes et, de fil en aiguille, les hommes politiques promettant, contre leur vote, une augmentation de leurs revenus aux électeurs ruraux, les moyens de transport, les procédés de traite et de conservation ayant fait de notables progrès, on en est arrivé à une industrie gigantesque produisant une masse excédentaire de produits laitiers dont on ne sait plus vraiment quoi faire.

Chaque fois qu'il y avait une famine dans quelque pays exotique, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) y envoyait des tonnes de lait en poudre offertes par les principaux pays producteurs; États-Unis, Canada, France et Danemark. Mais voilà, les populations affamées qui consommaient ce lait avaient la diarrhée et les gens mouraient comme des mouches. On a cru que c'était à cause de l'eau servant à délayer la poudre de lait et on a envoyé dans ces pays des instructeurs pour apprendre aux femmes à faire bouillir l'eau.

Les épidémies de diarrhée persistaient. Avant les famines, les femmes ne faisaient pas bouillir l'eau et personne n'en mourait. Tant et si bien que l'Organisation mondiale de la santé a commandité des études scientifiques pour déterminer la cause de cette diarrhée funeste.

Un biochimiste de l'Université Laval venait de terminer une de ces études dont la conclusion était que l'organisme humain adulte ne tolère par le lait.

Seuls les bébés et les jeunes enfants produisent un diastase capable de dissocier et de rendre assimilables les sucres naturels du lait: lactose et galactose.

Lactose et galactose se conduisent comme des corps étrangers et le foie, ne sachant qu'en faire, les stocke sous forme de graisse. Autrement dit, une autre légende urbaine vient de tomber: ce n'est pas la crème qui fait engraisser, c'est le lactose. Le lait à 2% que vous buvez, mesdames, pour conserver votre ligne, vous fait engraisser autant que le lait non écrémé.

D'autant plus que le lait ne désaltère pas. Dans l'estomac, la caséine du lait se coagule et forme un bloc de fromage dont la digestion finit par surmener votre tube digestif. Vous me suivez? Oui, mais on nous répète qu'il faut boire du lait, en raison du calcium qui permet de prévenir l'ostéoporose. C'est le dilemme; boire du lait et s'encombrer l'organisme de sucres non assimilables ou ne pas en boire et perdre sa masse osseuse passé soixante ans.

Sauf que le lobby du lait est tellement puissant qu'il continue à faire de la publicité. Trompeuse. Il est tellement puissant que le pauvre biochimiste de l'Université Laval avait déjà reçu des menaces, qu'en me parlant ses babines tremblaient de peur et qu'il a refusé catégoriquement de me répéter tout ça devant la caméra.

La sagesse fait son chemin lentement. Avez-vous remarqué que l'on trouve maintenant dans les supermarchés du lait SANS LACTOSE?

En fait, c'est bien simple: moins vous avez de liquide dans les produits laitiers, moins vous avez de lactose en solution. Vous pouvez donc consommer du beurre et des fromages. Et puis, exposez-vous chaque jour au soleil; un quart d'heure d'exposition vous permet d'emmagasiner suffisamment de vitamine D qui, elle, fixera le calcium assimilable contenu naturellement dans tous les aliments.

 
 

Études.... deux c'est mieux!

 
 

Tout va bien avec le lait… voilà du moins l’affirmation qui ponctue les publicités télévisées des Producteurs de lait du Québec diffusées en 2014. Depuis des décennies, médecins et nutritionnistes recommandent de consommer du lait parce qu’il procure du calcium et aide à garder des os solides.

Pourtant, depuis le début des années 2000, les opinions sont partagées. Le débat entre les bénéfices et les inconvénients de ce liquide biologique a été lancé avec la publication de plusieurs études qui liaient le lait à plusieurs cancers et à une augmentation des risques de maladies cardiovasculaires.

Cette controverse vient d’être relancée par deux études suédoises distinctes qui mettent sérieusement en cause la consommation de lait par rapport à la prévalence de certains cancers. De plus, elles suggèrent qu’une consommation quotidienne pourrait doubler le risque de décès prématurés… sans même avoir d’effets positifs sur la solidité des os!

Moins de lait, moins de cancers

Publiés par le British Journal of Cancer ( 02 ), les résultats de la première étude indiquent que les personnes intolérantes au lactose qui ne consomment pas de produits laitiers courent moins de risque de développer des cancers du poumon ou des ovaires que la moyenne de la population.

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs suédois ont étudié le développement du cancer chez 22 788 personnes intolérantes au lactose. Croisés avec le registre national suédois des cancers, les résultats démontrent que les personnes intolérantes au lactose qui ne consomment pas de lactose voient leurs risques de développer un cancer diminuer de:

• 45 % pour le cancer du poumon;
• 39 % pour le cancer des ovaires;
• 21 % pour le cancer du sein.


L’étude précise que les membres de la famille des personnes suivies n’étaient pas intolérants au lactose et que leurs antécédents ne révélaient pas qu’ils étaient «moins à risque» de développer un cancer, ce qui aurait pu fausser les résultats.

Les chercheurs ont donc pu conclure que leurs risques de développer un cancer diminuent surtout grâce à leur alimentation exempte de produits laitiers.

Le galactose, coupable possible

La deuxième étude a suivi 61 000 femmes pendant 20 ans et 45 000 hommes pendant 11 ans. Publiés sur le site du British Medical Journal ( 03 ), les résultats indiquent que le taux de mortalité a été plus élevé chez les femmes et les hommes qui consommaient quotidiennement au moins trois verres de lait ou plus (680 ml ou plus) que ceux qui buvaient un verre ou moins (environ 60 ml). Le risque de fracture était également plus important pour les femmes qui buvaient davantage de lait.

Fait important: les résultats de cette étude n’ont pas été observés avec la consommation élevée de produits laitiers fermentés comme le fromage et le yogourt, qui contiennent moins de lactose que le lait.

Les chercheurs suggèrent que le coupable pourrait être le galactose, un sucre simple contenu dans le lactose du lait, au même titre que le glucose. Absorbé en grande quantité, ce sucre pourrait augmenter les niveaux de stress oxydatif et d’inflammation dans le corps, ce qui peut favoriser les fractures et une mortalité plus importante.

Études d’observation

Les deux recherches suédoises sont des études d’observation, c’est-à-dire qu’elles dressent un constat, analysent des données, mais n’explorent pas les causes des faits observés. Les chercheurs invitent donc à une «interprétation prudente des résultats» et ne recommandent pas d’arrêter de boire du lait ou de consommer des produits laitiers. Les auteurs de la deuxième étude estiment d’ailleurs que leurs résultats «méritent d’autres études indépendantes avant qu’ils puissent être utilisés pour des recommandations diététiques».

L’intolérance au lactose, c’est quoi?

Les personnes intolérantes au lactose ne produisent pas, ou pas suffisamment, de lactase, une enzyme digestive. Le lactose arrive donc dans leur intestin sans avoir été correctement digéré, ce qui provoque des douleurs abdominales, de la diarrhée, des flatulences ou des ballonnements. Entre 2 et 15 % des Nord-Américains seraient touchés par cette intolérance, à ne pas confondre avec l’allergie au lait ( 04 ), une réaction du système immunitaire qui peut s’avérer grave, voire mortelle.

Sources: Édition Septentrion et Magazine Protégez-vous

Choix de photos, choix de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 10 décembre 2014

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Notes & Références encyclopédiques:

01

 

Claude-Jean Devirieux - Auteur de Derrière l'information officielle 1950-2000 Publication chez Septentrion. Il a été journaliste pendant 35 ans dont 30 ans à Radio-Canada. Estimant que le public, en vertu du droit à l'information, a le droit de savoir ce qui s'est passé dans la dernière moitié du XXe siècle, Claude-Jean Devirieux a décidé de révéler ce qu'il a appris, ce qu'on lui a dit et qu'il a parfois vécu au cours de cette période.

 

 

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02

British Journal of Cancer - Consommer moins de lait c'est mieux.

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03

British Medical Journal - Galactose un coupable possible.

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04

L'intolérance au lait à ne pas confondre avec l’allergie au lait - Sur Protégez-vous

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05

Buvez-vous trop de lait ? - Sur La Presse, le 21 mars 2013

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