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Empoisonner le monde ou le réenchanter par l'argriculture?
Entrevue avec Claude Bourguignon, agronome
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Mélange magnifique de lucidité et d'optimisme avec ce toujours formidablement instructif et chaleureux Claude Bourguignon. Un condensé de connaissance scientifique, de philosophie et d'humanité vital pour la vie, les humains et la planète. Le tout est présenté dans court vidéo d'une quinzaine de minutes et à la suite le texte d'un entrevue pour aller en profondeur dans sa vision du monde.

Entrevue avec: Claude BOURGUIGNON
Source:
Site BARAKA

 

Choix de photos, mise en page et références : JosPublic
Publication : 21 avril 2012

  Produits

 

Claude Bourguignon est docteur es-sciences, directeur du Laboratoire d’Analyse Microbiologique des sols   ( 01 ) (analyse sur le terrain et au laboratoire, sur le plan chimique et biologique des sols agricoles afin d’aider les agriculteurs dans leur gestion sol en France, en Europe, en Amérique et en Afrique), ingénieur agronome (INA PG), membre de la Société d’Écologie ( 02 ), membre de la Société Américaine de Microbiologie ( 03 ), enseignant à la première Chaire Française de Pédologie et de Microbiologie du sol (Beaujeu), auteur du livre : "Le sol, la terre et les champs" (Ed. La Manufacture/Sang de la Terre. 1989.). Conseiller auprès de la Communauté économique européenne pour les sols. Le passage constant du terrain au laboratoire, de la politique au fondamental, lui permet d’avoir une approche globale du sol


 

Entrevue avec Claude Bourguignon
Pour en savoir plus du brillant agronome

 

Qu’est-ce que c’est pour vous, un sol ?

 
 

C. Bourguignon : Le sol est une matière vivante complexe, plus complexe encore que l’eau ou l’atmosphère qui sont des milieux relativement simples. Vous savez, le sol est un milieu minoritaire sur notre planète : il n’a que 30 centimètres d’épaisseur en moyenne. C’est le seul milieu qui provienne de la fusion du monde minéral des roches-mères et du monde organique de la surface - les humus.

Je vais être obligé d’être un peu technique pour vous expliquer...

Sur trente centimètres d’épaisseur, le sol héberge 8O % de la biomasse vivante du globe. Et dans ce sol, très mince, il y a beaucoup plus d’êtres vivants que sur le reste de la surface de la terre. Cela ne se voit pas. C’est un monde microbien que l’on a d’autant plus négligé qu’il ne coûte rien...

Un énorme tabou pèse sur le microbe. Il est extrêmement mal vu dans notre société. Il est source centrale de mort dans la vision pasteurienne ( 04 ). Les microbes sont fondamentaux pour la vie. Sans ces intermédiaires, les plantes ne peuvent pas se nourrir. L’industrie de l’homme, dans son fonctionnement, ne fait que copier le microbe. Le problème, c’est l’énergie phénoménale que cela coûte. Les bactéries des sols fixent l’azote de l’air pour faire des nitrates. Gratuitement !

L’homme, lui, utilise 10 tonnes de pétrole pour fixer une tonne d’azote. Qu’il vend. Cher. En oubliant de dire que les molécules chimiques ne fabriquent pas un sol. C’est le paysan qui la fabrique de ses mains, ce sol. Alors évidemment, l’industrie a eu intérêt à remplacer le modèle traditionnel de l’agriculture Française... Et, lorsque j’ai mis au point ma méthode de mesure de l’activité biologique des sols, je me suis rendu compte de la réalité. Les agriculteurs biologiques ou biodynamiques ont des sols beaucoup plus actifs que ceux qui travaillent en conventionnel. Des sols vivants.

 
 

C’est le moment où vos ennuis commencent avec l’Inra ?

 
 

Claude Bourguignon : Exactement. L’Inra ( 05 ) a rejeté en bloc l’agriculture biologique, bio-dynamique, sans l’avoir jamais étudiée ! C’est une faute professionnelle grave de la part de cet Institut face à la déontologie scientifique. C’est là où il a perdu sa liberté. Ce n’est plus réellement un Institut d’état. C’est un Institut au service des grandes entreprises marchandes d’engrais. Plus de la moitié des commandes de thèses de l’Inra proviennent d’elles. Et il n’y a pas que l’Inra.

L’ensemble des instituts mondiaux se sont finalement laissés dominer par les marchands. Mais cela ne veut pas dire que les chercheurs de l’Inra soient heureux. Un certain nombre d’ailleurs le vivent mal...

Aujourd’hui, l’Inra prend peur parce que le monde agricole, entre autres, lui réclame des comptes. Hier, les recherches favorisant l’environnement n’étaient pas un créneau porteur. Aujourd’hui elles le sont puisqu’il y a des budgets Communauté économique européenne et des marchés à saisir. Je pense que dans dix ans l’Inra affirmera qu’il a toujours été pour l’agriculture biologique. Dans trente ans, il rappellera qu’il a toujours soutenu la bio-dynamie. Et tant mieux. Ce sera la preuve que nous serons enfin parvenus à travailler ensemble pour régler le vrai problème : la pollution de la planète.

 

Quelle a été votre démarche au début de vos recherches ?

 
 

Claude Bourguignon  : J’ai essayé de comprendre pourquoi certains sols étaient plus vivants que d’autres. Cela varie en fonction des modes de cultures choisis. Traditionnellement, on fertilisait le sol avec de l’humus, l’argile était marnée et on utilisait un liant, le calcium souvent. On mélangeait l’ensemble au compost que l’on répandait sur le sol. Les engrais verts, eux, favorisaient les microbes minéralisateurs.

Les microbes "intermédiaires" vivants près des racines des plantes étaient fertilisés par la rotation des espèces végétales cultivées. Enfin les microbes vivants près des roches mères étaient stimulés par les roches broyées. Aujourd’hui, ces étapes n’existent plus. On donne dans la monoculture... On ne pratique plus la fertilisation. Ce mode de production nie la vie microbienne. Et aujourd’hui, la production stagne quand elle ne régresse pas. Mes relevés d’activité biologique indiquent que les sols cultivés avec les engrais chimiques meurent, peu à peu.

 
 

Quelle est votre vision du rapport de l’homme à la terre, et à l’agriculture ?

 
 

Claude Bourguignon  : L’agriculture est d’abord l’histoire tragique de 15 000 ans de famine. Dans la période de la cueillette, l’homme respecte la terre comme sa mère nourricière. Plus tard naît l’agriculture. Mais elle ne commence à nourrir les hommes qu’au XVIIIe siècle. L’empire romain naît puis disparaît, ses sols détruits. Cinq siècles plus tard, l’Europe s’unifie sous Charlemagne et s’attaque alors à son grand bloc forestier à peu près intact, de la Gaule à la Pologne. En peu de temps, 70 % des forêts disparaissent...

Des tas de manuscrits du début du XIVe siècle décrivent des orages terrifiants venant de la mer, provoqués par la disparition des forêts qui tamponnaient le climat. Au XVIIe siècle, l’Europe sort de ce cauchemar écologique à travers la pratique du labourage et du pâturage. On remplace les jachères par la culture des légumineuses qui fixent l’azote. Chose que l’on ne savait pas à l’époque. Cela donne un abondant fourrage qui va nourrir le bétail.

Mais il faut le garder pour qu’il cesse d’errer sur les terres cultivées. Alors on invente la haie. Les haies ont un rôle remarquable de rééquilibrage du climat. En fait, on crée la forêt maillée. Et de ces bêtes immobilisées dans les champs on récupère les excréments qui, mélangés à la paille des céréales, donnent le fumier. Ce fumier est composté puis répandu sur les terres. C’est ce qu’on appelle l’amendement de la terre. On cesse alors de mourir de faim en Europe.

Mais au même moment où l’on résout le problème écologique en réintroduisant l’animal dans le système agricole, l’industrie arrive et fout tout par terre. Aujourd’hui, nous perdons en moyenne 10 tonnes de sol par hectare et par an. Les paysans Français utilisaient 120 millions de tonnes de fumier pour 30 millions d’hectares. 4 tonnes de fumier par hectare donnent 2 tonnes d’humus. La tâche de liaison avec l’argile est assurée. Les sols sont équilibrés et continuent à s’améliorer au fil des ans.

Le sol est une matière vivante. Ce 10 tonnes de sol perdu par hectare et par an.... faites le calcul et dans trois siècles, c’est le Sahara. Il faut réagir maintenant. La nature réagit très fortement. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas la fin du monde. Je ne crois pas aux fins du monde. Il y a des civilisations qui naissent, atteignent leur apogée et meurent. D’autres prennent la relève. Je crois que telle que cette civilisation est structurée, elle sera incapable de faire face au problème numéro 1 qui est le problème de l’Environnement et de la Terre. Avant le problème était celui des choix politiques, de l’homme, de l’existence des classes sociales. Mais notre grand problème à nous aujourd'hui est unique. C’est la Terre. Et si la civilisation ne change pas, elle fera face à sa mort prochaine.

Continuer à nier ce fait nous mène droit à la catastrophe. L’agriculture écologique au plan mondial est la garantie d’un rapport juste entre l’homme et son environnement, pour une alimentation saine et une juste rétribution du travail de chacun. Et la culture bio-dynamique, ça veut dire sauver les pays du Tiers-Monde de la famine, oui les sauver !!! Mais actuellement, cela va trop vite. Un Ministre de l’Environnement ne peut rien faire face à Rhône-Poulenc qui cherche à vendre ses molécules de synthèse. Il faut les amortir. Dans la recherche c’est très net. Vous êtes payés par des contrats. Imaginez que j’aille chez Rhône-Poulenc pour leur dire : J’ai un projet de recherches que j’aimerais que vous financiez et qui montre que vos produits détruisent la vie des sols... Ils éclateraient de rire !!! Mais s’ils connaissaient le coût réel de leur éclat de rire, ils reprendraient leur sérieux et ils accepteraient tout de suite...

 
 

Un autre problème soulevé est la capacité de retraitement de l’azote industriel
 par l’activité microbienne du sol...

 
 

CB  : Le problème de la circulation d’un élément dans le sol est lié à sa concentration. Si la concentration d’un élément est très faible, par exemple s’il n’y a plus d’azote dans les sols, la mobilité de l’élément sera surtout une mobilité biologique c’est-à-dire que la Vie va se jeter dessus parce qu’il est rare.

La vie ne va surtout pas le laisser passer. Par contre, si un élément devient très abondant, il y aura une mobilité physique dominante, c’est- à dire qu’il peut suivre l’eau tout simplement.

Lydia et Claude Bourguignon
du Laboratoire d’Analyse Microbiologique des sols

Parce que la vie en a trop, elle ne va pas s’amuser à tout prendre ! Donc elle laisse passer et l’environnement se trouve pollué. L’avantage du microbe c’est qu’il travaille au fur et à mesure des besoins de la plante puisqu’il travaille en même temps que la plante. Quand le sol est sec les microbes s’arrêtent et les plantes ne pompent plus le sol. Quand il fait trop froid, les microbes ne travaillent pas mais les plantes ne poussent pas. Comme c’est un système vivant, que les bactéries sont aussi des plantes, ils travaillent en symbiose totale.

L’homme de l’agriculture chimique met son azote à n’importe quelle saison ; il ne le fractionne pas comme le microbe, donc il pollue. Ce qui fait que, "curieusement", la grande majorité des agronomes ne connaissent rien à la microbiologie des sols. Parce qu’il n’y a pas d’enseignement. Il n’y a aucune chaire officielle de microbiologie des sols en France depuis la disparition du secteur microbiologie des sols de l’Institut Pasteur. ( 06 )

Justus Van Liebig ( 07 )

l’Inra a confié son secteur à un professeur qui s’intéressait surtout à la microbiologie industrielle qui est très à la mode, d’où l’ignorance des agronomes en matière de cycles microbiens, pour la plupart. Pour eux, sans engrais chimiques, sans NPK, c’est la mort ... du sol !

Pour eux, le sol est d’ailleurs un simple support inerte sur lequel il suffit de répandre des solutions chimiques magiques ! Alors que le fondateur de l’agriculture chimique, Justus Van Liebig n’a jamais dit ça. On a mal interprété ses paroles. Ses écrits ont été complètement déformés par l’industrie des produits chimiques. Liebig a montré sous quelles formes les plantes absorbaient les éléments ; il a montré que la plante ne pouvait pas prendre l’azote autrement que sous la forme nitrates, forme fabriquée par les microbes.

Il n’a jamais dit qu’il fallait mettre des nitrates dans les sols. Il a montré que la plante attendait que les microbes aient fabriqué des nitrates pour les prendre. Il a montré qu’elle attendait la forme phosphate, sulfate. Les plantes attendent toujours des formes électronégatives et cela, pour des problèmes de stratégie d’absorption.

Contrairement à nous, le gros ennui de la plante c’est qu’elle se nourrit d’un support d’origine minérale où domine essentiellement la silice (56% des roches mères), le fer, l’aluminium. La plante, elle, est très pauvre en fer, en silice et en aluminium. Par contre la plante est riche en azote, en phosphore et en sulfate, éléments qui manquent dans la terre. La plante est donc obligée de développer une stratégie très astucieuse d’absorption, "l’absorption active". Elle ne peut se laisser traverser par les lois de la chimie qui disent que toute substance tend à s’égaliser de part et d’autre d’une membrane vivante. Si la plante se laissait faire par cette loi là, elle aurait la même concentration que le sol. Ce qui n’est pas du tout le cas.

Alors comment fait-elle ? Elle utilise un système d’une remarquable intelligence, système utilisé d’ailleurs par l’ensemble de la vie dès qu’il y a des problèmes d’échange électrique à opérer. La première série des éléments du tableau de Mendeleïev ( 08 ) sont ce qu’on appelle les cations monoatomiques. Ce sont des atomes qui sont porteurs d’une charge positive. Ces éléments ne sont jamais constitutifs du matériel vivant sauf l’hydrogène qu’on met en dehors du tableau de Mendeleïev parce qu’il possède un comportement très spécial.

 
 

C’est un peu de la triche, lui ! C’est le Numéro 1 ! L’Hydrogène !

 
 

CB  : Oui c’est le numéro 1. Et bien sûr il fonctionne différemment. Mais si vous prenez lithium, sodium, potassium, rubidium, césium, ils sont tous parfaitement équivalents et ils servent à la plante à se charger positivement. Donc la plante a des pompes qui consomment de l’énergie accumulée en quantité par la photosynthèse. Elle dépense son énergie pour charger ses cellules racinaires positivement avec ses cations monoatomiques qui ne fabriquent aucune molécule vivante.

Il n’existe aucune cellule vivante contenant du potassium, contenant du sodium, du lithium. Mais par contre, cela rentre très facilement à travers les membranes. D’ailleurs cela fait partie des très rares atomes que nous pouvons manger, nous les humains, à l’état pur, sans passer par la forme organique. Il en est de même pour l’avant-dernière colonne du tableau de Mendeleïev, celle des anions monoatomiques (chlore, fluor, iode). Tous ces éléments nous pouvons les manger purs. Nous pouvons manger du NaCl - du sel - et nous l’absorberons très bien. Nous pouvons prendre du chlorure de potassium, idem. Ce sont les seules formes et tous les êtres vivants peuvent le faire.

Donc la plante se charge positivement et une fois qu’elle est plus, que fait-elle ? Une fois qu’elle est devenue une pile positive, elle attend que les microbes fabriquent du "moins". Cela va pouvoir entrer même si les concentrations sont faibles à l’extérieur parce qu’elle va créer une force électrique tellement forte que ça va attirer un ion négatif alors qu’il est très rare à l’extérieur et c’est ainsi que les plantes se nourrissent.

Alors les microbes ont deux techniques pour fabriquer des éléments négatifs. Ils ont la technique de l’oxydation. Ils oxydent l’azote en nitrate, le phosphore en phosphate, le soufre en sulfate, le sélénium en sélénate, le calcium en oxyde de calcium, etc. Mais il y a des éléments oxydés qui sont insolubles, tel l’oxyde de fer. Comment la Vie a-t-elle résolu ce problème ? Par un système très astucieux : la chélation de l’élément ... par le microbe ! Il prend l’élément et l’attache sur une molécule organique. Quelle molécule organique utilise-t-il ? Un acide organique qui est une fonction chimique de type CO-O, fonction négative qui pourra rentrer dans la plante. C’est une sorte de pince si vous voulez qui va entraîner l’élément dans la plante, qu’elle capte électriquement. On appelle cela la "chélation".

 

Nous ne faisons que copier la Nature. Avec industrie et finances en prime. Justus Van Liebig avait pourtant rappelé que la boîte de conserves de Nicolas Appert était une nourriture militaire, pour temps de guerre, d’épreuves, transitoire mais nullement préférable à une nourriture fraîche.

 
 

CB  : Oui, de secours. D’ailleurs que l’on ait extrait de l’huile à chaud pendant la dernière guerre mondiale, parce qu’on n’avait pas d’huile à donner aux Français, on comprend tout à fait. Mais que les huiliers aient gardé le procédé d’extraction à chaud alors que c’était interdit avant la guerre, là c’est scandaleux. Là, ils font de l’argent sur le dos des gens et cela ne correspond plus du tout à un problème de survie. C’est devenu un problème de gros sous.

C’est exactement comme à la sortie de la guerre de 14-18. Pourquoi a-t-on violé les agriculteurs avec les nitrates ? C’est que les nitrates avaient été fabriqués par Haber, ( 09 ) en 1913. Haber trouve enfin la technique qui permet de prendre l’azote de l’air et de fabriquer des nitrates. C’est cette découverte qui permet à l’Allemagne de déclencher une puissance de feu phénoménale : les nitrates de synthèse permettent de fabriquer des bombes en remplaçant le salpêtre.

L’Allemagne va avoir de l’azote à profusion, tant qu’elle veut. L’azote, c’est 79% de l’atmosphère. La vie microbienne du sol et certaines plantes captent l’azote de l’air, gratuitement. L’industrie, elle, développe ses usines qui coûtent horriblement chères. Et l’Occident va ainsi fabriquer ces nitrates avec ces techniques et cela va être une grande guerre mondiale. A la sortie de cette guerre, il va bien falloir pacifier ces usines qui ont coûté si chères. On ne peut pas les fermer comme ça ! Il faut les amortir !!

Et comme Justus Van Liebig avait montré que c’est sous la forme de nitrates que les plantes se nourrissent, ils ont fait tout de suite l’interface. Et au début on a été raisonnable, comme dans la plupart des interventions humaines. Entre les deux guerres, on préconise 20 à 30 kilos d’azote à l’hectare. On ne viole pas les sols.

Les rendements augmentent de façon spectaculaire. Et puis la loi du commerce augmentant, on est passé à 50, puis 100, et maintenant on en est à 248 kilos d’azote à l’hectare Aujourd’hui, c’est du délire. Je n’ai pas les positions extras des tenants les plus radicaux de l’Agriculture Biologique. Je trouve normal que par son intelligence l’homme comprenne les mécanismes vivants et les perfectionne. Mais quand on en arrive à mettre 248 kg d’azote à l’hectare sur le blé on délire. Du délire commercial. On abîme l’environnement et on abîme la santé des gens. Et là je ne suis plus d’accord.

Et en tant que scientifique, je m’oppose à cette pratique là. On doit demander à un sol ce qu’il est capable de produire en fonction de sa fertilité naturelle. Tout le monde veut faire 100 quintaux à l’hectare en France. Cela ne tient pas debout ! On ne roule pas à 240 km/h avec une 2 CV !! C’est pareil avec les sols.

La première chose : regardons notre sol et travaillons en fonction de son potentiel de départ.

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Notes & Références encyclopédiques:

01

Qu'est-ce que le LAMS Laboratoire, Analyses, Microbiologiques, Sols ?

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02

Qu'est-ce que la Société d’Écologie de France ?

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03

Qu'est-ce que la Société Américaine de Microbiologie ?

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04

Qu'est-ce que la vision pasteurienne et Louis Pasteur ?

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05

Qu'est-ce que l'INRA ?

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06

 Qu'est-ce que l’Institut Pasteur ?

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07

Qui est Justus Van Liebig ?

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08

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09

Qui est Fritz Harber ?

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