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Le Plan Nord du Québec
Qui paiera les coûts de tout ce développement?

Le Plan Nord ne rapporte pas. Les redevances provenant des compagnies minières ne sont pas assez élevées pour couvrir les coûts des routes, chemin de fer et équipement portuaire que le gouvernement du Québec offre aux investisseurs. ( 01 )  Mon député et son parti politique ont tout simplement choisi les mauvaises batailles.  Ce n'est pas sérieux de se substituer aux chambres de commerce et ressembler de plus en plus à un vendeur itinérant ou colporteur plutôt qu'à un développeur et gestionnaire du bien commun.  Si le Plan Nord est devenu un gouffre financier pour l'État à qui je paie mes impôts, je n'ai que mon député à blâmer et moi-même si je n'interviens pas pour lui dire qu'il ne défend pas mes intérêts mais ceux d'une classe d'entrepreneurs internationaux qui n'ont rien à foutre de nos vies ici.

 

Texte par JosPublic

Alors qui donc va payer le coût de tout ce développement situé au nord du 49e parallèle?

Il n'y a pas de solution magique. 

Comme le gouvernement du Parti Libéral du Québec a réduit les impôts des entreprises et que le parti québécois a renoncé en 2012 à augmenter les impôts des riches;

Comme les comptables s'appliquent à trouver des solutions pour que leur clients de paient pas ou si peu d'impôt;

Comme les membres des chambres de commerce, dont les entrepreneurs en construction qui travaillent au noir durant les fins de semaines et achètent le lundi matin leurs matériaux en argent sonnant pour les travaux légaux de la semaine, faisant au passage disparaître les traces de leur activité imposable;

Comme il y a de plus en plus de familles assez riches pour payer des excursions à leur argent dans des paradis fiscaux;

Il commence à manquer de contribuables à l'impôt pour payer les infrastructures.
 

Du côté fédéral, selon les estimations faites par le bureau parlementaire du budget (DPB), les réductions d'impôts mises en oeuvre par le gouvernement Conservateur du Canada de 2005 à 2013 constituent une perte annuelle pour le gouvernement fédéral de 43,5 milliards de dollars. ( 02 )

Cette diminution de revenus signifie que le gouvernement libéral fédéral de Justin Trudeau a maintenant environ 44 milliards de dollars de moins par année pour traiter de problèmes tels que l'augmentation des soins de santé, les coûts de l'enseignement postsecondaire, le financement des guerres en Syrie et en Ukraine, le remplacement des routes, ports et aéroports dégradés et j'en passe.

Alors il ne reste qu'à taxer la population salariée du Québec, qui elle ne bénéficie d'aucune échappatoire fiscale mais qui se fait tarifer des services qui étaient disponibles à tous et fournis par l'État, avant que des politiciens prônent l'austérité pour tous, sauf pour eux-mêmes et prennent le pouvoir politique.

Cette population de salariés.es des grandes villes du Québec voudra-t-elle payer des milliers de kilomètres de route et d'autres infrastructures pour des régions si peu peuplés ?   Pas loin de 75% des québécois et québécoises ne sont jamais allés en Gaspésie et encore moins sur la Côte-Nord par manque d'argent à consacrer aux voyages et aux vacances!  

Autant de personnes n'auront jamais d'auto ou de maison à leur nom et ce serait sur leurs uniques épaules que devrait reposer le développement du Québec?

Faudrait-il revoir notre vision de l'impôt aux entreprises?   Les profits ne vont-ils pas dans les coffres des actionnaires ou membres de conseils d'administration, bien souvent en dehors du Canada? 

Lorsqu'il en coûte plus d'un million de $ au gouvernement pour créer un emploi à temps plein mais non garantie dans le temps, ne serait-il pas temps de revoir la donne ?

Choix de photos, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 15 février 2016

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