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 Tim Duboyce porte-parole de TransCanada, serait-il payé pour mentir?

Selon le porte-parole de TransCanada, après la construction les agriculteurs peuvent réutiliser leurs champs. En général c'est faux. Pire il ose affirmer que les oléoducs de TransCanada ne produisent pas de fuites de pétrole. Voilà comment on tente de rouler la population dans la farine, tout en ayant l'air de sérieux gens d'affaires.  Les consultations publiques se déroulent présentement, c'est à ne pas manquer, ne serait-ce que pour entendre les inepties de ces prometteurs menteurs.                     - JosPublic

 

 

Se voulant rassurant, le porte-parole de TransCanada, Tim Duboyce, affirme:

«les fuites liées à l’intégrité d’un oléoduc en plein champ ne font pas partie de notre histoire».

 
 

Carole Dupuis, Saint-Antoine-de-Tilly (18 septembre 2015)

M. Duboyce a-t-il oublié que le pipeline Keystone (phase 1) de sa propre compagnie, qui transporte du pétrole des sables bitumineux, a provoqué au moins 14 déversements depuis sa mise en activité il y a cinq ans? ( 01 )

A-t-il oublié qu’en juillet 2015, cinq millions de litres se sont déversés près de Fort McMurray en Alberta?   Le pipeline à double cloison avait un an, la brèche était visible, les systèmes de détection n’ont pas fonctionné et le tuyau a fui pendant deux semaines. ( 02 )

A-t-il oublié qu’en Alberta, les pipelines de juridiction provinciale ont fui deux fois par jour en moyenne de 1975 à 2012 et que, toujours en Alberta, cinq déversements majeurs se sont produits au cours des cinq dernières années? ( 03 )

Qu’au Canada, il y a eu 1000 incidents touchant les pipelines interprovinciaux entre 2000 et 2012?

Exposer notre territoire et notre fleuve aux fuites et déversements d’un oléoduc qui ferait transiter chaque jour à lui seul l’équivalent de trois fois la consommation de pétrole brut du Québec au grand complet (1,1 million de barils par jour vs 350 000): voilà une idée déraisonnable à laquelle il faut opposer un non clair et net.

 
 

Consultation publique sur le projet Énergie Est,
organisée par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM)

 
 

Bien qu’ouvertement contre le projet Énergie Est de TransCanada, l’Union des producteurs agricoles (UPA) est prête à s’entendre avec la compagnie moyennant un dédommagement financier.

«On veut que les entreprises agricoles soient dédommagées sous forme de loyer annuel», a déclaré Pierre Lemieux, le vice-président de l’UPA, devant les commissaires de la consultation publique sur le projet Énergie Est, organisée par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) le septembre 2015.

Premier intervenant de l’exercice, l’UPA a tendu la main à TransCanada en expliquant qu’elle négocie actuellement une entente-cadre avec l’entreprise qui stipulerait notamment le montant des compensations.  Elle réclame l’appui de la CMM dans cette négociation.

Pierre Lemieux, vice-président de l'UPA

Benoit Girouard de l'Union paysanne

Cette démarche est loin de faire l’unanimité chez les agriculteurs.

En négociant avec l’entreprise, «l’UPA offre une caution à TransCanada que notre territoire agricole est monnayable», dénonçait le président de l’Union paysanne, Benoit Girouard, en entrevue au Journal de Québec en décembre 2014.

Contamination

Dans la même veine, tous les citoyens qui se sont fait entendre le 15 septembre 2015 devant les commissaires de la CMM ont martelé leur opposition au projet.  Certains étaient munis d’affiches « Coule pas chez nous ».  L’UPA elle-même estime que le projet de TransCanada pose un risque pour la santé et la sécurité de ses membres, en plus de menacer le rendement des terres.

La compensation que réclame l’Union doit justement permettre de couvrir les pertes éventuelles, ainsi que les risques que pose la structure pour les récoltes et l’approvisionnement en eau, a indiqué M. Lemieux.

Il a souligné que les agriculteurs de Lanaudière entres autres s’inquiètent particulièrement d’une contamination éventuelle de leur source d’eau potable en cas de fuites de l’oléoduc.  Ceux-ci dépendent d’une nappe phréatique pour irriguer leurs cultures et abreuver leurs animaux.  Or, TransCanada prévoit passer directement au-dessus de cette précieuse source.

TransCanada rassurant

Quant aux compensations mensuelles que réclame l’UPA, «ça ne marche pas de même dans l’industrie, répond-il.  Parce que la présence d’un oléoduc ne représente pas une perte pour les agriculteurs quand ça va bien».  Ce dernier explique qu’une fois le chantier terminé, les cultures peuvent reprendre normalement par dessus la structure, sauf exception.

Ah! c'est ici l'arnaque.

Il s'agit d'un droit de passage ou une servitude sur la terre du fermier autorisé par un contrat qui constitue un bail emphytéotique pour une durée entre 50 ans et à perpétuité dépendant de la naïveté du fermier. 

Dès lors si le cultivateur passe au dessus de la servitude pour semer avec un tracteur le moindrement lourd ou une débusqueuse a bois et que dans la période il y a un problème de fuite de l'oléoduc, il en devient responsable et sera poursuivi pour lui faire payer les dommages à l'oléoduc et tout dommage environnemental causé par la fuite de pétrole.  Donc les cultivateurs considèrent que ce droit de passage est une perte réelle pour eux car ils ne sèmeront pas au-dessus de peur des conséquences.  Ils en ont l'expérience avec Gaz Métropolitain qui négocie déjà ce genre de servitudes sur les terres agricoles.

TransCanada aurait par ailleurs déjà un programme de compensations en cas de perte de récolte!  Faudrait lire le document, car en général ils sont faits par des avocats pour que TransCanada et ses semblables paient le moins possible.

 

Si le projet va de l’avant, l’oléoduc Énergie Est passera au cœur de terres agricoles fertiles du Québec comme c’est le cas du pipeline Keystone de TransCanada.

Sources: Journal de Québec/Montréal pour Québecor Inc.

Choix de photos, commentaires, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 20 septembre 2015

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

 
 

Notes & Références encyclopédiques:

01

 
 

The first Keystone tar sands pipeline spills again - providing twelve reasons not to fast-track the Keystone XL tar sands pipeline - Sur Switchboard (Natural resources defence council staff blog), le 1er juin 2011 en anglais.

 
 

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02

 

Une brèche dans un pipeline neuf a causé le déversement majeur en Alberta - Sur MétéoPolitique

 

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03

 

Industrie pétrolière: les déversements sous les projecteurs - Sur La Presse, 14 juin 2013

 

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