Retour à : Plan du site - Entrée de MétéoPolitique - Environnement - Fiche Pétrole - Danger

Marée noire dans le Golfe du Mexique et si c'était dans le Golfe Saint-Laurent
La pétrolière BP avait refusé de se plier au normes gouvernementales

 

Qu'est-ce qui rallie M. Gérard Deltell de l'Action Démocratique, M. Jean Charest du Parti Libéral du Québec et Mme Pauline Marois du Parti Québécois? Ils et elle prônent le forage du pétrole dans le Golfe Saint-Laurent. Seul M. Amir Khadir ( 01 ) de Québec Solidaire défend les Madelinots et l'eau du Golfe. Dans tous les cas de société capitaliste comme la nôtre, les opérateurs de forage sont des compagnies privées.

Devrait-on se fier à leur éthique? Prenons le cas ci-dessous, il faudrait se faire expliquer pourquoi BP (anciennement sous le nom de British Petrolium) avait rejeté, en septembre 2009, un renforcement des règles de sécurité demandé par le Mineral Management Service (ministère états-unien). Un refus qui pourrait lui coûter cher si sa responsabilité était avérée: des entorses aux règles de sécurité par souci d'économie ont déjà entraîné deux accidents tragiques sur des sites de la compagnie aux États-Unis, l'explosion de la raffinerie de Texas City en 2005 et la pollution de Prudhoe Bay, en Alaska, en 2006.

Voilà ce que signifie devenir les "princes du pétrole" à ces risques. Combien de plateformes faudra-t-il voir s'effondrer dans l'eau pour que nos politiciens et politiciennes se réveillent? Il est ironique de se souvenir que c'était le 1er avril 2010 que le président états-unien M Barak Obama ( 02 ) déclarait vouloir forer en mer à l'intérieur du territoire états-unien donc près des côtes. Il est servi! 
                      - JosPublic

Un fait: pollution de l'eau par les hydrocarbures - 1 litre d'hydrocarbure pollue 1 million de litres d'eau

Agence France-Presse
La Nouvelle-Orléans
Journaliste
Allen Johnson

Agence Reuters

Associated Press Washington

Journal Le Devoir

Journal Développement durable

Nouvel Observateur

Journal Le Monde France
Journaliste Grégoire Allix

Le VIF Express
Belgique

Société Radio-Canada Télévision

La plate-forme «Deep Water Horizon», de 78 m de large et 121 m de long, était exploitée par le groupe pétrolier britannique BP -British Petrolium

 

Sous-titres

23 avril 2010

Une marée noire après le naufrage d'une plateforme pétrolière

25 avril 2010

Du pétrole s'échappe de la plateforme qui a sombré

26 avril 2010

Marées noires en série !

26 avril 2010

Les côtes de Louisiane menacées par une marée noire

27 avril 2010

La nappe de pétrole s'étend dans le golfe du Mexique

28 avril 2010

Les États-Unis tentent par tous les moyens d'endiguer la marée noire

28 avril 2010

Les autorités commencent à brûler le pétrole

29 avril 2010

La Louisiane touchée dès vendredi par la nappe de pétrole ?

30 avril 2010

BP fait acte de contrition

30 avril 2010

Les "larmes de crocodile " de BP

30 avril 2010

Barak Obama stoppe les nouveaux forages pétroliers

1er mai 2010

On n'est jamais à l'abri d'une catastrophe
Un accident pétrolier aurait dans le golfe du Saint-Laurent des impacts potentiellement plus lourds que dans le golfe du Mexique

À ce jour

Les principales marées noires des 40 dernières années

Propos par JosPublic
Pour MétéoPolitique.com
En ligne le 29 avril 2010  

Marée noire: dans le golfe du Mexique
23 avril 2010

Naufrage d'une plateforme pétrolière après une forte explosion suivie d'un incendie

L'explosion d'une plateforme propriété de Transocean Ltd, a brûlé pendant 36 heures à la suite de son explosion survenue le 22 avril 2010. Le sinistre se situe au large des côtes de la Louisiane aux États-Unis. La nappe de pétrole s'étend déjà sur 8 km.Des navires avaient tenté d'éteindre l'incendie sur la plate-forme pétrolière afin de la maintenir à flots, mais elle a coulé à 70 km environ de la côte de Louisiane, dans le golfe du Mexique, a déclaré la garde-côte Katherine McNamara.

Onze disparus

Sur les 126 employés présents, dix-sept ont été blessés, dont trois gravement qui ont été hélitreuillés jusqu'aux hôpitaux de la région de la Nouvelle-Orléans et onze autres sont portés disparus avec peu d'espoir de les retrouver vivants. Le naufrage a provoqué une marée noire "importante" que les autorités états-uniennes s'emploient à contenir.

Les recherches se poursuivaient par mer et dans les airs pour retrouver les onze disparus. Toutefois, un proche de ;'un des disparus a rapporté que les familles avaient été averties qu'il était quasiment impossible que des survivants soient retrouvés.

L'accident sur la plate-forme pourrait être l'un des plus meurtriers depuis une cinquantaine d'années aux États-Unis. Toutefois, les gardes-côtes espèrent que les personnes manquant encore à l'appel ont pu s'échapper sur un canot de sauvetage de la compagnie, comme une centaine de leurs coéquipiers. L'opérateur de la plate-forme, le groupe Transocean ltd, basé à Zoug, en Suisse, a indiqué que des témoignages de l'équipage rescapé suggéraient que les onze disparus aient été dans l'incapacité d'évacuer la plate-forme en feu.

La plateforme

Avant l'explosion, la plate-forme contenait 2,6 millions de litres de pétrole et extrayait 8 000 barils de pétrole par jour, soit près de 90 000 litres. Battant pavillon des Îles-Marshall la compagnie profitait probablement d'un montage financier de type paradis fiscal.

Des responsables de la compagnie suisse Transocean Ltd, propriétaire de la plate-forme, ont indiqué dans un communiqué «qu'ils n'avaient pas été en mesure d'arrêter le flux d'hydrocarbures avant que la plate-forme ne sombre».

Une enquête sur les causes de l'explosion a été ouverte.

Le vice-président de Transocean, Drian Rose, a estimé qu'il y avait «incontestablement de la pression provenant du fond océanique qui s'est accumulée dans la colonne montante».

Début d'une marée noire "importante"

On ne sait si la plate-forme a touché le fond marin, à 1 500 mètres de profondeur, ni la quantité de pétrole qui s'est échappé de ses cuves.

Des bouées flottantes, des avions chargés de produits dispersants sont prêts à contenir et nettoyer la nappe qui s'étend sur huit kilomètres et pourrait devenir, selon la garde-côte, une marée noire "importante". «Nous devons trouver quelle quantité de pétrole s'échappe et comment l'arrêter», a déclarer le chef des garde-côtes Mike O'Berry sur la chaîne CNN.

La plate-forme est située à 84km au sud-est de Venice en Louisiane. "Elle brûle plutôt bien et on ignore quand le feu pourra être circonscrit", a indiqué le chef des garde-côtes Mike O'Berry. Cinq navires de lutte contre les incendies combattaient les flammes

«Nous nous sommes préparés à minimiser l'impact sur l'environnement» de ce sinistre, a assuré une autre responsable, Katherine McNamara.

Un petit sous-marin téléguidé, utilisé couramment dans l'industrie, a été envoyé sur le site pour déterminer l'état de la plate-forme, qui s'enfonce de 4 000 mètres sous le fond marin.

"Priorité numéro 1" d'Obama

Le président états-unien Barack Obama a estimé que le gouvernement devait avoir pour "priorité numéro 1" de réagir aux conséquences de l'accident. Il a assuré "que le gouvernement fédéral tout entier offrait toute l'assistance nécessaire dans les efforts de sauvetage ainsi que pour répondre à l'impact sur l'environnement et le minimiser", a fait savoir la Maison Blanche dans un communiqué.

Il a «demandé aux administrations compétentes de consacrer toutes les moyens nécessaires pour répondre à l'incident et enquêter sur ses causes».

«La journée mondiale de la Terre est née avec la marée noire de Santa Barbara en 1969», a rappelé Darryl Malek-Wiley, un porte-parole de la plus ancienne association états-unienne de défense de l'environnement, le Sierra Club. «Nous voici 40 ans plus tard et toujours aux prises avec des opérations de forages pétroliers qui semblent dangereuses pour l'environnement».

La Journée de la Terre est née le 22 avril 1970 aux États-Unis pour sensibiliser aux questions environnementales.

Des sénateurs états-uniens ont estimé jeudi qu'après cet accident le président Barack Obama devait reconsidérer l'expansion du forage en mer qu'il a annoncée fin mars 2010.

Retour aux sous-titres

Une nappe de pétrole de 32 km sur 32 km était observable à une soixantaine de km des côtes de la Louisiane, selon un communiqué commun diffusé samedi par BP, Transocean, l'entreprise à qui appartient la plateforme, les gardes-côtes et le service fédéral de gestion des minéraux

Du pétrole s'échappe de la plateforme qui a sombré
25 avril 2010

Du pétrole s'échappe de la plateforme pétrolière qui a explosé. "Selon nos estimations, mais ce ne sont que des estimations, les fuites de pétrole représentent 1 000 barils par jour», a déclaré Ron Rybarczyk, porte-parole de BP, le locataire de la plate-forme.

À titre de comparaison, la plate-forme nommée «Deep Water Horizon» contenait 2,6 millions de litres de pétrole et extrayait 8 000 barils de pétrole par jour, soit près de 90 000 litres.

Une nappe de pétrole de 32 km sur 32 km était observable à une soixantaine de kilomètres des côtes de la Louisiane, selon un communiqué commun diffusé samedi par BP, Transocean, l'entreprise à qui appartient la plate-forme, les gardes-côtes et le Service fédéral de gestion des minéraux.

Jeudi les gardes-côtes avait évoqué une nappe «importante» de pétrole s'étendant sur une superficie de 1,6 km de large et 8 km de long avant d'assurer qu'il n'y avait pas de fuites de pétrole de la plate-forme.

Vendredi, un robot dépêché dans les fonds marins pour inspecter la plate-forme n'avait pas identifié de fuites. Mais samedi un autre robot a détecté une fuite dans le conduit qui relie la source de pétrole à la plate-forme elle-même, a expliqué Ron Rybarczyk.

Retour aux sous-titres

Marées noires en série !
26 avril 2010

La série noire ! Deux marées noires en moins d’une semaine, dans le golfe du Mexique et au Cameroun, quelques jours après qu’un cargo chinois ait provoqué une autre catastrophe au large de la Grande Barrière de Corail d'Australie.

Sale temps pour la biodiversité marine !

Australie samedi 3 avril 2010, un cargo chinois a heurté un banc de sable près de la Grande Barrière de Corail après avoir emprunté un itinéraire « illégal ». Le bateau Shen Neng 1, qui transportait 65 000 tonnes de charbon et 975 tonnes de fioul, a provoqué une marée noire à proximité de ce site réputé pour son incroyable biodiversité marine.

Il s'agit d'une nappe de pétrole de 3 kilomètres de long et étouffant la biodiversité marine. Une enquête doit maintenant déterminer si le navire battait pavillon chinois « Il est tout à fait clair que ce navire a emprunté un itinéraire qui était illégal.

Le bateau chinois continue de déverser du fioul sur la Grande barrière de corail d'Australie. Une nappe de fioul de 3 kilomètres de large s'est déjà formée sur la zone de l'accident. Et le navire est toujours en position instable sur le récif corallien

Nous engagerons des poursuites contre les responsables », a déclaré, dimanche 11 avril 2010, Anthony Albanese, le ministre australien des Transports. L’accident a eu lieu à 70 kilomètres au large de la côte de l’État du Queensland. La société Shenzhen Energy Transport, propriétaire du Shen Neng 1, a reconnu que le bateau n’avait pas suivi le bon itinéraire.

Fuite au fond de l’eau

Acte 2 ! Mardi 20 avril 2010, dans les eaux du Golfe du Mexique, au large de la Louisiane, une plate-forme pétrolière louée par la société britannique BP était victime d’une importante explosion avant de partir en flammes.

Incident au Cameroun

Clap de fin ! Dimanche 25 avril 2010, des sources administratives camerounaises ont annoncé qu’un déversement accidentel de pétrole s’était produit au Sud du Cameroun, au large de la station balnéaire de Kribi, dans la nuit du mercredi 21 au jeudi 22 avril. « A l’occasion du changement du fuel dans un tanker de la plate-forme de Cotco (Cameroon Oil Transportation Company), le vent a provoqué la déconnexion du flexible et le pétrole a coulé sur le tanker puis dans la mer » a déclaré une source anonyme à l’AFP. Pour tenter d’endiguer le plus rapidement possible la marée noire naissante, une cellule de crise a été mise en place, des patrouilles en mer sont organisées et l’exploitant Cotco a dispersé la nappe avec un produit adéquat.
 

Retour aux sous-titres

Les côtes de Louisiane menacées par une marée noire
26 avril 2010

Des bateaux chargés de nettoyer la marée noire causée par le naufrage de la la plate-forme Deep Water Horizon.

Du pétrole s'échappe de la plate-forme pétrolière qui a explosé mardi au large des États-Unis avant de sombrer dans les fonds marins du Golfe du Mexique deux jours plus tard, ont annoncé le groupe pétrolier britannique BP et les gardes-côtes. "Selon nos estimations, mais ce ne sont que des estimations, les fuites de pétrole représentent 1 000 barils par jour", a déclaré Ron Rybarczyk, porte-parole de BP, le locataire de la plate-forme.

A titre de comparaison, la plate-forme nommée Deep Water Horizon contenait 2,6 millions de litres de pétrole et extrayait 8 000 barils de pétrole par jour, soit près de 90 000 litres, avant l'accident. "C'est une fuite importante", a averti le porte-parole des gardes-côtes, Erik Swanson. "Nous déployons un dispositif adapté à une fuite importante même si nous sommes encore en train d'évaluer son ampleur." Une nappe de pétrole de 32 kilomètres sur 32 kilomètres est observable à une soixantaine de kilomètres des côtes de la Louisiane.

BP est en train de choisir entre deux options pour mettre fin à cet écoulement. L'une consiste à utiliser du matériel préexistant sur la plate-forme pour colmater les brèches. L'autre, qui nécessite plus de temps, consiste à injecter du ciment dans le conduit concerné par les fuites. Actuellement, le mauvais temps qui sévit sur le golfe bloque les efforts pour contenir la pollution
.

Retour aux sous-titres

La nappe de pétrole s'étend dans le golfe du Mexique
27 avril 2010

La compagnie britannique BP était engagée mardi dans une course contre la montre pour colmater avec des robots sous-marins le puits de la plate-forme pétrolière qui a sombré dans le golfe du Mexique et dont une fuite menace les côtes états-unienne.

Quatre robots travaillent en pleine mer pour tenter de fermer le bloc obturateur (valve de sécurité destinée à contrôler la pression, ndlr) du puits, ce qui permettrait de couper la fuite de brut. Les autorités devaient avoir mardi matin une idée des chances de réussite de cette opération complexe, et qui constitue une première, d'autant plus difficile à 1,5 km de profondeur.

La plate-forme pétrolière a explosé le 20 avril 2010 avant de sombrer. Une nappe de pétrole de 32 km sur 32 km est observable à une soixantaine de km des côtes de la Louisiane

En cas d'échec, BP, qui exploitait la plateforme, pourrait forer des conduits de secours destinés à injecter un enduit spécial pour boucher définitivement le puits. Mais cela pourrait prendre «deux à trois mois», a observé un porte-parole des opérations sur place, Bill Salvin.

La nécessité d'arrêter la fuite est d'autant plus pressante qu'une vaste nappe de pétrole de près de 4 800 km2 se trouvait à une cinquantaine de kilomètres des côtes de la Louisiane, berceau d'un écosystème fragile composé de nombreux oiseaux aquatiques.

Des experts états-uniens ont indiqué que la nappe ne se dirigeait pas directement vers ces zones, soulignant toutefois que la situation pourrait évoluer en fonction de la direction du vent.

Outre le travail effectué par les robots, une trentaine de navires tentaient de récupérer les hydrocarbures répandus à la surface de la mer par la plate-forme qui a coulé jeudi après une explosion et un incendie survenus le 20 avril au soir. Leur travail a été compliqué par la houle pendant ces derniers jours.

Retour aux sous-titres

Les États-Unis tentent par tous les moyens d'endiguer la marée noire
28 avril 2010

Les côtes de la Louisiane sont menacées par la pollution de nappes d'hydrocarbure. Des bateaux équipés de matériels spéciaux tentent d'endiguer la dérive des nappes de pétrole.

L'espoir d'endiguer rapidement ce qui risque de devenir l'une des pires marées noires de l'histoire des États-Unis s'amenuisait, mercredi 28 avril, au large de la Louisiane.

La nappe de pétrole de 1 000 kilomètres de circonférence s'est rapprochée à une trentaine de kilomètres du littoral. Les gardes-côtes états-uniens envisageaient d'incendier une partie de la nappe dès mercredi pour en limiter l'impact – au risque d'une sévère pollution atmosphérique.  L'épave repose désormais par 1 500 mètres de fond, mais le puits continue de déverser 160 000 litres de brut par jour.

Un millier de personnes sont mobilisées pour des opérations de secours qui coûtent 6 millions de dollars (4,5 millions d'euros) par jour à BP, et mettent en œuvre une batterie de solutions expérimentées pour la première fois à cette échelle, et à cette profondeur.

L'échec des robots.
Quatre robots sous-marins baptisés ROV — pour "remotely operated vehicules" — tentent, depuis lundi 26 avril, de fermer "manuellement" les différentes vannes de sécurité qui auraient normalement dû se déclencher automatiquement lors de l'accident.

Leur cible: une valve de 450 tonnes située à la sortie du puits, à 1,5 kilomètre de profondeur, seul espoir de stopper rapidement la marée noire en arrêtant l'écoulement. "Cela n'a jamais été fait auparavant, mais nous avons les meilleurs experts du monde pour faire en sorte que ça marche", assurait un responsable de BP, Doug Suttles, lundi. Un optimisme démenti pour l'instant, même si "les robots continueront leurs tentatives aussi longtemps que nécessaire", assure Robert Wine, un porte-parole de la compagnie.

Un couvercle de métal. Les ingénieurs de BP préparent une solution alternative: un couvercle métallique en forme d'entonnoir viendrait coiffer le puits pour retenir le pétrole avant qu'il se disperse dans l'océan, et l'extraire vers des barges en surface. Une méthode sans garantie, testée uniquement en eaux peu profondes, après l'ouragan Katrina, en Louisiane, en 2004. "La structure, fabriquée sur mesure, est en cours de conception et de construction. Elle devrait être prête d'ici deux à quatre semaines", indique M.Wine.

Une deuxième plate-forme.

Parallèlement, BP a entrepris de forer un puits de secours pour court-circuiter le premier ou pour y injecter un enduit destiné à boucher la fuite.

Development DrillerIII
, (Photo ci-dessous)

La plate-forme arrivée sur place, devrait commencer à forer d'ici quelques jours. Cette solution prendra "deux à trois mois", selon BP.

Mais face au coût d'un forage supplémentaire — 100 millions de dollars —, la compagnie ne perd pas son sens des affaires: "Une fois les opérations de secours terminées, puits et plate-forme serviront à la production de pétrole en remplacement des éléments détruits par l'explosion", explique Robert Wine.

L'environnement menacé.
Le fragile écosystème du golfe du Mexique est soumis à une intense activité pétrolière: plus de 3 500 plates-formes y exploitent des nappes profondes au très fort potentiel, mais dont le forage représente un défi technique à haut risqu
e.

Située à deux ou trois jours des côtes seulement, la marée noire menace les zones humides, les réserves naturelles et les sites de nidification de Louisiane, du Mississippi, d'Alabama et de Floride. Sans oublier que 40 % des fruits de mer consommés aux États-Unis proviennent de Louisiane, où le commerce des huîtres, des crabes et des crevettes pourrait être fortement touché.

D'ores et déjà, "le milieu marin est certainement affecté", estime Cynthia Sarthou, directrice de l'association de protection de l'environnement Gulf Restoration Network, à La Nouvelle-Orléans, inquiète pour les cachalots, les requins et les dauphins qui peuplent ces eaux.

"La fine nappe que l'on observe ne montre que la part de pétrole qui remonte à la surface. On ne sait pas quelle quantité de pétrole reste en suspension dans l'océan et se disperse entre deux eaux, ou se dépose pour toujours sur le fond, deux cas de figure très nocifs pour les espèces marines et les écosystèmes", précise Mme Sarthou, selon qui l'impact de trois mois d'écoulement sous-marin de brut risque d'être catastrophique.

Des enquêtes en cours. Inflammation du pétrole, explosion due au gaz, négligences? Une enquête sur les causes de la catastrophe a été confiée aux gardes-côtes des États-Unis et au Mineral Management Service (MMS), l'administration chargée de délivrer les permis de forer. BP et la société suisse Transocean, propriétaire de la plate-forme construite en 2001, vont diligenter leur propre enquête.

BP avait rejeté, en septembre 2009, un renforcement des règles de sécurité demandé par le MMS. Un refus qui pourrait lui coûter cher si sa responsabilité était avérée: des entorses aux règles de sécurité par souci d'économie ont déjà entraîné deux accidents tragiques sur des sites de la compagnie aux États-Unis, l'explosion de la raffinerie de Texas City en 2005 et la pollution de Prudhoe Bay, en Alaska, en 2006.

Retour aux sous-titres

Marée noire: les autorités commencent à brûler le pétrole
28 avril 2010

Des équipes d'intervention ont enflammé mercredi une portion de la vaste nappe de pétrole qui flotte dans le golfe du Mexique pour tenter de stopper sa progression vers les côtes de la Louisiane (sud des États-Unis) et leur fragile écosystème.  La nappe d'hydrocarbures atteignait mercredi soir 965 km de circonférence et se trouvait à environ 26 km de la Louisiane. 

Une flottille de bateaux déployée par les garde-côtes et la compagnie britannique BP, qui exploitait la plate-forme pétrolière qui a coulé jeudi dernier, a d'abord comprimé une portion de la nappe en l'emprisonnant dans un barrage flottant. Un «petit flotteur» a ensuite été envoyé à l'intérieur et enflammé avec succès, a indiqué un responsable des garde-côtes, Cory Mendenhall.

La nappe d'hydrocarbures atteignait mercredi soir 965 km de circonférence
et se trouvait à environ 26 km de la Louisiane.

Un premier feu a été allumé aux environs de 16H45 heures. Tous les feux devaient être éteints à la tombée de la nuit, a-t-on précisé.

La situation est d'autant plus pressante que l'Agence américaine des océans et de l'atmosphère (NOAA) a prévenu mercredi que des vents persistants devraient pousser la nappe de brut vers les terres, qu'elle pourrait toucher «vendredi soir».

Les marais côtiers de la Louisiane constituent un sanctuaire pour la faune, en particulier les oiseaux aquatiques, et les autres États de la région, la Floride, l'Alabama et le Mississippi notamment, craignent que la nappe de pétrole ne souille dès ce week-end leurs plages et ne pollue les pêcheries, cruciales pour l'économie locale.

«Nous devons espérer pour le mieux et nous préparer au pire», a déclaré le gouverneur de Louisiane, Bobby Jindal, évoquant le souvenir douloureux du cyclone Katrina, qui avait ravagé la région en août 2005.

«Nous faisons tout ce que nous pouvons pour protéger le gagne-pain de nos citoyens qui vivent de la pêche et de la faune qui vit dans nos régions côtières», a-t-il ajouté.

La mise à feu de la nappe de brut pourrait présenter des dangers pour l'environnement: elle risque de projeter dans l'atmosphère d'immenses bouffées d'une épaisse fumée noire, et de libérer dans la mer des déchets visqueux.

L'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) devait contrôler la qualité de l'air tout au long des opérations et des responsables ont assuré que si les normes de sécurité étaient transgressées, les opérations seraient interrompues.

Les efforts de BP pour colmater les fuites ont échoué mardi, malgré l'utilisation de quatre bras robotiques opérant par 1 500 mètres de fond. Et les ingénieurs se démènent pour construire un large couvercle sous-marin destiné à endiguer la fuite.

BP envisage également de forer des conduits de secours destinés à injecter un enduit spécial pour boucher définitivement le puits, mais cela pourrait prendre deux à trois mois.

Retour aux sous-titres

La Louisiane touchée dès vendredi par la nappe de pétrole ?
29 avril 2010

L'Agence américaine des océans et de l'atmosphère (NOAA) a annoncé qu’une frange de la nappe de pétrole qui flotte dans le Golfe du Mexique pourrait atteindre le littoral de la Louisiane dès vendredi.

Les garde-côtes estiment à présent les rejets de pétrole à cinq mille barils par jour.
Localisée à seulement trente kilomètres du littoral, cette nappe recouvrant deux fois et demi la Belgique inquiète tous les défenseurs de l’environnement.

La nappe de pétrole flotte sur les eaux du golfe du Mexique

 Des équipes d’intervention se relaient pour enflammer le brut et ainsi tenter de mettre un terme à sa progression. "Le commandement unifié estime la fuite à plus de 5 000 barils par jour", soit cinq fois plus qu'initialement estimé a déclaré le quartier-maître des garde-côtes.

Le temps est compté car les marais côtiers de Louisiane constituent un sanctuaire pour la faune, en particulier les oiseaux aquatiques, les poissons et les crustacés. Cette catastrophe serait également la deuxième à toucher cet État du sud des États-Unis après l’ouragan Katrina en août 2005. Les États voisins, Floride, Alabama et Mississippi, craignent aussi pour leurs plages. Si elles étaient touchées, la nappe de pétrole affecterait fortement l’industrie de la pêche, importante pour l’économie locale. Désaccord sur les fuites de pétrole.

Suite à la découverte d’une nouvelle fuite, les garde-côtes estiment que ce sont cinq mille barils, environs 795 000 litres, qui s’échappent chaque jour du puits principal, contre 159 000 hier. Le porte-parole de British Petroleum qui exploitait la plate-forme infirme ces chiffres. « Nous avons trouvé une nouvelle fuite en amont des deux fuites déjà présentes mais nous pensons que le volume (de pétrole) qui s'échappe reste inchangé».

British Petroleum, qui exploitait la plate-forme Deepwater Horizon, a reconnu l'existence d'une nouvelle fuite, mais a contesté le volume de pétrole qui s'en échappe. "Il y a une légère divergence d'opinion", a souligné la compagnie pétrolière. "Nous avons trouvé une nouvelle fuite. Elle est en amont des deux fuites déjà présentes. Nous pensons que le volume [de pétrole] qui s'échappe reste inchangé." L'incendie et l'explosion de la plate-forme ont coûté la vie à onze ouvriers, portés disparus et présumés morts depuis la catastrophe.

Aide d'urgence

Le gouverneur de Louisiane, Bobby Jindal, a demandé une aide d'urgence, pour protéger les fragiles côtes de l'État. Il a indiqué avoir sollicité une aide supplémentaire de la part du ministère de la sécurité intérieure "après des informations selon lesquelles une partie de la nappe s'apprête désormais à toucher les côtes de Louisiane plus tôt que prévu initialement". "Notre priorité absolue est de protéger nos citoyens et l'environnement. Ces moyens [supplémentaires] sont primordiaux pour atténuer l'impact de la marée noire sur nos côtes", a-t-il ajouté.

400 espèces menacées

Les marais côtiers de la Louisiane constituent un sanctuaire pour la faune, en particulier les oiseaux aquatiques, et les autres États de la région, la Floride, l'Alabama et le Mississippi notamment, craignent que la nappe de pétrole ne souille dès ce week-end leurs plages et ne pollue les pêcheries, cruciales pour l'économie locale.

Les défenseurs de la faune et de la flore locales estiment que 400 espèces sont menacées par la marée noire. Les espèces menacées vont du cachalot au thon en passant par la crevette et les tortues marines. La National Audubon Society attire l'attention sur les espèces d'oiseaux menacées par la marée noire.

Retour aux sous-titres

BP fait acte de contrition
30 avril 2010

Le PDG de British Petroleum, Tony Hayward, accepte « l'entière responsabilité » pour l'accident pétrolier survenu dans le golfe du Mexique et dont les conséquences risquent d'engendrer une catastrophe écologique dans plusieurs États américains.

Le gouverneur de la Floride, Charlie Crist, a d'ailleurs proclamé l'état d'urgence, vendredi, pour dans cinq comtés situés sur la côte du golfe du Mexique. La Louisiane, dont le littoral est déjà touché par le nappe de pétrole, avait déjà fait de même.

« Nous allons tout nettoyer et nous dédommagerons les gens qui présenteront des requêtes légitimes », a affirmé M. Hayward dans une entrevue accordée à l'agence de presse Reuters. « Nous serons très, très énergiques à ce sujet. »

Des pêcheurs de crevettes ont par ailleurs déjà déposé une demande en recours collectif contre BP. Ils réclament 5 millions de dollars pour négligence et pollution. La nappe de pétrole risque également de causer de graves problèmes aux pêcheurs louisianais, dont l'industrie est évaluée à 2,4 milliards de dollars par année.

M. Hayward dit s'attendre à ce que l'affaire vienne influencer le débat sur l'opportunité de relancer l'exploration pétrolière dans des zones visées jusqu'à tout récemment par un moratoire, projet annoncé il y a un mois par l'administration Obama.

« Dire que cela ne devrait pas influencer le débat serait bizarre », affirme le PDG de BP. M. Hayward croit que la façon dont British Petroleum arrivera à négocier cette affaire aura un impact certain sur la suite du débat.

Les "larmes de crocodile " de BP
 
Évidemment, comme Coca-Cola pour les puits artésiens contaminés en Inde, la viande dangereuse de Maple Leaf, Toyota et ses voitures piégées, les firmes de communication qui conseillent les pollueurs recommandent toujours au P.D.G. d'avoir l'air triste et contrit. S'excuser devant les caméras est devenu un sport mondial des multinationales. Plus tard, pour sauver sa marque de commerce BP changera de nom, comme il a fait disparaître l'ancien nom British Petroleum, connotation trop "époque de la colonisation". On se souviendra qu'en l'espace de 10 ans la Lyonnaise des eaux a changé plusieurs fois de nom pour faire oublier ses frasques, ce fut Vivendi et maintenant c’est Veolia. Il semble que les consommateurs sont de bonnes bouilles qui pardonnent facilement devant des excuses et les consultants en communication l’ont compris.
 
 Le prochain geste de la compagnie sera de payer ce qui paraît le plus évident, tout en contestant avec ses avocats, toute application rigide des lois du pays s'appliquant à l’industrie. Lorsque le P.D.G. dit nous "dédommagerons les requêtes légitimes", il faut savoir comment ces compagnies se sont comportées dans tous les cas de pollution. Comprenons bien que ce sont eux qui déterminent ce qui est légitime ou pas et vous aurez besoin d'avocats futés et de grosses sommes d'argent pour faire valoir votre requête. Qui va les faire payer pour les poissons, les coraux et les invertébrés de la mer qui n'ont pas accès aux tribunaux? Est-ce que la flore et la faune des berges poursuivront la compagnie pour avoir été tuées et empoisonnées? Il faut se rappeler que l'eau de mer et ses habitants font partie de notre chaîne alimentaire. 
  
Ceux qui ont suivi les cas de grande pollution, comme celle du bateau Erika et impliquant "Total" la pétrolière propriété majoritaire de Power Corporation ou son synonyme Pierre Desmarais en Europe, ou le cas de l'Exxon Valdez, savent que ce sont des procédures qui prennent plus de dix ans avant de se régler. Souvent hors cour, car si l'amende est trop forte, la compagnie n'a qu'à déclarer faillite. Les administrateurs s'en sortent toujours, se cachant sous le voile corporatif. D'ailleurs notre ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand vient de reconfirmer leur immunité dans la refonte de la loi sur les compagnies du Québec (voir la fiche "crise financière"). Qui paiera les dégâts? Même si le président des États-Unis dit que la firme devra rembourser tout ce qu'il en coûte à l'État, nous pouvons en douter, cela ne s'est jamais fait. De plus, il est assez évident pour tous que le prix du pétrole augmentera à la bourse compte tenu de la diminution de la production et que la firme BP elle-même devra augmenter le prix du pétrole brut pour ne pas faire faillite. Alors, ce sont les consommateurs qui paieront leur négligence à ne pas suivre les règles de sécurité états-uniennes.
 
 Jo Public n'est pas pessimiste, mais réaliste. Voilà pourquoi il soutient les groupes et personnes qui refusent de voir ces compagnies sans éthique venir miner le fond du golfe Saint-Laurent. Les pêcheurs de la côte Atlantique états-unienne pourraient très bien être des pêcheurs des Îles-de-la-Madeleine ou de l'île du Prince Édouard.

BP responsable des coûts

Le président Barack Obama a affirmé que BP était pleinement responsable des coûts du nettoyage. La pétrolière exploitait la plateforme où est survenu l'accident. Les installations appartenaient cependant à la société texane-suisse Transocean.

La secrétaire à la Sécurité intérieure, Janet Napolitano, a élevé l'affaire au rang de catastrophe nationale, jeudi, ce qui permet de mobiliser rapidement les ressources disponibles Mme Napolitano, son collègue de l'Intérieur, Ken Salazar, et l'administratrice de l'Agence pour la protection de l'environnement, Lisa Jackson, devaient survoler la région pour évaluer la situation, vendredi, à la demande du président.

Plus tôt cette semaine, BP a estimé que les opérations en cours lui coûtaient 6 millions de dollars par jour, et que la facture totale de cet accident pourrait s'élever à 1 milliard de dollars. La facture pourrait cependant grimper encore plus.

Selon les hauts responsables américains, il faudra peut-être trois mois pour qu'une valve de secours soit installée pour arrêter les fuites. D'ici là, BP et les autorités américaines espèrent pouvoir brûler du pétrole en mer. Seul un essai, apparemment fructueux, a pu être effectué.

Des conditions météorologiques difficiles, des vents violents et une mer « très houleuse » risquent de nuire aux opérations. Un temps orageux s'accompagnant de « vents forts et continus » et de vagues allant jusqu'à 4 mètres de hauteur devrait persister pendant plusieurs jours.

Selon l'administration, le temps pourrait être « dangereux » jusqu'à mardi au large des côtes de la Louisiane et du Mississippi.

Le spectre de l'Exxon Valdez

L'Agence des océans et de l'atmosphère (NOAA) et les gardes-côtes américains estiment maintenant que 756 000 litres de pétrole, soit 5000 barils, sont rejetés chaque jour dans le golfe du Mexique. BP a reconnu, après l'avoir nié, que la nouvelle évaluation des autorités américaines était plausible.

À titre de comparaison, la catastrophe du pétrolier Exxon Valdez, en 1989, au large des côtes de l'Alaska, avait entraîné le rejet de 11 millions de gallons de pétrole dans l'océan Pacifique, soit 41 millions de litres.

La Louisiane est touchée

Jeudi soir, la marée noire a atteint le littoral de la Louisiane, dans le sud des États-Unis. Les gardes-côtes ont entrepris des patrouilles vendredi pour étudier l'évolution de la situation. Des barrages flottants ont été déployés pour protéger les berges des vagues huileuses.

Le gouverneur de la Louisiane, Bobby Jindal, a déclaré l'état d'urgence, une décision qui permet aux responsables locaux de faire appel aux ressources de l'État et à l'aide fédérale. Il a en outre demandé l'assistance de 6000 soldats de la garde nationale pour participer aux efforts de nettoyage.

Les États de l'Alabama et du Mississippi craignent aussi d'être frappés par la nappe de pétrole. Ils redoutent que la marée noire pollue les plages et les pêcheries, toutes deux cruciales pour l'économie locale.

Le président Obama a par ailleurs annoncé que des équipes seront envoyées sur place pour inspecter toutes les plateformes du golfe du Mexique. Il a promis de mettre toutes les ressources du gouvernement américain à profit, y compris militaires.

 

Le président états-unien
Barak Obama stoppe les nouveaux forages pétroliers
30 avril 2010

Le président Barack Obama a demandé vendredi qu'aucune autorisation de nouveaux forages pétroliers off-shore ne soit délivrée tant que de nouvelles mesures de sécurité n'auront pas été mises en place pour garantir la sécurité des plates-formes pétrolières après l'accident survenu dans le Golfe du Mexique.

Lors d'une intervention depuis la Roseraie de la Maison Blanche, Barack Obama a précisé qu'il avait demandé au secrétaire à l'Intérieur Ken Salazar d'examiner ce qui s'était passé et de rendre un rapport sous 30 jours. Il devra notamment déterminer quelles nouvelles technologies sont nécessaires pour renforcer les protections contre les fuites de pétrole. «Nous nous assurons que toute concession qui avance possède ces garde-fous», a dit le président américain.

Cette déclaration présidentielle ne devrait pas avoir d'impact dans l'immédiat. Dans le cadre du nouveau plan étendant les forages en mer annoncé le 31 mars 2010 par Barack Obama, les premières autorisations de forage off-shore seraient délivrée en 2012 au plus tôt au large de la côte de Virginie.

Vendredi, quatre parlementaires démocrates du New Jersey ont appelé le président à revenir sur son plan permettant de nouveaux forages gaziers et pétroliers. Dans une lettre commune, ils saluent la décision du chef de la Maison blanche de ne pas autoriser de nouveaux forages tant que les causes de l'explosion survenue sur une plate-forme en mer, qui a laissé fuir une importante nappe de pétrole, ne seront pas connues.

Mais les parlementaires, les Représentants Frank Pallone et Rush D. Holt jr et les sénateurs Frank Lautenberg et Robert Menendez, appellent le président à aller plus loin et revenir sur sa proposition du 31 mars. Ils estiment que le New Jersey ne doit pas devenir «le prochain terrain d'essai pour les compagnies pétrolières qui expérimentent comment maximiser les profits et minimiser les régulations».

 




Commentaire de
JosPublic

Faudra-t-il remercier un jour nos politiciens et politiciennes Québécois.ses de nous avoir mis de pair avec les États-Unis. Enfin nous aurons nos propres catastrophes bien à nous. Ils ont bien essayé avec le projet de Rabaska sur le Fleuve Saint-Laurent, mais manque de chance, le projet est tombé à l'eau... voilà un risque de catastrophe de moins.

L'inconscience de nos élites politiques rime bien avec le système électoral du Québec. Si je ne me trompe pas, à ce jour 12 imbéciles peuvent toujours battre 10 sages lors d'un vote, n'est-ce pas ? Soyons attentifs et faisons le décompte de ceux et celles qui siège au parlement pour vraiment nous protéger.

Notes et références

01

 

Exiger du gouvernement fédéral la conclusion d'une entente avec le Québec relativement à l'exploration et à l'exploitation pétrolière et gazière dans le golfe du Saint-Laurent
Décision de l'Assemblée nationale du Québec le 18 mars 2010

 

Retour au texte

02

 

Pétrole :  Obama veut forer en mer
Le président américain a annoncé l'ouverture de nouvelles zones à l'exploration pétrolière et gazière au large des côtes américaines. Publié par le journal Le Figaro le 31 mars 2010

 

Retour au texte

03

Les principales marées noires des 40 dernières années

n/a

Retour à : Plan du site - Entrée de MétéoPolitique - Environnement - Fiche Pétrole - Danger - Haut de page